Auteur : lifelesslyndsey

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 2: Putain, j'fais quoi maintenant? -

Pour la première fois depuis que j'étais devenu Alpha, je n'avais aucune idée de ce que je devais faire. Je veux dire, je savais ce que j'avais besoin de faire. Je comprenais la notion d'imprégnation, bien sûr que je la comprenais. J'avais dû l'expliquer à Jared, quand il s'était imprégné de Kim. Avec du mal, je l'avais expliqué à Quil, lorsqu'il s'était imprégné d'une enfant de deux ans. Et ensuite, j'avais dû l'expliquer à Embry, lorsqu'il s'était imprégné de ma fiancée, Emily. Mais maintenant? Non. Je ne voulais pas comprendre. Je voulais agir comme un gamin, et faire un putain de caprice. Quel putain de loup-garou viril je faisais. Pfff.

Je savais ce qui devait être fait, et je l'accepterais. Éventuellement. Je comprenais tout ce que ça entraînerait si je ne l'acceptais pas. Je ne voulais vraiment pas l'accepter. Bordel, pourquoi m'étais-je imprégné de Bella Swan? Qu'est-ce qui la rendait parfaite pour moi? Elle était complément à fond sur la putain de sangsue qui l'avait abandonné dans les bois. Pourquoi devais-je me coltiner la putain de gamine brisée?

D'une manière ou d'une autre, j'avais tourné en rond et je me retrouvai devant la porte de Billy Black. Je reniflai l'air avec méfiance, et poussai un gros soupir de soulagement lorsque je sus que Jacob n'était pas là. Je n'étais pas prêt à franchir cette étape. Je toquai et attendis d'entendre le grincement des roues contre le sol en bois.

"Sam, qu'est-ce qui t'amène?" me demanda Billy en ouvrant la porte pour moi. La pluie tombait lourdement, trempant mes vêtements et mes cheveux, et je regardai l'homme qui se tenait devant moi, mon pseudo père. Je soupirai en secouant la tête. J'allais bien finir par devoir le dire à voix haute.

"Je me suis imprégné," dis-je, toujours sous la pluie. Billy me regarda calmement et attendit patiemment que je continue. "De Bella Swan."

Billy me sourit doucement et la compréhension se dessina sur ses traits. "Entre, Jacob ne sera pas là avant un bon moment."


Je restai silencieusement assis sur le canapé pendant un long moment. Billy, toujours aussi patient, resta assis tout aussi silencieusement dans son fauteuil roulant, les mains posées sur ses genoux.

"Qu'est-ce que je fais maintenant?" demandai-je en ayant vraiment l'impression d'être un enfant. Je détestais la faiblesse. Ça me tuait. Ma meute disait que j'étais un loup noir pour une bonne raison. J'étais froid et distant, et jamais faible. Je voulais grogner et casser des trucs. S'imprégner rendait faible. Bella était désormais ma faiblesse.

"Qu'est-ce que tu veux dire qu'est-ce que tu fais?" me demanda Billy, légèrement incrédule. "Elle est ton âme-soeur. Tu l'aimes et tu la protèges. Voilà ce que tu fais."

Je reniflai, "Je ne peux pas l'aimer! Je ne la connais pas. C'est une putain d'amoureuse des sangsues. C'est l'amoureuse des sangsues de Jacob. C'est la Bella de Jacob." En prononçant ces mots, je frissonnai de dégoût, des grognements s'échappèrent de ma gorge comme ceux d'un putain d'animal sauvage et je sentis l'accoudoir craquer là où je l'agrippai. Je ne redirais pas ces mots. Jamais.

Billy rigola de ma réaction. "Apparemment non. C'est ta Bella, même si elle ne le sait pas."

"Alors je ne le lui dirais pas," boudai-je. Je devais vraiment me reprendre. J'étais l'Alpha, et Bella me rendait déjà faible. Et ça faisait à peine une heure.

"Ça ne changera rien. Tu graviteras autour d'elle sans même t'en rendre compte." Puis il me dit sévèrement: "Écoute-moi, fils. L'imprégnation marche dans les deux sens. Elle est ce dont tu as besoin, mais tu es ce dont elle a besoin aussi. Elle va souffrir si tu ignores l'imprégnation. Elle va souffrir, et tu souffriras aussi. Seulement, toi tu sauras pourquoi."

Je pouvais me sentir trembler à la pensée de lui faire du mal. Seigneur, pourquoi était-ce arrivé? Tout ça? Pourquoi? "Je ne peux pas...Je ne peux pas lui faire du mal."

"T'as bien raison, tu ne peux pas. Elle a bien assez souffert. Elle est si brisée que ça me fait mal de la regarder," grommela Billy en dissimulant ses émotions. Il aimait vraiment Bella, j'avais eu raison de venir le voir. "Elle a besoin de quelqu'un qui est fort et qui ne l'abandonneras jamais, Sam."

L'abandonner. Je soupirai. "Je ne pourrais jamais l'abandonner. Je ne...Je ne serais pas comme lui."

Billy me tapota l'épaule, "Comme qui, Sam? Ton père ou le garçon Cullen?"

