Auteur : lifelesslyndsey

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


Okay, j'ai décidé de tenter le coup avec la page FaceBook! Vous m'y trouverez sous le nom Saw Trombone et il y a un lien direct vers la page sur mon profil! On va voir ce que ça va donner!


- Chapitre 5 : Elle rêve de loups -

Bella revint vingt minutes plus tard, dans les meilleurs vêtements de Jacob, une immense chemise et un short encore plus grand qui pendaient dangereusement sur son corps. Un simple courant d'air aurait pu soulever cette merde.

Hmm...est-ce qu'il y a du vent dehors?

C'est des pensées comme ça, Sam Uley, qui te créeront des ennuis. Tu connais à peine la fille et tu veux la voir nue.

Bien sûr que je veux la voir nue! Qui ne voudrait pas la voir nue? Je veux dire, elle est là, dans des vêtements trop grands pour elle, avec de l'eau qui coule sur sa peau, comme si l'eau ne voulait pas la lâcher. Et même si elle sent le shampoing de Jacob, sa véritable odeur...

Touche-la. Touche-la. Touche-la.

Ça suffit ce chant de pervers. Ça ne te rendra pas service. Et pendant que t'y es, arrête de te parler à toi-même. T'es assez flippant comme ça.

"Bon, bonne nuit les garçons. Merci...pour tout," marmonna-t-elle en se tournant vers la chambre de Jacob et en fermant la porte derrière elle.

Jacob s'endormit rapidement, ses bras et ses jambes pendant du canapé trop petit. Même malgré ses ronflements bruyants, je pouvais entendre Bella respirer, et j'entendis aussi les petits gémissements douloureux qui lui échappaient. Je connaissais ces gémissements, et ces cris occasionnels. J'étais trop près d'elle ce soir. Trop près pour pouvoir réfléchir clairement, trop près de son odeur, de ses bruits, de son coeur qui bat. Elle me rendait complètement dingue, et elle ne le savait même pas.

Vers deux heures du matin, la panique me submergea. Elle faisait un cauchemar. Rien de nouveau, mais cette fois, j'étais assez près d'elle pour la réconforter. J'avais besoin de la réconforter. Je ne voulais pas la réconforter parce que ça me paraissait bizarre, et que je ne savais pas vraiment comment faire. Je ne devrais pas vouloir la réconforter, voudrais-je la réconforter si elle n'était pas mon âme-soeur?

Comment réagirais-je si c'était quelqu'un d'autre, dans cette chambre, qui pleurait et gémissait? J'étais peut-être un gros dur, mais je n'étais pas sans coeur. Ça me dérangerait si c'était quelqu'un d'autre. Et ça me dérangeait que ce soit elle. Elle...elle ne méritait pas de souffrir comme ça. Personne ne le méritait...

Je poussai la porte de la chambre de Jacob et trouvai Bella assise au milieu du lit, ses jambes pendant dans le vide. "Jacob?" appela-t-elle, et je sentis un petit éclat de quelque chose de ridiculement douloureux brûler dans mon coeur. Je n'aimais pas la façon dont elle disait son nom. Pas du tout. Vraiment pas.

"C'est moi," chuchotai-je avant d'attendre sa réponse. Me dirait-elle de partir? L'avais-je effrayé? Me voulait-elle ici?

S'il te plaît, veux bien de moi.

"Oh," fut tout ce qu'elle dit, me donnant très peu d'informations. Je me redressai et la rejoignis. Je m'assis à côté d'elle tout en laissant un écart approprié entre nous. Enfin, approprié pour des connaissances. Étions-nous des connaissances maintenant? Je ne pensais pas qu'on était encore des inconnus...

Étions-nous amis?

"Est-ce que ça va, Bella?" lui demandai-je doucement, en essayant d'ignorer le besoin irrationnel que j'avais d'essuyer ses larmes.

Elle haussa les épaules. "Je fais des cauchemars. Je te l'ai dit, Sam. Je suis une épave."

"Je fais des cauchemars aussi, tu sais," lui dis-je gentiment. "En fait, je suis pratiquement sûr que tout le monde en fait."

