Ce texte a été écrit dans le cadre de « La nuit du FoF » du 07/04/2012 : il fallait le rédiger sur le thème "Chaussette" en une heure.

Le FoF est un forum regroupant tous les francophones de ffnet où l'on peut discuter, demander de l'aide ou s'amuser entre nous. Rejoignez-nous !

Fandom : Dragon Ball Z

Résumé : Lorsque Végéta arrive sur Terre un an après Raditz et retrouve une vieille amie, l me trouve que peu de choses à lui dire.


Les choses avaient bien changés en un an. Jour pour jour, il y avait deux ans que Raditz et Assia était arrivés sur Terre pour récupérer un certain « Kakarot » et détruire la planète. Les choses ne s'étaient pas exactement passées comme prévues. Des autochtones décidèrent de sauver la planète et Assia refusa d'aider Radditz au cours du combat. Elle assista donc sans mot dire et sans laisser la moindre émotion paraître à la défaite de l'autre saiyan. Cependant, elle offrit les derniers sacrements de notre peuple au défenseur de la Terre, car c'était en fait lui le saiyan qu'ils étaient venus chercher. Devant l'échec de la mission, on nous envoya à notre tour sur Terre, pour finir la travail. Et nous étions à présent arrivés sur cet astre verdoyant, détruisant tout ce que nous pouvions sur notre passage comme nous l'indiquait notre ordre de mission. Cependant, ce carnage ne dura pas longtemps. De nouveaux natifs de la planète se dressèrent contre nous, avec le sincère espoir de nous arrêter.

Ils résistèrent, bien sûr, pendant un temps, mais devant la tuerie que les affrontements devenaient, je ne me sentis le cœur de leur refuser deux heures de répit lorsqu'ils les demandèrent. Cependant, il y avait une autre raison précise derrière mon accord. Il m'avait aussi promis qu'en attendant deux heures de plus, leur plus grand guerrier serait là et que lui nous battrait. Je n'y croyais bien sûr pas un instant mais j'avais le sentiment que j'allais apprécier l'expression sur leur visage une fois leur champion réduit en miettes. Mais dans le paysage un peu plus loin, je voyais la dernière raison qui m'avait poussé à les laisser se reposer observer la scène avec attention, cherchant à comprendre ce que je manigançais.

Je laissai ce qu'il restait des forces de défenses de la planète et vint m'asseoir à côté d'Assia sur le piton rocheux qu'elle occupait. Il n'y eut pas d'échange de politesse, il y avait bien longtemps que nous avions abandonné ces formalités. Elle balançait simplement ses pieds nus dans le vide, les mains sur les genoux en attendant que je parle. Elle n'était pas timide, mais je parlai toujours le premier. Elle n'avait jamais pu se sortir de la tête que mon titre de Prince n'avait plus grande importance maintenant qu'il ne restait que trois saiyans que je pouvais gouverner. Elle n'était toujours que mon humble serviteur et attendait en temps que tel que je lui parle en premier, pour qu'elle puisse me répondre.

Nous n'étions ni l'un ni l'autre véritablement enclin à faire la conversation, alors il valait mieux, en général aller droit au but. Toutefois, je me trouvais embêté car je ne trouvai rien à lui dire. Je cherchai juste à parler avec elle pour resserrer nos liens quelques peu dégradés au cours de l'an passé, même pas à avoir un débat intéressant avec elle. Alors je laissai mes yeux divaguer, histoire de voir si je ne pouvais pas trouver quelque chose dans le paysage qui pourrait servir de sujet. Ce fut hélas vain. J'entendais toujours ses jambes battre le vide et il me vint soudainement une question un peu atypique :

« -Pourquoi tu restes toujours pied nus ? »

Elle releva la tête doucement et me regarda droit dans les yeux. Visiblement, la question la perturbait. A la voir chercher quelque chose sur mon visage, je crus deviner qu'elle croyait qu'il s'agissait d'un message codé plutôt que d'une simple interrogation. Ne trouvant rien, puisqu'il n'y avait rien à chercher, elle tendit une jambe et fixa son pied longuement, comme si un sixième orteil était brutalement apparu.

« -C'est de la curiosité, ne va pas chercher plus loin. Je ne t'ai jamais vu avec une simple paire de chaussettes ! »

De tout temps, Assia n'avait jamais rien porté qui ressemblait à une paire de chaussette ou de chaussure. Nous avions vu tout types de planètes ensemble : des déserts de glaces, des jungles humides, des mers de sable... et sans exception, elle avait foulés tous ces mondes pieds nus, sans jamais se plaindre de la température ou déplorer la moindre blessure. Y compris dans le vaisseau de Freezer, dans les couloirs de plaques d'acier froid fixées quelque fois de façon un peu hasardeuse, je ne l'avais jamais vue se couper. Pour nous autres qui portaient nos chaussettes et nos bottes qu'il pleuve, vente ou grêle, sa façon de ne rien porter m'intriguait. Elle rompit le silence avec une voix profonde et posée :

« -C'est pour que la terre sache que je ne la rejette pas. Que bien que je sois une enfant de l'air, elle fait tout autant parti de moi que les autres éléments. »

Elle m'avait rapidement parlé de ces histoires de saiyans associés à des éléments. Elle était de l'air, et d'après elle, je venais de la terre. Cela aurait du rendre notre amitié difficile mais les circonstances l'avait plutôt facilité, au contraire. Et c'est lorsqu'elle me parlait sans que je ne lui ai posé de question que je réalisai cette complicité qui s'était nouée entre nous.

« -Hé puis tu sais, quand j'ai vu l'état des pieds du frère de Raditz quand je suis arrivée il y a un an, je me suis dis qu'il n'y avait vraiment pas grand risque à ce que je marche pied nu ici. »