Bonjour tout le monde,
J'espère que vous allez bien.
Voici la suite de cette fic ^^ : Hermione est chez les Malfoy et elle passe sa première journée au manoir…
J'espère que ca vous plaira toujours autant.
Passez de bonnes vacances
N'oubliez pas les reviews svp ^^
Bonne journée
bsxxx
Chapitre 10 : Un mois dans la peau d'une noble !
Draco était avec ses parents pour le petit déjeuner qui ne commençait qu'une demi-heure plus tard.
« La soirée d'hier s'est plutôt bien déroulée.
- Par je ne sais quel miracle.
- Lucius, voyons, cette jeune femme a réussi là où tout le monde aurait échoué.
- N'exagère pas.
- Tout le monde nous a demandés qui était celle qui accompagnait Draco, sa famille et surtout ils ont vanté ses manières irréprochables.
- Qu'en penses-tu Draco ?
- Je pense que mère a raison.
- Elle aurait très bien pu nous ridiculiser. Reprit Narcissa.
- Typiquement Gryffondor.
- Justement depuis quelques années les Gryffondors et les Serpentards sont ennemis, elle aurait pu se venger. Elle ne l'a pas fait, elle nous a honorés.
- Honoré ? S'énerva Lucius. Nous l'honorons de l'héberger, de l'amener avec nous.
- Les Hederman lui ont demandé si elle venait à leur soirée, ce qu'ils n'ont jamais fait.
- Vous lui avez tout appris, elle a eu une semaine.
- Nous ne lui avons donné la base. Informa Draco.
- Draco tu es en train de vanter les mérites de cette fille qui est censée être ton ennemie.
- Elle l'est toujours mais j'ai passé toute une semaine avec elle et la soirée, je peux vous dire qu'elle n'a jamais fait un faux pas et qu'elle a tout fait pour tout apprendre. »
Même si tout cela l'avait fortement agacé.
« Mais c'est une sang…
- Cette jeune femme n'est peut-être pas une sang-pur et bien que je pense qu'ils nous sont inférieurs, elle n'a pas mérité que tu l'insultes. De plus elle est peut-être de sang-impur mais elle est aussi un atout.
- Et comment ? Questionna-t-il avec une certaine ironie dans la voix.
- Cette jeune femme est la meilleure amie d'Harry Potter. Si un jour Vous-Savez-Qui est détruit cette jeune femme peut nous être très utile même si sa naissance n'est pas pure. Sans oublier qu'elle est la meilleure élève de Poudlard, que sur cinq écoles en concours elle a eu la meilleure note ce qui lui promet un avenir brillant et prometteur qui peut nous être tout aussi utile. »
Cet argument fut de poids Draco en était conscient, il avait déjà réfléchi à tout cela avec sa mère, raisons pour lesquelles il gardait et devrait garder une bonne entente avec elle :
« Tu veux pousser Draco à la considérer comme une amie ?
- Elle croit que je m'investie, que je suis sincère, elle ne se doute pas un seul instant que je fais tout ça dans le seul but de me rapprocher. Et je lui ai fait croire que si elle se faisait remarquer tu me torturais. Sa naïveté m'étonnera toujours. Comment peut-elle penser que je puisse être ainsi sans arrière-pensée.
- Dans ce cas, si vous êtes si sûrs de vous, nous en reparlerons plus tard. Elle ne devrait pas tarder…si elle est ponctuelle.
- Elle le sera. »
En effet, quelques minutes plus tard elle arrivait; gênée, par ce silence cérémonieux.
« Vous êtes à l'heure Miss. Asseyez-vous je vous en pris. Draco. »
Il se leva fit le tour de la table et lui présenta la chaise. Vêtue d'une robe pourpre les cheveux détachés elle s'assit et fit un petit signe de tête au jeune homme pour le remercier. Le petit déjeuner fut silencieux jusqu'à ce que les deux Malfoy laissent Hermione et Madame Malfoy.
« Suivez-moi Miss.
