Ce texte a été écrit dans le cadre de « La nuit du FoF » du 02/06/2012 : il fallait le rédiger sur le thème "sac" en une heure.

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Fandom : WoW

Résumé : Être aventurier, ça n'a pas grand chose de drôle, surtout pour le dos, en fait.


Quand on est un aventurier, le nombre d'objet étrange que peut contenir un seul de nos sacs tend à vite friser l'inimaginable. Bien sûr, la plupart du temps, ce sont quand même des choses utiles : gemmes et métaux de toutes sortes, plantes de tous horizons, des poudres et cristaux magiques, flacons aux effets divers, nourriture du monde entier, armes et pièces d'armures de rechange, quelques outils et bien sûr, un peu de menue monnaie.

Viennent ensuite une autre catégorie d'objet : les encombrant qui peuvent être utiles. Principalement des pièces d'armures pas ou plus utiles pour soi mais que l'on pourra toujours essayer de revendre à des confrères ou des débutants. Dans cette catégorie se trouvent aussi ces reliques amplificatrices qui ne sont indispensables de lors des combats majeurs mais qu'il est bon d'avoir sur soi s'il l'on est un peu étourdi... Et tous ces portes bonheurs et autres babioles sentimentales dont on est jamais convaincu de l'utilité mais dont on n'ose pas se séparer, de peur de blesser quelqu'un.

Mais après, on peut aussi facilement trouver des carcasses d'ours en sale état, des vêtements déchirés, des résidus d'ectoplasmes, des os, des bougies fondues, des dents de toutes sortes de créatures, des plumes de toutes espèces de volatiles, des livres humides, des restes de proies, des groins de cochons, de la viande de créature cauchemardesque, des gourdins primitifs, des boucliers ébréchés, donc irréparables, quelques touffes de poils, des oreilles de quelques unes des races humanoïdes qui trainent en Azeroth, des fluides divers de monstres tous aussi variés...

Une quantité de choses phénoménales, mais dont, étonnamment, on arrive toujours à se débarrasser auprès de marchands peu regardant, qui semblent presque nous donner de l'argent avec beaucoup de plaisir tant ils achètent des choses inutiles en ayant l'impression d'avoir fait une bonne affaire. Je n'irais jamais jusqu'à dire que l'on s'habitue à ce comportement, mais on arrête tout de même d'y penser au bout d'un moment.

Après, au-delà de ces trois catégories d'objets, j'en rajouterais une quatrième, qui elle permet vraiment de savoir à qui l'on a affaire, pour peu qu'on arrive à fouiller dans le sac d'un confrère aventurier. Il y a les guerriers, qui gardent leur toute première arme par nostalgie les fêtards, qui ont toujours un peu d'alcool sur eux les pieux, qui peuvent en toute occasion se replonger dans un livre qui contient toutes leurs croyances les hypocondriaques, avec six ou sept rouleaux de bandages et anti-venin sur eux les pratiques ou les bourreaux de travail, qui ne se séparent jamais de leurs matières premières... Et la liste pourrait encore s'allonger, sans même compter ceux qui appartiennent à plusieurs catégories à la fois.

En fin de compte, l'histoire est un peu toujours la même. Un inconnu nous demande une faveur, ou si l'on est chanceux, on rends service à sa patrie. Forcément, on accepte, puisque c'est à chaque fois l'occasion de vivre de nouvelles expériences et de s'améliorer restons réaliste, l'appât du gain est très faible dans ce genre de situation, rendre des services, ce n'est pas très bien rémunéré. Donc on se rend dans le village, la ville, la caverne humide, le temple perché sur une montagne, le repaire de terribles créatures avec enthousiasme et légèreté ! On récupère les objets précieux, reliques, parties anatomiques demandées en détruisant la moindre trace de vie de l'endroit. Mais il y a toujours un moment -je dis bien toujours- où il n'y a plus moyen de faire rentrer quoi que ce soit dans aucun des quatre sacs que l'on porte. Bien sûr, ces moments arrivent surtout lorsque l'on est sur le point de récupérer l'objet le plus important, au fin fond de la dernière pièce du donjon, à moitié mort après un combat dantesque avec le gardien de l'endroit. Alors bien sûr, on essaie de garder son sang froid et on essaie tant bien que mal d'organiser au mieux le bordel que l'on a amassé. La vie étant en cela bien faite, aucun des objets que l'on peut trouver n'est d'une forme régulière ou symétrique, limitant au maximum les possibilités de gain d'espace. Malgré tout, on persévère. Forcément, les renforts ont eu le temps d'arriver. Alors on se bat une nouvelle fois. Et quand on revient vers nos sacs, les nerfs un peu à vif, la première chose qui nous passe par la tête est de vider le contenu de tous les sacs par terre. Non, pas simplement ce dont on pourrait vouloir se débarrasser ! Absolument tout ! Bien entendu, lorsque l'on commence à trier et à ranger à nouveau, on ne pense pas à prendre d'abord l'objet qui nous intéresse en premier pour être sur de l'avoir. Après encore quelques minutes de réflexion, on finit par se séparer -enfin !- de la carcasse d'ours qui nous faisait repérer à cent mètres à cause de l'odeur. Enfin, on rebrousse chemin, portant trois fois notre poids en butins divers, comportant au moins des têtes tranchées, des douzaines d'engrenages de golem qui faisait deux fois notre taille et une cinquantaine d'autres objets qu'on a hâte de refourguer au premier marchand prêt à couler sa boutique pour nous les racheter.

Une fois arrivé au camp, on vide les sacs d'objets inutiles sur le comptoir et on attends que le marchand nous tende une petite bourse pour notre peine. Avec un mal de dos intolérable, des sacs enfin et une somme modiques, on va à la taverne, on se pose dans un coin, si possible près de gens qu'on connait et on va raconter notre journée, comme si rien de déplaisant ne s'était passé et qu'on avait un peu participé à sauver le monde.