Auteur: Claire1663
Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.
Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy!slash HP/DM, RW/BZ, HG/TN...
Paroles d'Harry
Bonjour à tous , voici un nouveau chapitre corrigé par Vinnie la magnifique ^^
Je tiens à remercier Tsuh, brigitte26, elo-didie, Yaoiii-fictiioonn, Manoirmalfoys, Lassa-Liam, Mlanie et queenofkrass pour leurs reviews. Je remercie également ceux et celles qui m'ont inscrit dans leurs favorites et followers.
Bonne lecture ^^
Chapitre 22 Halloween
Harry se mit à pleurer. Drago pouvait mourir, il pouvait ne plus se réveiller... ne plus jamais le revoir, ne plus être dans ses bras. Soudain Harry se rendit compte que la perte de Drago serait un évènement dont il ne pourrait jamais se remettre. Il se sentait soudain seul, un véritable orphelin. Il voulait ressentir à nouveau les bras de Drago autour de lui, ses lèvres sur les siennes, le sentir près de lui.
Alors que tout le monde était préoccupé par l'état de santé du prince, Harry se faufila et se dirigea rapidement vers le lit du Veela et, comme ce dernier l'avait fait pour lui, il le prit dans ses bras et lui parla :
-Drago, Drago. Écoute-moi, je… je t'aime. Je suis tellement désolé de ne pas avoir pu te le dire plus rapidement mais je… j'ai dû toujours compter uniquement sur moi-même et je ne savais pas comment me comporter avec toi. Je suis désolé mais reviens-nous, reviens-moi !
Le groupe qui avait accompagné le couple princier s'était éclipsé, leur laissant toute l'intimité dont ils avaient besoin. Harry resta une heure près du prince, seul, jusqu'au moment où le roi et la reine vinrent. La reine s'était immédiatement portée au chevet de son fils.
-Je suis tellement désolé de ce qui est arrivé. C'est de ma faute si votre fils est dans cet état !
-Regardez-moi Harry, jamais mon fils ou notre famille ne vous avons considéré comme coupable. La nature veela/compagnon que vous entretenez est complexe. Le roi et moi-même avons connu des moments difficiles. De plus, je suis extrêmement fière du comportement de Drago. Il a joué son rôle de protecteur malgré le geste déplacé qu'il a eu envers vous.
-Oui mais si j'avais accepté plus tôt le lien…
-Ce lien est quelque chose de sacré et jamais il ne faut le prendre à la légère. Vous n'étiez pas prêt et le Veela en Drago le ressentait. Si vous vous étiez forcé, Drago l'aurait très mal accepté et son état aurait pu être pire qu'il ne l'est actuellement.
-Monsieur Potter, puis-je vous parlez¸ demanda Lucius.
-Oui Monsieur.
Les deux hommes sortirent de l'infirmerie sous le regard de la reine qui se tourna vers son fils :
-Ton compagnon s'inquiète mon fils, il t'aime. Reviens-nous vite !
Lucius emmena le compagnon de son fils dans une des salles adjacentes à l'infirmerie et se retourna vers lui. Sans un mot, il le prit dans ses bras :
-Ne vous sentez pas coupable. Vous êtes tous deux fait pour être ensemble et je ne dis pas cela pour vous rassurer. Mon fils vous aime et d'après ce que je peux voir, cet amour est réciproque.
-Oui, je ne savais pas trop quel était ce sentiment mais maintenant j'en suis sûr, je l'aime. Mais je ne lui ai pas dit à temps et voyez le résultat !
-Non, rien n'est perdu. Lorsque vous étiez plongé dans le coma, Drago était à votre chevet toute la journée et il vous parlait. Il a inconsciemment commencé le lien, c'est pourquoi il était si tendu.
-Est-ce que ce lien est à double sens ?
-Oui. Restez près de lui et parlez-lui. Il vous entendra.
-Merci Votre Majesté.
-Vous pouvez m'appelez Lucius. Vous allez être mon gendre, donc un fils.
Harry se mit à rougir et fut heureux à l'idée d'agrandir cette famille qu'il apprenait à connaître.
-Toutefois, j'aurais un conseil à vous donner… Parlez à Drago, parlez-lui de vos peurs, de vos doutes. Il saura répondre à vos interrogations et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours lui faire du chantage. C'est malheureusement ce que ma douce et tendre ose utiliser sur moi et ça fonctionne…Ne lui dites pas ce que je vous ai dit.