- Où allons-nous ?
- Vous choisir une tenue. Cet après-midi nous allons chez les Thompson.
- Draco ne m'a rien dit.
- Draco ne viendra pas, il doit aller avec son père donc vous viendrez avec moi.
- J'espère que hier je ne vous ai pas posé de problèmes.
- Ne vous inquiétez pas pour cela, Draco vous aurait dit ce qu'il n'allait pas.
- Cependant je ne comprends pas quelque chose, je pensais qu'on allait me demander un lien de parenté avec une quelconque famille.
- Personne ne se doute que vous n'êtes de famille au sang-pur, mais nous n'avons pas dit que vous étiez de sang-pur. »
Hermione acquiesça.
« Revenons à nos hiboux. Cet après-midi nous serons en compagnie de femmes qui parleront des rumeurs qui circulent.
- Cela vous ennuierait-il ? Questionna Hermione.
- Un peu, ces femmes ne savent pas parler de choses intéressantes. »
Madame Malfoy s'assit dans le fauteuil dans la chambre de Hermione. Elle leva sa baguette et plusieurs robes défilèrent :
« Vous choisirez une de celles-ci.
- La parme ou la bleue. »
Madame Malfoy eut un petit sourire…en coin…pour changer…le même que son fils.
« Ai-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?
- Miss, il faut que vous ayez plus confiance en vous.
- J'essaierai.
- Vous devez y arriver. Le seul conseil que je puisse vous donner pour cet après-midi et de ne pas faire de remarque même si le sujet vous déplait, mais vous le verrez bien assez tôt. Restez près de moi et tout ira bien. »
Hermione ne dit rien. La femme qui était près d'elle commençait à gagner sa sympathie elle le sentait.
« Je dois vous dire Madame Malfoy que je n'aurai jamais pu imaginer que vous puissiez m'aider.
- Les choses ne sont jamais comme nous les aurions imaginées. J'ai oublié de vous dire, tous les ans Draco participe à tous les galas et toutes les soirées, cette année ne pourra et ne devra pas faire exception, c'est pour quoi j'aimerai que vous soyez présente à toutes ces occasions même quand vous serez chez vos grands-parents.
- Bien.
- Je pense que monsieur Weasley y sera lui aussi ainsi que plusieurs de vos amis.
- Mais hier seul Ron était présent.
- Ne croyez pas que toute la noblesse est invitée à chaque fois, il y a ou non des affinités entre les familles. Nous sommes rares à être invités à toutes les soirées. »
Hermione ne savait plus trop quoi dire, Narcissa imposait le respect…un peu trop, et cela l'intimidait.
« Choisissez une robe et allez vous changer. »
Hermione regarda les deux robes puis finalement elle prit la bleue.
« Pourquoi avez-vous choisi la bleue ? Questionna-t-elle une fois que Hermione fut changée.
- La bleue est moins osée…enfin vous voyez, elle est plus adaptée pour le thé.
- Vous apprenez vite miss.
- Vous avez essayé de me tester.
- En effet, mais comme d'habitude vous vous en êtes sortie sans faute. Je vais vous laisser vous maquiller et vous coiffer. Le repas est servi à 13h. Cela vous permettra de visiter le manoir. »
Elle semblait avoir lu dans ses pensées.
« Mais n'allez pas dans les sous sols, vous vous perdriez. Moi-même je n'y vais que rarement. Si vous vous perdez appelez Dootsy, elle peut vous aider pour tout.
