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Un grand merci à vous toutes pour vos messages qui m'encouragent ! !
Merci aussi pour vos mises en favorites et/ou alertes !
Merci à ma Big Sister ;)
Après de nombreuses tentatives, le chapitre est enfin là.
D'ailleurs mille merci à miss02 et caropat07 pour leur aide !
(Je crois ne jamais avoir remercié en une seule fois autant de personne dans ma vie mdr)
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- Bonne Lecture-
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Ma joue reposait sur quelque chose de doux. Ce fut ma première pensée quand je repris partiellement conscience. Je flottais encore dans les limbes du sommeil et je n'avais pas envie que cela change. Je me sentais bien et je savais qu'en renouant avec la réalité j'aurais mal, même si j'ignorais pourquoi.
Je devenais malgré tout de plus en plus alerte à ce qui m'entourait. Mon corps reprenait contact avec chacune de ses terminaisons nerveuses. Je me souvins brusquement de l'homme aux cheveux blonds attachés puis de mon vol plané qui avait suivi.
Voilà pourquoi j'avais l'impression d'être passée dans une machine à laver après qu'un rouleau compresseur m'ait écrasée.
Je sentis une main sur mon front. Je pris peur car j'ignorais où je me trouvais, mon dernier souvenir étant cet homme qui palpait mon corps malmené. Un gémissement passa mes lèvres quand j'essayai de bouger et mon visage grimaça.
- Chut ! Ne bouge pas, Bella.
Hein ? ! Comment le propriétaire de cette voix pouvait connaître mon nom ? Et pourquoi étais-je dans un lit ? Et surtout pourquoi me sentais-je si… humaine ?
J'ouvris brutalement les yeux et la lumière m'éblouit. Je plissai les yeux et quelqu'un tira des rideaux dans un bruit qui me parvint de loin. Je n'étais pas encore totalement alerte manifestement.
La pièce était de petite taille ; le mobilier était simple.
Dans la pièce désormais tamisée, je pus compter trois personnes. Celle qui se trouvait près de la fenêtre, à moitié assis sur un bureau, et ayant probablement fermés les rideaux, était Harry.
La deuxième, à ma droite, se tenait près de la porte. Je reconnus celui qui m'avait « auscultée ». Et pour finir, Jacob, agenouillé sur ma gauche à côté du lit, ses coudes appuyés creusant le matelas au niveau de ma hanche.
- Ça va ? Me demanda-t-il.
J'acquiesçai d'un hochement de tête qui tira douloureusement les muscles de mon cou et ensuite je réfléchis à la question. La brume de l'inconscience laissa sa place à la douleur. J'avais l'impression d'avoir mal à des parties de mon corps dont je ne soupçonnais même pas l'existence.
Mais j'avais encore la folie d'escompter que cela ne donnerait que des courbatures.
- Tu nous as foutu une de ces peurs ! ! dit Jacob.
Et si j'étais sous forme humaine, ici, c'était qu'ils savaient. Je ne perdis même pas d'énergie à espérer qu'ils m'avaient trouvée sous forme humaine dans la forêt car quand l'homme m'avait approchée, j'étais encore en coyote.
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Ma jambe droite me lançait le plus et je sentis qu'elle avait été immobilisée grâce à une attelle. J'avais un bandage à mon poignet. Harry suivit mon regard et ses yeux abritaient une lueur de compréhension. Bien sûr, maintenant il savait que c'était moi ! Je me demandai vaguement quelle excuse il avait trouvé pour partir de la battue.
- Tu as besoin d'aller à l'hôpital, Bella. Nous voulions attendre que tu te réveilles pour savoir si c'était sans danger, intervint mon « sauveur » en s'approchant.
J'acquiesçai à nouveau. C'était la première fois que je ne contrôlais pas une transformation, si l'on exceptait mes premières années où j'étais trop jeune pour me rendre compte du moindre changement.
- T'as jambe est cassée, il te faut un plâtre. Je suis le médecin de la réserve mais je n'ai pas le matériel nécessaire pour une fracture de ce type malheureusement. Nous ferons en sorte que le médecin qui te prendra en charge ne s'occupe que de cela et laisse de côté certaines vérifications qui pourraient divulguer ta différence d'avec les humains, m'apprit Harry, me rassurant au passage.