Harry sourit au roi et ils reprirent le chemin de l'infirmerie. Le roi caressa tendrement le visage de son fils et la reine l'embrassa sur le front. Ils partirent, laissant Harry seul avec Drago.
Il monta sur le lit et se rapprocha de Drago qu'il prit entre ses bras. Il lui parla toute la nuit et s'endormit. Au matin, Harry se réveilla entouré de chaleur mais c'est surtout une douce caresse sur ses cheveux qui l'avait réveillé. Il se tourna vers la personne à qui la main appartenait et en le reconnaissant, lui sourit. Ce sourire démontrait tellement d'amour et de joie que la personne en fut affectée.
Sirius avait laissé Harry et Ron à l'infirmerie, et avait pris le chemin des cachots. Il devait absolument parler avec Severus. Même s'il savait que ce dernier l'aimait, il avait toujours quelques doutes, surtout s'il voulait avoir des enfants avec lui. Il avait accepté Harry mais peut-être pas cet enfant à venir.
Il entra dans les quartiers du maître de potions et fut attendri de voir le professeur corriger des copies, ou plutôt grommeler dans sa barbe inexistante sur la nullité de ses cornichons d'élèves. Severus releva la tête quand il entendit du bruit et sourit en reconnaissant son Gryffondor.
Il n'arrivait toujours pas à croire qu'ils étaient ensemble. Et puis, ils allaient bientôt former une famille avec le jeune Harry même si c'était un Potter !
-Severus, comment va Drago ?
-Il est chamboulé. Il a l'impression d'être un misérable qui ne mérite pas la vie. Un vrai Poufsouffle !
-Quelle ignominie pour un Serpentard.
-Tout à fait, je pense que nous n'allons pas nous ennuyer avec ces deux-là. Il y avait également le jeune Zabini qui était dans le même état.
-Oui, j'ai vu Ron à l'infirmerie et il est enceint.
-C'est ce que j'avais cru comprendre…
-Severus… est-ce que je peux te parler ?
-Oui.
Severus commença à s'inquiéter. Sirius avait-il envie d'arrêter leur relation toute naissante ?
-Je suis enceint !
Ces quelques mots eurent le mérite de laisser sans voix l'un des hommes les plus connus pour son self-control. Severus regarda attentivement l'homme en face de lui. Ce dernier semblait extrêmement nerveux et n'arrêtait pas d'agiter ses mains. Il se laissa alors aller à ses instincts et courut prendre dans ses bras cet homme qui lui donnait autant de bonheur. Il l'embrassa, le serra dans ses bras, l'embrassa de nouveau. Sirius, qui semblait figé par tant de démonstration de sentiments de la part de cet homme, ne put qu'apprécier les attentions de l'homme qu'il aimait.
-Severus ?
-Oh Sirius, je suis si heureux ! Un enfant de nous, de toi et de moi…
Severus prit le visage de Sirius entre ses mains et se remit à l'embrasser. Il lui montra tout au long de la nuit à quel point cette nouvelle le rendait heureux, et Sirius en avait été comblé.
-Bonjour Harry.
-Bonjour Drago.
Les deux garçons se regardaient dans les yeux, admirant le visage de l'autre. Soudain des larmes apparurent sur celui d'Harry :
-Harry, qu'est-ce qui se passe ?
-Drago, je suis tellement désolé. Tu as souffert à cause de moi et je n'ai jamais voulu ça. Crois-moi !
-Je te crois Harry et tu n'es en aucun cas responsable. J'ai ma part de fautes dans ce qui nous est arrivé.
Soudain le prince se rappela dans quelles circonstances il avait retrouvé Harry :
-Harry, comment vas-tu ? T'ont-ils fait du mal ? As-tu été blessé ?
-Ne t'inquiète pas, tout va bien. Blaise et toi, vous êtes intervenus au bon moment.
Drago reprit alors dans ses bras son valéon. Il avait failli le perdre, il avait failli souffrir. Par Merlin, ces hommes sont morts !
-Où sont-ils ?
-Le professeur Dumbledore les a emmenés à la Cour de Justice pour qu'ils soient jugés. Ils ont également retrouvé les étudiants qui avaient été séquestrés dans les cachots de l'école. Ils sont partis quelques minutes après…après l'affrontement.
Drago resserra sa prise sur Harry et soudain il se demanda :
-Pourquoi cela a-t-il été si rapide ?
- Eh bien, c'était pour leur protection.
