Auteur : lifelesslyndsey
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Romance/Humour
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
- Chapitre 3: Sam Uley ne fait pas de câlins -
Songeant que ce n'était probablement pas une mauvaise idée de me retirer d'une situation potentiellement embarrassante, j'acceptai et retournai dans la maison pour me laisser tomber sur le canapé. J'étais fatigué, et le canapé trop petit pour moi était toujours plus confortable que le sol à l'extérieur de la maison de Bella. Et un canapé trop petit pour moi à proximité de Bella semblait être paradisiaque.
Je devais vraiment prendre mon courage à deux mains pour lui parler.
Je n'étais même pas sûr de ce que je lui dirais si j'avais l'opportunité de lui parler. Je n'étais pas vraiment doué pour commencer une conversation. Bordel, je n'étais vraiment pas doué pour parler tout court. Je me contentai généralement de grognements mono-syllabiques et de hochements de tête.
Ouais, continue comme ça, et elle pensera que t'es un genre d'homme des cavernes. Pourquoi ne la tape-tu pas sur la tête avec une massue avant de la traîner par les cheveux dans une grotte tant que t'y es?
Je finis éventuellement par m'endormir, et me retrouvai dans un rêve étrangement réaliste de Bella.
Bella rampa le long de mon corps, et déposa des baisers sur tout mon torse au passage. Mes mains se posèrent sur sa taille alors que sa bouche se posait sur la mienne pour me dévorer. Ses mains se glissèrent dans mes cheveux et tirèrent doucement. J'agrippai ses hanches et mes pouces caressèrent les os qui tendaient sa peau avant de les glisser sous son short. Glissant mes mains plus haut, j'effleurai son dos avant de pauser mes mains à plat sur sa peau. Enroulant mes bras autour d'elle, je l'attirai contre moi, et respirai son parfum parfum, vanille et cannelle...c'était nouveau. Jacob avait dit qu'elle sentait la fraise...Je préférai cette nouvelle odeur. Elle se redressa pour me regarder, et son souffle me réchauffa la peau, "Sam?" appela-t-elle, mes yeux s'ouvrirent pour se retrouver plongés dans deux orbes couleur chocolat... "Sam?"
"Euh...Sam?"
Je clignai des yeux, et je reclignai des yeux, et je reclignai des yeux avant de finalement réaliser que les yeux chocolats dans lesquels mon regard était plongé n'était pas une partie de mon rêve. Les joues de Bella étaient d'un rouge brûlant alors que ses mains étaient pressées contre mon torse, dans une tentative de se libérer de l'étreinte de fer dans laquelle je la tenais. Mes bras faisaient deux fois le tour de sa taille, Seigneur, elle était minuscule. Apparemment, ce n'était pas une partie de mon rêve non plus... oh merde.
Je desserrai mes bras, lui permettant ainsi de s'éloigner de moi. Elle manqua de tomber en arrière parce qu'elle était maladroitement agenouillée à côté du canapé. Elle rougissait tellement qu'elle laissa ses cheveux tomber sur son visage, refusant de croiser mon regard. "Je...Je suis entrain de vous faire à dîner, et je voulais savoir si t'avais faim..."
Han merde. J'espérai vraiment que je ne l'avais pas embrassé parce que je voulais vraiment être réveillé pour ça. Et aussi, euh, parce que j'étais pas vraiment censé l'embrasser, vu que je ne la connaissais même pas. "Est-ce que j'ai fait quoi que ce soit d'embarrassant?" demandai-je en fermant les yeux pour dissimuler ma gêne.
"Euh...ben...je t'ai secoué...et au passage, t'es vraiment dur à réveiller...enfin bref, je t'ai secoué et tu m'as attrapé le poignet pour me tirer sur toi, et ensuite, tu, euh..."
Je grognai, "Quoi?"
"Tu m'as reniflé?"
Je me mis assis et pressai mes yeux contre les paumes de mes mains. "Désolé. Ça ne me ressemble vraiment pas."
Elle me tapota l'épaule, éloigna mes mains de mon visage, et me sourit, "Hey, ça va. On peut pas contrôler nos rêves, ou plutôt, ce qu'on fait pendant qu'on dort. Toutes les nuits, je parle dans mon sommeil!" Elle s'interrompit et me fit un petit sourire amusé, "Mais t'es vraiment un gros dormeur."