- Merci beaucoup. »
La Lady se leva élégamment, sa robe volant derrière elle. Hermione dépêcha de se coiffer et de se maquiller, enfila ses chaussures et sortit tranquillement. Elle pensait que le manoir était bien plus petit que cela, elle se trompait lourdement. En tout cas, par le plus grand hasard, elle trouva la bibliothèque. Elle fut ébahie, la bibliothèque devait être aussi importante que celle de Poudlard sans compter la réserve. Tous les livres étaient sur les murs. Elle faisait deux étages, Hermione était au premier étage, elle était sur une passerelle, un balcon, ce qui lui permettait d'avoir une vue globale. Elle ferma la porte et remarqua que la porte était couverte de livres. Mais elle ne put l'ouvrir. Elle regarda un peu partout mais ne trouva pas d'escalier. Alors elle regarda les livres qu'elle contenait : il y avait de tout. Elle remarqua des livres plus vieux. La miss-je-sais-tout qu'elle était, curieuse de voir le livre n'eut pas le loisir de se pencher qu'un bout de la passerelle l'approcha du livre. Mais intriguée, elle pensa qu'elle voulait descendre ce que la passerelle fit.
« Tu t'amuses bien ?
- Tu es là depuis quand ?
- Depuis une demie-heure si tu veux savoir. »
Malfoy toujours installé dans un fauteuil, leva son regard du livre :
« Je savais que ton radar de livres t'amènerait ici.
- Tu m'attendais ?
- Non. Je lisais.
- Je pensais que tu étais avec ton père.
- Comme tu l'as dit, j'étais, et comme tu peux le voir je lis.
- Oh ! Mais désolé monseigneur ! »
Elle regarda tout au tour d'elle.
« Rechercherais-tu la sortie ? S'amusa-t-il.
- Je suppose que les portes sont comme à Poudlard.
- Tu sous-entends qu'elles bougent ? En effet.
- Mais figure toi que je ne cherchais pas la sortie, je regardais tous les livres que tu as.
- Impressionnée ?
- Un peu, je ne pensais pas que vous puissiez avoir autant de livres.
- Ce n'est pas parce que nous sommes riches et nobles que nous sommes…
- Tu ne comprends pas ce que je veux dire. Je suis impressionnée par le fait que vous ayez autant de livres qui sont si vieux. Je suis sûre que la plupart sont des pièces uniques.
- Ton coté miss-je-sais-tout revient au galop.
- La ferme ! Au moins moi je ne suis pas une fouine albinos ! Le taquina-t-elle.
- Arrête Granger, tu pourrais presque devenir vexante !
- Ce que tu as cessé d'être à force de me rabattre la même chose. Je peux emprunter des livres ?
- Il va falloir que tu t'occupes. Il y a un peu de tout, magie noire et blanche, potions, métamorphose, histoire de la magie, etc. etc. Tu peux prendre ce que tu veux…même la magie noire. »
Granger s'approchait des livres et les effleurait du bout des doigts :
« Vois-tu, pour moi il n'existe pas de magie noire. Fit-elle calmement…La magie est neutre enfin grise, sa couleur ne dépend que des actes de la personne qui en fait usage.
- On dirait que tu as étudié la question.
- Pas vraiment. Répliqua-t-elle doucement toujours entrain d'effleurer les livres. Pour moi je crois que ça a toujours été comme ça. J'essaye de ne pas juger une personne sur les simples apparences ou sur ce qu'elle veut montrer, mais parfois c'est dur. »
Pour la première fois de sa vie Draco écoutait son ennemie avec un tant soit peu d'attention.
« Que cherches-tu Granger ?
- Un livre.
- Sérieusement !
- Je ne sais pas. J'ai fini mes devoirs, je n'ai pas encore acheté les livres pour cette année…Quand irons-nous ?
- Dans une semaine. Granger pourrais-tu choisir un livre, tu m'agaces d'être débout. Et pourquoi touches-tu les livres ?
- Je ne sais pas c'est un tic, à chaque fois que je suis à la bibliothèque il faut que je touche les livres jusqu'à ce que j'en choisisse un.
- Oui, bah choisi vite parce que tu ne vas pas faire ça pour tous les livres, sinon demain tu y es encore.
- Laisse-moi faire ! »
Draco se replongea dans sa lecture, elle commençait à l'énerver à toujours tourner en rond, son petit jeu continua pendant cinq bonnes minutes. Puis finalement elle s'installa. Il jeta un coup d'œil au livre : la magie du sang. Il ne fit aucun commentaire pour ne pas gâcher le moment qui était complètement silencieux. Enfin !