-Leur protection ?
-Oui, dès que Blaise a repris ses esprits et qu'il a su l'état de Ron, il a… comment dire… voulu rendre justice à la façon serpentarde.
Drago se mit à sourire en pensant à Blaise. Il devra penser à le remercier de s'être occuper de ces parasites. Il lui faisait totalement confiance pour cela. Mais avant d'aller plus loin dans sa réflexion, il repensa à la phrase que venait de prononcer Harry :
-Quel état de Ron ? Il est malade ?
-Non, pas vraiment… Ron est enceint et malheureusement Blaise ne le lâche pas. D'ailleurs, ils sont venus nous voir et je peux t'assurer que c'était assez comique.
Harry se souvint de la visite de son ami. Alors qu'il parlait à Drago, les deux hommes étaient rentrés. Ou plutôt, Ron était rentré suivi de très près par Blaise qui ne le quittait pas des yeux et qui lui demandait toutes les cinq minutes s'il se sentait bien ou s'il avait besoin de quelque chose. Aucune discussion n'avait été possible entre les deux amis puisque Blaise n'arrêtait pas de les interrompre. C'est alors que Ron eut la brillante idée d'avoir une envie subite de fraises enrobés de chantilly avec du coulis de chocolat chaud à 80% de cacao. Blaise s'était immédiatement mis à courir en direction des cuisines. Ils avaient pu ainsi discuter quelques minutes.
-Ron est enceint !
-Ainsi que Mione.
-Hermione et Ron… Blaise et Théo vont être papas…
L'incrédulité se lisait sur le visage du Serpentard mais Harry commença à s'inquiéter.
-Drago, est-ce que… est-ce dérangeant pour toi qu'ils soient enceints et pas moi ?
Drago regarda attentivement son âme-sœur et vit la peur, la peur d'avoir déçu, la peur d'être rejeté, la peur d'être détesté !
-Harry, je crois que nous devons parler.
Harry déglutit difficilement et se releva du lit mais avant d'avoir pu faire un pas en dehors, deux bras forts l'encerclèrent et son dos rencontra un torse puissant.
-Harry, je t'aime et je t'aimerais toujours. Tu es mon valéon, mon âme-sœur. Il n'y a et n'aura que toi et ce, pour le reste de ma vie ! Il est vrai que j'aimerais que nous soyons plus proches mais je ne veux pas te forcer, et quoi que tu fasses, et au rythme que tu vas, cela me conviendra. Du moment que nous soyons ensemble, tout me fera plaisir.
Harry fut rassuré par les paroles du Veela. Durant la matinée, tous les deux se parlèrent à cœur ouvert, partageant leurs émotions mais aussi leurs doutes et ils furent rassurés l'un comme l'autre. L'infirmière permit les visites dès le début de l'après-midi, sous les menaces d'un parrain aussi excité qu'un chien. Drago et Harry purent féliciter leurs parrains respectifs pour la naissance de leur futur enfant. Severus et Harry discutèrent et le professeur rassura son élève sur son envie de le considérer comme son fils.
Ils eurent également la visite de leurs amis et de leurs familles qui fêtèrent la venue d'une nouvelle génération dans l'infirmerie au grand dam de la patronne des lieux qui commençait à hurler sur ces visiteurs si bruyants et peu respectueux des malades.
Le professeur Dumbledore et le couple royal virent en fin de journée pour prendre de leurs nouvelles mais également les informer de l'envoi des derniers Mangemorts à la prison d'Azkaban.
Deux jours plus tard, Drago sortit de l'infirmerie et la vie reprit son cours normalement. Le Veela et son valéon se voyaient de plus en plus fréquemment. Non seulement pour mieux se connaître mais, également, pour échapper à leurs trois couples d'amis et parrains qui portaient la grossesse de différentes façons. Mais on pouvait y voir, pour chacun d'entre eux, l'amour des Serpentard pour leurs lions.
Pourtant Harry ne se sentait pas bien. Il voulait démontrer une bonne fois pour toutes, que ce soit pour Drago ou pour les étudiants de Poudlard, qu'il était en ménage et heureux de l'être. Il ne savait pas comment s'y prendre et alors qu'il en discutait avec ses amis, Ron eut la phrase qui l'inspira.
-Tu sais Harry, on dit souvent qu'un dessin vaut mieux qu'un long discours !
