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Alors que dire ?

Ce chapitre n'arrive que maintenant car je n'ai plus de connexion Internet

Si le problème n'est pas réglé je ne pourrais poster que le week-end

Je n'ai pas répondu aux inscrits, j'en suis désolée

Cependant je me suis dit que vous préféreriez le chapitre

Donc le voilà !

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Merci à xenarielle93, wuguanfu, aliecullen4ever, fifer,

asukafox, phoenix, alia00, Severine,

Sabrinabella, Mrs Esmee Cullen,

Bellaandedwardamour, doudounord

pour vos reviews ! ! ! ! ! ! ! ! !

Merci à ma Big Sister pour la correction.

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- Bonne Lecture-

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Je me levai avec peu d'entrain. J'avais très mal dormi. Cette photo me bouleversait plus que je ne voulais l'admettre. J'avais entendu Charlie rentrer très tard et j'appréhendais notre prochaine confrontation.

Je pris une douche rapide et déjeunai tout aussi hâtivement. J'avais traîné au lit jusqu'à la dernière minute permise pour ne pas être en retard. Je fis le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Charlie.

En route pour le lycée, un poids me noua le ventre. Je roulais doucement car la neige était encore un peu présente sur la route et je redoutais d'arriver. Je ne me sentais pas vraiment à l'aise avec les autres. En arrivant sur le parking, et croyez bien que je n'étais pas parano, j'eus l'impression que tout le monde avait les yeux braqués sur moi.

Le poids dans mon estomac se fit plus lourd.

Bien sûr, la nouvelle du lycée, fille du Shérif de surcroît, ne pouvait avoir une arrivée discrète. Dans une petite ville comme Forks, je ne pouvais qu'être « attendue ». Je soupirai de découragement et une neige fine commença à chuter comme si la météo compatissait et copiait mon état d'esprit.

Avec tout mon courage, je glissai la lanière de mon sac sur mon épaule et me mis en route pour le secrétariat indiqué par un panneau. Une fois mon emploi du temps, et tous les papiers nécessaires en poche, je cherchai ma classe. Je commençai par maths.

Super ! La matière que je détestais le plus.

L'étrange impression que les élèves me fixaient ne me quitta pas un instant. Je détestais cela autant que les maths. Mon instinct un peu plus « animal » qu'un humain me rendait plus sauvage.

D'ailleurs mon odorat capta quelque chose. Cela arrivait un peu trop souvent ces temps-ci : cette odeur annonçait quelqu'un que je -

- Je peux t'aider ?

Je relevai la tête brusquement à l'entente de cette voix. Cette même voix qui avait prononcé mon nom hier.

Alice se tenait devant moi, souriante comme si on était de vieilles amies qui se retrouvaient après des semaines de séparation. J'ouvris la bouche sous le choc.

Bien sûr, mon odorat était infaillible. Je devrais un peu plus lui faire confiance.

Ils allaient au lycée ! Comment les autres ne pouvaient pas se rendre compte que des êtres inhumains les côtoyaient ?

Elle rigola et me pris des mains mon emploi du temps.

- Alors… Salle 104.

Elle sautilla sur place et s'exclama :

- C'est ma salle aussi. C'est super !

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J'étais sûre que nous n'avions pas la même définition du mot super. Elle m'attrapa le bras et trop choquée, je ne l'en empêchai pas comme hier. Elle parût satisfaite de ma docilité. Nous rentrâmes dans la salle.

Il manquait le prof et apparemment quelques élèves. Sans que je ne comprenne quoi que ce soit, elle était installée à côté de moi, à ma droite exactement, me regardant bizarrement. Était-elle folle ?

- Tu ne dis jamais rien pas vrai ? Et je paris que tu n'es pas muette pour autant, augura-t-elle, malicieuse comme si elle connaissait déjà les réponses aux questions qu'elle posait.

J'acquiesçai de la tête. Elle sourit comme si elle avait trouvé la meilleure idée du siècle. Elle fouilla dans son sac et en sortit un cahier à couverture rouge avec un stylo bleu.

- Tiens, je te les donne. Comme ça, tu pourras discuter sans faire entendre ta voix, qui doit être magnifique soit dit en passant, sourit-elle, avec la même expression qui voulait dire « je ne crois pas, je SAIS ».

J'étais abasourdie par son cadeau. Enfin plutôt par le geste que le cadeau en lui-même. Je la remerciai d'un hochement de tête.

- Y'a pas de quoi, répondit-elle en levant les épaules comme si effectivement, c'était normal.

Le prof arriva et je passai le cours comme si j'étais une spectatrice dans mon propre corps. Je pensais surtout à l'étrange créature assise à côté de moi. Elle me jetait des coups d'œil de temps en temps et me souriait. Je ne sus exactement comment réagir.