En fait, ma seule différence était la présence d'un chromosome qui ferait sans doute paniquait n'importe quel médecin qui se risquerait à y regarder d'un peu trop près. Même si j'étais certaine qu'il n'y avait aucune raison de vérifier mes chromosomes pour une « simple fracture », j'étais rassurée.
- Tu sais ce que nous sommes ? Se risqua Jacob.
Encore une fois, je hochai la tête.
- Et comprends-tu ce qui s'est passée ? Continua-t-il d'une voix incertaine.
Là par contre, je bloquais. Il le vit et commença à me raconter :
- Nous formons une meute de 7 loups. C'est toi que j'ai vu il y a deux semaines ? ( question rhétorique puisqu'il enchaîna : ) Depuis quasi autant de temps, trois sangsues sont arrivées dans le coin. Notre devoir, notre raison d'exister est de les éliminer. Nous en avons eu un. Les deux autres ont réussi à s'enfuir. Et ils se cachaient bien, à croire qu'ils avaient un don pour ça. A part des cadavres nous n'avions aucune trace d'eux. Jusqu'à aujourd'hui. Sam ici présent et Seth, le dernier à nous avoir rejoint, ont surpris l'une des sangsues dans son… « repas ». Il n'avait aucune expérience, il n'aurait pas dû…
Cette dernière phrase était plus pour lui que pour moi. Il serra les poings et la mâchoire.
- Jacob, calme-toi !
Ces deux simples mots de Sam eurent une grande influence sur lui. Il garda la tête baissée et ce fut Sam qui reprit la parole :
- Je dois te remercier Bella, même si j'ai peur que cela soit déplacé. Tu as fait diversion. Assez longtemps en tous cas pour que je puisse, avec l'aide de Paul qui était le plus proche, en finir avec le sang-froid.
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J'avais plein de questions mais ignorais comment me faire comprendre sans le cahier d'Alice.
C'était quoi, ces sang-froid ou sangsues ?
Sûrement grâce à ces deux idées mises bout à bout, je fus convaincue que cela concernait les Cullen aussi.
La porte s'ouvrit et une femme entra. Elle portait un plateau. La première phrase qu'elle prononça fut que Seth était réveillé. Harry, que j'avais finis par oublier tant il était discret, sortit et la femme posa son plateau sur la table de chevet.
- Bonjour Bella ! Je t'ai apporté un cachet contre la douleur. Et tiens, voilà un cahier et un stylo. Jacob nous a prévenu que tu étais muette.
Je pris le précieux chargement qu'elle me tendit et je lui rendis son sourire. Il illuminait son visage, à tel point que sa cicatrice, partant de sa tempe pour s'arrêter à son menton, n'arrivait pas à l'enlaidir. Sam la prit dans ses bras en la regardant avec adoration.
- Tu vois, là, on est devenu invisible, me souffla Jacob en s'asseyant près de moi sur le lit.
Je souris et détournai les yeux quand le couple s'embrassa. Elle sortit en me souriant avant de fermer la porte. Aucun bruit ne s'élevait dans la pièce. Ils me regardaient et je me sentais mal à l'aise. Finalement Sam rompit le silence :
- Ton secret est en sécurité avec nous. Ton père le sait ?
Je hochai la tête tout en prenant le cachet et le verre d'eau. Mes muscles protestèrent mais je réussis. Je bus avidement le verre d'eau. Sa fraîcheur me fit beaucoup de bien. Sam le reposa pour moi. Je lui fis un sourire timide pour le remercier.
- Nous avons dû trouver un alibi. Officiellement, tu as rendu visite à Jacob et tu es tombée alors que vous faisiez de la moto.
J'acquiesçai pour la énième fois.
- Si tu as des questions, se hasarda timidement Jacob.
Sam lui envoya un regard que je traduis par : terrain dangereux. J'ouvris le cahier et écrivis :
- Les Cullen ne sont pas humains.
Jacob lisait en même temps que mon stylo faisait son chemin. Il soupira :
- Oui, ce sont des sangs… sang-froid, se reprit-t-il.
