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Salut !

Dans ce deuxième chapitre Bella fera encore une rencontre inattendue ^^

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Alors un grand merci à Mrs Esmee Cullen, alia00,

kenshi95, asukafox, doudounord, phoenix,

paulipopo, Severine, L'ange demoniaque,

Bellaandedwardamour, hakumy, MrsShaly,

Calice24, xenarielle93, NanaFrenzy

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15 reviews, c'est plus que ce que j'espérais. Merci aussi pour vos mises en favorites et/ou alertes.

Merci à ma Big Sister

-Bonne Lecture-

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Je me réveillai après une bonne nuit de sommeil. C'était rare ces temps-ci que je dorme aussi bien. Le réveil m'apprit qu'il était 9 H 32.

Je me levai précipitamment. Un peu trop car la tête me tourna. Je me rassis et vis la couverture mauve. Elle n'était pas là quand je m'étais endormie.

Cette petite attention de mon père, je ne sus comment la gérer. Je me levai, plus doucement cette fois et partis prendre une douche. L'eau chaude me réveilla efficacement. Je massai mon cuir chevelu pour me détendre et accessoirement faire mousser mon shampoing.

Demain = rentrée donc aujourd'hui = achat. Nous étions dimanche et j'espérais que certains magasins seraient ouverts.

Après mettre séchée et habillée pour faire face au temps pluvieux de Forks, je descendis à la cuisine. Bien sûr, Charlie était au travail.

En préparant mon déjeuner, je découvris avec bonheur que même s'il pleuvait un peu, le soleil pointait le bout de son nez. Paresseusement, certes, mais il était bien là. Je passais à table avec un peu plus de baume au coeur.

Avec mon teint pâle, jamais on ne pourrait deviner que j'aimais sentir les rayons du soleil caressaient ma peau. Enfin il faut dire qu'en Alaska, le temps était plus froid qu'ici et c'était pas peu dire. Je fis la vaisselle en vitesse et décidai de me préparer un petit sandwich pour ce midi.

Alors que j'allai mettre mon manteau un bout de papier, posé sur le meuble d'entrée, attira mon attention. Une clé et un peu d'argent étaient posés dessus. Je le pris en même temps que je finissais de passer mon manteau.

Bella,

Je ne serai pas là de la journée. Le dimanche j'ai l'habitude d'aller pêcher avec Billy, un ami. Cet ami justement vendait une voiture et j'ai pensé que tu apprécierais de pouvoir te déplacer comme bon te semble. Prends ça comme un cadeau de bienvenue. J'espère que tu l'aimeras.

Passe une bonne journée

A ce soir

Papa

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Je souris sans entrain, je ne sus pourquoi, quand je vis qu'il avait barré « papa ». Je pris la clé et sortit. Devant cette voiture, je me fis la remarque qu'avant, je n'avais aucune idée du comment aller à Port Angeles. Je pouvais me montrer assez idiote certains jours.

Elle était superbe. Une Chevrolet rouge. Elle ne devait plus être toute jeune, mais je trouvais que cela lui donnait de la personnalité.

Un petit pincement de culpabilité s'implanta confortablement dans mon cœur. Même si, apparemment, il avait peur de ma présence, il faisait tout pour faciliter mon installation.

Non ! Il nous avait abandonnées. Jamais je ne lui pardonnerais. Même si ma mère ne lui en avait jamais voulu, je le ferais pour deux. Je ne voulais pas de sa culpabilité.

Je m'installai derrière le volant et démarrai. Presque une heure plus tard, j'arrivai à l'entrée de Port Angeles. Je partis me balader dans un parc après m'être garée. Je m'installai face à une petite étendue d'eau où des canards nageaient gaiement.

Si j'avais été contente du petit ensoleillement de Forks, ici, je fus particulièrement déçue. Les nuages étaient trop présents pour que les rayons du soleil se frayent un chemin. Je dévorai mon repas préparé à l'avance.

Je me dirigeai ensuite dans la rue principale, là où la plupart des magasins se trouvaient. Je commençai par une librairie pour aller fouiner un peu dans les rayons. Je souhaitais dénicher de bons bouquins.

En tout, je pris trois livres. Je sortis sous le regard lourd du vendeur. C'était vrai qu'aller à la caisse sans prononcer un mot pouvait être vu comme de l'impolitesse. Mais je m'en fichais.

Ensuite, ce fut le tour d'une papeterie. J'y pris tout ce dont j'aurais besoin pour aller en cours. Une fois de plus, la vendeuse, une vieille femme, me regarda durement, toutefois elle n'attendit même pas que je fusse dehors pour baragouiner :

- Ces jeunes d'aujourd'hui, aucun sens de la politesse.

Je vis au coin d'une rue, un magasin de décoration d'intérieur. L'idée de rendre ma chambre un peu moins impersonnelle naquit dans ma tête. Peut-être que mon emménagement serait plus facile si j'avais un endroit qui me ressemblait.

Je trouvai quelques trucs intéressants. J'achetai même deux petites figurines en malachite avec une forme de… coyote !

