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Après une petite pause, je reviens enfin ^^

Dans ce chapitre on passe en PoV Edward !

On sait donc enfin le pourquoi du comment !

Merci à Lydie's, elo-didie, phoenix,

Aurore, Tinga Bella, xenarielle93,

emichlo, Sabrinabella, Bellaandedwardamour,

fifer, caropat07, tia63, Aurelie-Leon,

asukafox, NanaFreezy, Artistaa, Morgana Serpentard,

doudounord, Siam-chan, Fandetoi,

Mrs Esmee Cullen, Eluna et loberni

pour vos reviews !

Je suis tellement contente que cette fic plaise :D

Vos reviews m'aident beaucoup à continuer ;)

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-Bonne Lecture-

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Alice déboula dans la pièce comme si le diable en personne la pourchassait.

- On a un grave problème !

En moins d'une seconde Carlisle et Emmett arrivèrent dans le salon. Ce dernier s'assit sur l'accoudoir du fauteuil où était installée Rose. Carlisle se plaça à la gauche d'Esmée sur le canapé et Jasper se rapprocha d'Alice pour la soutenir.

Je me sentis bien seul. Tout le monde était pendu aux lèvres d'Alice, sa mine tourmentée les inquiétait. Pour ma part, je savais déjà ce qu'était son problème et je roulai des yeux devant tant d'anxiété.

- Je ne vois plus Bella !

- Et ? demanda Rosalie, ne voyant pas en quoi ça nous concernait.

- Mais c'est grave ! ! Bella est mon amie et il lui est peut-être arrivé quelque chose !

- As-tu essayé de l'appeler ? Demanda posément Esmée dans un sourire tandis qu'elle pensait qu'Alice comptait tellement sur son don qu'elle en oubliait les choses élémentaires.

Le visage d'Alice s'éclaira et elle sortit de sa poche son téléphone. Après 5 essais infructueux, elle était en totale panique. Jasper usait de son pouvoir mais Alice le fusillait du regard disant qu'elle ne voulait pas sous-estimer la situation.

Elle tournait en rond comme un lion en cage, tenant toujours son téléphone, espérant qu'il allait sonner. Je retins mon rire quand elle porta son ongle à sa bouche. Tout le monde s'intéressa à la télévision mais ce n'était qu'une illusion, nous gardions un œil sur Alice.

Elle essayait toutes les 5 minutes de l'appeler. Environ une heure plus tard, je vis dans l'esprit d'Alice une vision : Bella dans l'entrée avec son père. Il y a une certaine tension. Soudain le téléphone sonne sur le meuble de l'entrée.

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Inutile de se demander qui appelle quand je vis Alice faire le numéro de Bella. Elle décrocha et si elle n'était pas devenue sourde, c'était qu'elle avait de la chance. Nous étions tous silencieux, regardant Alice immobile au milieu du salon.

Après que ma sœur ait évacué son angoisse dans des cris aigus, Jasper tenta de l'apaiser autrement qu'avec son don. Avec une respiration pantelante, inhabituelle pour nous et donc qui montrait qu'Alice prenait vraiment ça à cœur, cette dernière s'emporta :

- Que je me calme, Jasper ? Alors que j'ai cru que Bella avait un grave problème, dans le genre MORTE ! ! ! Avant même notre séance shopping, nan mais t'imagines ? ! ?

Jasper, toujours à côté de sa fiancé, s'excusa du comportement de cette dernière. Alice ferma les yeux et se calma. Elle rigola, détendant l'atmosphère, et monta en deux secondes s'enfermer dans sa chambre.

Inutile puisque même séparés par un étage et par deux portes, nous entendions la conversation. Enfin la moitié pour être exact. Toutefois, j'avais les visions de ma sœur ce qui me permis d'en avoir la totalité. Nous apprîmes que deux Quileutes avait rendu visite au Shérif Swan. Alice n'apprécia pas que son amie fréquente ces monstres.

Ironique, n'est-ce pas ?

Ma sœur ne perdant jamais le nord, elle remit sur le tapis sa journée shopping.

- Oh j'allais oublier ! Demain, je viens te chercher. Comme cela, je suis sûre que tu ne tenteras rien entre le moment où on rentre des cours et notre départ. Tu croyais vraiment que tu arriverais à te défiler ?

