Auteur : lifelesslyndsey

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 8 : De nombreuses questions et la zone des amis -

-PoV Sam-

"Alors. Qu'est-ce qui t'arrive, Sam?" me demanda Jared, sans tourner autour du pot. On était chez Sue, entrain de repeindre son salon et fixer de nouvelles lampes. Pas vraiment une tâche compliquée, mais je ne m'étais pas attendu à ce qu'il soit aussi direct.

"Qu'est-ce que tu veux dire?" lui demandai-je nonchalamment. Je n'avais aucune idée de quoi il parlait, donc je n'allais certainement pas balancer quoi que ce soit. J'agissais peut-être comme un idiot dernièrement, mais je ne viderais certainement pas mon sac à quelqu'un qui m'avait posé une simple question générique.

Jared haussa les épaules et trempa son rouleau à peinture dans la peinture rose. Sérieusement, qui peignait son salon en rose? Putain, je vais vous le dire. Une veuve qui n'avait plus de mari pour lui dire non. Harry n'aurait jamais accepté ça. Putain de rose. Bella ne peindra jamais notre salon en rose. La seule pièce de notre maison qui sera rose sera la chambre de notre fille. Fin de l'histoire.

Seigneur. Je viens vraiment de penser ça?

Et ben, tu t'avances pas un peu, Uley?

"Je ne sais pas, Sam. Tu as juste l'air...plus léger dernièrement." Il fronça les sourcils. "Ne le prends pas mal, mais t'es gentil maintenant. Amical. Et en parlant d'amical, il se passe quoi entre toi et Bella?"

"C'est une amie," dis-je simplement, sans aucune intention d'ajouter quoi que ce soit d'autre à ce sujet. Jared n'était pas vraiment perspicace, mais j'avais pas besoin non plus qu'il s'intéresse à cette histoire.

"Je suis sûr qu'elle l'est. Alors pourquoi t'agis comme une gonzesse quand elle est là? Ça vient d'elle ou c'est toi en général? T'as perdu tes couilles dans un accident de chasse et t'as oublié de le mentionner?" me demanda-t-il en haussant un sourcil. Seigneur, j'avais vraiment dû être un salaud si le simple fait de parler à une fille faisait de moi une gonzesse.

"C'est quoi ce putain de délire? Alors je suis gentil avec la petite amoureuse des sangsues, fous-moi la paix. Si tu l'avais vu dans les bois, et si ensuite t'avais assisté à sa crise de panique complètement dingue dans la cuisine, tu serais gentil avec elle aussi," aboyai-je en grimaçant intérieurement aux mots amoureuse des sangsues.

Il haussa les épaules, "Je l'ai vu, dans ta tête. Je veux dire, je comprends que t'ai envie d'être gentil avec elle, Sam, mais t'es limite joyeux, dernièrement." Il s'interrompit. "Tu sors avec quelqu'un?"

Je n'avais jamais vraiment été capable de suivre ses raisonnements, et ce ne fut pas différent cette fois-çi. Comment était-il passé du fait que j'avais perdu mes couilles, au fait que j'avais une petite amie, en passant par le fait que j'étais devenu gentil, je ne le saurais jamais. Il ne semblait pas avoir compris, heureusement. "Qu'est-ce qui te fait penser ça?"

"Ben, d'une, t'as pas nié. Et c'est comme ça que ça marche, pour tous les gars. Tu rencontre une fille. Tu sacrifies tes couilles pour la séduire avec des merdes de gonzesses. Mais tu t'en fous parce que tu t'envois en l'air. Le sexe rend tout le monde heureux. Et les gens heureux sont gentils," me dit-il comme si c'était une évidence. Soudainement, son expression se fit choquée, et il lâcha presque son rouleau de peinture, "Putain de merde, tu te tapes Leah?"

Je sursautai, reniflai de toutes mes forces et envoyai de la peinture rose partout. "Putain non, je me tape pas Leah. Seigneur, en quoi ça, ça rendrait qui que ce soit heureux? Je suis convaincu que sa chatte mord."

