Ce texte a été écrit dans le cadre de « La nuit du FoF » du 04/05/2012 : il fallait le rédiger sur le thème "Bande" en une heure.

Le FoF est un forum regroupant tous les francophones de ffnet où l'on peut discuter, demander de l'aide ou s'amuser entre nous. Rejoignez-nous !

Fandom : Wow (RP)

Résumé : Avant l'affrontement final contre le Roi Liche, Lostlight jette un regard affectueux sur chacun de ses compagnons.


Il y avait quelques temps, Vranesh cherchait une référence de comparaison pour notre groupe. Il y avait de quoi se creuser la tête, en fait, notre petit groupe était hétéroclite sur de nombreux niveaux : races, classes, passés, allégeances, caractères...

Comme il a été le premier cité, commençons avec Vranesh.

C'était un Paladin elfe de sang, spécialiste des arts de combats avec les armes à deux mains, un féroce et dévoué combattant qui s'était dévoilé sous le Champion de Lune d'Argent moqueur et hautain qu'il fut pendant un temps. Toute sa Foi lui servait à défendre sa patrie, les siens. Il avait pendant longtemps cherché l'elfe qui lui avait fait découvrir sa vocation, et conformément au vœu qu'il avait fait en devenant véritablement Paladin, il l'accompagna ensuite sur son voyage vers Northrend, bastion du Fléau mort-vivant. De cette façon, ma petite équipée vers la Terre du Nord s'agrandit.

En effet, je comptais déjà à mes côté Lunagath, un Prètre mort-vivant que j'avais déjà connu au cours de ma jeunesse, sans vraiment le savoir. Il savait soigner tout types de blessures et à cause de la cause de sa mort, il s'était efforcé de savoir soigner le maximum de maladie, aussi grave soient-elles. Contrairement à un prêtre classique qui pouvait avoir la Foi en la Lumière comme les Paladins, lui était pratiquant d'un culte particulier, celui d'une déesse de la Lune dont le nom à l'instant m'échappait. Si bien qu'à part cette déesse, il n'avait plus d'attaches et je demeurai le seul lien qui pouvait lui rappeler son passé et c'est pour cette raison qu'il avait choisi de m'accompagner. C'était quelqu'un de joyeux, dont l'humour pouvait sembler un peu à côté de la plaque quelque fois, mais nous l'estimions tous.

Au cours de mon voyage pour tuer le Roi Liche, j'ai rencontré un dragon du Vol Rouge, que j'avais autrefois sauvé des Hurans, des hommes-cochons. Son nom est Belnistrasz, déguisé en elfe de sang Mage afin de m'accompagner. Sa mère lui avait demandé de m'accompagner, pour garder un œil sur celle qui portait un croc de chaque Vol autour de son cou. Mais l'Aspect de la Vie savait aussi quel était le but de ma croisade personnelle, et savait que son fils aurait ainsi l'occasion d'affronter le Maître de Morts et pourrait en débarrasser le monde. Belnistrasz était d'un tempérament calme, facile à vivre, mais un peu secret.

Il arrivait aussi que des couples se forment lors d'une guerre. Noxtis et Koltira était l'un de ceux là. Ils étaient tous deux des Chevaliers de la Mort, d'anciens guerriers d'élite du Fléeau, mais c'était là où tout point commun s'arrêtait. Au cours de son bref service, Noxtis avait été une rebelle, première personne échappant au contrôle mental du Roi Liche. Koltira avait lui été un général de longue date et même lorsqu'il se trouva libéré de l'emprise de son Maître, tout le monde se demanda où gisait vraiment sa loyauté tant il avait été fidèle, même avec un léger recouvrement de pensée individuelle, au dirigeant de la Non-Vie. De même, là où Noxtis excellait au combat au corps à corps, Koltira s'en était toujours tenu plus à l'écart, préférant corrompre et entrainer la décadence sur ses adversaires à partir d'une certaine distance. Il y avait enfin un point beaucoup plus déroutant qui finissait de les opposer : lors de leur rencontre, Noxtis était vivante mais Koltira était lui toujours un mort-vivant. Cela ne les avait jamais empêché de tomber amoureux l'un de l'autre, mais d'un amour très particulier et un peu dérangeant si l'on s'y attarde trop longtemps. Et même maintenant que Koltira avait regagné la vie, leur amour restait étrange sous beaucoup d'aspects.

Enfin, deux dernières personnes nous avait rejoint lors de nos préparatif pour combattre le Roi Liche. L'une d'entre elles étaient Miqui, de son nom Orc Harka, une Chaman qui avait depuis longtemps abandonné les armes, mais qui en tant que vieille ami, avait tenu à être là pour ce grand combat. Elle était un peu notre mère à tous, veillant sur chacun de nous, malgré le fait qu'en tant de combattant de front, elle devait avant tout veiller sur elle-même. Avec elle était venue Cirdrec, une Chasseresse, accompagnée de son fidèle Museau, un lion dressé originaire des Tarides. Mes compatriotes se plaisait souvent à dire avec mépris que les Orcs étaient des êtres primitifs, loin de notre raffinement. Si je ne pouvais pas être d'accord sur ces points pour la plupart des Orcs, Cirdrec répondait plutôt bien à cette description. Elle parlait à grand peine, pour ne dire que des choses basiques et essentielles, et son cœur était d'une rare sincérité et pureté. Alors je ne pouvais pas le lui reprocher. Elle était pour moi l'innocence, l'authenticité dans sa plus pure expression, loin des futilités et hypocrisies de notre soi-disant « raffinement ». Et cette simplicité d'esprit et d'action n'amputait en rien ses capacités au combat.

Il ne restait que moi. Lostlight.

J'étais une Paladin elfe de sang, formée aux arts de la Lumière par les Humains. Je m'étais engagée au cours d'une première guerre contre le Roi Liche sous les ordres d'Illidan Stormrage, dit le Traître. Peu m'avait importé son titre, je le pensais capable d'arrêter le Maître du Fléau, et j'avais donc mis toute ma dévotion et ma Foi à son service, pour mener son combat à la victoire. Cela n'avait pas suffit, et il faillit perdre la vie au cours de son affrontement avec le Roi Liche. J'avais soigné ses blessures autant que je le pus, lui permettant de survivre. Malheureusement, il perdit ensuite peu à peu la raison et mourut au fil de mon épée quelques années plus tard, ne laissant derrière lui que sa mission inachevée. Je lui avait juré de la menée à bien alors qu'il rendait son dernier souffle, seule s'il le fallait.

Heureusement, personne n'avait voulu me laisser y aller seule. Alors nous étions là, moi et mon groupe de guerriers mal assortis, devant la porte de la citadelle d'Icecrown, demeure du Roi Liche. Je n'oserais dire que nous étions une meute, car si nous étions tous quelque part un peu des loups solitaires, nous étions trop différents pour ne former qu'une sorte de famille. Alors, autant dire que nous étions davantage une simple bande d'animaux divers, unis par la nécessité et ce lien si particulier qui se forge avec les compagnons de toujours, au fil des épreuves et des combats.