Son ton méprisant me mit en colère.
- Ils ne sont pas dangereux ! protestai-je par écrit.
J'imaginais très mal Alice ou Edward buvant le sang de pauvres randonneurs.
- Nous avons un traité avec leur clan. Ils ne chassent pas d'humains et respectent notre territoire. En échange nous les laissons en paix.
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Les relations entre loups-garous et… vampires ? ne devaient pas être des plus faciles. Je savais qu'ils n'étaient pas humains, oui. Mais pouvoir mettre un mot sur leur nature ne me soulagea pas comme je l'aurais imaginé.
Énormément de choses m'apparaissaient beaucoup plus claires désormais. Je compris pourquoi Alice avait réagi comme ça quand je lui avais dit que Jacob et Billy venaient à la maison. Je compris pourquoi j'avais vu Emmett et Jasper dans la forêt. Ils étaient en chasse.
Je me relevai partiellement et ignorai les douleurs que cela engendra dans le bas de mon dos. J'écrivis :
- Ils n'attaquent pas d'humains donc ils se nourrissent d'animaux ?
Je connaissais déjà la réponse, ayant failli y passer, mais j'avais besoin d'une confirmation. Confirmation que Sam me donna d'un hochement de tête après avoir lu ma question.
- Ton père est au courant ?
Jacob sourit en lisant ma réponse :
- Oui.
- Et heureusement hein ! Ça facilite grandement la vie n'est-ce pas ? me demanda-t-il joyeusement.
Sa remarque me fit mal. Si seulement il savait que Charlie nous avait mise à la porte ma mère et moi, à cause de ça. Je l'enviais d'une certaine manière car son père semblait l'accepter comme il était. Il dut voir que mon visage se referma car il arrêta brusquement de rire. Il allait parler mais Sam le coupa :
- Nous devons aller à l'hôpital.
Je le remerciai silencieusement. Jacob passa son bras derrière mes épaules et me porta comme il put en faisant attention à ma jambe. Sam s'en occupa en la gardant surélevée. Je grimaçai car le mouvement réveillait la douleur. Nous, enfin ils marchèrent le long d'un couloir.
Je vis par l'une des portes Harry et la jeune femme de tout à l'heure au chevet d'un jeune homme. Il devait être plus jeune que moi.
- Emily ! appela Sam. Peux tu ouvrir la porte s'il te plaît ?
Elle arriva et nous ouvrit la porte d'entrée. Elle aida les garçons à m'installer.
- J'espère te revoir dans d'autres circonstances. N'hésite pas à venir quand tu veux.
Sa voix était douce et pleine de gentillesse. Je lui souris tandis qu'elle ferma la portière. Sam démarra et je soupirai. En route pour l'hôpital.
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On m'avait prise en charge immédiatement. Présentement je me trouvai dans une chambre à patienter. Mon plâtre n'était pas totalement sec et Charlie devait arriver d'un moment à l'autre. Sam était encore là, veillant sur mon secret. Il semblait un peu nerveux.
Par contre Jacob avait préféré partir pour, et je cite « rester en vie car quand ton père apprendra que c'est moi qui t'ai mise sur une moto, il vaut mieux que je sois très loin ». J'avais souris, Jacob m'amusait d'une certaine manière. Je m'étais retenue de le prévenir que Charlie s'en foutrait probablement.
Sam se tendit encore plus et je compris dans le seconde quand la porte s'ouvrit : Carlisle Cullen entra. Je le reconnus aussitôt grâce à son teint pâle, à ses yeux dorés et à son incroyable beauté. Il nous salua et je fus admirative qu'il puisse être aussi détendu alors que Sam était près à lui bondir dessus.
Le docteur Cullen vérifia mes constantes et mon plâtre. Tout était en ordre. La porte s'ouvrit une nouvelle fois et Charlie entra, paniqué ?
- Bella ! Tu vas bien ?
Le docteur Cullen répondit :
- Tout va bien Charlie. Plus de peur que de mal assurément. Elle devra garder son plâtre deux mois. A part cela, aucune blessure grave n'est à noter. Le docteur Harry Clearwater s'est occupé des premiers soins. Tu peux sortir, finit-il en se tournant vers moi.