"Les miens sont stupides," dit-elle en reniflant. "Mais tout a l'air tellement réel, et maintenant ils arrêtent pas de changer. D'abord la forêt, puis la clairière, puis les loups..."

Mon coeur arrêta de battre. Elle rêvait de loups?

"Je ne sais pas, Sam. Parfois je pense que je perd la tête," souffla-t-elle, et sans aucun avertissement, elle se pencha vers moi et posa sa tête sur mon bras. Je n'étais même pas sûr qu'elle sache ce qu'elle était entrain de faire, et je ne savais certainement pas ce que j'étais entrain de faire, mais lentement, j'enroulai mon bras autour d'elle, la serrant un peu plus fort contre moi.

"Je me sens mieux quand je suis ici," admit-elle. "Peut-être que c'est la Rez. Peut-être que c'est Jacob. Peut-être que c'est juste l'opportunité de m'éloigner, mais je me sens toujours mieux."

L'attirant un peu plus près, jusqu'à ce que nos côtes soient collées les unes aux autres, je posai ma joue sur le sommet de son crâne. J'avais vu Jacob le faire, et c'était si juste. "Comme une couverture?"

Elle rigola, "Ouais, ça doit être la chaleur," dit-elle en plaçant sa main sur la mienne, celle que j'avais posé sur son épaule. "Tu n'as pas à être aussi gentil avec moi, tu sais. Je me sens suffisamment coupable de dépendre de Jacob. Je ne veux pas t'attirer là-dedans en plus."

Je souris légèrement. "Je pense que tu me fais du bien," lui dis-je sans même m'en rendre compte. "Je pense que ça me fait du bien de ne pas être un gros dur tout le temps. Je veux dire, je sais pas comment gérer des filles qui pleurent et des problèmes émotionnels. Je ne sais pas comment réconforter les gens. Je pense que ça me fait du bien d'apprendre ce genre de chose."

La réalité de ces mots me foudroya. Peut-être que c'était pour ça que je m'étais imprégné d'elle. Parce qu'elle faisait de moi un meilleur leader. Un meilleur Alpha. Peut-être qu'il ne fallait pas être que sévère et stoïque. Ce n'était pas juste le fait d'être le plus grand, le plus rapide, le plus fort. Ce n'était pas juste le fait d'apprendre à ma meute à être appliquée, à être des guerriers. Peut-être que c'était le fait d'apprendre à prendre soin autres. Et si c'était le cas, alors ça me terrifiait, honnêtement.

"Je pense que tu fais du bon boulot, Sam," me chuchota Bella en me serrant la main.

"Bella? Sam?" appela Jacob, groggy. "Qu'est-ce qu'il se passe?"

Bella sursauta au son de sa voix, et relâcha immédiatement ma main. Je la laissai tomber derrière elle sur le lit, et promis silencieusement à Jacob Black les patrouilles matinales pour les six prochains mois.

"J'ai fait un cauchemar. Sam est venu voir ce qu'il se passait," lui expliqua Bella, et même à travers les ténèbres, je vis ses joues se teinter de rose. Si elle avait été honnête, elle n'aurait eu aucune raison d'être embarrassée. Ce n'était pas juste le cauchemar. Je savais que le lien entre nous la rendait confuse.

"Han, chérie," dit doucement Jacob. "Je m'en occupe, Sam, tu peux retourner te coucher," m'assura-t-il.

A contre-coeur, je me levai du lit, le lit de Jacob, et me dirigeai vers la porte. Bella me lança un dernier coup d'oeil, et j'eus presque envie de jeter Jacob dehors et de découvrir comment faire pour la réconforter par moi-même.

Je me rassis dans le fauteuil, complètement réveillé maintenant. Je pouvais entendre Jacob apaiser Bella, et j'étais jaloux que ça lui soit aussi naturel. Ça n'aurait pas dû me surprendre, il était l'Alpha légitime après tout. Il était déjà parfait pour cette position, le parfait mélange de compassion et de leadership. Putain.

"Okay, Bella, dors un peu. Je serais sur le canapé si t'as besoin de moi, chérie," chuchota Jacob en l'embrassant...quelque part. Valait mieux que ce soit sur sa tête, ou je devrais le tuer.