Mortifié, je la regardai enfin, "Qu'est-ce que tu veux dire?"
Elle rigola, "Tu m'as agrippé pendant dix bonnes minutes avant que je réussisses à te réveiller. J'ai presque faillis appeler Jacob, mais je me suis dis que tu n'aimerais peut-être pas que les garçons sachent que toi, Sam Uley, tu aimes les câlins," ajouta-t-elle avec un sourire joueur.
Je grimaçai. Elle avait raison, ça aurait vraiment craint. "J'aime pas les câlins," dis-je, en essayant faiblement de récupérer la virilité dont Bella Swan m'avait privé en moins de cinq minutes de conversation. A ce rythme-là, je lui offrirais mes couilles dans un sac en papier avant la fin de la semaine.
Elle rigola, et son rire résonna comme des putains de clochettes. "Je ne sais pas, t'étais vraiment collé à moi. Si t'avais enfouis ton visage encore plus profondément dans mes cheveux, t'aurais risqué de te perdre."
"Tu sens bon," m'exclamai-je comme un putain d'idiot, avant d'immédiatement laisser retomber mon visage dans mes mains. Il fallait absolument que je garde mes mains occupées, parce qu'elles mourraient d'envie de la toucher Apparemment, c'est ce qui arrive quand t'ignores ton âme-soeur pendant un mois.
Touche-la. Touche-la. Touche-la.
"On me l'a déjà dit," dit-elle, d'une voix si basse que je n'étais pas sûr que j'étais supposé avoir entendu ça. Elle releva brusquement la tête pour me regarder et m'éblouit avec un sourire. Sérieusement, elle n'avait aucune idée de l'effet qu'elle me faisait. Des câlins. Pff. Sam Uley ne fait pas de câlins. Il ne prend même jamais personne dans ses bras.
"Alors, t'as faim?" me demanda-t-elle en se remettant debout. Je me contentai de la fixer, comme le putain de con qu'elle me faisait devenir, jusqu'à ce qu'elle glousse, "Bien sûr que tu as faim, quand toi et les garçons n'avez-vous pas faim? Rendors-toi, je te réveillerais quand ce sera prêt."
Il n'y avait absolument pas moyen que je m'endorme en sachant qu'elle était dans la pièce à côté. C'était ma putain de chance, parle maintenant ou tais-toi à jamais. Allez Sam, fais une putain de phrase, une phrase qui ne te fera pas passer pour un idiot.
"Est-ce que tu veux de l'aide?" réussis-je à demander.
Elle haussa ses petites épaules fines, "Ouais, je suppose que tu peux m'aider. Je veux dire, après tout, tu m'as presque agressé."
"Je ne t'ai pas agressé, petite fille," grognai-je avec une sévérité feinte. Je n'avais absolument aucune idée d'où provenait cette stupide réaction. Je ne feignais pas ma sévérité. J'étais sévère. Putain de point barre. Seigneur.
"Allez Sam, vaut mieux que tu redores ton blason de gros dur avant que les garçons n'arrivent," se moqua-t-elle en attrapant ma main pour me lever du canapé. Elle aurait pu continuer à parler et je n'en aurais eu aucune idée parce que j'étais perdu dans la sensation de sa main dans la mienne. Si juste. Et sans mentionner mon nom sur ses lèvres. Putain si juste.
Elle reprit son travail dans la cuisine alors que je restai abasourdi qu'elle ait volontairement prononcé mon nom sans la moindre incitation de ma part. Qu'est-ce que je racontais? Je m'étais pratiquement frotté contre elle pendant mon sommeil.
"Qu'est-ce qu'on prépare?" lui demandai-je en m'appuyant contre le mur et en croisant mes bras sur mon large torse. Ma pose, qui était censée être sexy, fut complètement ignorée par Bella, qui était si prise par sa cuisine qu'elle ne me jeta même pas un coup d'oeil. Un peu douloureux pour l'ego, si vous voulez mon avis. Et vous l'avez.
Ça va être plus dur que ce que je pensais.
"Qu'est-ce qu'on ne prépare pas?" me demanda-t-elle avec un petit gloussement. "Paul s'est pointé pour me dire que Billy et mon père nous rejoindront pour dîner, donc ça veut dire que je cuisine pour quoi...sept morfales? Ce sera donc du saumon."
