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Le voyage du chapitre s'est bien passé !
Il est arrivé sans une égratignure !
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Remarque : c'est beau le squattage le week-end chez des gens qui ont internet xD
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Merci à
Lydie's, emichlo, xenarielle93,
Pauline, Sabrinabella, asukafox,
hakumy, Tinga Bella, Bellaandedwardamour,
Mrs Esmee Cullen, fifer, elo-didie,
phoenix, Eluna, S,
SLGI Moony, Severine, Morgana Serpentard
pour vos reviews ! ! ! ! ! !
Merci à ma Big Sister.
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- Bonne Lecture -
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Une voiture ressemblant à la mienne, mais plus récente, était garée à ma place. Quand j'ouvris ma portière, curieuse de savoir qui était là, l'odeur du loup-garou me désarçonna brutalement.
Je posai mon sac dans l'entrée ainsi que mon portable sur le meuble et entendis Charlie discutait avec deux autres hommes. La peau mâte, les cheveux d'un noir splendidement profond, ils avaient des origines indiennes.
L'un deux était le loup que j'avais vu avant-hier, j'en étais sûre. Et je penchai pour le jeune, sûrement mon âge, à la carrure impressionnante.
- Bella voici Billy, l'ami dont je t'ai parlé et Jacob, son fils.
Comme c'était devenu ma façon de saluer les gens, je leur fis un signe de la main. Ils n'eurent pas l'air offusqué : mon père avait du les mettre au courant que je ne parlais pas. Billy, en fauteuil roulant, s'avança vers moi et me serra la main.
Je fus surprise mais lui rendis sa poignée de main. Son fils me fit un ferme signe de tête. Il me dévisageait de façon indéchiffrable. Était-ce du dégoût ? Charlie et Jacob étaient dans le canapé.
Je m'assis donc dans le fauteuil, croisant les bras sur mon précieux cahier. Ils regardaient un match de baseball. Personnellement, je n'avais jamais rien compris aux règles. Je regardai du coin de l'œil Jacob, pleinement sur mes gardes.
- Alors Bella ? Comment s'est passé ton premier jour ? se renseigna Charlie, incertain de ma réaction.
Je fis un petit effort et ouvris mon cahier pour écrire :
- J'ai rencontré Alice Cullen. Mais ai passé la plupart du temps avec Angela Weber.
Charlie lut et fut content que je sois intégrée, rajoutant qu'Angela était une bonne personne. Jacob qui avait lu en même temps que lui, me regarda avec dégoût et marmonna ce que même Charlie ne put entendre alors qu'il était à côté :
- D'où cette puanteur.
Je fronçai les sourcils tandis que je récupérai mon cahier. Alors que je ne fis rien pour, un souvenir remonta des méandres de ma mémoire.
Hier quand Charlie était rentré de sa pêche, j'avais senti une odeur que je n'avais su identifier mais que j'avais déjà senti auparavant. C'était l'odeur de loup de Jacob ! Il me regardait toujours avec dégoût.
Il retourna néanmoins bien vite dans sa contemplation de la télévision. Billy regardait son fils bizarrement, remarquant sûrement son comportement tendu à mon égard. Il me jetai des petits coup d'œil comme pour deviner ce qui dérangeait son fils.
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Charlie savait que j'étais un coyote. Par contre, je supposai qu'il ne savait pas qu'il était présentement assis dans le même canapé qu'un loup-garou. Quant à Billy, je ne fus sûre de rien.
J'étais attentive à n'importe quels indices, à n'importe quelles phrases à double sens seulement ils gardaient le silence. Malgré cela son attention tourné vers son fils au lieu du match me fit supposer qu'il en savait assez.
D'après Jacob, Alice avait un parfum désagréable. De mon côté aussi, j'avais senti sous ma forme de coyote, leur odeur comme étant rebutante. Mais de là à la qualifier de puante, il y a quand même un monde. Il savait ce qu'étaient les Cullen.
Cependant, je ne pouvais le questionner sans qu'il ne se doute de quelque chose. Et il ne devait pas savoir ce que j'étais. Il pensait que le coyote qu'il avait vu en était vraiment un. Et c'était tant mieux !
