Bonjour tout le monde,

Je suis désolée pour mon retard ! Vraiment !

Sans tarder je vous mets la suite, rien de bien passionnant dans ce chapitre, mais je mettrai la suite d'ici mercredi ^^

Merci pour votre patience et vos reviews

Bsxxx

Chapitre 6 : Une Hermione omniprésente

Le lendemain matin, Draco fut réveillé par un hibou bien matinale:

Draco,

Voilà quatre jours que tu es chez ces sangs de bourbe et ces moins que rien, ta mère et moi, nous sommes sidérés que tu es mis ton nom. Bien que tu n'étais pas au courant.

Quand nous avons appris que c'était cette sang-de-bourbe qui devait venir, nous avons été bien entendu dégoûtés, je veux que tu la rabaisses le plus possible pour lui faire comprendre où est sa place par rapport à la tienne. Qu'elle n'est rien et qu'elle resterait une parfaite traînée. En tout cas ta décision de faire deux semaines chez elle, un mois au manoir et deux semaines chez elle a été la meilleure qui tu n'ais jamais eu. Cela te paraîtra moins long de venir au manoir, de plus j'ai une mission pour toi le jeudi 4 août, tu ne pourras pas refuser.

Lucius Malfoy

Rien de tel qu'une lettre de son père pour vous mettre de bonne humeur le matin. Il fit ses exercices puis descendit. Personne. Les Granger n'étaient décidément pas des gens matinales.

« Tu es tombé du lit ?

- Madame Granger ?!

- Eh oui ! J'ai tellement eu l'habitude de me lever tôt que maintenant je le fais automatiquement. Je vois que toi c'est la même chose.

- Mon éducation a été assez stricte. Avoua-t-il.

- Même si tu ne me l'avais pas dit je l'aurais deviné.

- Au fait je voulais vous dire que vos gâteaux étaient délicieux, je me suis régalé. »

Même s'il était sang pur, il se devait de complimenter son hôtesse.

« Il en reste si tu veux. Ils sont là bas.

- Merci. En voulez-vous ?

- Je me laisserai bien tenter par une part de gâteau au chocolat, Hermione sait que c'est mon préféré. Vois-tu ce n'est pas moi qui est fait ces gâteaux c'est Hermione.

- Elle m'a dit que c'était…

- Des recettes de grand-mère. Reprit-elle. Oui mais c'est Hermione qui a fait les gâteaux, je lui ai tout appris. Elle parvient à rattraper n'importe quelle mixture, ou à faire des choses en sachant le goût ou les effets des ingrédients. »

Grâce à cette petite discussion, Draco comprit comment Granger parvenait à une potion parfaite, elle avait juste apprit tous les ingrédients, leurs effets et tous ce qui pouvait l'aider. Et ce don n'avait rien de magique. C'était grâce à sa grand-mère.

« Hermione est très présente on dirait.

- Oui, même si tu crois qu'elle travaille tout le temps, quand nous sommes tous ensemble, elle met quelques jours pour se lâcher. Hier tu as pu le remarquer. Fit-elle avec un sourire en coin. Elle sait tirer profit de toutes les personnes qui l'entourent. Elle est la fierté de toute notre famille.

- C'est pour ça que Clara la déteste.

- Il y a toujours eu une rivalité entre elles. Avant Clara était la première partout, la meilleure, mais quand Hermione a grandi, elle est devenue la deuxième, Hermione a une facilité pour tout apprendre et retenir. Donc Clara attaque Hermione sur le physique. Hermione ne prête pas attention à ça, et je pense qu'elle a raison, en même temps elle peut être très belle quand elle le veut. Mais je crois que ses cousines la poussent trop alors elle ne veut pas.

- A ce que j'entends, vous êtes fière de Hermione.

- Oui, ne le dis pas, mais c'est ma plus grande fierté. Je sais même des choses que ses parents ignorent ou alors ils ignorent que je le sais. Comme par exemple qu'elle a quelque chose en commun avec toi. »

Draco fronça son regard.

« Je ne comprends pas.