Me prenant la tête entre les mains, je grognai. Moi-même je n'étais pas sûr. "Les deux."

"Écoute. Tu n'as pas besoin de lui parler de l'imprégnation tout de suite. Tu n'as pas besoin de lui dire que t'es un loup-garou tout de suite non plus. Mais apprend à la connaître, Sam. Mère Nature a décidé qu'elle était ton âme-soeur. Les mères ne se trompent jamais. Découvre pourquoi."

Je relevais les yeux, "Et pour Jacob?"

Billy se recula et croisa ses bras sur son torse, songeur. "Tu sais mieux que moi à quel point ça lui fera du mal. Mais tu sais aussi que tout comme Emily appartient à Embry, Bella est à toi. Sois juste gentil avec eux deux. Montre à Jacob à quel point elle compte pour toi. Je ne m'attend pas à ce que tu tombes amoureux d'elle demain, mais tu finiras par l'aimer, et on le sait tout les deux. Prend juste...ton temps avec eux deux."

"J'essayerais, Billy. Je te le promet."


Un mois plus tard - Début juillet

J'avais fait une promesse à Billy, et bien que j'ai l'intention de la tenir, je n'étais pas pressé de le faire. Ça faisait quatre semaines, quatre horribles semaines. Je passais chaque foutu jour à penser de plus en plus à Bella. Aux choses que je voulais lui dire, lui montrer et partager avec elle. Putain je ne la connaissais même pas! Mais je voulais la connaître. Je détestais ça. Je voulais savoir pourquoi la nature avait décidé qu'elle était ma perfection. Qu'est-ce qui la rendait bien pour moi? Elle était une amoureuse des vampires maladroites et horriblement pâle. Et elle avait le coeur brisé. Pourquoi était-elle parfaite pour moi?

Et...qu'est-ce qui me rendait parfait pour elle?

Je n'avais pas non plus hâte de le dire à Jacob. Je planifiais les patrouilles très prudemment, m'assurant que je n'étais jamais transformé en même temps que quelqu'un d'autre. Il n'y avait pas la moindre trace d'activité vampiriques, donc personne ne se posait de questions.

Je savais que je devais accepter cette situation. Et je le ferais, lentement mais putain de sûrement. Je ne savais pas vraiment comment j'allais faire. Mais je savais que je devais apprendre à la connaître. Je découvrais que je voulais apprendre à la connaître, disséquant avec impatience chacun des vieux souvenirs que Jacob avait d'elle. Mais je me convainquis rapidement de ne pas leur prêter beaucoup d'attention parce que je ne savais pas à quel point ils étaient rééls, et à quel point ils avaient été altérés par le Fantasy Land de Jacob.

En plus, il l'imaginait nue bien trop souvent pour ma putain de santé mentale. J'avais dû arrêter de patrouiller avec lui. Ou j'aurais fini par le tuer. Fin de la putain d'histoire.

Et pourtant, les ramifications physique de l'imprégnation me forçait à passer chaque nuit allongé sous la fenêtre de sa chambre. Je n'avais jamais dit à personne où j'étais, et je restais humain. Je m'allongeai juste là et j'écoutai son coeur battre, et je l'écoutai tourner en rond toute la nuit. Au début, elle pleurait beaucoup...mais plus je me rapprochai de sa chambre et moins elle pleurait. Je détestai ça, mais j'étais heureux de pouvoir l'aider, même si elle ne savait pas que c'était moi.


Jacob m'avait proposé de retaper la transmission de la Jeep Cherokee que j'avais acheté pour ma mère. Il bossait pour pas cher. Il était rapide, et je savais qu'être un loup-garou ne rapportait pas beaucoup d'argent, juste une maigre pension octroyé par le fond de 'Support de la Communauté' Tribale. Après tout, on était le support de la Communauté. Ça aidait vraiment les plus jeunes loups cependant, ceux que je ne pouvais pas faire travailler, parce que putain, ça coûtait cher de nous nourrir.

Je fis remorquer la Jeep jusque chez Jacob, et je la suivais dans ma Mustang. J'avais évité son garage comme la putain de peste. Et ma raison pour ça se tenait là, appuyé contre l'établi à outil, dans un t-shirt blanc sale, et un bermuda moulant. C'était presque un péché que de telles longues jambes crémeuse soient couvertes. Mais là encore, si ça ne tenait qu'à moi, elle serait nue, et aussi, elle ne serait pas une petite fille amoureuse des vampires au coeur brisé, maladivement pâle et maladroite.

"Seigneur, c'est délicieux," grogna Embry en dévorant un énorme cookie au chocolat. Sa taille était presque comparable à celle d'un pancake. Ils ne ressemblaient pas à ceux que ma mère faisait...

"Vous êtes allés voir ma mère, les gars?" demandai-je, confus. Je ne les avais pas entendu, et pourtant, ils étaient bruyants comme tout. En plus, partout où allait Embry, Quil le suivait. Et, ben, j'aurais entendu les choses qu'il aimait dire à ma mère.