Le silence, percé par les propos des commentateurs à la télé, était pesant. Du moins, je le ressentis comme tel. Seul Charlie semblait étranger à ce qui se passait réellement. Billy faisait comme si de rien n'était. Ou alors il ne savait vraiment rien, je l'ignorais.
Cependant, Jacob me lançait régulièrement des coups d'œil en plissant le nez. J'eus presque pitié de lui et faillis partir prendre une douche mais son expression m'amusa un peu je devais bien l'avouer.
Aucun mot ne fut échanger. Je pouvais affirmer cela car je ne prenais pas en compte les commentaires sur le match. En tout cas, Billy et Jacob me laissèrent tranquille avec des questions auxquelles je ne voudrais/pourrais répondre.
J'étais quasiment sûre que Charlie les avait un peu briefer et je l'en remerciai. Toutefois, en me lançant ses regards, Jacob avait l'air de se retenir de poser une question.
Tout compte fait, c'était cela qui était comique : le voir ouvrir la bouche mais se faire interrompre par Charlie ou Billy qui encourageaient leur équipe quand ce n'était pas tout simplement le silence éphémère de la pièce qui le bloquait.
Au bout d'une durée que je ne sus déterminer, le match se termina. Les deux hommes assis dans le canapé se levèrent et se dirigèrent vers l'entrée. Pour ne pas paraître trop sauvage, je leur emboîtai le pas, aux côtés de Billy.
Ce dernier me sourit franchement et me serra à nouveau la main avant que Charlie ne l'aide à descendre les quatre marches du perron puis de le faire monter en voiture. Jacob resta à côté de moi. Je me sentis encore plus petite.
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- T'es vraiment amie avec un Cullen ? cracha-t-il, comme si prononcer son nom lui irritait la gorge.
On pouvait dire qu'il ne tournait pas autour du pot. L'écœurement peint sur son visage se fit encore plus vif maintenant qu'il était plus près de moi. Ne devant rien savoir, je passai outre son ton agressif.
J'écrivis avec un visage innocent :
- Oui. Pourquoi ?
- Rien, grommela-t-il tandis que Charlie, qui avait plié le fauteuil roulant et l'avait rangé à l'arrière de la voiture, l'appela. Il soupira et commença à s'éloigner puis se retourna :
- Ne t'approche pas des Cullen.
Il monta dans la voiture sans autre politesse. Il croyait vraiment que j'allais l'écouter ? Certes, ils n'étaient pas humains mais ils n'étaient pas non plus méchants. Je rentrai après les avoir saluer à ma façon.
Je pris mon sac et entendis la porte se refermer. Un lourd silence suivit, troublé par la respiration de Charlie. Il allait dire quelque chose mais mon téléphone vibra, brisant étrangement la tension dans l'air.
Il partit vers la cuisine et je montai en quatrième vitesse dans ma chambre. Je pris l'appel mais le regrettai aussitôt :
- NON MAIS TU PEUX ME DIRE POURQUOI TU REPONDS PAS ! ! ! ! ! ! !
J'éloignai le téléphone de mon oreille tandis que la voix continue :
- JE ME DEMANDAIS SI JE DEVAIS VENIR ! ! ! ! NE ME FAIS PLUS JAMAIS PEUR COMME CA, OK ? ? ?
Je discernai une voix grave, en arrière plan, l'amadouer :
- Lice', elle a répondu. C'est bon. Calme-toi.
La respiration haletante au bout du fil m'apprit qu'Alice n'avait pas totalement évacuer sa colère.
- Que je me calme, Jasper ? Alors que j'ai cru que Bella avait un grave problème, dans le genre MORTE ! ! ! Avant même notre séance shopping, nan mais t'imagines ? ! ?
- Désolé Bella. J'ai tout essayé pour l'apaiser, continua Jasper à mon attention.
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Une question idiote me vint à l'esprit : comment avoir une conversation téléphonique sans parler ? Alice rigola, me soulageant :
- Tu n'as qu'à écrire si tu veux. Je le verrais en même temps.
Je pris mon stylo et tournai une nouvelle page de mon cahier. Je m'allongeai sur le ventre en travers de mon lit et posai le téléphone près de moi. Je lui demandai :
- Tu m'en veux ?