- Qu'elle est une sorcière. Murmura-t-elle. »

Draco écoutait attentivement tout ce que la vieille dame disait, cela ne le dérangeait pas en réalité, et loin de là. La grand-mère de la Gryffondor pouvait-être attachante, tout comme Olivia et les autres Granger. C'était lui qui restait distant, mais ça il n'y pouvait rien c'était ainsi, il avait été élevé pour se méfier de tout et tout le monde. Alors il ne se confiait que très rarement voir jamais. En y repensant, Granger se confiait plus à sa mère en une journée que lui. Sa mère le destinait à être un homme d'affaire riche et puissant et son père ajoutait craint. Pas de sentiment dans les deux cas, et pas d'attachement possible par conséquent.

« MAMIE. S'écria la petite Olivia arrivant dans la salle, alors qu'elle était dans les bras de son père à peine réveillé.

- Oui ma petite chérie. »

La petite lui fit un gros bisou baveux, et serra sa grand-mère très fort dans ses bras. La vieille dame tenait son arrière petite fille serrée contre elle. Ce fut quelques secondes plus tard un raz de marée de Granger, mais toujours pas de Gryffondor.

« Je crois que ma chère petite fille a veillé tard et qu'elle fait la grasse matinée.

- Mamie ze peux aller chercher Mione ?

- Oui ma chérie. »

La grand-mère allait se lever :

« Laissez-moi y aller madame. Je vais m'occuper d'Olivia.

- Bien. »

La petite sauta tout de suite dans les bras du blond, lui fit un gros bisou et un câlin, comme elle le faisait à tout le monde. En tout cas Draco resserra son étreinte et finalement il confia son plan à la petite qui applaudit :

« T'es prête ?

- Oui.

- Alors chuttt… »

Il ouvrit doucement la porte, il vit Granger endormie, elle portait un tee-shirt trop large et il supposait un short. Ses draps étaient parterre. Il s'approcha et au moment où il allait laisser tomber la petite sur sa cousine. Elle se releva d'un coup en criant un « Bouh ». La petite eut un cri de surprise tandis que Draco resta de marbre. Olivia fut prise de hoquet. Lui qui avait voulu énerver Granger, il n'avait pas réussi. Au contraire, ce fut lui qui fut agacé et cela pendant plusieurs jours, s'ils faisaient des jeux il devait faire équipe avec la jeune femme, s'il discutait avec quelqu'un elle apparaissait dans la discussion ou alors elle était présente. Il ne passait que très peu de temps sans qu'il n'y ait le prénom de la Gryffondor de prononcé. Cependant il dut avouer que la jeune femme se lâchait de plus en plus, bien que le matin ils faisaient leur devoir, elle s'amusait et plaisantait beaucoup plus. Au grand malheur de Draco qui parfois aurait préféré rester coucher. La petite Olivia ainsi que Chris restaient souvent avec lui. Avec Chris ils discutaient souvent et il avait l'impression qu'ils se comprenaient voir même qu'ils étaient du même milieu. Par contre avec le petit bout c'était une autre histoire, Chris était son « tonton » préféré, elle ne le quittait pour ainsi dire jamais et elle semblait beaucoup apprécier Draco aussi.

« Co ! Tu dors ?

- Non. »

Elle se replongea sur son dessin, qui représentait un soleil et le manoir apparemment.

« Qui c'est ? Questionna Draco en pointant son doigt sur les petites personnes.

- Moi…toi…Chris…Mione.

- Et les autres alors ? Ton papa, ta maman, ta mamie, ton papy…ils sont où ?

- Euh…ils sont pas là. »

Il regarda bien le dessin et remarqua un léger détail :

« Dis c'est qui c'est deux là ?

- Toi et Mione.

- Pourquoi ils s'embrassent.

- T'es l'amoureux de Mione.

- Viens mon amour. Minauda Hermione qui arrivait à cet instant là. »

Heureusement pour elle, elle ne l'enlaça pas, elle fit pire, elle déposa un bisou bruyant sur la joue de Draco, qui se força à sourire. Hermione le voyait, ou du moins il était gêné. Sa cousine cria un semblant de « j'avais raison » tout en sautant sur le sofa.