Jared secoua la tête, "Nan, Bells les a fait pour nous. Un putain de délice."

Elle cuisine. Putain.

"T'en veux un, Sam?" me demanda Bella, et mon coeur manqua un putain de battement. Quelque chose que chaque immense mâle à la température anormalement élevée présent dans la pièce pouvait entendre. Personne ne sembla le remarquer, merci Seigneur.

"Euh," dis-je avec une putain d'éloquence, "Je pense qu'ils les ont tous mangé."

"Ben..." commença-t-elle avec un petit rire avant de fouiller dans son sac, "Je n'étais pas sûre que tu serais là aujourd'hui, tu ne viens pas souvent. Alors j'en ai fait un en rab, juste pour toi," m'expliqua-t-elle en me tendant mon propre cookie. Ça me donna l'impression d'être un petit garçon. Un petit garçon très content, très excité et légèrement confus et irrité.

"Tu l'as fait juste pour moi?" lui demandai-je, en essayant de toutes mes forces de ne pas ressembler à une putain de petite fille.

"Oui," rougit-elle, et je me sentis obligé de manger le cookie traître que je tenais dans la main. Au diable ma mère, mon âme-soeur savait cuisiner. Je mordis dans le cookie alors qu'elle me regardait, rougissant toujours. Je réussis, sans savoir comment, à retenir un grognement de plaisir. Ce cookie était délicieux. Tout comme son rougissement délicat.

Dis juste au revoir à ta Carte de Virilité, Sam.

"Délicieux," dis-je d'une voix un peu trop basse, et mes pieds bougèrent contre ma volonté jusqu'à ce que je me retrouve à exactement un pas de Bella, la regardant tout en tenant un cookie géant dans ma main géante.

Quil renifla et me fit sursauter. Connard, il savait l'effet qu'une femme capable de cuisiner avait sur moi.

"Bells!" aboya Jacob de sous le capot. "J'ai besoin de la clé à molette."

Elle trébucha vers la table et attrapa rapidement la clé à molette avant de la tendre à Jacob. Il rigola et l'attrapa par le poignet lorsqu'elle se cogna dans la voiture, "Seigneur, Bella, t'es vraiment maladroite."

"Ouais, mon incapacité à marcher sur une surface plane est hilarante," répliqua-t-elle en lui tendant la clé à molette avec un grognement. Il enroula son bras autour d'elle, et la serra contre son torse avant de l'embrasser sur le front.

Ne grogne pas. Arrête de la toucher. Ne grogne pas. Enlève tes sales pattes d'elle. Putain, ne grogne pas.

"Alors Sam, qu'est-ce qui t'occupe en ce moment? Ça fait un bon mois que je t'avais pas vu," me demanda Jacob en se penchant en avant pour appuyer son menton sur le sommet du crâne de Bella. Elle se tendit dans les bras, et lorsqu'il le remarqua, il la regarda avec confusion. Apparemment, ce n'était pas sa réaction habituelle. Bien sûr que ça l'était pas, parce qu'elle est mon âme-soeur, et que toi, Jacob Black, tu la mets mal à l'aise.

L'imprégnation marche dans les deux sens. Les mots de Billy résonnèrent dans mon esprit.

Elle était mal à l'aise quand il la touchait à cause de moi. Elle se libéra de son étreinte, et s'appuya contre la table. Merci putain de Dieu, pour tout ce qui pourrait la garder loin de ses bras. Parce que, ben, il aurait bientôt plus de bras...

Étais-je déjà aussi possessif? Oui. Apparemment.

Étais-je prêt pour ça? Non, meilleure question, est-ce que je voulais qu'il la touche?

Bordel. Non.

"Sam?" appela Jacob, me ramenant ainsi sur terre. Je devais vraiment arrêter ces putains de monologues intérieurs.

"Oh...euh...j'ai aidé ma mère," répondis-je honnêtement, parce qu'en fait j'avais vraiment passé beaucoup de temps la boutique. Bella sembla rayonner en entendant mes mots. Ben je suppose que la façon dont un homme traite sa mère en dit beaucoup sur sa nature. Peut-être que je venais de marquer quelques points. Pas sûr de les vouloir pour le moment, et si j'en avais gagné, je savais pas vraiment quoi en faire, mais je garderais la carte Maman dans ma manche.

"Sûr, Sûr," répondit-il. "Bon, je pense que je peux t'avoir la Jeep prête dans moins d'une semaine. Ça dépendra de ce que Bella cassera dans mon garage."

"Je n'ai jamais rien cassé!" grogna Bella, et elle était adorable dans son indignation. Je soupirai, bruyamment et clairement, et je ne voulais même pas savoir l'expression que je devais avoir sur le visage. J'étais bien assez mortifié par l'expression que tous les autres avaient sur le visage en me regardant.

"Quoi?" dis-je en feignant l'irritation, parce que j'étais vraiment paniqué. "Je suis fatigué."

Jacob rigola, "Va te poser sur le canapé. Billy est partit avec Charlie."

"Ouais...Sûr."


Prochain chapitre : Sam Uley ne fait pas de câlins

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