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Comme promis, la suite est là !

Un grand merci à vous toutes pour vos reviews :

oliveraie cullen massen, helimoen, asukafox,

xenarielle93, Yukina21, zaika,

bellardtwilight, emichlo, NanaFreezy,

fifer, Mrs Esmee Cullen, Bellaandedwardamour,

elo-didie, Severine, tipiland, bip et

caropat07 ( je ne te fais pas patienter longtemps tu vois ! mdr )

Merci à ma Big Sister !

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-Bonne Lecture-

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Une semaine et demie s'était écoulée depuis cette soirée en compagnie de trois des Cullen. Nous étions samedi et je venais de me réveiller. J'entendais Charlie se préparer au rez-de-chaussée.

Il partait la journée avec ses collègues et quelques volontaires pour capturer et sans aucun doute abattre l'ours qui attaquait des randonneurs et des campeurs depuis presque deux bonnes semaines.

Malgré la présence de cet animal je ne m'étais pas gênée pour sortir le soir et le week-end dernier en pleine forêt. Dès le mercredi je m'étais transformée et mes douleurs liées à une trop grande attente avant de me changer avaient disparues.

Comme je m'étais faite la remarque, j'allais directement sur le territoire quileute pour éviter que mon amie me voit.

Je souris. Je considérais Alice, Emmett et Edward comme mes amis. Bien que ce dernier me troublait par sa présence. Je me souviens encore de son corps pressé contre le mien quand il m'avait empêché d'embrasser le sol au cinéma. Je mangeais à côté de lui et nous papotions. Enfin il parlait et j'écrivais.

Il avait un comportement ambiguë envers moi.

Il portait mon sac dès qu'il le pouvait. Il me serrait contre lui à chaque fois que je trébuchais. Il me souriait dès que mon regard accrochait le sien. Il m'aidait le midi pour les cours que je ne comprenais pas. Il était d'une patience à toute épreuve quand nous étions en sport et que ma maladresse le choisissait pour victime. Bref, j'étais bien avec lui bien qu'un peu mal à l'aise, je ne savais pourquoi.

Quant à Jasper, il ne m'approchait que très peu, pour ne pas dire pas du tout.

Rosalie m'ignorait la plupart du temps même si au début elle se permettait quelques remarques. Mais Alice et Edward, ou encore Emmett, me défendaient et elle finit par m'ignorer totalement, ce qui m'allait personnellement.

Je me faisais peut-être des idées mais j'avais l'étrange impression que le comportement d'Alice avait changé. Je veux dire qu'elle était toujours aussi gentille et amusante mais dès le lendemain de notre soirée, elle m'observait et j'irai jusqu'à dire qu'elle m'étudiait.

Comme si elle essayait de savoir ma nature exacte. Je savais qu'elle n'aurait jamais dû savoir pour mon ouïe car maintenant elle réagissait différemment.

Je sortis de la chaleur de ma couette pour descendre dans la cuisine. Je mangeais vite fait un yaourt. J'allais chasser aujourd'hui donc inutile de me gaver l'estomac maintenant. Charlie buvait son café.

Notre entente n'avait pas vraiment évolué. Il essayait souvent d'engager la conversation et quelques fois je lui répondais sur mon cahier mais la plupart du temps le silence régnait entre nous. La sonnette d'entrée brisa cet habituel silence.

- Je ne sais pas à quelle heure je reviendrai, m'apprit-il en se levant.

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Il mit sa tasse dans l'évier et alla dans l'entrée. Avant d'ouvrir la porte il m'avertit timidement :

- Évite d'aller en forêt.

Comme si j'allais l'écouter. Aucun ours ne peut attraper tout coyote qui se respecte. Je serais déjà loin avant qu'il ne tente de me prendre pour son repas, cet ours ! Sur le pas de la porte se tenait Harry. C'était un quileute qui faisait parti des volontaires.

- Bonjour Charlie. Tu es prêt ?

- Oui, je vais chercher mon arme.

Il entra dans le salon. Harry me salua et je lui souris. Ils étaient tous habitués à mon mutisme. Billy et Harry étaient les deux plus proches amis de mon père. Ils venaient souvent à la maison et je les trouvais sympas. Mon père revint et après quelques recommandations, ils partirent.