« Voyons mon amour je veux mon bisou. »

Elle lui tendit sa joue en pensant qu'il ne le ferait pas. Elle eut tort, il l'embrassa.

« Je le savais. Hermione et Draco sortent ensemble. Cria Peter. »

Hermione le fusilla du regard.

« Mais non…

- N'essaye pas de te justifier.

- Tiens. »

Clark lui tendait un billet.

« Vous avez parié sur mon dos. S'outra Hermione.

- Pas vraiment, c'était à celui qui avait raison, Pet' avait raison!

- Je ne sors pas avec Draco.

- Je confirme c'était pour Olivia. Appuya Chris.

- Pet' rends-moi ça.

- Tu rêves. »

Peter courut, poursuivit par Clark qui lui hurlait de lui rendre son billet. Granger prit sa cousine sur ses genoux et commença à jouer avec elle. Draco posa ses bras sur le dossier du fauteuil et mit sa tête en arrière.

« Co je peux te coiffer ? »

Il n'eut pas vraiment l'occasion de répondre, après tout, il savait qu'Olivia allait le faire.

« Pourquoi toujours moi ? Demanda-t-il.

- Dieu seul le sait. Répliqua Hermione. Ne t'inquiète pas tout le monde y est passé.

- Très rassurant en effet. »

Il se retrouva affublé de nœuds, de pinces. Il aurait sourit à la petite si Granger ne se moquait pas de lui. Elle n'aurait jamais imaginé Malfoy ainsi, bien qu'il ne soit pas ravi qu'elle se moque de lui. Il se levait pour aller ailleurs apparemment. Elle le laissa partir et le suivit, il se dirigeait vers le premier, plus précisément dans la salle de bain. Elle entendit quelques secondes plus tard l'eau couler. Hermione s'approcha sans bruit, ouvrit un placard, prit une serviette et attendit que le Serpentard ait fini.

« Eh merde ! »

Il cherchait à tâtons une serviette alors Hermione la lui tendit.

« Merci. Siffla-t-il.

- Fâché ?

- Non pourquoi ? Questionna-t-il alors qu'il séchait rapidement ses cheveux.

- Je ne sais pas, parce que tu as l'impression que tu viens de te rendre ridicule, parce que je me suis moquée de toi, ou encore parce que tu crois que je vais tout raconter arrivé à Poudlard.

- Pour te dire vrai, je m'en fiche complètement, parce que personne ne te croira. Si je me dépêche de retirer ça, c'est parce que sinon mes cheveux vont dresser après.

- C'est ça je vais te croire. Railla-t-elle. C'est juste que tu ne voulais pas voir mes chers cousins comme ça.

- Aussi. »

Il finit de sécher ses cheveux d'ange. Hermione pouffa de rire en voyant la tête de Malfoy mal coiffé. Elle se retint de peur qu'il s'énerve.

« Je te fais si peur pour ne pas que tu te moques de moi ? Se moqua-t-il.

- Non, c'est juste que je n'ai pas envie que tu fasses une scène…

- Est-ce que j'en ai fait une tout à l'heure ? Rétorqua-t-il.

- Non.

- Alors ! Le pacte est toujours en vigueur ! Je joue le jeu mais n'abuse pas non plus.

- Je fais plaisir à ma cousine. »

Ils allèrent dans sa chambre, Draco peigna rapidement ses cheveux les sécha et d'un coup de baguette les plaqua. Il se tourna et vit Hermione allongée sur son lit, les bras sous la tête regardant le plafond.

« Ca va ?

- Très bien. Et toi ?

- Bien. »

Il se laissa tomber à coté d'elle, ce qui les fit rebondir sur le lit.

« Tu te rappelles qu'après demain nous allons sur le Chemin de Traverse ?

- Oui, je l'ai dit à ma mère. Comment y allons-nous ?

- En transplanant. Tu sais transplaner ?

- Oui mais bon ça fait longtemps et c'était le jour de l'examen. »

Un silence pesant se fit sentir:

« Tu sais, tout ce que je t'ai dit pendant ces six dernières années…

- Ne dis pas que tu ne pensais pas ce que tu disais.

