Me revoici pour un nouveau chapitre qui devrait plaire à certains, il rentre complètement dans vos attentes.
PBG, Pline84, Destination Darkness, Dinozzo-ncis, Cherish, Marguerite Roxton Jones :
vous êtes mes anges, mes muses. C'est pour vous que je m'active et donne tout ce que j'ai. Merci, merci, merci.
Place à l'histoire.
D'un geste rageur il jeta par terre le papier ponce qu'il utilisait depuis maintenant trois heures sans le moindre répit, puis se dirigea vers l'étagère où il saisit la vieille timbale en fer dans laquelle il se versa une bonne lampée de bourbon avant de se laisser glisser au sol, le dos appuyé contre l'armature du bateau en voie de construction. Il n'était pas réellement en état de travailler dessus. A moins de vouloir prendre le risque de l'endommager de façon permanente.
Trop de questions lui trottaient dans la tête, questions dont il n'avait pas la moindre ébauche de réponse. Et ça le rendait fou.
Il était en train de perdre son agent. Son second.
Et il ne savait pas comment y remédier ni même ce qui était la cause de tout cela.
Quelque chose avait dû se passer durant cette mission. Oui ça devait être ça. Il n'y voyait aucune autre explication.
Alors pourquoi son instinct lui criait-il de regarder dans une autre direction ? Ça n'avait aucun sens.
Et il était perdu.
Il y avait tous ces éléments qu'il avait récoltés aujourd'hui et qu'il ne parvenait pas à concilier avec la personnalité de son agent. Quelque chose manquait, quelque chose d'important, qu'il avait oublié et qui était la clé pour éclaircir tout ceci.
Les pièces du puzzle étaient là quelque part dans sa tête, sous ses yeux, mais ils ne parvenaient pas à les identifier complètement, à les faire s'emboiter.
Depuis cet après-midi son agent était devenu une énigme pour lui.
Règle numéro 5. Ne jamais rien prendre pour acquis, ne jamais supposer et extrapoler.
C'est pourtant ce qu'il avait fait avec son agent. Il avait pris pour argent comptant ce qu'il avait observé, sans jamais se poser de question. Pourquoi l'aurait-il fait ? L'homme était un livre ouvert, sans retenu quand il s'agissait de sa vie personnelle, et celle des autres par la même occasion. Il était avec Abby le plus expressif quant à ses émotions qu'il exprimait franchement, sans aucune gêne ni ambiguïté. Ce dont il devait le reconnaitre il était quelque peu envieux, lui qui n'était pas connu pour être quelqu'un de démonstratif, à la limite du sociable.
Et il y avait ces capacités qu'il savait exister chez son agent mais qu'il voyait être gaspillé par des enfantillages et une immaturité quasi-constante. L'homme était une vraie pile électrique, incapable de rester sérieux plus de quelques minutes, trouvant amusant de perturber et de distraire ses autres collègues juste pour combler son besoin d'attention et d'excentricité.
Ainsi soit-il ! Si l'homme trouvait du temps libre pour ces gamineries il allait lui trouver de l'occupation.
Il allait le guider, le canaliser, lui donner une ligne de conduite et l'y tenir. Même si pour cela il devait mettre en avant le deuxième B de son nom.
Même si pour cela il devait faire vivre un enfer à son second. C'était pour son bien nul doute qu'au final celui-ci le remercierait.
Il était bon il avait un réel potentiel. Il allait en faire le meilleur agent que le NCIS ait jamais eu.
Et tant pis si l'homme finissait par le détester, par le haïr.
Il avait été sergent-instructeur dans cette autre vie il savait comment mater les têtes brulés et les enquiquineurs.
Et c'est ce qu'il avait fait. Avec plus ou moins de succès.
Mais alors pourquoi cette barre au milieu du ventre quand il repensait à ces derniers mois ?
Son instinct qui à l'époque lui avait crié quelque chose dont il ne pouvait saisir les termes ni le sens.