"Du poisson?" demandai-je, en la regardant sortir plusieurs poissons du frigo; les prises récentes de Billy.
"Il y a toujours assez de poisson pour tout le monde, vu que Billy et mon père partent pêcher tous les week-ends," m'expliqua-t-elle en vidant les poissons avec un couteau. Mon coeur arrêtait de battre à chaque fois qu'elle faisait glisser la lame sur le poisson, manquant de peu son autre main.
"Est-ce que je peux faire ça?" lui demandai-je en parlant d'une voix aussi calme que possible. Donc c'était ça la panique qui venait avec l'imprégnation. Ce besoin désespéré de protéger. Je n'aimais pas ça. D'une, parce que je m'étais imprégnée d'une putain de maladroite. Et de deux, parce que je m'étais imprégné de Bella Swan et c'était une raison bien suffisante pour ne pas aimer ça. Sérieusement, est-ce que ça pourrait devenir encore plus compliqué?
"Tu n'as pas vraiment besoin de m'aider, Sam," me répondit-elle. "Retourne te coucher, ou vas traîner avec les garçons."
Elle me demandait de partir. Ça me faisait mal, ça n'aurait pas dû, mais ça me faisait mal. Putain d'imprégnation. "Je veux t'aider," croassai-je, parce que la moindre note de douleur dans ma voix n'aurait aucun sens pour elle, et je refusais de ne pas être viril. J'avais une queue pour une bonne raison. "Laisse-moi vider les poissons comme ça tu pourras te concentrer sur le reste," lui offris-je en prenant doucement le couteau de ses mains. C'était une excuse pour la toucher, je n'allais même pas me mentir sur ce coup-là. Touche-la. Touche-la. Touche-la.
Et revoilà ce chant.
"Je suppose, si tu veux. Je te considérais juste pas du genre cuisto," admit Bella, en me lançant un regard désabusé. Ce n'était pas vraiment un sourire, mais plutôt une lente dissection. Ses yeux se plongèrent dans les miens, et son regard pénétrant me donna l'impression d'être petit et mal à l'aise. Je n'aimai vraiment pas ça du tout.
"Et pour quel genre de mec me prends-tu?" lui demandai-je après un long silence gêné. Je ne pensai pas qu'elle avait réalisé qu'elle avait passé les cinq dernières minutes à me fixer, parce que lorsque ma voix rompit le silence, elle cligna des yeux et rougit avant de se détourner rapidement pour continuer à cuisiner.
"Tu es toujours silencieux," commença-t-elle en attrapant un autre couteau pour couper des pommes de terre. Sérieusement, c'est quoi le problème de cette fille avec les couteaux? "Parfois, à la façon dont tu regardes les choses, on dirait que tu t'ennuis, que t'es même détaché. La moitié du temps, on dirait que t'essayes de te fondre dans le décor. Et quand tu n'essayes pas de disparaître, tu as juste l'air en colère. Tu as l'air tellement enragé parfois, Sam, que je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi?"
Elle se parlait presque à elle-même à ce point-là, et j'étais déchiré. D'un côté, j'étais fou de joie qu'elle pense à moi. Mais de l'autre, génial, elle pense que je suis une sorte de fou enragé qui vit en reclus. Elle s'attend probablement à ce que je me pointe un jour avec un immense couteau de boucher pour commettre un massacre. Je ne pouvais pas l'interrompre cependant, parce que je mourrais d'envie d'en savoir plus. Comment me voyait-elle? Franchement, je ne pouvais être aussi horrible que ça, si?
Lui as-tu donné la moindre opportunité de te voir différemment? Non.
"Les garçons pensent que t'es un gros dur mais ils prennent quand même exemple sur toi. Je suppose qu'il faut être un peu dur pour s'occuper de sept adolescents. Au début, Sam, je te détestai un peu. Je pensais que tu m'avais volé Jacob. Mais...Jacob est revenu, et il dit que t'es quelqu'un de bien, et Jacob ne m'a jamais mentit auparavant."
"Je suis quelqu'un de bien," dis-je doucement, et me sentant toujours étrangement blessé qu'elle me considère comme ça. Mais elle avait raison, j'étais un gros dur silencieux, sombre et maussade. Je l'avais toujours été. Je ne savais pas vraiment comment être quelqu'un d'autre.