« Draco, justement je te cherchais…Commença Lucius Malfoy.
- Oui père ?
- Je voulais te parler.
- Je vous suis. »
Hermione n'avait pas besoin de lever les yeux du livre pour sentir le regard assassin de Lucius Malfoy sur elle. Elle préféra ne pas bouger.
« Cette…fille a le don de m'énerver. Ragea son père. Et savoir que tu arrives à rester dans la même pièce qu'elle et que tu essayes de te rapprocher, c'est impensable.
- Vous savez, nous nous ignorons donc cela ne me gêne pas, si je lui réplique sans haine, elle ne se méfie pas.
- En plus elle touche nos livres…
- C'est moi qui l'en ai autorisé, Gryffondor qu'elle est, elle pourrait avoir envie de fouiner. Répliqua tranquillement Draco.
- Je vois que tu as réfléchi à la question.
- Un peu, mais à force de la supporter à Poudlard je sais ce dont elle est capable. Que vouliez-vous me dire ?
- Tu te souviens que le 4 août tu dois partir en mission.
- Oui père.
- Tu sais très bien que je ne peux t'accompagner, donc choisi bien la personne avec qui tu veux y aller.
- A qui pensez-vous ? Pour ma part j'élimine déjà Crabbe, Goyle et Parkinson qui sont trop empotés.
- Tu as parfaitement raison, ils ne te mettraient que des bâtons dans les roues.
- Je pense à Blaise. On se connaît par cœur et j'ai pleine confiance en lui. »
Draco écoutait d'une oreille les conseils de son père, il savait très bien ce qu'il avait à faire aussi bien pour sa mission du mois prochain que pour l'après-midi. Mais son père pensait qu'il était un imbécile et que Draco ne savait pas quoi faire, donc il lui faisait part de ses précieux conseils. Finalement au détour d'un couloir, ils se séparèrent. Draco décida de faire un tour dans le manoir, ça lui arrivait quand il voulait réfléchir. Il recula à un moment : sa mère et Granger discutaient :
« Vous semblez très fier de votre fils.
- Oh ! Mais je le suis, il sait très bien ce qu'il doit faire et le fait à la perfection. Le seul point que je pourrais lui reprocher est qu'il ne sait pas ce qu'il veut. Cependant quand il veut quelque chose qu'il ne peut avoir il fait tout pour. Draco est très compliqué, il déteste qu'on lui serve tout sur un plateau d'argent. »
Draco esquissa un sourire, sa mère le connaissait par cœur.
« Un peu comme vous miss.
- A la différence que personne ne me sert tout sur un plateau d'argent.
- Raison de plus pour lui de faire ses preuves. Vous savez il est très difficile pour les jeunes nobles de se faire une place, certains ne pensent pas à la réputation, à l'honneur de leur famille, alors ils dépensent sans compter, ils font la fête et jouissent de plaisir qui sont peu recommandable. Dans certaine famille, comme la notre, nous voulons une bonne réputation et nous faisons tout pour. Ainsi, cela nous permet d'avoir un pouvoir sur certaines décisions, légalement bien sûr, je vous rassure. La politique est un pouvoir bien trop grand et bien trop accessible aux imbéciles.
- Parlez-vous du ministre de la magie ?
- Qu'en pensez-vous ?
- Il est vrai que je n'approuve pas sa politique. Je me demande si parfois il ne profite pas de sa situation.
- Ces politiciens n'ont pas la même prestance que leurs prédécesseurs, ils croient suivre leur exemple mais jamais ils parviendront à leur cheville. »
Granger buvait littéralement les paroles de sa mère. Draco sourit et roula des yeux :
« Je vous rejoins dans le petit salon.
- Bien. »
Sa mère attendit que la jeune femme disparaisse de sa vue :
« Draco, voyons !