Cette phrase l'avait travaillé toute la journée et c'est avec une idée bien en tête qu'il décida de frapper lors du dîner lorsque tout le monde se retrouverait dans la Grande Salle pour manger. Il était devant la porte et tentait de reprendre courage pour ce qu'il allait faire. Par Merlin, il avait affronté des Mangemorts, un dragon, un basilic mais il était terrifié à l'idée de ce qu'il devait faire. Il inspira profondément et rentra dans la Grande Salle.
Comme à chaque fois qu'il rentrait, quelques têtes se tournaient vers lui. Mais au lieu de se rapprocher de la table des Gryffondor, il alla vers celle des Serpentard et plus précisément là où était assis un Veela.
Drago vit du coin de l'œil son valéon se diriger vers lui. Harry devait avoir quelque chose à lui dire, c'est pourquoi il se leva à son approche :
-Harry? Il y a un problème?
-Non aucun… en fait si…
-Je peux t'aider ?
-Oui.
Et avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Harry se rapprocha rapidement du prince et l'embrassa. Le baiser qui était à l'origine simple et doux, devint vite enragé. La plupart des Poufsouffle se mirent à rougir d'embarras alors que d'autres bavaient littéralement sur les deux corps des deux adonis qui exprimaient tellement d'amour dans un simple baiser.
Tout le monde s'était figé devant le spectacle et le silence régnait. A la fin du baiser, Harry, complètement rouge, cacha son visage dans l'épaule du prince qui, lui, observait d'un regard à la fois meurtrier et possessif tous ceux qui osaient les regarder soit de travers soit de jalousie. Toutefois, à l'intérieur de lui, le Veela exaltait. Son valéon le réclamait haut et fort comme compagnon. Ils étaient heureux.
Les jours avaient passé et nous étions maintenant le 31 octobre. Depuis le sulfureux baiser du prince et de son valéon, les choses s'étaient calmées. Il y avait toujours des regards langoureux qui étaient posés sur le jeune Harry Potter mais ce dernier en faisait fi et ne s'intéressait qu'à sa famille, ses amis et son Veela.
Au niveau sentimental, leur relation avait beaucoup avancé mais ils n'avaient toujours pas passé le cap des relations physiques mais Drago ne s'inquiétait pas. Il aimait son valéon et cet amour était totalement réciproque. De plus, les différentes crises à laquelle ils avaient pu assister entre les trois couples enceints avaient largement utilisé le peu de temps qu'ils avaient en commun.
En effet, les scènes entre les Serpentard et les Gryffondor étaient assez comiques. Une fois, alors que Drago et Harry avait réussi à se retrouver seuls, Sirius était rentré comme une furie dans la salle où ils se trouvaient et s'était mis à pleurer dans les bras de son filleul car Severus lui avait demandé de ne pas trop manger pour éviter de grossir. Sirius en avait fait une scène. Le professeur de potions avait du faire amende honorable pendant une semaine et surtout donner à son compagnon une nuit de sexe inoubliable pour se faire pardonner. Le sourire sur les lèvres de l'ancien Gryffondor et les traits tirés du maître des cachots le lendemain n'avaient laissé aucun doute sur leurs activités de la veille.
Pourtant en ce jour de fête, un jeune garçon était absent. Le soir d'Halloween, un repas de fête avait été organisé dans la Grande Salle dans un joyeux brouhaha. Tout le monde était heureux de fêter à la fois la fin de la guerre, la fin de Voldemort mais également la fin d'une menace qui avait toujours pesé.
Mais deux Gryffondor notaient l'absence de leur ami. Ron et Hermione avait remarqué que le comportement d'Harry était différent. D'habitude enjoué et heureux d'être là, Harry semblait perdu dans ses souvenirs et avait un regard triste. L'absence de leur ami au repas ne faisait que confirmer leurs soupçons. Pour Harry, c'était la première année où il connaissait la vérité sur cette date tragique où il avait tant perdu. Alors au lieu de se restaurer, ils décidèrent de le retrouver. Ils allèrent à leur tour pour y emprunter la carte des Maraudeurs. Ils y virent son nom près du lac et décidèrent de le rejoindre.
Ils n'étaient pas les seuls à avoir remarqué l'humeur morose du Survivant. Dumbledore, Sirius, Severus et Drago s'étaient doutés que ce jour n'allait pas inspirer le bonheur à tous et plus particulièrement à Harry. Sirius le comprenait d'autant plus qu'il avait souffert chaque année de la mort de ses amis mais également de la disparition de son filleul. C'est pourquoi tous suivirent les deux amis d'Harry.