Elle n'était pas humaine mais n'avait pas l'air méchante. S'ils côtoyaient les humains aussi bien au lycée que dans un magasin, c'était qu'ils ne représentaient pas un si grand danger. Me vint l'image du géant brun comme pour me contredire.

Je songeais que jamais je n'oublierai ce moment. Je ne voulais pas le revoir. Heureusement que mon odeur changeait quand je me transformais, comme ça, il ne me reconnaîtra pas. Mais c'était sans compter Alice : elle me connaissait déjà.

Comment ? C'était le mystère. Cependant il y avait encore une petite chance pour que cet aspect de moi soit resté secret.

Le prof, voyant sûrement que je ne suivais pas son cours, me posa une question. Et pas la plus facile en plus mais cela n'avait aucune importance puisque je ne pouvais pas m'exprimer. Je commençai à paniquer sérieusement quand une voix répondit à ma place.

- C'est à Mlle Swan que la question était posée. Pas à vous Mlle Cullen.

Elle lui fit un sourire angélique, limite charmeur, et le prof grommela dans sa barbe en rougissant légèrement avant de reprendre la suite.

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Je regardai ma voisine pour la remercier puisque apparemment je n'avais pas besoin de parler ou d'écrire pour qu'elle me comprenne. Cependant elle regardait droit devant elle, le regard dans le vide.

Non ! Rectification ! Le regard vide.

C'était comme si son esprit n'était plus là. Cela paraissait dingue mais c'était l'impression que j'eus.

La seconde d'après, elle reprit vie et me regarda craintivement. Elle chuchota :

- Tu m'as vue comme ça hein ?

Sans me laisser le temps de répondre elle continua sur le même ton :

- Je sais que tu sais que je ne suis pas humaine. Et tu ne sais pas comment réagir face à nous. Mais on peut être amie non ?

Que répondre à ça ? La sonnerie retentit et elle me fit un sourire triste avant de sortir. Je fus la dernière à sortir de la salle sous le regard réprobateur du prof. Bah tiens ! Et ce n'était que la première heure !

Les trois heures qui suivirent furent un peu moins… palpitantes dirons nous.

Je trouvais les salles assez facilement. Les profs me laissaient tranquille et j'en fus heureuse puisque je n'avais pas Alice pour m'aider.

Dans l'ensemble pourtant, je passais une matinée désagréable, me sentant sans cesse traquer par les regards des élèves. Oui bon, j'exagérais un peu.

A midi justement, à la sortie du dernier cours, quelqu'un vint me parler. Une fille avec de longs cheveux châtains tenus en queue de cheval et avec un teint plus foncé que la plupart des habitants de cette ville. Humaine fut ce que je retins.

- Salut, je suis Jessica. Ça te dirait de venir manger à ma table. Je te présenterai à mes amis et on fera connaissance.

J'acquiesçai devant son regard interrogatif. Au moins, je ne serai pas seule. Même si j'étais asociale, j'appréciais un peu de compagnie.

Contradictoire ? Pas tant que cela : je ne me sentais jamais vraiment proche de qui que ce soit. Ma nature dressait une barrière.

Je ne pris qu'une bouteille d'eau et une pomme. Je n'avais pas très faim et je pourrais toujours aller chasser ce soir. Nous nous approchâmes d'une table.

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- Alors Bella je te présente Angela et son petit ami, Ben. Tyler, Éric, Lauren. Et Mike, mon petit ami. Les amis, voici Bella.

- Salut, dirent-ils d'une même voix.

Je souris maladroitement et secouai ma main pour les saluer. Nous nous assîmes et les conversations commencèrent joyeusement. Je les écoutais. Ils avaient l'air sympa. Angela me demanda d'où je venais. J'écris sur mon cahier :

-Alaska.

Elle sourit et plaisanta :

- C'est peut-être le seul endroit du monde qui peut nous permettre d'apprécier le temps de Forks.

Je souris à mon tour. Angela avait l'air vraiment gentille. Jessica me fixa avant de demander :

- T'es muette ?

- Jess, tu pourrais y mettre les formes non ? C'est limite mal poli, la gronda gentiment Angela.

Pour ne pas entraîner d'autres questions auxquelles je ne voulais pas répondre, j'acquiesçai. J'ouvris ma bouteille d'eau et bus une gorgée. Je faillis recracher quand mon regard fut attiré par des personnes un peu trop familier à mon goût.

Bien sûr, je me doutais, puisqu'Alice était là, que je les croiserais à un moment ou un autre. Mais les avoir sous les yeux était presque irréel. Curieuse d'avoir enfin des réponses, j'écrivis sur mon cahier la question tant répétée :

- C'est qui ?