Jared plissa les yeux. "Alors peut-être pas Leah, mais je suis convaincu que tu te tapes quelqu'un. Pourquoi quelle autre raison te comporterais-tu comme un putain de boy scout."

"Un boy scout?" répétai-je avec scepticisme.

"Tu sais, comme un Bon Samaritain. Tu te prends d'amitié pour l'amoureuse des sangsues. Ça ne te ressemble vraiment pas, c'est comme si t'as un nouveau respect pour les femmes. Comme si c'était devenu important ou quelque chose de ce genre."

"Hey! Je ne me suis jamais montré irrespectueux envers les femmes, Jared," grognai-je. C'était Paul et lui les tombeurs de la Meutes. Peut-être plus maintenant pour Jared, mais il l'avait été. "Indifférent, oui, sans coeur, peut-être. Mais jamais irrespectueux. J'apprécie pas ton insinuation."

"Exactement. T'en as jamais rien eu à faire de ce que les gens pensaient. Moi, la Meute, personne d'autre que ta Momma," me dit-il en haussant un sourcil. "Pourquoi ça a changé?"

"Peut-être parce que j'en ai marre d'être vu comme un putain de trou du cul, sérieusement, j'ai toujours été un salaud? Parce que j'en avais aucune idée," dis-je en serrant mon pinceau trop fort, le brisant entre mes doigts.

Jared rigola, "Tu as toujours été un peu indifférent en ce qui concerne la vie privée de la Meute. Ce n'est pas aussi insultant que ça en à l'air, mais tu ne nous vois que comme des loups-garous." Sa voix s'adoucit, "On est des humains aussi. Je veux dire, je sais que t'es tout seul avec ta mère, et je sais que tu prends soin d'elle, qu'elle est ta vie. Mais, on est des ados Sam, certains d'entre nous vont encore au lycée. On a d'autres problème, et être un loup-garou ne fait que nous compliquer les choses."

Je soupirai, "J'essaye. Je suppose qu'on peut dire que je me suis réveillé. Je me suis transformé plus tard que vous, je n'étais plus un adolescent. Je ne sais pas comment me mettre à votre niveau, mais j'y travaille."

Jared sourit, "Et ben, qui que ce soit qui t'a réveillé, je l'aime bien."

"Je t'ai dit que je ne me tapai personne," râlai-je en l'éclaboussant de peinture.

Jared se moqua de ma détresse, "Bien sûr. Si tu le dis."


"Momma?" appelai-je en entrant dans l'arrière-boutique de la pâtisserie. Cette pâtisserie était l'autre bébé de ma mère. Elle s'était battu de toutes ses forces pour obtenir un emprunt, et elle se cassait le cul pour le rembourser. Elle était douée à ce qu'elle faisait, et elle m'avait apprit que travailler dur finissait toujours par payer. J'étais fier de ma mère.

"Hey mon sucre d'orge," répondit ma mère de derrière son mixeur industriel dont elle bougeait les manettes. "Qu'est-ce qui se passe, Sammy."

Je m'appuyai sur le plan de travail, les bras croisé. "Est-ce que je suis un trou du cul?"

Ma mère rigola, "Voilà une question difficile comme je n'en ai jamais entendu d'autre, bébé. Qu'est-ce qui ne va pas?"

Je soupirai. "Disons que j'ai juste reçu un choc. Il semblerait que ma Meute ait l'impression que je ne les vois que comme des loups."

"Ben, bébé, est-ce que t'as essayé d'apprendre à les connaître? Et je veux pas dire ce qui leur passe dans la tête, mais as-tu vraiment essayé d'apprendre à les connaître?" me demanda-t-elle en s'essuyant les mains sur son tablier.

Je haussai les épaules, "Ce n'est pas comme si je ne connais pas toute leur vie. Je veux dire, j'entends tout, je vois tout, et je ressens tout. Ça me ferait bizarre de leur poser des questions dont je connais déjà les réponses. Je n'aime pas...me montrer indiscret.."