Je n'avais pas rêvé l'angoisse perceptible dans sa voix. Un petit tour dans la tête de ma sœur et j'appris qu'elle avait eu une sorte de vision montrant Bella. Cependant cette vision était floue, très floue comme si une brume épaisse camouflait l'image.

Bizarre, je crus même distinguer Bella enlever son haut, dehors par 0°C. Alice pensait aussi à cela et s'inquiétait aussi bien pour Bella que pour son don. Elle craignit qu'il puisse défaillir.

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Je fronçai les sourcils. Alice n'avait jamais eu de problème de ce genre avec ses visions. Je montai dans ma chambre et fis mes devoirs, accompagné par les notes de Mozart.

Mon esprit s'échappa des formules de maths pour aller se réfugier dans une certaine maison. Celle du Shérif Swan. Je mis un certain temps avant de prendre conscience que c'était l'esprit d'Alice qui m'envoyait cette vision.

Bella était assise sur son lit, un livre sur les genoux. Des larmes coulaient sur ses joues, laissant un ruisseau d'eau salée, et s'échouaient sur les pages plastifiées de l'album photos.

Mon cœur mort se serra devant cette scène et je ne sus exactement pourquoi. Était-ce cette douleur profonde que je lisais dans ses yeux si expressifs ? Ou était-ce ses murmures déchirants qui répétaient comme une supplique le même mot ? Maman, tremblait elle.

Mes yeux discernèrent brusquement ma feuille d'exercices. La vision était terminée. Je rangeai mes affaires en soupirant. Pourquoi Alice m'avait-elle montré ça ? Elle, qui d'ordinaire ne voulait même pas que j'intercepte la plus quelconque des visions.

Je rejoignis ma famille dans le salon. Rosalie me proposa une partie d'échec à condition que je reste éloigné de sa tête. J'acceptai. Nous nous installâmes devant les quatre échiquiers. La partie débutant, Emmett et Jasper nous observâmes.

Le jeu fut serré mais je gagnai. Ma sœur belliqueuse m'accusa d'avoir triché. Je roulai des yeux : c'était toujours comme ça, je mettais mon don de côté et ça n'allait encore pas. Seule Esmée me croyait quand je disais que je ne trichai pas.

Cette dernière nous prévint qu'il était temps d'aller en cours. Je montai me changer comme mes frères et sœurs ( Alice étant déjà en train de se préparer depuis deux heures ). Je m'approchai de ma voiture, Alice prenant la sienne pour aller chercher Bella.

Tout le monde fut étonné quand Emmett monta avec elle. J'avais vu dans ses pensées pendant la partie d'échec qu'il voulait accompagner Alice.

- Ben quoi ?

- Tu fais quoi exactement ? questionna Rosalie, trop calmement.

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- Bah, je vais avec Alice pour voir Bella, répondit-il comme si c'était une évidence.

- Pourquoi tu veux la voir ?

La voix de Rose se fit moins posée d'un seul coup.

- Attends, regarde un peu ! Hier, Alice a failli avoir une crise cardiaque. Ça fait plus de sept décennies que j'essaie… et rien… Là, Bella ne la connaît que depuis deux jours et elle a réussi là où j'ai échoué depuis trop longtemps. Il est normal que j'aille la remercier et la féliciter ! Je me dois de m'incliner devant plus fort que moi.

Alice roula des yeux. Ce fut au prix d'innombrables efforts que je me retins de rigoler. D'ailleurs, Jasper lui ne se retint pas et explosa de rire. Emmett avait dit ça avec le plus grand des sérieux tandis que Rose devenait de plus en plus en colère.

Elle soupira et monta à l'arrière de ma voiture en claquant la porte. Je lui lançai un regard d'avertissement, sa force pouvant vite être mal maîtrisée.

- Oh ça va Eddie, je l'ai pas abîmée ta voiture !

Elle était agacée et ça allait retomber sur Jasper et moi pendant le trajet. Je passai outre son petit surnom débile qui date malheureusement de quelques décennies. J'en voulais encore à Emmett pour l'avoir trouver.