Elle poussa les pommes de terre fraîchement coupées dans un saladier avant de me regarder, "Je sais que tu es quelqu'un de bien. Mais c'est tout ce que je sais, Sam. Je ne peux pas vraiment dire que je te connais."
"Aimerais-tu apprendre à me connaître?" Les mots s'échappèrent de ma bouche avant même que je ne puisse réfléchir à quelque chose d'un peu moins American Psycho.
Elle rougit et détourna le regard, cherchant des casseroles et des poêles dans les tiroirs. "Je, euh..." commença-t-elle avant de s'interrompre pour sortir une grosse casserole pour y cuire les pommes de terre. "Je ne sais pas."
"J'aimerais apprendre à te connaître," lui dis-je honnêtement en me reconcentrant sur les poissons que j'avais abandonné. "Si ça te dérange pas," ajoutai-je rapidement, parce que, en effet, j'étais devenu une lopette.
"Je ne vois pas pourquoi? Je suis plutôt ennuyeuse," me dit-elle avec un sourire amer qui me donna envie de l'embrasser pour le faire disparaître. Mais même dans mon état d'esprit de femmelette, je savais que ça ne serait pas apprécié. Besoins irrationnels d'âme-soeur.
"Je suis plutôt ennuyeux moi-même. Après tout, je me fonds dans le décor et j'observe," dis-je en lui souriant. Elle eut un petit rire et continua à cuisiner, alors qu'en réalité, je ne l'aidais vraiment pas. Je n'avais aucune idée de ce que j'étais entrain de faire, à part la garder loin des couteaux.
"J'aime me dire que l'observation est un sport," me dit-elle d'une voix légère, en sortant les ingrédients dont elle allait se servir à présent des placards. "Quand j'habitais à Phoenix, ma mère et moi, on avait l'habitude d'aller au centre commercial juste pour observer les gens. Ou, dans le cas de ma mère, pour se moquer d'eux sans pitié."
Son visage s'éclaira lorsqu'elle parla de sa mère, un sourire provoqué ses souvenirs apparaissant sur son visage. "C'était juste pour rire, bien sûr. Et c'était toujours mieux que de faire du shopping."
"Tu n'aimes pas le shopping?" lui demandai-je en reprenant ma pose sexy contre le mur.
Elle leva les yeux au ciel, "Je déteste vraiment le shopping. Je suis irritée rien qu'en pensant à passer des heures dans des cabines d'essayage."
Je rigolai," La plupart des filles adorent le shopping."
"Je ne suis pas comme la plupart des filles," répondit-elle en lavant les couverts qu'elle avait utilisé pour faire la cuisine.
"Non, tu ne l'es pas," répondis-je avec un sourire avant de commencer à essuyer la vaisselle qu'elle avait lavé. Je savais que si les gars me surprenaient entrain de l'aider à faire la vaisselle, ils ne me laisseraient jamais l'oublier, mais je le fis quand même. On parla de sujets légers: Phoenix, son père, et le lycée de Forks, et je savourais cette merde comme un chat savoure du lait.
Il n'y avait rien que je ne voulais pas savoir, et j'adorais ça, même sans l'appel de l'imprégnation. Bella était une créature fascinante, pleine d'esprit et sarcastique malgré sa nature modeste. Il m'était facile de lui parler, et il m'était encore plus facile de l'écouter. Chaque mot qu'elle disait était choisi pour une bonne raison.
"Merci de m'avoir aidé à faire la vaisselle, Sam. Et de m'avoir aidé à préparer le dîner. Tu n'avais vraiment pas besoin de faire ça," me dit-elle en soulevant la bonde de l'évier.
"Bah, comme tu l'as dit, j'ai failli t'agresser," la taquinai-je. "Mais je suis content d'avoir pu te parler. Je ne crois pas qu'on ait jamais eu une conversation."
"Non, je n'ai pas vraiment fait d'efforts dernièrement. Je veux dire, Jacob est une chose, mais je commence seulement à me rapprocher de ses amis. Mes amis maintenant, je suppose. Oh merde." Elle haleta et sortit sa main de l'évier. A travers l'eau rose qui coulait, je vis le coupable de la coupure, un putain de couteau. Du sang coulait le long de son index jusqu'au creux de sa paume. "Je suis si désolée!"
Prochain chapitre : Pas vraiment doué avec les filles qui pleurent
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