Elle me sourit, de son sourire maternel que je connaissais et que j'aimais. "Peut-être que ce n'est pas de l'indiscrétion. Ce sont des enfants, Sam, ce ne sont que des garçons. Ils sont encore entrain de grandir, entrain d'apprendre. Si t'ajoutes leur lycanthropie à ça, ça complique les choses. Tu es leur leader, ils t'admirent. Tu es leur modèle." Elle s'interrompit. "Tu sais que je t'aime n'est-ce pas? Je ne veux que ce qu'il y a de mieux pour toi."

"Ouais, je sais," dis-je en la regardant attentivement. Elle ne m'avait rien dit que Jared ne m'avait pas déjà dit, bien que je devais bien admettre que ça me faisait mal de l'entendre de la bouche de ma mère. C'était comme jeter du sel sur une blessure, vous voyez?

"Bien, parce que je t'aime comme tu es, mais ce ne sera pas le cas de tout le monde. Donc garde ça à l'esprit et répond à ma question. Est-ce que tu veux que tes frères deviennent comme toi?"

Je soufflai bruyamment en entendant cette question. Si j'étais le trou du cul amer que tout le monde pensait que j'étais, voulais-je que mes frères soient comme moi? Non. Je voulais qu'ils soient heureux, et libre. Ils feraient mieux de prendre exemple sur Jacob. La Push n'avait pas besoin d'avoir six autres trous du cul. Leah, ben, y'avait pas d'espoir pour elle, elle était déjà une peau de vache.

"C'est bien ce que je pensais," me dit ma mère avant même que je ne puisse lui répondre. "Tu n'es pas quelqu'un de mauvais, Sammy. Tu as toujours été mon roc, d'aussi loin que je me souvienne. Depuis trop longtemps, bébé, je compte trop sur toi."

"Tu sais bien que ça ne m'a jamais dérangé," dis-je honnêtement, en étreignant rapidement ma mère. "Quelqu'un devait bien être là pour toi."

"Tout comme quelqu'un doit être là pour toi, Sam," me dit-elle doucement. "Tu n'as pas à tout supporter tout seul, bébé. Tu as un gros poids sur les épaules, et tu le portes sans te plaindre. Mais tout comme toi, je sais que tes frères sont prêts à le porter avec toi. Pas pour toi, mais avec toi. Tes frères sont là pour toi. Alors tout ce que tu peux faire c'est d'être là pour eux aussi."

Je soupirai et l'embrassai sur le sommet du crâne avant de me retirer dans le confinement solitaire de mon appartement. Ma mère avait raison. Mes frères ne m'avaient jamais déçu, quoi que je leur ai demandé. Être là pour eux était tout ce que je pouvais faire.

Je savais que ma Meute ne viendrait pas me voir pour me parler de leurs problèmes en un clin d'oeil. J'avais encore beaucoup à faire avant de mériter ça. Ce n'était qu'une question de confiance. Ils avaient besoin de me faire confiance, comme j'avais besoin de leur faire confiance. Bella avait besoin de me faire confiance, et peut-être que d'une certaine manière, j'avais besoin de lui faire confiance aussi. Je travaillais sur mes problèmes, un par un. Mais voir Bella, juste...respirer plus facilement, m'aidait. Notre lien se renforçait à chaque seconde que je passais avec elle. Elle se retrouvait toujours à mes côtés sans même s'en rendre compte.

Son attraction pour moi était aussi forte que la mienne pour elle, et je mourrais d'envie de tout lui dire. Mais j'avais tellement attendu, et tellement travaillé que je n'allais pas tout ruiner maintenant. Si je pouvais lui montrer qu'elle était tombée amoureuse de moi d'elle-même, pas à pas, alors la bombe qu'était l'imprégnation ne ferait peut-être pas trop de dégâts. Bella était têtue, ça je le savais. Il était hors de question que quelqu'un lui dise qui aimer.