Je secouai la tête et ouvrit la portière tandis qu'Alice sortait déjà hors du garage. Le trajet me parut horriblement long. Les soupirs agacés de ma sœur et la concentration que mon frère arborait pour se calmer et empêcher l'agacement de notre sœur de déteindre sur lui, me mettait mal à l'aise.

Rosalie pouvait se monter froide mais je savais mieux que personne que ce n'était qu'une façade. En effet, Rosalie manquait surtout de confiance en elle. Elle savait que je savais, c'était pour cela qu'elle me lance des piques à tout va : elle déteste que je sache ses faiblesses.

Elle déteste que quiconque les sache d'ailleurs.

J'entrai enfin sur le parking. Je soupirai à mon tour. Encore une journée de plus à jouer la comédie. Pathétique comédie humaine. La première heure risquait d'être ennuyeuse. Je me distrais donc en passant de pensée en pensée.

Celles de ma classe étaient chargées de puérilité. J'essayai donc la classe d'en dessous : mon frère y était. Il trouvait ce cour sur la Guerre de Sécession terriblement amusant. Bien sûr, l'ayant vécu, il sait discerner le vrai du faux.

C'était ce que nous ressentions tous en Histoire. Savoir exactement la vérité pour l'avoir vécue. Savoir que les années déformaient malheureusement les faits.

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Je passai aux autres pensées et me heurtai de nouveau à ce mur. C'était une sensation dérangeante, la même qu'hier, au self. Cette sensation que je me heurtai la tête contre un mur. Je sus même qu'en insistant, j'aurai une migraine.

Je sus donc aussi qu'Isabella était là. A défaut de pouvoir investir ses pensées, je la regardai à travers celles des autres. Comment pouvait-elle supporter cette souffrance que j'avais vue cette nuit ?

En faisant attention on pouvait voir qu'elle ne souriait pas, qu'elle avait un éclat de tristesse perpétuel dans son regard. La sonnerie retentit me ramenant brusquement au milieu de ma salle. Je grognai.

Pourquoi avais-je passé l'heure à décortiquer ses faits et gestes ? Pourquoi me troublait-elle ?

Dans le couloir, je vis Angela se hâtait vers l'étage du bas. Elle tenait un paquet de feuille et je lus dans son esprit qu'elles étaient pour Isabella. Elle avait un cousin muet et elle savait que c'était difficile de s'intégrer avec ce handicap et qu'elle voulait faciliter celui d'Isabella le plus possible.

Je souris. Quand les pensées des autres devenaient trop pénibles à supporter je me concentrais sur elle car elle était d'une gentillesse incroyable, aucune pensée insupportable.

Les trois autres heures de cours passa vite. Une fois n'est pas coutume malheureusement. J'arrivai aux portes du self, mes frères et sœurs m'attendaient déjà.

Quand j'entrai, mon regard se porta pour la première fois ailleurs que sur notre table. Il se porta sur celle d'Isabella. Elle n'était pas là et je me demandai quel était ce sentiment qui me frappa amèrement.

Je m'installai un plateau composé d'une part de pizza et d'une poire ainsi que du pain. Je réprimai une moue de dégoût. Aussi bien envers l'odeur qu'envers moi-même. A chaque repas, la même réflexion se plante dans mon cœur : je ne pourrais plus jamais manger.

A peine quelques secondes que nous étions assis et une odeur reconnaissable entre mille me saisit cruellement. Celle d'Isabella. Alice eut une vision montrant Bella venir la voir à la fin des cours de cet après-midi pour lui annoncer qu'elle ne voulait plus sortir en ville avec elle.

Cette vision chagrina fortement ma sœur.

- Ne fais pas ça, murmura-t-elle comme pour elle-même alors que Bella était toujours à la porte du self.

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Bien sûr elle ne pouvait l'entendre. Je fronçai les sourcils quand la vision d'Alice changea et qu'Isabella lui sourit. La phrase de ma sœur ne pouvait avoir eu un impact sur sa décision, si ? Je soupirai.

Tu le fais un peu trop souvent ces temps-ci, me dis-je sarcastiquement en rejetant la part de pizza que je tenais.