Angela et Jessica lisèrent et me regardèrent sans comprendre. Je désignai donc leur groupe. A ce geste, je déclenchai sans le savoir, un tsunami de paroles de la part de Jessica.

J'en appris plus que ce que j'escomptais. Le docteur Carlisle Cullen et sa femme, Esmée, avaient adopté Edward, Alice, Jasper, Rosalie et Emmett. Alice et Jasper sortaient ensemble. De même que Rosalie et Emmett.

Ils étaient renfermé sur eux-mêmes, ne parlant à personne sauf si les cours l'imposaient.

Je m'abstenais donc de préciser que le cahier qu'elles avaient sous les yeux, m'avaient été offert par Alice. Elles n'auraient pas compris. Et moi non plus, je ne comprenais pas d'ailleurs.

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Pendant le monologue de Jessica, ils passèrent devant notre table, plateau à moitié vide en main, pour aller au fond du réfectoire. Ils ne regardèrent rien à part leur objectif. Seule Alice me fit un clin d'œil avec un sourire ravissant.

Je jouais avec ma pomme, réfléchissant. Puis quelques secondes après avoir croquer dedans, je me retournai vers eux. Alice fit de même exactement au même moment.

Elle me fit un petit signe de la main. Troublée, je ne sus pourquoi je lui rendis. Manifestement, elle en était aux anges, de mon petit signe.

J'avais déjà vu quatre d'entre eux. Alors je me concentrai sur le cinquième, célibataire d'après ma voisine de table. Cet homme était l'être le plus magnifique et gracieux qui fut.

Sa peau pâle, semblable aux autres, ses cheveux décoiffés d'une couleur unique, un brun roux qui pouvait faire penser à du bronze, son visage impassible avait l'air sans défauts.

Non mais qu'est-ce qui te prend ? Arrête de t'extasier devant lui ! Tu ressembles à Jessica qui risque de s'évanouir d'un instant à l'autre ! Me sermonnai-je.

A part Alice et ses clins d'œil, c'était le seul à se retourner vers moi. Son regard était loin d'être amical. Il me regardait avec colère ? Incompréhension ? Frustration ? ? Un mixte des trois assurément.

Sa sœur avait l'air de se moquer de lui et de le réprimander en même temps. Je ne sus pourquoi mais son regard sur moi me bouleversait, me désorientait.

J'essayais avec beaucoup de mal de plus leur prêter d'attention, me concentrant sur les personnes présentes à ma table. Je finissais ma pomme sans entrain.

La cloche sonna, annonçant le début des cours de l'après-midi.

- Tu as quoi tout de suite ? Me questionna Angela.

- Biologie, écrivis-je.

- Tu as de la chance, c'est aussi mon cours.

Nous partîmes donc pour la salle 017, sans nous presser. Elle ne parla pas et le silence était apaisant. Elle ne cherchait pas à combler le silence par des phrases inutiles comme Jessica. Cette dernière avait l'air gentille mais accro aux potins et elle n'avait cessé de parler pendant le déjeuner d'un tel ou d'un tel.

Enfin je n'allais pas m'en plaindre puisqu'elle m'avait appris beaucoup de choses sur les Cullen. Je savais désormais qu'ils étaient 7 et que l'un d'entre eux était médecin urgentiste. Cela voulait avant tout dire qu'ils n'étaient pas malintentionnés.

Nous étions les dernières à entrer en classe. Angela me surprit en prévenant le prof que j'étais muette. Il me sourit, compréhensif et m'indiqua la seule place vacante au troisième rang et… à côté d'Edward.

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Je remerciai Angela par un sourire timide et partis m'installer tandis qu'elle en faisait de même. Je sortis des affaires. Un regard insistant pesait sur moi. Bien sûr, il venait de gauche, de mon voisin.

Je tournai mes yeux vers lui et, d'aussi près, je pus voir que c'était de la haine qui débordait de ses yeux. Je fronçai les sourcils. On ne se connaissait même pas et Monsieur me détestait. Pourquoi ?

Il me fixa pendant tout le cours et mes cheveux formèrent un rideau protecteur quand je les libérai de derrière mon oreille. Ses mains accrochaient durement le bord du bureau. Je croyais halluciner quand il réduisit un bout en poussière.

Il lâcha finalement une de ses mains pour la poser sur son nez. Je sentais mauvais ? Je vérifiai mais ne captai que les effluves de mon shampoing à la fraise.

Je pouvais sans mal affirmer que c'était l'heure la plus longue de ma vie. J'eus même peur quand je l'entendis grogner. Mais c'était surtout son regard qui me gênait.

Ses yeux, tranchant comme des poignards, se plantèrent dans mon cœur. Et le noir profond de ses yeux me rappelait celui du géant brun.