J'étais sûr qu'Embry savait ce ce qu'il se passait, mais il semblait garder toute cette merde pour lui donc je n'avais pas été forcé de lui donner une injonction. Bien que j'avais allégé ses patrouilles et je m'étais assuré qu'il ne se retrouvait jamais avec Jacob. Emily continuait à me lancer des regards connaisseurs, et elle semblait s'être attaché à Bella. C'était préventif, pour Emily, Bella était déjà sa soeur.

Moi, cependant, je devenais impatient. Je voulais ma Bella maintenant. Mon corps me faisait littéralement mal de désir de la posséder. De plus d'une façon. Je ne voulais même pas penser à la marquer, je commencerais par l'appeler ma petite-amie..

Mais il était là. Le besoin. Je savais que si je ne la faisais pas mienne avant l'hiver, je risquai de me ruiner les mains. Vous voyez, les loups sont différents, ils ne se reproduisent pas au Printemps. Les loups se reproduisent en Hiver, entre décembre et février, et on était déjà presque en août.

Maintenant, je ne voulais pas passer pour un porc, mais c'était l'essence même de l'imprégnation. Le besoin de se reproduire, et putain, je suis un homme. Je ne voulais pas que des rapports sexuels de Bella, mais j'en voulais. J'étais même prêt à ignorer le fait que la sangsue l'avait eu en premier. J'attendrais jusqu'à ce qu'elle soit prête, naturellement, mais putain...elle me chauffait même sans essayer. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle ferait si jamais elle réalisait l'effet qu'elle me faisait.

Et puis, il y avait le désir de la marquer.

Comment expliquer ça?

Même si pour une raison ou une autre j'arrivais à lui expliquer que j'étais un loup-garou sans la faire flipper, je devrais ensuite lui parler de l'imprégnation. Et si même l'imprégnation ne la faisait pas fuir, alors il y aurait le besoin de la marquer.

Le besoin de la marquer me faisait flipper. Pourquoi y'avait pas un manuel avec un script pour cette merde? Qu'est-ce que j'étais censé lui dire? 'Hey, je vais te prendre en levrette pour pouvoir te mordre à l'arrière du cou pour que tout le monde sache que tu m'appartiens. Ça fait partie du truc, chérie, maintenant, penche-toi, on va faire des louveteaux.'

Pas vraiment romantique.

Sans mentionner qu'on devait demander la permission au Conseil Tribal de marquer son âme-soeur. C'est vraiment marrant d'être un loup.

Je supposai qu'il n'y avait qu'une seule façon de commencer. J'allais devoir l'inviter à un rendez-vous.


-Fin juillet-

"Sors avec moi," dis-je courageusement après avoir passé quarante minutes à me préparer mentalement, en me penchant sur le comptoir de chez Newton.

"Quoi?" me demanda sèchement Bella en faisant volte-face. Ses yeux s'étaient écarquillés à mes mots, et je ne pus pas m'empêcher de sourire. J'avais réussi à prononcer ces mots à voix hautes. Presque deux mois après mon imprégnation, certes, mais j'avais réussi. Bella et moi avions passé de plus en plus de temps ensemble, que ce soit avec la Meute ou sans. Nos déjeuners étaient même devenus des dîners, en de rares occasions, mais c'était resté amical.

"Allons au cinéma," suggérai-je d'une voix forte alors que Bella et moi regardions Mike grimacer. "Ce soir."

"Et Jacob?" me demanda-t-elle et je savais que c'était une question chargée. Je savais qu'elle me demandait ce qu'on devrait faire à son sujet, et au nôtre. Parce qu'il y avait un nous, bordel, enfin. Je choisis d'ignorer la vraie connotation de sa question et me contentai d'une réponse simple.

"Je sais avec certitude que Jacob est occupé ce soir," lui dis-je avec un sourire. "Il travaille."

Bella fronça les sourcils et essaya de retenir un sourire. "T'as prévu ça. Tu t'es assuré qu'il travaillait ce soir."