N'étant pas loin de ma voiture, je déposai mes encombrants sacs sur le siège passager. Nonobstant, je m'incitai à continuer ma petite virée shopping. Bien que je déteste cela, j'en avais besoin.

Surtout sur un certain aspect. Et manque de chance, c'était ce que je détestais le plus.

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Mes vêtements avaient une durée de vie assez courte.

Quand je passai devant la première boutique de fringue, j'y entrai. Elle était grande sans être trop luxueuse. Une bonne chose car, je n'avais pas beaucoup d'argent.

Il n'y avait que 5 personnes. Une seconde bonne chose car je n'aimais pas la foule. Je me sentais mal à l'aise entourée de trop de monde.

Il y avait la vendeuse qui avait l'air de s'ennuyer derrière son comptoir. Deux femmes, une grande blonde et une petite brune, qui étaient perdues dans leur recherche de vêtements.

Et enfin une mère qui attendait sa fille alors que cette dernière essayait quelques tenues. Je souriais tristement en les contemplant. Je secouai la tête pour éloigner ces pensées sombres.

Je farfouillais parmi les rayonnages pendant quelques minutes et enfin mon regard fut attiré par un beau pull-over noir. Je le tendis devant moi pour l'évaluer.

Il était de bonne qualité donc il ferait assez longtemps l'affaire. Le prix était acceptable alors je le posai sur mon bras en faisant un pas en avant pour continuer ma recherche.

Seulement, un cri d'effroi me poussa à me retourner. Le brune que j'avais remarqué me regardait avec des yeux écarquillés. Je fronçai les sourcils et lançai un coup d'œil dans mon dos pour savoir si c'était bien moi qu'elle fixait.

Personne derrière moi.

Donc je pris le temps de la détailler pour déterminer d'où je pouvais bien la connaître. Elle devait avoir mon âge. Assez petite, des cheveux noirs en pointes partant dans tous les sens, elle me sembla familière.

- Tu vas vraiment acheter ça ? grimaça-t-elle en mouvant sa tête vers mon bras.

Je fronçai une fois de plus les sourcils. Qu'est-ce que cela pouvait lui faire ? Et puis la familiarité qui se dégageait d'elle me dérangea. Je l'avais déjà vue ?

Elle m'empoigna le bras et je me dégageai brusquement. Je suis méfiante et alors ? Je déteste qu'on me touche, encore plus une inconnue. Enfin ! Je tiquai quand même au mot « inconnue ». Elle me sourit comme si elle avait l'habitude.

- Désolé, je voulais seulement t'emmener là-bas. On y trouve des vêtements plus intéressants.

J'étais paralysée sur place. Cette fille débarquait comme ça critiquant mon choix et voulait choisir mes habits ? Et puis cette sensation qui m'avertissait que je l'avais déjà croisée me tourmentait.

Une peau encore plus pâle que moi, un visage qu'on aurait dit sculpté, elle ressemblait à …. Non ! Impossible ! Pas eux ! Pour me rassurer et garantir que je me leurrais, je fermai les yeux juste un instant pour prendre une bouffée d'air. L'odeur ! La même !

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Bien que je pouvais faire une distinction pour chaque individu, elles avaient les mêmes fragrances, les mêmes origines. J'en frissonnai. Non de dégoût comme sous ma forme de coyote vu que je percevais ce parfum différemment (peut-être car mon odorat était moins développé quand j'étais humaine).

Agréable, je dirais même qu'elle était envoûtante.

Si je frissonnai, ce fut parce que cela me confirma qu'elle était comme les deux hommes d'hier. A savoir, autre chose qu'humain.

- Alice ! T'en penses quoi ? Sollicita la blonde qui s'était approchée.

La fameuse Alice ne jeta qu'un rapide coup d'œil au vêtement que son amie lui montrait. Elle me fixait comme si elle savait que je venais d'avoir une révélation sur elle. La blonde suivit son regard et me lança un regard glacial, comme si elle ne voyait pas en quoi je pouvais être plus intéressante qu'elle pour sa copine. Elle était magnifique, peut-être la plus belle femme qui m'avait été donnée de voir.

Elle possédait les mêmes caractéristiques que son amie et que les deux hommes dans la forêt. Devant ses yeux dorés qui continuait de vouloir que je disparaisse, je fus soudain projeter dans un souvenir récent. Je revis le géant brun, accroupi devant moi, l'air de vouloir me manger.

J'eus l'étrange impression que tout autour de nous s'était immobilisé. Peut-être car je ne fixais que les deux créatures devant moi et qu'elles étaient parfaitement figées. La blonde finit par soupirer d'agacement, brisant notre « connexion », et fulmina :

- Qu'est-ce que t'as Alice ?

Cette dernière ne cillait toujours pas. Je jetai le vêtement sur le rayonnage et partit en courant vers la sortie. J'eus juste le temps, grâce à mon ouïe plus développée qu'un humain, de l'entendre murmurer :

- C'est Bella Swan.

Je courus jusqu'à ma voiture, bousculant quelques piétons mécontents. Je rentrai dans l'habitacle et seulement à cet instant, je pris le temps de reprendre mon souffle.