- Non c'est vrai.

- Moi en tout cas je ne regrette pas le coup de poing. Plaisanta-t-elle.

- Je crois que je ne t'ai jamais autant maudit après le coup de poing.

- Moi je t'ai toujours maudit et tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que je n'ai pas compris en arrivant dans un nouveau monde, pourquoi on me montrait du doigt, je comprenais qu'on pouvait ne pas m'apprécier parce que j'étais première partout…mais je ne comprenais pas pourquoi on m'insultait parce que j'étais différente. Ron m'a vite expliqué. Mais avec le temps je me dis que ce n'est pas ta faute parce que tout simplement tu as été éduqué ainsi.

- Granger, j'ai une question qui n'a pas de rapport mais bon…je sais même pas comment je vais te poser la question…comment ça se fait que vous vous entendiez si bien, toi…Weasley et Potter ?

- Je ne sais pas, notre amitié marche aux sentiments on sent ce que les autres veulent, ressentent. Je les considère comme mes frères. Je peux même pas te dire comment c'est arrivé. Ron et moi on est souvent entrain de se disputer mais Harry est l'équilibre, quand c'est Ron et Harry c'est moi l'équilibre. Bizarrement Harry et moi, on ne s'est jamais disputés ou très peu. En tout cas c'est pour te montrer qu'on ne l'a pas choisi cette amitié, et franchement je ne pourrais pas vivre sans. Je sais que je ferai tout pour eux et pareil pour moi. Je ne doute pas d'eux.

- Je crois que c'est ça qui différencie un Serpentard et un Gryffondor. Un Gryffondor qui a des sentiments pour quelqu'un peu tout faire pour lui juste par amitié. Mais un Serpentard, lui, il préfère penser en premier à lui, si aider quelqu'un c'est aussi s'aider alors il le fera. Un Serpentard ne fait rien pour une personne s'il n'y a pas de lien magique, un mariage, le sang. Vous vous foncez tête baissée, le cœur vaillant. Ironisa-t-il.

- On est pas des chevaliers non plus.

- Vous n'agissez pas pour l'honneur ou le pouvoir.

- S'il te plait ne nous mets pas tous dans le même panier. Certains de Gryffondor sont peu recommandable. Certains élèves sont à Serpentard juste parce qu'ils sont rusés et non pas parce qu'ils ont du sang pur…enfin tu vois ce que je veux dire.

- Oui. Mais je me dis que les personnes ont une double personnalité, celle qu'ils veulent montrer et leur véritable personnalité. »

Hermione ne comprit pas le rapport avec la discussion. Le temps qu'elle commence à lui poser la question Hermione était déjà seule dans la chambre du Serpentard. Voilà une semaine que les deux se côtoyaient et il n'y avait pas encore eu trop d'accrochage. Ils s'entendaient plutôt bien avec ou sans présence autour d'eux, selon l'opinion de Hermione. Ils parvenaient à s'amuser ensemble grâce à Olivia et Chris. Draco comprenait mieux comment Granger arrivait à être la meilleure. Hermione, elle, cernait mieux l'être qu'était Malfoy, du moins elle essayait. Pourtant les deux jeunes adultes étaient tous les deux encore bien mystérieux pour l'autre. Ils se posaient encore des questions sur la personne avec qui il devait vivre deux mois. Deux mois qui étaient déjà bien partis. Le fait est que la demeure Granger soit si accueillante que les personnes y vivant ne pouvaient que se sentir bien et que cela apaisait les mœurs. Cependant le manoir Malfoy ferait-il le même effet ? Lucius Malfoy ne s'attendait peut-être pas à ce que Granger et lui s'entendent aussi bien. De plus, Draco ne rabaissait pas la Gryffondor et il ne la traitait pas comme une moins que rien. Chacun laissait de coté son animosité et c'était ça le principal, puisque c'était une des clauses du pacte. Pourtant ils gardaient le réflexe de s'appeler par leurs noms quand ils étaient seuls.