- Je vous pris de bien vouloir m'excuser mère, mais je ne voulais pas interrompre votre conversation.
- C'est tout à ton honneur. S'amusa Narcissa.
- Pourquoi passer autant de temps avec elle ?
- Tu te souviens de la conversation que nous avons eu ?
- Vous essayez d'avoir sa sympathie ?
- Elle m'est sympathique ; mais il me faut plus, il faut que j'ai sa confiance.
- Je pense que vous l'avez.
- Elle n'est pas suffisante.
- Mère, je la connais, elle n'a complètement confiance que quand elle passe énormément de temps avec la personne et encore. Il faut qu'elle les considère comme sa famille.
- Tu la connais particulièrement bien, pour une personne qui se dit son ennemi.
- Je la connais depuis six ans bientôt sept.
- Mais tu ne l'as jamais autant côtoyer que ces dernières semaines et c'est là que tu as appris à la connaître.
- Que voulez-vous dire ?
- Tu pourrais gagner bien plus vite sa confiance si tu le voulais.
- Mais vous savez ce que père en pense et je passe déjà assez de temps avec elle.
- Ce n'est pas un problème, il sait très bien que de toutes façons je ne fléchirais pas. Rejoins-la et parlez.
- Mais c'est comme si vous voulez que je l'épouse.
- Tu pourrais si tu le voulais. Sous-entendit sa mère.
- Bah voyons. Bon je vais lire un peu.
- Non. Fit-elle fermement. Rejoins-la, je vais voir ton père. »
Draco soupira, cette femme qu'était sa mère pouvait-être très autoritaire, elle restait une manipulatrice hors paire. Il ne fallait jamais être son ennemi. Il reconnaissait le charme de sa mère ce qui était sa plus redoutable arme.
« Bien, mais ce n'est pas la peine de me parler comme un enfant.
- Je suis une mère avant tout. »
Draco prit le chemin du petit salon :
« Ma mère va mettre plus de temps que prévue, elle m'a envoyé pour te tenir compagnie.
- Et tu obéis ?
- Je fais tout pour être un fils idéal.
- A tes dépends ? Questionna-t-elle.
- Pourquoi à mes dépends ?
- Ne fais pas semblant de ne pas me comprendre. Tu n'es pas obligé de tout faire pour être un fils idéal.
- Tu ne comprends pas, tu ne comprendras jamais. »
Il était exaspéré.
« Tu ne sais pas ce que c'est d'être l'enfant unique d'une famille noble.
- Et toi tu sais ce que c'est d'être une sorcière dont les parents sont des moldus ? Répliqua-t-elle agacée. »
Ils avaient un point tous les deux. Hermione commença à rire.
« Je crois que Dumbledore a réussi son coup. Fit-elle.
- Pourquoi cela ?
- A ton avis pourquoi a-t-il mis en place ce projet ? Pour que chacun comprenne ce que l'autre vit.
- Si tu le dis. Tu veux boire quelque chose ?
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tout ce que tu veux.
- Conseille-moi. »
Draco demanda deux verres, quand l'elfe revint il les prit et en tendit un à Granger.
« Qu'est-ce que c'est ?
- Bois et tu verras. »
Il s'attendait à ce qu'elle fasse une grimace puisque c'était un Whisky-pur-feu mélangé à une sorte de sirop.
« Hum. Délicieux ! Déjà je peux t'assurer qu'il y a du whisky. »
Draco rit tout en penchant sa tête en arrière.
« Moi qui pensais que tu allais trouver ça fort.
- Ne me sous-estime Malfoy. Pour ce qu'il y a en plus du whisky, je dirai quelque chose de sucrée et fruitée, ça adouci le goût du whisky.
- Ca reste un secret.
- Je te ferai goûter un cocktail quand nous serons chez mes grands-parents.
- Quoi donc ?
- Tu verras. »
Hermione finit son verre :
« C'est vraiment délicieux !
- Un autre ?
- Il ne faut jamais abuser des bonnes choses. Déclara-t-elle simplement.