Les secondes prirent des allures de minutes. Un grognement me fit néanmoins relever la tête vers ma sœur. Elle trouvait Tyler trop proche d'Isabella car elle…

Des images venant de son esprit me percutèrent de plein fouet. J'eus le souffle coupé. Des frissons griffèrent mon dos devant ce tableau. Mes nerfs inanimés se crispèrent à l'extrême. C'est impossible ! Ma sœur inventait cette vision !

« Je suis désolé Edward » se mortifia Alice, « J'ai essayé de te le cacher, que tu le découvre par toi-même. Je ne voulais pas t'enlever ça ».

Elle baissa les yeux sur son plateau, Jasper mit un bras sur son épaule, sentant sa tristesse. Il me regarda, menaçant, voyant bien qu'elle m'avait adressé un long regard.

Mais j'étais trop choqué pour y faire attention. Oui voilà, c'est exactement cela, j'étais en état de choc. Ma main lâcha le bout de pain que j'étais en train d'émietter. Et j'eus l'impression que le temps cessa sa course effrénée vers le néant pour s'arrêter impitoyablement sur la brèche qui s'installa fortement dans mon esprit brumeux.

Je tournai lentement ma tête vers cette femme que je tiendrais dans mes bras dans quelques temps. Bella nous regardait avec un pli entre ses sourcils.

Tiens, c'est Bella maintenant ? demanda railleusement ma folie.

Ou ma raison, je ne le sus avec précision.

Mes yeux se brouillèrent et ce fut comme si mon esprit se détacha de mon corps. Un vampire peut-il réellement être en état de choc ? Il faudra demander à Carlisle. Cette pensée me parut ridiculement déplacée. Je n'avais plus conscience de ce qui m'entourait.

Cela fut ardu, d'envisager l'avenir comme la vision de ma sœur.

Ardu, de constater dans mon esprit que cette femme est celle qui égaillera mon éternité sans soleil.

Ardu, de graver dans mon cœur que cette femme est celle qui y a sa place.

Ardu, d'ancrer dans mon être que Bella est mon âme sœur.

Mais si simple, que ç'en fut déstabilisant, de m'imaginer à la place de ce moi, allongé sur le lit de Bella avec cette dernière endormie dans ses bras.

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Que faire ? M'éloigner ? Me rapprocher ?

La peur et la curiosité se considérèrent avec hostilité. Un combat violent fut engagé en moi. Balayant toutes mes pensées si fragilisées, comme une tornade fauchant une maison en quelques secondes.

Je repris enfin conscience de ma famille à la table qui me regardait avec inquiétude. La self était quasiment vide. J'étais resté immobile aussi longtemps que ça ? La table où se trouvait Bella était vide.

- Respire et bouge imbécile ! Tu vas attirer l'attention ! M'ordonna si gentiment Rosalie.

- Ça va ? Se risque mon autre sœur.

Je gardai le silence, la fixant. Elle me fit un sourire triste.

- Je suis désolée, je n'ai pas pu m'en empêcher quand j'ai vu ce gars se rapprocher de Bella. Mais c'est surtout sa réaction qui m'a gênée. Elle allait lui en mettre une et le proviseur allait la coller ce soir et…

Elle soupira et Emmett rigola brisant définitivement l'engourdissement de mes pensées :

- Elle allait lui en mettre une ? Sérieux ? Qui aurait cru que notre chère Bella soit aussi teigneuse !

Une claque sur sa tête de la part de Rose plus tard, nous nous levâmes pour aller en cours. J'aurais voulu partir vers la sortie mais mes jambes obéirent à leur propre volonté et je me figeai au détour du couloir quand je vis Bella dans l'encadrement de la porte.

Les élèves arrivèrent à leur tour dans le couloir mais patientèrent pour ne rentrer qu'au dernier moment. Bella semblait ne pas savoir où s'installer. Je déglutis difficilement mais je pris une grande inspiration pour me donner du courage.

Son odeur emplit délicieusement mes narines mais réveilla malgré tout ma soif. Je cessai donc de respirer. On ne sait jamais. A cet instant, lui faire du mal était la dernière chose que je souhaitais.