Je montai dans ma chambre pour faire mes devoirs. Je bloquai un peu pour les maths mais au bout de deux petites heures j'avais fini tous ce que j'avais à faire ce week-end. J'hésitai entre faire un peu de ménages ou partir tout de suite. Hésitation qui ne dura que deux secondes.

Je sortis par la porte de derrière. Il faisait moins froid mais je ne perdis pas de temps, une fois déshabillée, je me transformai. Je sentis quelques étirements indolores et immensément libérateurs. Je baillai pour me dégourdir la mâchoire. J'aimais être en coyote. J'étais apaisée et aucun obstacle ne me paraissait insurmontable.

Je ne perdis pas de temps et trottinai vers le territoire quileute. Alice m'avait expliqué que ses visions n'étaient déclenchées que par une décision.

Si je prenais la décision d'aller sur le territoire des loups-garous bien avant de me transformer, elle ne me voyait pas lors de mon changement de forme ( j'avais posé la question avec un autre exemple pour m'en assurer ).

Je gardai donc en tête mon but sur tout le chemin. Toutefois, j'entendis des murmures. Curiosité quand tu nous tiens ! Je m'approchai et pus distinguer la battu. Ils étaient une vingtaine.

Il y avait un petit sentier et des voitures y étaient garées en fil indienne. Sur le capot d'une voiture de police était étalée une carte. Sûrement pour quadriller le périmètre. Quatre personnes, y compris Charlie et Harry, étaient penchées vers cette carte.

- Y'a pas quelque chose là ?

Ils se relevèrent et je me rendis compte que j'étais assez proche pour qu'ils puissent détecter ma présence. Mince ! Cependant ils me cherchèrent et je fus soulagée. Mais mon regard accrocha celui de Charlie.

Il se statufia et je sus qu'il m'avait reconnue. Enfin plutôt qu'il avait deviné que c'était moi puisqu'il ne m'avait vu qu'une seule fois sous cette forme alors que j'étais encore bébé.

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J'entendis une détonation et la seconde suivante je sentis une brûlure à ma patte alors que la balle me frôlait avant d'atterrir à dix centimètres de là, levant poussière et terre. Je bondis sur le côté et me mis à détaler comme jamais.

- Arrêtez espèce d'abruti ! aboya Charlie, on est pas là pour tuer tous ce qui bouge ! Compris ?

Je ne sus combien de temps je courus. Je me cachais entre deux buissons pour reprendre mon souffle, mon cœur battait comme jamais auparavant.

Quand ma respiration se calma, la douleur à ma patte se rappela à mon bon souvenir. Il y avait un peu de sang qui collait mes poils entre eux. Je ne pouvais voir les dégâts à cause de mon pelage alors je me transformai.

Fait d'habitude indolore, ma transformation me fit pousser un cri. Assise contre un arbre, j'examinai mon poignet et heureusement, ce n'était pas profond. Je ne savais pas quoi faire. J'étais seule, nue, au milieu de nulle part. J'ignorais même si j'étais toujours sur le territoire quileute.

Si Alice me voyait, il serait difficile de justifier la situation dans laquelle je me trouvais.

Mon poignet me brûlait mais je m'attendais à pire venant d'une balle. Ça ne saignait que très peu. Heureusement que j'avais été assez loin pour que le tireur ne visent avec plus de précision.

Cependant je devais désinfecter cette blessure au plus vite. Je devais rentrer tout en repassant par LaPush.

Même si ma transformation se rapprochait beaucoup trop de la dernière je n'avais pas d'autre choix. Elle fut moins douloureuse mais réveilla mon estomac, les dépenses d'énergie qu'engendrait le passage d'une forme à une autre étant importantes.

Au bout d'un certain temps j'arrivai devant un ruisseau. Il était assez large mais les coyotes sont de très bons nageurs.

J'entrai dans l'eau et ma blessure me piqua. Rien de tel que de l'eau pour désinfecter une plaie. Arrivée sur l'autre rive, je vis un lapin. L'instinct et la faim reprirent le dessus et je me mis à le pourchasser.

Quand je relevai la gueule de ma proie, je reconnus les lieux.

J'étais en territoire quileute. Je chassai encore quelques petits mammifères pour contenter mon estomac gourmand. J'écoutai le bruit du vent entre les arbres, ça m'apaisait. Ma mère le faisait souvent aussi.