Aussi jusqu'à ce matin l'avait-il délibérément ignoré, il l'avait mis de côté.
Car il avait vu DiNozzo enfin se focaliser sur le concret il l'avait vu se calmer, se mettre en retrait pour mieux se concentrer, du moins il espérait que c'était pour ça. Il ne parlait plus pour ne rien dire, plus aucune référence de film ou de fille d'un soir. Et il se surpassait dans les enquêtes, trouvant des pistes, des scénarios que personnes d'autre, pas même lui, n'auraient envisagés et qui bien souvent se révélait justes. L'ambiance était certes moins joyeuse et bien plus tendue dans l'office mais ce qu'elle avait perdu en bonhommie elle l'avait gagné en professionnalisme.
Non, vraiment il n'avait jamais regretté son comportement avec l'autre homme. Bon pour être honnête il s'était parfois demandé s'il n'allait pas trop loin, il avait eu l'impression de le pousser dans ses retranchements, de le rembarrer inutilement, de se montrer particulièrement injuste voire tyrannique. Mais surement l'autre le lui aurait signifié. Il se serait rebiffé. Il ne voyait pas Tony accepter quelque forme de maltraitance ou d'humiliation de bon cœur.
Et quand bien même McGee et David seraient intervenus, ils seraient venus défendre et soutenir leur équipier si cela avait trop débordé, comme il avait vu Tony procéder dans le passé quand la situation était inversée.
Non. Son instinct devait être deréglé.
Et puis il y avait eu cet après-midi. Et sa perception des choses avait radicalement changée. La vision que son agent lui avait toujours renvoyée – quelques bribes avant Mexico et en totalité depuis, était à présent complètement erronée.
Et il n'aimait pas cette nouvelle facette.
Maintenant qu'il avait pris du recul la rage ressentit dans l'après-midi avait laissé place à l'inquiétude.
Il avait eu peur, non il avait été terrifié quand il avait vu Tony perdre son calme et se transformer sous ses yeux en quelque chose qu'il n'était pas, qu'il ne voulait pas qu'il de l't ce qu'l avait été tétanisé par la terreur quand il avait vu Tony perdre son calme et se mettre à courir dans to
Il l'avait vu en mode justicier kamikaze, une lueur dur et farouche dans le regard, la mâchoire ferme et déterminée. Et tant de fureur. Et tant de douleur. Si ces années dans l'armée puis à l'agence lui avait jamais appris quelque chose c'est que ces mêmes émotions mélangées ensemble faisaient une très très mauvaise combinaison. De celle qui devenait vite instable et particulièrement explosive.
Et quelque part cela lui avait permis d'ouvrir les yeux et ainsi d'appréhender son agent sous un autre angle.
Et il se serait donné une bonne claque sur la tête s'il avait eu le bras plus long.
Car tout ce qu'il avait cru comme authentique et avéré se retournait contre lui.
Son agent n'était pas, et n'avait jamais été à la recherche d'une quelconque attention farfelue et démesurée. Il n'était pas cet éternel adolescent machiste et irréfléchi. Insouciant, indifférent et détaché des choses de la vie et de ce qui se passait autour de lui.
Non ! C'était même tout le contraire.
Et son agent était sur la pente raide. Et il la dégringolait dans le mauvais sens. Et il touchait au bout. Sans que personne n'ai rien vu venir, n'est rien remarqué.
Avant aujourd'hui.
Son agent craquait sous la pression, au point de se défouler sur lui, devant témoin. Au point de se montrer cruel et mesquin, allant jusqu'à mentionner sa femme et sa fille. Au point de le défier et de refuser toute autorité. Au point de délibérément mettre sa vie en danger.
Il ne voyait que deux explications possible à un tel déferlement de d'oppositions et de dissensions.
Soit Tony était vraiment stupide, et s'il y avait une chose dont il était sûr à 100% c'est que Tony était loin très loin de l'être. Soit il était suicidaire, momentanément ou de façon plus permanente.