- Non mais ne me refais plus jamais ça ! Je ne te voyais plus. C'était angoissant. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Rien, continuai-je à l'aide de mon crayon, un ami de Charlie est venu pour regarder un match avec son fils.
- Ils sont de LaPush non ? Ce sont des Quileutes ?
- Oui. Pourquoi ?
Deuxième fois que j'écrivais cette phrase, la posant aux principaux concernés.
- Rien, grommela-t-elle.
Deuxième fois que j'obtenais cette réponse, la recevant des principaux concernés.
- Bon maintenant que je sais que tout va bien je vais te laisser. Il faut que tu te reposes pour demain, reprit-elle d'une voix guillerette.
Je me retins de grogner. Je n'aimais pas le shopping.
- Oh j'allais oublier ! Demain, je viens te chercher. Comme cela, je suis sûre que tu ne tenteras rien entre le moment où on rentre des cours et notre départ. Tu croyais vraiment que tu arriverais à te défiler ?
Je sentis dans sa voix une sorte de malaise.
- Je n'allais rien faire ! M'insurgeai-je, toujours par écrit.
- Oh que si ! A demain !
Elle raccrocha. Le pire, c'était vrai : je n'avais rien prévu pour me défiler. J'enregistrai son numéro dans mon répertoire et remarquai que j'avais 17 appels en absence. Elle avait vraiment dû paniquer.
Pourquoi ne me voyait-elle plus ? En considérant sa réaction, Jacob n'y était pas pour rien. Les loups-garous neutralisaient ses visions ? Intéressant. J'avais là peut-être une piste pour protéger mon secret : aller sur le territoire quileute.
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- Isabella ! Le dîner est prêt, cria Charlie d'en bas.
Je soupirai, voyant bien que j'étais obligée de descendre manger. Il était trop tard pour que je puisse partir chasser. Quand je restais trop longtemps sans me changer en coyote, je sentais de petits fourmillements désagréables.
Ils commençaient par mes mains et mes pieds. Je les sentais déjà, comme si le coyote en moi essayait de se libérer. Ensuite, ces picotements s'étendaient sur mon corps entier. Puis cela en devenait douloureux.
Mais avant d'en arriver là, mon humeur devenait quelque peu changeante. Heureusement que je pourrais me transformer demain soir. Je descendis les escaliers au son de mon estomac que réclamait à manger.
Une odeur assez inexplicable me parvenait. En entrant dans la cuisine, je sus ce qui se passait. Charlie essayait de décoller des pâtes d'une casserole. Cependant, il n'avait pas mis d'eau. Il se retourna et me confirma ce que j'avais deviner :
- Je suis nul en cuisine. Normalement, soit je commande une pizza ou du chinois, soit je fais des plats déjà préparés.
Il rajouta, timide :
- Je voulais cuisiner pour toi comme tu n'avais presque rien mangé hier.
Il posa brutalement la casserole, ferma les yeux, hésitant comme chaque fois que j'étais dans la même pièce que lui. On aurait dit, comme avec Jacob plus tôt, qu'il hésitait à me dire ce qui le tourmentait.
S'il essayait de s'excuser, il savait déjà ma réaction. Au final, il sortit de la cuisine et composa un numéro. Pendant ce temps, j'essayai de récupérer la casserole, en me faisant une petite note personnelle : ne jamais plus laisser Charlie cuisiner.
Il revint et m'apprit qu'il avait commandé deux pizzas qui arriveraient dans un quart d'heure. Je hochai simplement la tête. Quand on toqua à la porte, je n'avais pas encore réussi à sauver l'ustensile de cuisine. Je la jetai donc.
La télé allumée, assise dans le même fauteuil que tout à l'heure, une part de pizza à la main, je me demandai si je devais prévenir Charlie pour ma sortie de demain. Oh et puis ça ne le regardait pas !
Je jetai le carton de la pizza et me précipitai dans la salle de bain pour me brosser les dents. Je sortis de sous mon lit l'album photo de ma mère. C'était le seul bien que j'avais garder avec quelques vêtements.
Nous ne possédions pas grand-chose, vivant avec le strict nécessaire. Ma mère n'a jamais été matérialiste. Pour elle, ce que nous penserions à sauver en cas d'incendie était le plus important et devait tenir dans un sac. Le reste, inutile de s'en alourdir.