Bella renifla, et ce son me fit mal au coeur, mais pas autant que ses trois mots suivants. "Reste avec moi?"

"Bien sûr, chérie, pousse-toi," chuchota Jacob, et je pus l'entendre se glisser dans le lit à côté d'elle. Dans le lit, avec elle. Avec ma Bella.

Ma Bella...

Je devais sortir de là ou je devrais un nouveau...tout, à Billy. Je pouvais sentir ma colonne vertébrale trembler, menaçant de me déchirer en deux. Je me précipitai hors du fauteuil et ouvrit la porte d'entrée silencieusement, me transformant à l'instant même où j'atteignais les arbres. Je n'avais pas perdu le contrôle comme ça depuis mes premiers mois de loup-garou. J'ignorai les loques qu'étaient devenus mes vêtements et m'élançait à travers les bois.

Sam? Qu'est-ce qu'il y a? me demanda Leah.

Je bloquai immédiatement mes pensées et lui aboyai un ordre.

Rentre Leah, je prend le relais.

Sam...

C'est un ordre, Leah!

Elle se transforma immédiatement; me laissant seul avec mes pensées. Je priai juste pour n'avoir rien révélé. Je n'étais pas prêt à admettre que je m'étais imprégné, mais je ne pouvais pas supporter l'idée que Bella soit dans le lit de Jacob. Je devais faire quelque chose. Billy avait eu raison, je tomberais amoureux d'elle que ça me plaise ou non. J'étais déjà intrigué par elle, voir même fasciné, et j'étais d'une nature bien trop possessive pour lui laisser la moindre chance de tomber amoureuse de Jacob. Si ça arrivait...Je devrais partir, parce que je voulais lui laisser le choix.

Ma seule option serait de l'aider à opter pour le choix naturel. Moi. Je devais essayer de la faire tomber amoureuse de moi avant qu'elle ne tombe amoureuse de qui que ce soit d'autre. Et je devais l'aimer en retour.

Bordel, comment j'étais censé faire ça?

Je courus dans la forêt, laissant une vague de destruction derrière moi. Je voulais juste détruire des choses. J'étais un homme après tout. Le frémissement familier de l'air à l'aube m'alerta qu'une nouvelle patrouille commençait. C'était Embry, et il devait être conscient de mon climat émotionnel. Je ne voulais définitivement pas être transformé en même temps que lui. Je repris forme humaine près de l'une des réserves de vêtements de Paul, et enfilai rapidement le short qu'il avait dissimulé dans un tronc d'arbre. Il n'avait pratiquement aucun contrôle et avait donc éparpillés des vêtements à travers toute la forêt. Je ne savais pas comment je lui expliquerais que je l'avais abandonné sans short, mais je lui revaudrais ça. Même si c'était en payant sa caution pour le faire sortir de prison pour exhibitionnisme.

La camionnette de Bella avait disparu lorsque je revins chez les Black. Ma révélation était toujours fraîche dans mon esprit, et j'avais besoin d'en parler. Ou qu'on m'en parle, j'étais pas vraiment sûr. Je toquai à la porte blanche familière.

"Tu as eu une révélation," me dit Billy avec un sourire si large et si blanc et si familier que je grimaçai. Je ne voulais pas penser à Jacob pour le moment.

"Bordel, comment tu fais ça, vieil homme?" lui demandai-je avec un grognement tout en le suivant dans le salon. Je détestai la façon dont il savait juste les choses, et qu'il en était fier.

"C'est écrit sur ton visage. Maintenant, dis-moi ce que tu sais," m'ordonna-t-il gentiment, en s'installant confortablement dans son fauteuil roulant.

"Je me suis imprégné de Bella parce que grâce à elle, je peux devenir un meilleur loup," dis-je, mais ça sonnait plus comme une question qu'autre chose, et je détestai douter de moi-même. Je n'avais jamais eu aucune raison de douter de moi-même auparavant, et je ne voulais pas commencer maintenant.

Billy sourit, "C'est la nature de l'imprégnation. Que peut faire Bella pour toi?"