"Et alors? Sors avec moi," redemandai-je, et ces putains de mots étaient comme du sucre dans ma bouche. Si doux.

"Okay," couina-t-elle au bout de trois minute de silence que j'avais passé à la regarder. Elle était si mignonne quand elle réfléchissait à quelque chose. "Viens me chercher à dix-neuf heures. Charlie sera encore au boulot."

Je pâlis. Elle ne voulait pas que je rencontre Charlie? Je veux dire, je connaissais Charlie, mais je pensais qu'il devrait savoir que j'avais invité sa fille à sortir. N'avait-elle pas compris que c'était un rendez-vous?

"Okay, je suppose," boudai-je.


Dix-neuf heure n'arriva pas assez vite. Je me tenais sous le porche de Bella et sonnait impatiemment à la porte d'entrée, me sentant plutôt mal à l'aise en jean. Oui, j'avais mis un jean. Pour elle. Ça faisait genre deux ans que j'avais pas mis un pantalon et j'avais été surpris de voir que j'en avais toujours un. Je me demandai si elle le remarquerait.

"Hey, Sam," me dit-elle alors que ses yeux glissaient directement vers le bas de mon corps. "Tu portes un pantalon." Je suppose qu'elle l'avait remarqué.

"Et tu portes une robe," répliquai-je, un peu surpris. Je ne l'avais jamais vu en robe et elle était magnifique. L'avait-elle mise pour moi? J'aimais cette idée. J'aimais ses jambes aussi. Elles seraient pourtant plus belles enroulées autour de ma taille ou sur mes épaules, ou bordel, sur ses propres épaules. Peut-être qu'elle avait mis une robe pour que je puisse...

Putain non! Tu ne penseras pas à Bella comme ça, Sam, parce que si tu penses à elle comme ça...

Oh merde.

J'enfonçai immédiatement mes mains dans mes poches pour essayer de dissimuler mon érection bien voyante. Penser à toute les choses que je pourrais faire à son petit corps dans cette robe était une très mauvaise idée.

"Oh ouais. Je l'ai reçu par colis aujourd'hui, ma mère me l'a envoyé. Ensuite elle m'a appelé, m'a supplié de la mettre et de lui envoyer une photo." Elle rigola. "Je ne suis pas vraiment du genre à mettre des robe. Je suis trop maladroite. Je vais probablement passer la moitié de la soirée à avoir peur de trébucher et de montrer mes fesses à tout le monde."

"Je te promets que je ne te laisserais pas tomber." Même si je meurs d'envie de voir tes fesses.

Le film se passa aussi bien qu'un film pouvait se passer avec Bella Swan. Elle râla quand je payai pour les tickets, elle râla quand je payai pour le pop corn, et ensuite, elle choisit le film le plus gore possible. Elle me rendait vraiment confus. Mais là encore, j'étais juste vraiment content de ne pas avoir eu à subir quelque chose du genre 'N'oublie jamais' ou une autre merde de ce genre-là.

Elle coinça ses mains entre ses jambes pendant le film. Ça me rendit confus. Seigneur, j'aurais dû parler à Emily. Je ne comprenais pas les filles et je ne les comprendrais jamais. Leah n'était pas vraiment un excellent exemple de psychologie féminine donc elle ne m'était d'aucune aide. Était-ce quelque chose qu'elle faisait régulièrement ou l'avait-elle fait exprès? Pour éviter d'être gênée si j'essayai de lui prendre la main? Ne voulait-elle pas me tenir la main? Ça me faisait plutôt mal, et ça me donnait l'impression d'être une gonzesse. Jared avait eu raison, j'avais donné mes couilles à Bella.

Je fus sorti de ma spirale de questions lorsqu'elle posa sa tête sur mon bras. J'étais trop grand pour qu'elle atteigne mon épaule. Comme j'avais vu Jacob le faire au cours de cette désastreuses soirée film, j'enroulai mon bras autour d'elle et l'attirai contre moi, remerciant silencieusement quiconque m'écoutait qu'elle me permette au moins ça.