Je m'approchai doucement, appréhendant le moment mortel où le monstre en moi apparaîtrait. Quand je ne fus qu'à quelques centimètres derrière elle, la chaleur que dégageait son corps me brûla agréablement.

Elle se tendit sentant ma présence. Alors je soufflai :

- La seule place de libre est à côté de la mienne.

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Ses muscles ne se détendirent pas, au contraire. Son cœur s'accéléra et elle tenta de maîtriser sa respiration. Elle avança maladroitement pour me laisser passer et je m'installai. Elle me suivit et s'assit à son tour.

Elle sortit ses affaires, ne me lançant aucun regard. Bien sûr, hier je l'avais fusillé du regard pendant une heure, c'était évident qu'elle n'allait pas m'accueillir à bras ouverts.

Le plus déroutant était que je ne ressentais que de la curiosité. Je savais qu'elle était mon âme sœur et pourtant je ne ressentais pas d'amour. Je compris alors ce que signifiait la phrase de ma sœur : je ne voulais pas t'enlever ça.

Les sentiments doivent se découvrir, nous surprendre. Le fait de savoir me supprimait ce droit.

Je compris alors ce que ressentais ma sœur. A son « réveille », la première chose qu'elle avait vu, avait été Jasper, son âme sœur.

Elle savait au plus profond d'elle-même qu'il était celui qui partagerait son éternité. Pourtant, les sentiments ne sont venus qu'après. Lors de sa première discussion avec lui. Elle aurait préféré le rencontrer par hasard, tomber amoureuse et non l'attendre dans ce café par un jour pluvieux.

Cependant, sans son don, aurait-elle croisé son chemin ? Rien n'est moins sûr.

Je n'en voulais pas à Alice. Elle m'avait caché ses pensées pendant longtemps. J'étais même étonné qu'elle ait été aussi douée. Des élèves commençaient à entrer et Bella fixait toujours son bureau.

- Je suis désolé pour hier.

C'était le mieux à faire non ? Engager la conversation et m'excuser. Elle releva la tête brusquement, sûrement surprise que je lui adresse la parole. Je lui souris. Le prof arriva. Il nous avertit que nous faisions un TP aujourd'hui.

Ça tombait à point nommé, lors d'un TP, on devait communiquer avec son partenaire non ? Je partis au fond de la salle chercher les appareils nécessaires.

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J'aimais bien la physique.

Savoir que tout s'expliquait, que tout était logique, j'en avais besoin. Cela rassurait un monstre mythique, ironique non ? Je rigolai doucement sans joie. Je posai mon chargement au milieu de notre table et lus la feuille que le prof venait de distribuer. Bella lisait aussi.

Je lui lançai des coups d'œil et ce fut plus fort que moi, j'essayai de capter ses pensées. Ce fut sans surprise que ce mur désormais connu se manifesta, me causant une crampe à la tête comme si un étau se refermait sur mes espérances.

- Tu apprécies Alice apparemment.

J'ignorai pourquoi je lui parlais de ma sœur mais je ne savais pas comment aborder la conversation. Cependant, elle avait vraiment l'air d'apprécier Alice et donc c'était le meilleur moyen d'engager une conversation. Surtout qu'elle ne parlait pas.

Je ne suis pas sorti de l'auberge ! Je sentis un cahier toucher mes doigts et je pus lire :

- Oui, elle est un peu folle quand même.

Je souris, au moins j'ai réussi à obtenir une réponse.

- Ça te dérange si je viens avec vous tout à l'heure ?

Ces mots s'étaient échappés sans que je ne puisse les rattraper.

- Je peux venir aussi ?

- Emmett, cette conversation est supposée être privée ! ! ! murmurai-je méchamment à mon frère qui s'incrustait.

- Rhoo allez, je suis juste à côté et la curiosité était trop grande pour résister.

Le cahier se retrouva à nouveau près de ma main et je revins à la situation actuelle.

- Faut voir avant tout avec Alice.

- Ne t'inquiète pas, je suis sûr qu'elle sera ravie.

- Comme si la question se posait ! intervint la concernée.

- T'as vu Eddy, j'suis pas le seul !

- Laissez-le tranquille, les modéra Jasper.