Je savais exactement que la seule chose que ma mère sauverait était ce que je tenais présentement dans mes mains. Je m'assis en tailleur et tournai les pages plastifiées. Les photos défilaient, mes larmes détruisaient mon silence illusoire.
Je me changeai et m'étendis avec mélancolie sous les draps, prenant bien soin de poser mon album à porter de main. On ne savait jamais. En cas d'incendie.
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Un coup klaxonne eut pour effet de m'électrocuter. Je me dépêchai et sortit en toute hâte. Alice m'attendait, adossée contre sa portière. Je déglutis quand je vis le géant brun descendre aussi.
Il me sourit et mon cœur s'accéléra.
- On dirait que je lui fais de l'effet, pouffa -t-il.
Si seulement il pouvait deviner que c'était d'angoisse et de crainte. Alice l'ignora et m'accueillit :
- Salut Bella ! Tu as bien dormi ?
Je hochai la tête.
- Moi aussi. Comme un bébé, pouffa derechef Emmett à une blague cachée.
Alice sourit, se retenant de rire et je me sentis seule.
Le trajet fut rapide. Au beau milieu du chemin Emmett lançai :
- Au fait, merci Dumbella, j'ai essayé depuis…. Pff, tu ne peux savoir combien de temps de mettre Alice dans tous ses états et toi tu y arrive en une journée. Chapeau ! Tu obtiens mon éternelle admiration.
Alice pesta contre lui et se vengea en m'apprenant qu'Emmett avait la phobie des souris. Ce dernier s'offusqua mais ne dit plus rien, prouvant la vérité. Je souriais devant leur gaminerie. Comment aurait été ma vie si je n'avais pas été fille unique ?
En arrivant, je découvris que tout le monde me regardait. Hier, ç'avait été avec curiosité. Aujourd'hui, c'était d'ahurissement et de confusion. Arrivée avec deux Cullen n'était pas une bonne idée en définitive.
Je rougis et Alice me prit le bras, m'entraînant vers ma classe alors que les élèves commençaient à rentrer dans le bâtiment. Emmett rejoignit la sienne après avoir été retrouvé Rosalie. Cette dernière m'avait fusillée du regard. Je ne vis pas Jasper ou Edward.
- Ils sont déjà rentrés. Les cours débutent dans 36 secondes. Rose attendait Emmett. Elle n'a pas compris ce matin quand il a voulu m'accompagner pour rencontrer ainsi que remercier et je le cite « celle qui a failli donner une crise cardiaque à Alice ».
Son regard me réprimanda pour la forme et elle ajouta avant de me lâcher :
- Ne t'approche pas des Quileutes.
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Elle me laissa devant ma salle et disparut au coin du couloir. Sa dernière phrase était exactement la même que celle de Jacob. Savaient-ils qu'ils se ressemblaient autant ? Je ris à l'idée que cette pensée ne leur plairait pas.
Je stoppai net mon avancement. Ébahie, je ne savais quoi faire. J'avais ri ! Depuis la mort de ma mère, depuis exactement deux longues semaines, je n'avais pas ri. Cette terrible journée m'apparaissait lointaine et pourtant si récente.
Un sentiment de culpabilité envers ma mère explosa à cause de mon rire déplacé. Il fit mal, lacérant mon cœur comme des éclats de verres. Mais je sentis des cordes d'apaisement m'encerclaient paisiblement, m'empêchant de m'effondrer.
C'était comme si cette écho était extérieur à ma volonté.
- Vous comptez rester debout pendant toute l'heure, Melle Swan ?
La voix du prof me tira de mes pensées maussades. Des rires retentirent et je rougis. Je fermai la porte et scrutai la salle. Plusieurs places étaient libres et je choisis une table où il n'y avait personne.
Au moins, je serais totalement tranquille sans voisin.
Une chevelure blonde, devant moi, à droite, attira mon attention et Jasper se retourna. Il me sourit bien qu'il avait l'air un peu crispé comme s'il souffrait. C'était donc de lui que m'était venue la sensation de quiétude.