- Tu te prives trop, il faut savoir vivre.
- Nous n'avons pas la même conception de vivre. Tu préfères peut-être avoir tout ce qu'il y a de meilleur mais c'est s'y habituer, moi, je préfère me priver comme tu dis, mais j'apprécie ce que je vais boire par exemple.
- Nous avons chacun une manière de vivre différente.
- C'est bien mieux ainsi. »
Elle fit un grand sourire :
« C'est vrai, sans vouloir te vexer je ne me vois pas vivre dans un tel milieu et je ne sais pas si je vais réussir à rester un mois sans faire de bêtise.
- Nous verrons bien.
- Merci de me dire que je vais réussir. Répliqua Hermione.
- Et puis quoi encore ? J'attends la première occasion pour pouvoir me moquer de toi.
- Menteur. Si c'était le cas, tu ne t'appliquerais pas à ce que je réussisse tout…comme par exemple les danses. »
Hermione ne put ajouter quoique ce soit puisque Madame Malfoy arriva. Elles allèrent, une heure après manger, boire le thé, comme prévu.
« Miss Granger c'est ça ? Questionna une vieille dame aux allures austères.
- C'est cela Lady Anderson.
- On m'a déjà parlé de vous, il paraîtrait que vous avez eu la meilleure note aux examens.
- En effet.
- Votre famille doit-être fière de vous.
- Je ne sais pas, je n'ai pas vu mes parents depuis que j'ai eu mes résultats.
- Vous ne leur avez pas envoyé de lettre ?
- Je préfère leur annoncer de vive voix, une lettre est bien trop impersonnelle pour ce genre d'annonce.
- Je suis tout à fait d'accord avec vous. »
La vieille dame but une gorgée de thé avec satisfaction. Hermione regarda Madame Malfoy qui était en pleine discussion avec une autre dame. Hermione ne montrait pas ses sentiments, elle restait près de Madame Malfoy et ne parlait que quand on lui posait des questions :
« Miss Granger, éclairez-moi quelle est votre relation avec le jeune monsieur Malfoy ? Une amie m'a dit que vous étiez fiancés.
- Nous sommes simplement des camarades de classe.
- Pourtant mon amie semblait bien informée, quel dommage.
- Navrée de vous décevoir.
- Savez-vous si quelqu'un pourrait avoir cette place tant convoitée ?
- Pour parler avec franchise, je ne sais pas. »
Cela agaça Hermione de devoir parler avec ces femmes qu'elle jugeait sans intérêt. Les questions que ces dernières lui posaient concernaient Draco, elle et…Harry Potter.
« Connaissez-vous Harry Potter ? Si je ne me trompe il a votre âge et il est à Poudlard. »
Hermione ne voulant pas être le centre d'intérêt ni y impliquer Harry :
« J'ai déjà parlé avec lui.
- Est-il aussi humble qu'on le prétend ?
- Il l'est, je vous l'assure.
- Pourtant toute cette gloire aurait pu faire penser qu'il serait orgueilleux. »
Quand Hermione et Madame Malfoy quittèrent leur hôte :
« Vous vous en êtes très bien sortie. Bien que vous jouiez un jeu dangereux.
- Comment ça ?
- Vous sous-entendez bien trop de choses, cela pourra un jour vous nuire, mais vous avez bien fait.
- Je ne voulais pas mêler Harry à cela.
- Il n'y aurait pas eu que monsieur Potter qui y serait mêlé, mais aussi vous. »
Hermione était surprise :
« Que croyez-vous ? Je sais que vous nous pensez mangemorts, ne dites pas le contraire. Cependant tout n'est pas blanc et noir et je sais que vous en avez conscience. Je vous prie miss, de bien vouloir réfléchir à ce que je vais vous dire. Vous pensez que nous sommes des mangemorts, soit, mais ne pensez pas que nous voulons forcément la chute de votre ami. »
Hermione prit une grande gifle à cet instant.