Ron et Hermione arrivèrent près du lac et virent une ombre assise près d'un arbre. Ils s'avancèrent et reconnurent leur ami :
-Harry, demanda Hermione.
Harry releva la tête en reconnaissant la voix de sa meilleure amie. Il tenta de cacher les larmes qui glissèrent le long de sa joue mais il ne fut pas assez rapide car ses amis les avaient vues. Hermione se jeta alors dans ses bras et tenta de le réconforter avec des mots.
-Harry, tu sais que tu peux tout nous dire.
-Je ne voulais pas vous embêter.
-Arrête de dire des sottises !
-Ron…
-Ce n'est pas parce que nous sommes enceints et en couple que nous ne sommes pas moins tes amis. Quand tu vas mal, on va mal. Tu ne te doutais pas sérieusement que nous n'allions pas remarquer ton comportement.
-Mais…
-Il n'y a pas de mais Harry, intervint Hermione, aujourd'hui c'est l'anniversaire de la mort de tes parents. Oui je le dis haut et fort et ce n'est pas en étant seul que cela passera mieux !
-Hermione a raison Harry. Allez viens faire un câlin !
Et les trois amis se réfugièrent dans un grand câlin collectif jusqu'au moment où un autre poids vint s'y ajouter.
-Mon petit Cornedrue, on est tous là !
-Pas que je veuille partager cette touchante scène gryffondoresque, intervint alors la voix si caractéristique du professeur de potions, mais mon cher fiancé a raison. Vous n'êtes plus seul.
A ces mots, Sirius releva la tête et mitrailla son cher et tendre.
-Qu'est-ce qu'elle a de gryffondoresque cette scène? Tu n'aimerais pas que j'arrête ces mêmes gestes envers toi, mon sucre d'orge.
Severus voyant le regard purement maraudesque de son amour décida de tenter de calmer le jeu en amadouant son rouge et or.
Tous se mirent à rire devant la scène de ménage, ô combien familière, de ses deux parrains.
Le professeur Dumbledore en profita pour se rapprocher de son protégé :
-Harry, tu n'as pas à croire que tu es une gêne pour nous. Nous sommes tous tellement heureux de te connaître et de faire partie de tes proches. C'est pourquoi nous voulons être présents dans les bons comme dans les mauvais moments.
Harry ne put que répondre par un sourire à cette déclaration et regarda avec amour ses amis, sa famille qui était là pour lui, pour le soutenir durant cette triste journée. Soudain son regard s'arrêta sur celui du prince. Il le regardait avec tellement d'amour, comme s'il était un objet précieux, que son cœur rata un battement. Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait prêt comme si au fond de lui, une assurance qu'il ne soupçonnait pas venait de s'éveiller. Il avait envie de Drago, il avait envie de ses mains sur lui, de sa bouche, de son corps. Il voulait ne faire qu'un avec lui et toutes ces idées le firent rougir, pourtant il ne lâcha pas Drago du regard. Tous ceux présents ressentirent cette attraction, ce lien entre un Veela et son compagnon, et décidèrent de laisser de l'intimité au jeune couple.
Drago n'avait pas arrêté de fixer son valéon et ne pouvait que l'admirer mais lorsque ce dernier avait fixé son regard dans le sien, un courant électrique l'avait envahi. Une attraction pure et soudaine le poussait vers l'homme qu'il aimait. Et le plus effrayant et excitant était de voir que cette sensation était également ressentie par Harry.
Au bout d'un moment, ils remarquèrent qu'ils étaient seuls. Ils murmurèrent chacun le prénom de l'autre et s'approchèrent de l'être aimé. Drago commença par caresser le visage d'Harry avec tellement de douceur que ce dernier sentait des larmes de bonheur monter à ses yeux. Il rechercha la caresse de cette main aimée en appuyant son visage dessus et en fermant les yeux. Drago ne pouvait s'empêcher de contempler son valéon qui semblait à la fois si fragile et si fort. Il s'approcha encore plus et posa ses lèvres sur celle d'Harry. Un frôlement, une caresse de papillons mais aux conséquences explosives. Ils se mirent alors à s'embrasser. Doucement au début, puis, de plus en plus passionnément. Cherchant à ne faire qu'un avec l'être aimé. Drago prit alors la main d'Harry et l'entraîna vers Poudlard.
héhéhéhéhé