Le bruit de la sonnerie sonna la délivrance. Il fut sortit avant même que les autres ne commencent à ranger leurs affaires. Je reprenais une respiration normale et c'était seulement à ce moment que je me rendis compte que j'avais retenu mon souffle.

Pour qui se prenait-il ? En me levant, la dernière chose que je vis fut l'empreinte de ses mains sur le bureau. Il se dévrouillera pour justifier ces marques.

Angela avait la plupart de ses cours en commun avec moi et j'en fus soulagée. Elle était d'agréable compagnie. Je ne recroisais aucun Cullen de toute l'après-midi et c'était tant mieux.

A la fin des cours cependant alors que j'allais vers ma voiture, je vis Alice. Elle était plus proche de moi que de sa famille qui patientait autour de leur voiture. Elle avait l'air de m'attendre.

Je continuai mon chemin mais elle en décida autrement et m'intercepta.

- Salut Bella ! Je me disais que demain après-midi comme le prof de sport sera absent, on pourrais aller faire du shopping. Il faut vraiment que je t'apprenne à choisir tes vêtements, se navra-t-elle.

Puis elle rajouta, légèrement hésitante :

- Je suis désolé pour mon frère. C'est un idiot fini.

Avais-je rêvé en entendant un grognement venant de leur voiture ? Et puis comment pouvait-elle savoir pour le prof de sport ?

L'étrangeté de son comportement poussa ma curiosité dans ses retranchements et alors que je faillis prononcer un mot, je me rendis compte de ce que j'allais faire. Je stoppai mes lèvres.

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Mon visage devait sûrement être horrifié. Elle sourit, compatissante ?

- Il fera une chute demain matin. Sans gravité cependant.

Cela ne répondait pas à ma question : comment pouvait-elle savoir ? J'allais sortir le cahier qu'elle m'avait offert mais elle répondit avant :

- C'est mon petit secret Bella !

Elle décida sûrement qu'elle avait gagné puisqu'elle partit rejoindre sa famille en me priant d'être prête pour 15 H 15 précise. Puis elle rajouta la dernière chose à laquelle je pouvais m'attendre :

- J'avais raison Bella ! Tu as une voix magnifique !

En rentrant dans l'habitacle de ma voiture, je sentis un regard insistant et connu dans mon dos. Je me retournai et vis Edward me fixer. Ses yeux étaient dorés et non noirs comme en biologie.

Toutefois, avec la distance, comment en être sûre ?

Heureusement, la neige n'avait pas tenu et sur le chemin, mon cerveau carburait comme jamais.

Premier point : Edward. J'ignorais pourquoi je lui accordais autant d'importance. Il me méprisait alors que nous ne nous étions jamais parler. Enfin en évoquant le fait de « parler », je me comprenais.

Malgré cela, sa présence compliquait les raisonnements de mon esprit et je le détestais pour ça. Je voulais savoir pourquoi il avait réagi de cette manière et surtout pourquoi j'acceptais sa haine avec difficulté. Peut-être Alice éclairera ma lanterne demain ?

Nous en voilà donc au deuxième point : Alice. Dans la forêt, j'avais appris que Jasper pouvait ressentir les émotions des humains et des Quileutes ( que je soupçonnais être les loups-garous ). Donc s'il possédait un don, peut-être celui d'Alice était de voir l'avenir.

La sensation de toucher au but m'empoigna solidement.

Mon portable sonna. J'avais un message d'un numéro inconnu.

Tu as trouvé.

C'est pas drôle, je voulais te faire mariner un peu :P

Alice.

Alice, qui d'autre ! Comment pouvait-elle avoir mon numéro alors que seul Charlie l'avait en sa possession. Nouveau message :

Tu me le donneras demain.

Je secouai la tête, dépassée par le phénomène Alice. Elle avait envahi mon univers du jour au lendemain sans prévenir et même si elle me faisait un peu peur de par son exubérance, au fond de moi, j'étais heureuse que quelqu'un tienne à moi un tant soit peu.

Je tournai enfin dans ma rue. Cette journée pouvait-elle être plus surprenante ? En me garant devant la maison, je pus répondre que oui. Une voiture ressemblant à la mienne, mais plus récente, était garée à ma place.

Quand j'ouvris ma portière, curieuse de savoir qui était là, l'odeur du loup-garou que j'avais rencontré dans la forêt me désarçonna brutalement.

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Voilà pour le chapitre 3

J'espère que vous l'avais apprécié.

Dans le prochain, il y aura un PoV Jasper, Alice et Edward.

Nous n'avancerons pas dans l'histoire mais nous apprendrons quelques détails :)

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ATTENTION ! ! ! ! ! !

Le chapitre 4 est retenue en otage ! !

Le ravisseur réclame des reviews en échange de sa liberté ! !

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