Sont-elles réellement comme ceux qui avaient faillit me tuer dans la forêt ? Ce dernier point n'admettait aucun doute. Reste le mystère de sa dernière phrase. C'est Bella Swan. Comment pouvait-elle connaître mon nom ? Pire ! Mon surnom !

Ils sont donc 6. Peut-être il y'en a-t-il d'autres.

Je clos mes paupières pour m'aider à me concentrer sur ma respiration. Je démarrai avec une main tremblante. Le trajet du retour fut plus lent. Je prenais mon temps pour ne pas avoir un accident.

Quand je me garai devant la maison, Charlie n'était pas encore là. Il était exactement 15 H 37.

J'aurais pu passer le reste de la journée dans la forêt mais, pour la première fois, je préférai m'affaler sur le canapé. J'allumai la télé et fit du zapping pour m'occuper l'esprit. Je ne vis pas le temps passer et c'était tant mieux.

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Donc ce fut avec surprise que j'entendis une voiture se garer. Je ne bougeai pas. A quoi bon de toute façon ? Il ouvrit la porte d'entrée, entra et j'entendis qu'il accrochait son manteau et retirait ses chaussures. Il débarqua finalement dans la pièce et fit une grimace indéchiffrable en me voyant.

Eh oui, papounet, un « monstre » est assis sur ton précieux canapé, pensai-je avec animosité.

Je suspendis mes pensées sarcastiques quand je décelai une odeur qui émanait de lui. Comme dans le magasin, cela me parut familier. Je détestais ne pas savoir mettre de mot sur ce qui semblait évident. Je ne pus savoir son origine car l'odeur du poisson et celle caractéristique des bords d'eau dominaient.

- Bonsoir Isabella, déclara-t-il, hésitant.

Inévitablement, je gardais le silence. J'aurais voulu l'aviser que je préférais Bella et qu'il le saurait s'il avait été là. Mais non, seul le silence pesant régna dans la pièce.

Il soupira, tapa ses paumes sur ses cuisses et bougea enfin. Il s'assit sur le fauteuil le plus éloigné de ma place. Bah tiens ! Il craignait quoi ? Que j'allais l'éventrer avec mes griffes monstrueuses ! ? !

- Écoute, je comprends que tu ne veuilles pas me parler. Je…

Il fit une pause.

- Je n'ai pas d'excuses. Je veux néanmoins que tu saches que j'ai toujours aimé ta mère.

Il osait vraiment me dire ça ? Après nous avoir abandonnées ? Je me levai, en colère.

- Je regrette, Isabella.

Je montai les escaliers en quatrième vitesse et claquai ma porte. Cependant, même la porte close, je pus entendre quelques sanglots. Mes larmes coulèrent aussi. Je m'allongeai sur mon lit et mis mon oreiller sur ma tête pour m'isoler.

Cela fonctionna puisque je pus facilement passer outre les coups portaient à ma porte. Il finit par arrêter. La cohabitation serait difficile. Comment vivre avec la personne que l'on tenait pour responsable de la mort de sa mère ?

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On ne pouvait pas, tout simplement. Et je ne trouvais aucune amélioration possible.

Le téléphone sonna. Charlie décrocha et mon ouïe ne put capter la conversation. La porte se referma soudainement dans un bruit sourd. La curiosité est un vilain défaut.

Je tentai donc de rester dans ma chambre mais la tentation fut la plus forte. En bas des escaliers, rien n'indiquait la présence de Charlie.

Un mot était sur le meuble d'entrée. Je rigolai sans joie en pensant que cela était devenu notre moyen de communication. Il m'apprit qu'une affaire urgente sollicitée sa présence. Charlie passait déjà sa vie au boulot avant mon arrivée ou ses collègues s'étonnaient actuellement de le voir déambuler dans les bureaux ?

Si la place était libre, autant s'installer devant la télé. Je pris tout de même le temps de détailler la pièce. Je ne l'avais pas encore fait alors que j'aime connaître mon environnement. C'est dire à quel point j'étais bouleversée les deux fois où je fus ici.

C'était simple mais agréable. Aucun tableau n'était accroché. Aucune photo n'égayait l'endroit par son existence. Aucune sauf une.

Quelques larmes coulèrent malgré moi quand je la contemplai.

Mon père, 17 ans plus jeune, s'émerveillait devant ce qu'il tenait avec précaution dans ses bras. C'était un bébé. Et il souriait tandis que je dormais paisiblement, ma petite main potelée entourant son pouce.

Il me contemplait de ce regard qu'avaient les gens qui souriaient à leur avenir. Il souriait de ce sourire qu'avaient les gens qui contemplaient leur avenir comme si rien ne pouvait survenir pour ternir leur bonheur.

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Verdict ?

J'espère ne pas vous avoir perdues avec ce chapitre

qui ne possède pas beaucoup d'action ^^

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Exploser le record de reviews et vous aurez la suite rapidement !

Je fais du chantage moi ? Naaaan ! ! !

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