On se tenait devant chez elle à la fin de notre premier rendez-vous officiel, quand la lumière du porche s'alluma soudainement. Il ne fit aucun doute pour moi que c'était le petit signal du Chef pour nous dire qu'elle avait deux minutes pour rentrer. Ouais, j'savais comment réfléchissaient les papas.

"Tu vois ça n'a pas été trop bizarre," la taquinai-je en poussant doucement son bras. La vraie question c'était...est-ce que ça va devenir bizarre maintenant...

Elle éclata de rire, "Ouais, personne n'a vomi dans le seau de pop corn, donc c'est toujours ça de prit." Elle s'interrompit. "Tu n'as pas l'intention de disparaître pendant deux semaines, n'est-ce pas?" me demanda-t-elle d'une voix douce. Bien sûr, elle devait parler de Jacob et du temps qu'elle avait passé à me haïr.

Je soupirai, "Un jour, je vais t'expliquer ce qui s'est passé," lui dis-je honnêtement. Dès que je lui aurais expliqué tout le reste.

"Tu es quelqu'un de bien, Sam," me dit Bella en regardant ses pieds. "Un bon ami."

Mon coeur se brisa lorsque le mot ami s'échappa de ses lèvres. Ami. Putain. Putain. Putain. Mais je serais son ami si c'était ce qu'elle voulait. Si c'était ce dont elle avait besoin. Mais sérieusement, j'avais genre, les couilles les plus remplies de toute l'histoire des couilles remplies. Elle n'avait aucune idée de l'effet qu'elle me faisait.

Bella avait passé son temps à croiser et à décroiser les jambes au cinéma, et au bout de quarante-cinq minutes, j'avais su de quelle couleur était sa culotte. Et elle était noire, et en dentelle, et incroyablement minuscule. Et c'était pas comme si je m'attendais à ce qu'elle me taille une pipe sous son porche, mais je voulais vraiment qu'elle connaisse mes intentions. Seigneur, je sonnais comme un pervers même à mes propres oreilles. Mais putain, ça faisait mal. Un ami. Psh.

"Je fais de mon mieux," m'étranglai-je en balançant mon poids d'une jambe à l'autre. "Je t'aime bien Bella."

"Sais pas pourquoi," rigola-t-elle en choisissant d'ignorer ma déclaration. Ce n'était jamais une bonne chose. Elle me sourit et se mordilla les lèvres avant de se mettre sur la pointe des pieds pour embrasser ma mâchoire. Elle ne pouvait pas atteindre ma joue, mais ça ne comptait pas. Dès que sa bouche toucha ma peau, une décharge électrique traversa mon corps. Ça picota. Il n'y avait aucun autre moyen d'expliquer ça. Bella me faisait picoter.

Je soupirai. Elle fit mine de partir mais je la retins rapidement et me penchai pour lui retourner la faveur. J'embrassai sa joue, m'attardant un peu plus que nécessaire, juste pour respirer son shampoing à la cannelle. Je ne lui avais jamais demandé pourquoi elle avait changé de shampoing. Mais là encore, si elle découvrait que je savais qu'elle utilisait un shampoing à la fraise avant, ce serait bizarre. Le fait que je le renifle en ce moment-même était déjà étrange en lui-même.

"Je te verrais demain?" demandai-je en descendant de sous le porche.

"Tu me vois tous les jours, Sam, pourquoi tu me poses cette question?" rigola-t-elle en ouvrant sa porte d'entrée.


Nouvelles histoires postées:

-Besoin = Eric/Sookie

-Blessés = Sam/Bella

-Couvre-moi de sucre = Eric/Sookie

-Tourne le dos à la forêt = Quil/Bella

Jetez-y un coup d'oeil!


Prochain chapitre : Sérieusement, j'suis dans le bleu

[Mode Saw-v2 ON]

Vous voulez la suite ? Moi, je veux des reviews... Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

[Mode Saw-v2 OFF]