"Je veux l'aider. Je veux...la réconforter. Je ne sais pas comment faire ça. Mais je le veux, et je pense...je pense que prendre soin des autres est important. Ce n'est pas que le fait de détruire des sangsues. C'est la famille. La meute est une famille. C'est prendre soin d'eux en temps que famille, et pas que les entraîner à être des loup-garous."

"Et..." Il attendit. Il fallait qu'il attende, parce que je ne savais pas ce qu'il voulait que je dise d'autre. Finalement, il rigola, "Qu'est-ce que tu vas faire au sujet de Bella?"

Je grognai, par accident. Je grognai accidentellement. Seigneur, je n'étais vraiment pas moi même. "Je ne veux pas que ma Bella tombe amoureuse de Jacob. Qu'elle tombe amoureuse de qui que ce soit."

"Ta Bella?" répéta-t-il avec un sourire amusé. "C'est nouveau."

"Billy, Bella et Jake...sont-ils...ont-ils..." Je ne pouvais pas le dire. J'étais convaincu que si je le disais, je casserais quelque chose ou je me transformerais dans la maison. Je devais garder le contrôle, mais...putain, ça me rendait dingue d'y penser.

"Non. Bella n'aime pas mon fils comme ça, peu importe à quel point il aimerait croire le contraire. Les jambes de Bella sont croisées en ce qui concerne Jacob."

"Juste Jacob?" croassai-je, en me sentant pathétique.

Billy haussa les épaules. "Je ne sais pas ce qu'elle ressent pour qui que ce soit d'autre, Sam. Je sais juste qu'elle n'aime pas mon fils comme ça."

"Qu'est-ce que je fais?"

Billy se pencha en avant pour me tapoter l'épaule. "Montre-lui qui tu es, Sam. Elle tombera amoureuse de toi d'une manière ou d'une autre, mais montre-lui qu'elle n'a pas besoin de lutter contre ses sentiments. Donne-lui une bonne raison de t'aimer."

Je grognai, "Est-ce que je peux pas commencer par lui donner une bonne raison de m'apprécier pour commencer?" De l'amour. Je ne savais pas encore quoi en penser. Je savais que c'était inévitable, mais...merde.

"Je pense que c'est déjà fait," m'assura Billy. "Si elle s'est sentit suffisamment à l'aise pour pleurer devant toi, alors c'est que tu as fait du bon boulot. Mais si t'en es déjà au stade où tu veux arracher la tête de mon fils, alors je pense qu'il est temps que tu te battes un peu plus."

"Genre...sortir avec elle? Lui demander un rendez-vous?" lui demandai-je en grognant comme un enfant. "Ça a l'air horrible. Je n'ai jamais eu de rendez-vous. Emily et moi avons été ensemble pendant très longtemps, mais on a jamais eu de rendez-vous. Je ne sais même pas quoi faire."

Wow, je parlais comme une femmelette. Je veux dire, je savais comment me glisser entre les jambes d'une fille, bien sûr. J'étais un immense Indien musclé avec une voiture et mon propre appart'. Ce n'était pas vraiment difficile. Mais sortir avec une fille? Putain. J'étais sûr que mes techniques de séduction ne marcherait pas vraiment bien sur Bella.

"D'après ce que j'ai entendu dire, le garçon Cullen était le premier petit-ami de Bella. Elle n'a pas beaucoup d'expérience en matière de rendez-vous non plus."

"Et si il revient?" demandai-je brusquement, en combattant la panique qui s'éveillait en moi. Elle courrait droit dans ses bras, je le savais. Et je serais seul pour l'éternité. Pire, elle serait avec lui.

Le visage de Billy pâlit, "Prie pour que ça n'arrive pas, ou fais en sorte qu'elle t'aime plus. Elle travaille à l'Olympic Outfitter trois jours par semaine. Et elle vient plus tard ces jours-là. Oh, et regarde ça, elle travaille aujourd'hui."

"Et?"

"Va lui parler, crétin," grogna Billy en me regardant comme si j'étais un putan d'idiot.

J'avais vraiment l'impression d'en être un donc je ne dirais rien.


Prochain chapitre : Laisse-moi deviner, t'es John Wayne?

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