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Emmett dans la salle de derrière et Alice et Jasper dans celle du dessus, c'était sûr que je ne pourrais pas avoir d'intimité. Je soupirai d'agacement. Bella reprit rapidement son cahier et me regarda craintivement.

Imbécile ! Tu peux pas faire attention ! me rouspétai-je.

- Désolé, ce n'était pas contre toi. Tu sais que nous ne sommes pas humains ?

Elle acquiesça doucement, pas sûre de savoir où je voulais en venir.

- Et bien disons que notre conversation est surveillée.

Un joli pli se forma entre ses sourcils et elle me regarda l'air de dire : tu me prends pour une imbécile ? Je rigolai doucement.

Une petite part de moi voulait savoir comment elle savait pour nous mais je m'abstins de lui poser la question ne voulant pas briser le semblant de sérénité entre nous.

- Emmett vient aussi tout à l'heure.

Elle se raidit et me regarda apeurée. Je ne compris pas sa réaction. C'est vrai qu'Emmett était impressionnant mais c'était peut-être le moins dangereux d'entre nous, après Carlisle.

- Si tu ne veux pas, c'est pas grave, il comprendra.

- Quoi ? ? Hurla le principal concerné.

- Monsieur Cullen qu'est-ce qu'il vous arrive ? ! ?

Son prof était manifestement de mauvaise humeur et avoir un élève qui se lève brusquement en criant, n'arrangeait jamais son humeur. J'avertis ma voisine de la réaction de mon frère et elle rigola timidement.

Cependant elle s'arrêta bien vite et se figea. S'interdisait-elle de rire ? Elle ferma les yeux et respira profondément avant d'écrire que cela ne la dérangerait pas si Emmett nous accompagnait.

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Nous nous mimes enfin au travail et je pus constater que Bella savait parfaitement bien ce qu'il fallait faire. Je lui expliquais tout de même quelques questions qu'elle ne comprenait pas.

Elle hochait la tête pour me dire qu'elle avait compris et d'autre fois ses sourcils se plissèrent, m'avertissant que je ne mis prenait pas bien. Le cours se passa vite et j'aimais cette proximité avec elle. Elle m'apaisait.

Quand nous sortîmes du cours, nous partîmes au gymnase car après tout, nous n'étions pas censés être au courant pour le prof. Le proviseur, accompagné d'Emmett qui avait passé le reste du cours dans son bureau, nous apprit la nouvelle.

Entourée de mon frère et de moi-même, Bella ne semblait pas à l'aise. Emmett lui jetait des coup d'œil, se demandant s'il l'effrayait. Si mon frère a bien une qualité (enfin dans certains cas), c'est que ses pensées ne restaient jamais bien longtemps à l'état de pensée.

- Je te fais peur Dumbella ?

Elle le regarda et lui fit un petit sourire. Emmett s'en contenta et lui rendit. Arrivé sur le parking, je confiai ma voiture à Jasper. Il en fut heureux et surpris. En temps normal, c'était toujours Rosalie qui avait ce droit seulement, apprendre qu'Emmett venait avec nous en ville, la mit en colère.

Jasper me regarda et pensa que nous n'étions pas vraiment sympa de le laisser seul avec Rose. Mon sourire se fit contrit. On pourrait croire que Rose était toujours en colère mais en fait elle détestait simplement ne pas être avec Emmett, même pour quelques heures. Elle avait peur et cachait cette peur derrière de la fureur.

Nous montâmes dans la voiture d'Alice, Bella à côté d'elle. Emmett n'aimait pas trop être à l'arrière mais il fit un effort pour Bella qui ne se sentirait pas à l'aise de se retrouver avec l'un de nous deux.

Je souris devant son attention. Il avait déjà accepté Bella, autant qu'Alice l'avait fait.

Et j'en étais heureux.

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Pffiou je n'en voyais pas la fin de ce chapitre xD

Et au final c'est peut-être l'un des plus grand chapitre que j'ai écrit :D

J'espère qu'il est à la hauteur de votre attente !

Dîtes moi ce que vous en pensez !

Le prochain chapitre sera la fameuse sortie en ville ;)

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Attention ! ! ! ! ! !

Le chapitre 7 est très gourmand !

Son péché mignon, c'est les reviews !

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