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Je ne pus m'accabler sur le sujet que je perçus des bruits bizarres. Mon cœur partit une nouvelle fois au quart de tour quand je compris que c'était des bruits de combats. J'entendais clairement des grognements qui appartenaient à deux animaux distincts.

Des loups ! Reconnus-je avec une certaine peur.

Ils se battaient et je n'avais pas envie de me retrouver au milieu. La peur libérait dans mon organisme de l'adrénaline, invention essentielle de dame nature qui permet à tout animal d'améliorer ses capacités physiques et donc de prendre la fuite ou de se battre. Dans ma situation, cela sera le premier cas.

J'amorçai donc un geste pour partir dans la direction opposée quand un cri s'éleva d'entre les arbres. Mes oreilles se redressèrent instinctivement en avant. Ce cri était incontestablement humain. C'était une voix d'homme !

Oh non ! C'est pas vrai ! Ils ne se battent pas, ils attaquent un homme, paniquai-je.

J'ignorai quoi faire exactement. Mon hésitation mourut quand un grognement plus fort me parvint. Mes pattes foulèrent le sol avec détermination en direction du combat. Je sentais que j'allais regretter ma décision.

Après tout, je ne pouvais rien contre deux loups. La seule capacité que les coyotes ont de plus que les loups, c'est la vitesse. Et ce n'est pas pour rien !

Mais je ne pouvais tout simplement pas abandonner cet homme. La liste des disparus était déjà assez longues. Je me demandai avec une certaine curiosité morbide si j'allais survivre pour prévenir Charlie que ce n'était pas un ours mais des loups la cause de tout ça.

Je débouchai enfin sur le lieu d'où provenait le bruit. Je m'attendais à plein de chose mais la réalité en fut bien loin. Les loups, au nombre de deux comme je l'avais deviné, étaient énormes ( de la taille de celui que j'avais croisé le jour de mon arrivée ).

L'un d'entre eux, à ma gauche, était couché sur le flanc, sa patte arrière prenant une direction bizarre. Son pelage majoritairement gris, assurément magnifique dans d'autres circonstances, était taché de sang. Il respirait difficilement.

Un flash de ma mère surgit devant mes yeux.

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Mon regard se porta plus loin, au milieu de l'endroit dégagé d'arbres.

Un lieu parfait pour un combat, pensai-je ironiquement.

L'humain et l'autre loup m'offrait un tableau contradictoire. L'homme, loin d'être humain en fin de compte, avait un bras passé autour de l'énorme cou du loup. Son bras se perdait dans l'épaisse fourrure noire. L'autre main tenait la mâchoire du loup, comme s'il essayait de la briser.

L'animal se débattait mais je compris vite que l'autre était plus fort.

J'ignorais pourquoi dans cette situation d'urgence, je pris le temps de le détailler. Ses cheveux blonds était tenus en une queue de cheval qui avait sans aucun doute connu de meilleurs jours. Il était torse nu et son jean était taché de terre et de sang.

Mais ce qui me choqua le plus fut le liquide rouge qu'il avait autour de la bouche.

Je refusai de m'avouer que c'était du sang.

Il balança, je n'avais pas d'autre mot, le loup à l'autre bout de sa position, vers moi. Je remarquai alors un corps à ses pieds. Un pauvre randonneur. Je compris que les loups n'étaient pas du mauvais côté cette fois. Il sourit sadiquement quand il me vit.

J'en frissonnai. Mes oreilles se plaquèrent et je découvris mes crocs tandis que mon instinct me criait de m'enfuir aussi vite que mes pattes me le permettraient.

- Ne t'approche pas ! siffla-t-il en levant sa main sur sa droite.

Je ne comptais pas m'approcher. Si même deux loups de la taille d'un cheval n'arrivaient pas à le battre, ce n'était pas avec mes pitoyables 11kg que je pourrais changer quelque chose.

Le loup se releva dès qu'il toucha terre. Il grogna et repartit à la charge. L'autre n'y prêta aucune attention et me fixa.

Il pencha la tête en fronçant les sourcils.

- Pourquoi ce stupide coyote ne s'enfuit pas ? Murmura-t-il.

Je me posais la même question pour tout dire. Avec un mouvement trop rapide pour mes yeux, il se retrouva devant moi. Bien plus menaçant qu'Emmett.