Et là c'était embêtant. Il ne voulait pas d'un second qui pète les plombs au milieu d'une enquête mettant en péril son existence mais aussi celles des autres. Cela serait fâcheux.
Bon, d'accord ! Qui croyait-il tromper ? Non il ne le voulait pas pour une tout autre raison. Qui lui était propre, qui tenait de l'ordre de l'émotionnel, du personnel. Il appréciait le jeune italien, il y était attaché. Et même s'il l'avait oublié, s'il ne se rappelait pas tous les faits, il savait que le jeune homme avait joué un rôle important dans sa vie. Et qu'à sa façon il le faisait toujours.
Et il avait fallu les évènements éprouvant de l'après-midi pour qu'il finisse par se l'avouer. Et par l'admettre.
Il ne voulait pas qu'un appel au milieu de la nuit l'informant que son agent avait fini par avaler son arme de service ou ingurgité un flacon vienne mettre fin à tout ceci. Il n'était pas sûr qu'il puisse se relever une nouvelle fois. Qu'il puisse supporter une autre disparition.
Il aimait le jeune homme sûr de lui, impétueux, impertinent, fier, celui qui n'hésitait pas à le contester, à lui dire sa façon de penser quand cela était nécessaire.
Pourquoi diantre avait-il eu besoin de le changer. Pour quelques instants de calme ? Pour retrouver sa mainmise sur une autorité qu'il pensait être compromise ou diminuée? A bien y regarder Dinozzo n'était pas plus doué qu'auparavant il était juste devenu différent. Et infiniment plus inquiétant.
Saisi d'une brusque intuition il se redressa et monta les marches quatre par quatre. Il ne pouvait pas laisser les choses se détériorer davantage. Il n'avait que trop longtemps laissé tomber son second. Il était temps qu'il retrouve le sens de l'adage semper fi. Il y consacrerait les dix prochaines années si nécessaires. Et si l'autre homme le rejetait, refusait sa main tendue, ce qu'il reconnaissait être dans son droit mais qu'il redoutait néanmoins, il persévèrerait jusqu'à y voir une brèche suffisamment grande pour s'y engouffrer. Il n'allait pas l'abandonner. Une nouvelle fois.
Tandis qu'il se dirigeait à vive allure vers le hall d'entrée, avec toute la détermination et la fougue dont il était capable, il décrocha au passage le trousseau qui pendait là depuis …. il ne savait pas exactement combien de temps. Mais ce n'était pas ça qui importait. Non l'important était de qui il provenait et surtout la porte dont l'une des clés permettait l'ouverture.
Et c'est le pied écrasé sur la pédale d'accélération qu'il traça son chemin vers ce petit appartement de la banlieue sud de Washington DC. A cette heure de la nuit il ne croisa que des taxis qui revenaient de leur dernière course et quelques voitures de police qui faisaient leur ronde tardive.
Les rues de la capitale étaient siennes et il allait les utiliser comme telles. Maintenant qu'il s'était engagé, qu'il avait trouvé l'impulsion il ne lui tardait que trop d'arriver à destination.
Et tant pis si on était au milieu de la nuit.
Si il allait le réveiller, il s'excuserait tout simplement.
Après tout c'est ce qu'on faisait, entre amis.
Voilà pour aujourd'hui.
Alors j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne d'abord : j'ai commencé la rédaction du prochain chapitre, lequel sera bien plus long que celui-ci.
La mauvaise ? Je risque d'être très occupée cette semaine et par conséquent je ne pourrais pas travailler dessus comme je le voudrais. Aussi ne vous attendez à le voir être publier avant au moins une petite semaine. Voir deux. Pas tuer moi s'il vous plait ! Le Dr Pitt était déjà pris je ne peux donc pas m'en servir comme bouclier. Alors juste n'oubliez pas c'est moi qui rédige l'histoire …
Reviews quand même ?