J'écoutais distraitement le cours sur la Guerre de Sécession. Étant passionnée par l'histoire, j'avais déjà étudié cette période. J'écrivais machinalement. Quelques fois, j'entendais un rire, un rire étouffé venant de Jasper.
Bien sûr, j'étais la seule à entendre. En quoi était-ce marrant ?
Décidemment, ce n'était pas demain la veille que je comprendrais les Cullen.
En sortant de la classe, j'eus une agréable surprise. Angela était dans le couloir et quand elle me vit, elle me sourit. Elle tenait un paquet de feuilles qu'elle me tendit en disant :
- Salut Isabella. Tiens, hier soir, j'ai été photocopié les cours des matières qu'on a en commun. J'ai noté les devoirs.
Je lui souris sincèrement. Peut-être l'un des premiers vrais sourires.
- De rien, me répondit-elle.
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Le reste de la matinée s'écoula comme celle d'hier. Avec l'impression que les regards ne s'étaient pas arrêtés mais au contraire redoublés. J'entrai dans le self, les Cullen étaient déjà installés. Pourquoi me fis-je cette remarque ?
Ils ont envahi mon univers ( surtout Alice pour être honnête ), me déboussolant. J'avais la terrible, et j'espérais, fausse impression qui s'ils venaient à disparaître, il ne resterait que le néant en moi.
Comme si les ruines de ce que j'étais risquaient d'être irrémédiablement et définitivement détruites par leur disparition.
Impression démesurée et terrifiante. Ridicule et stupide même. Mais mon cœur prenait cela au sérieux. Il était fragile. Était-je néanmoins assez forte pour vivre une amitié, mêmes plusieurs ?
Mon cœur pleure encore la perte d'un être cher. Je devrais m'éloigner, me protéger. Et guérir avant d'envisager de me ligoter avec des sentiments.
- Ne fais pas ça, supplia Alice, me fixant droit dans les yeux.
J'eus beau être à l'autre bout de la cafétéria, je l'entendis. Je soupirai et lui souris.
Oui, le ridicule et stupide néant !
Je mangeais avec Angela, Jessica et compagnie. Je leur appris que je préférais qu'on m'appelle Bella. Tyler s'était assis à côté de moi et je n'aimais pas la façon qu'il avait de se pencher aussi près pour me parler.
Il prétextait devoir me lire mais ce n'était qu'une excuse pour me coller. Je n'aimais pas cela et les effets de l'absence de transformation se faisait sentir. J'allais me décaler pour m'empêcher de lui en coller une quand je perçus un grognement.
Il venait de la table des Cullen. Ils fixaient tous Alice, qui était à l'origine de ce bruit. Jasper avec inquiétude, Emmett avec curiosité, Rosalie avec flegme et Edward… Eh bien difficile à dire.
Il la dévisageait, la bouche ouverte, les yeux écarquillés. Sa main, tenant de la nourriture était arrêté en chemin. Elle s'ouvrit lentement, faisant tomber son pain. Doucement, il tourna la tête, comme un robot, et posa ses yeux sur moi.
Je m'attendais presque à ce qu'ils soient venimeux. Mais je ne pus distinguer que de la stupéfaction et peut-être un peu de confusion.
Edward était en état de choc.
- Bella ? Tu m'écoutes ?
Je détournai les yeux pour tomber sur Tyler qui s'était encore rapproché. Le retour à notre table est brusque. J'avais eu l'impression d'être confiner dans une bulle. Elle venait d'éclater et je demandai encore ce qui s'était réellement passé à la table des Cullen.
La sonnerie retentit et je me hâtai vers le couloir, soulagée de m'éloigner de cette cafétéria. La salle était ouverte et j'entrai. Cependant, je ne savais où me mettre, étant la première. Je perçus une présence dans mon dos.
- La seule place de libre est à côté de la mienne, m'éclaira une voix inconnue.
Claire et gracieuse, comme l'éclat scintillant d'une étoile filante, cette voix ne pouvait appartenir qu'à une seule personne.
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Alors ?
Vous savez tous qui c'est ! J'en suis sûre ! :D
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ATTENTION ! ! ! ! ! !
Le chapitre 6 est extrêmement timide !
Il a besoin reviews pour se montrer !
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