Pourquoi cette comparaison ? Parce que j'étais certaine qu'ils étaient de la même espèce. La seule différence : la couleur de leurs yeux.

Le loup au pelage noir percuta du vide. Quand il se rendit compte que son adversaire n'était plus là, il freina et ses pattes arrières glissèrent quand il fit demi-tour. Il chargea à nouveau l'homme mais celui-ci n'avait pas l'air d'en avoir conscience.

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Moins de vingt secondes s'étaient écoulées depuis mon arrivée, je voyais tout au ralenti. Il tendit le bras vers moi et je grognai avant de me retourner pour courir. Je savais bien évidemment que je n'avais aucune chance.

Fait confirmé quand il agrippa ma patte arrière pour me tirer violemment en arrière vers lui.

Il me balança et le sol, les arbres, le ciel se confondirent en des couleurs indissociables et abstraites pendant une durée très courte. Mon dos percuta un arbre et j'entendis ma patte craquait.

Laquelle ? Je ne sus le dire avant que le noir ne m'engloutisse, apportant un apaisement plus que bienvenue.

Un mal de tête horrible me vrilla les tempes. J'essayai de bouger mais mon corps ne m'obéit pas. Ma patte postérieur droite était sans conteste la plus pénible de mes blessures. Je gémis, un glapissement sortit de ma gueule. Seules mes paupières ne m'avaient pas abandonné.

Je vis un tas de cendres d'où une fumée s'échappait encore. Un loup, encore inconnu, fixait ce tas.

Avec satisfaction, crus-je discerner.

Il respirait rapidement et transpirait encore. Avais-je été déconnectée de la réalité aussi peu longtemps ? Je portai mes yeux vers le loup gris qui était toujours inconscient. Un homme palpait son corps. Il avait les caractéristiques de tous les quileutes. Peau mate, cheveux noirs. Il se releva et s'approcha de moi.

J'essayai de me relever pour courir loin de lui. Réaction normale pour un animal blessé, autrement dit vulnérable, je devais partir loin de toutes menaces. J'eus plus mal qu'autre chose.

- Chut. Je ne te veux aucun mal, souffla-t-il en s'approchant doucement.

Toujours aussi délicatement il m'ausculta et je me laissai faire. De toute façon, j'avais la désagréable impression d'être vidée de mes forces. Il continuait de murmurer et cela m'apaisait. Plus sa voix que ses mots, en fait. J'avais envie de dormir.

Mes paupières se fermèrent et le noir m'envahit une seconde fois.

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Tapie dans l'ombre que déployait les branches des arbres, une silhouette resta immobile bien longtemps après que les loups aient emporté la fille.

Ses yeux rouges sangs avaient vu la scène d'horreur.

Son odorat interceptait encore le relent des cendres.

Sa peau captait encore la chaleur du feu qui avait déployait ses tentacules brûlantes sur les membres de son âme sœur.

Elle l'avait vu se faire tuer sous ses yeux.

Il avait toujours eu les choses en main. Toujours.

Il avait suffi d'une fois.

Elle avait retenu un cri de pur douleur quand elle avait entendu le craquement macabre des membres arrachés avec une sauvagerie fatale.

Elle avait été impuissante, ne pouvant le prévenir de la venue d'un troisième loup.

Elle avait vu sa curiosité pour le coyote imprudent.

Elle avait vu cet animal détourner son âme sœur de sa victoire.

Elle l'avait vu s'approcher, elle en avait voulu faire de même.

Il lui avait ordonné de ne pas s'approcher, il avait été trop sûr de lui.

Il en est mort, réduit en un tas de cendre qui semblait la défier.

Elle avait vu le coyote se transformer en jeune femme.

Et ses traits seront à jamais gravés dans sa mémoire.

Mais à présent, là maintenant, elle ne voyait plus qu'une seule chose : sa vengeance.

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Voilà !

Le prochain chapitre il y aura la « confrontation » Quileutes/Bella !

Je tiens à préciser que toutes les informations sur les coyotes présentes dans ma fic, comme quoi ils sont de bons nageurs ou qu'ils ont une vue peu développée (chapitre1)

ou qu'ils sont plus rapides que des loups sont entièrement vraies !

Donnez-moi votre avis :D

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