Charlie approuva de la tête et parut soulagé.
- Il me faut votre signature Charlie.
Il alla se poster près du docteur Cullen et prit le stylo que ce dernier tendait. Il signa les papiers reposant sur la plaquette et ses yeux s'ouvrirent en grands puis il s'écria :
- Une chute de moto Bella !
Il avait l'air à deux doigts de faire une crise cardiaque. Je lançai un regard significatif à Sam. Je voulais lui dire à travers mes yeux que je pouvais tout aussi bien dire à Charlie que j'étais en coyote quand je me suis faite attaquée par l'ours imaginaire qu'il pourchassé.
Il secoua la tête. Et je reportai mon attention vers Charlie pour acquiescer, honteuse de mentir. Il le prit sûrement pour une sorte de repentance. Tant mieux, je n'étais pas bonne actrice.
Je perçus pendant une fraction de seconde le docteur Cullen froncer les sourcils en nous regardant Sam et moi. Mais bien vite il reprit un expression neutre et nous salua avant de partir tout en me souhaitant un bon rétablissement.
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Le silence qui se fit était lourd. Heureusement une infirmière entra. Elle avait des béquilles que je pris et nous sortîmes. L'air frais me fit du bien et j'inspirai profondément.
- Merci Sam.
- C'est normal Charlie. Et ne vous inquiétez pas, je ferais la moral à Jacob.
Il partit vers sa voiture en me lançant un regard amusé que mon père ne vit pas. Alors que sa voiture quittait le parking, Charlie me questionna :
- Est-ce la vérité Bella ? La moto alors que je…
Oh non ! Je n'avais pas pensé au fait que Charlie m'avait vu quand j'étais en coyote ! Comment expliquer l'implication de Jacob dans mon « accident-excuse » sans mettre en danger son secret. Car je ne me faisais pas d'illusions, si Charlie avait été au courant pour les loups-garous, jamais il n'aurait accepté la présence de Billy et Harry.
- Je t'ai vu dans la forêt.
J'essayai de lui faire comprendre sans parler que je ne voyais pas ce qu'il voulait dire. Je dus réussir car il finit par laisser tomber en marmonnant un « ça devait être un coyote ordinaire ». C'était mieux qu'il croie ça.
Nous avançâmes vers la voiture de service de mon père. Vraiment très discret. Nous avions fait à peine trois pas qu'une voiture arriva à toute allure et se gara, chevauchant deux places. Encore plus discret. Deux personnes en descendirent et je reconnus Edward. Il s'avança vivement vers l'entrée, luttant visiblement pour ne pas courir. J'étais inquiète de le voir ici à l'hôpital et heureuse de le voir tout court.
Mon regard croisa celui de la dernière Cullen que je n'avais pas encore vu. Elle s'arrêta m'envoyant un sourire resplendissant et appela Edward qui continuait sa route, imperturbable. Elle cria plus fort son prénom. Il se retourna, agacé qu'elle le retarde.
Puis il me vit et il sourit avant de venir vers moi, ignorant sa mère. Elle roula des yeux mais son regard le couva comme si elle le comprenait et était plus qu'heureuse.
C'était moi qu'il était venu voir ? Pourquoi ?
- Ça va Bella ?
Son ténor me fit frissonner. C'était fréquent que sa voix me fasse cet effet. Je hochai la tête en souriant timidement et il parût soulagé, comme si on lui enlevait littéralement le poids du monde des épaules.
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Edward PoV :
Je fonçai vers les portes d'entrée, inquiet comme jamais je ne l'avais été auparavant. Tellement obnubilé par la santé de Bella que je ne me préparai même pas à affronter l'odeur de sang que mon odorat capterait dans les couloirs de l'hôpital.
Je me tournai vers Esmée. Pourquoi m'interpellait-elle alors qu'elle savait l'urgence de la situation. J'ignorais ce que Bella avait car à peine la phrase de Carlisle prononcée que j'avais raccroché et sauté dans ma voiture.
Surpris qu'Esmée m'accompagne, j'en avais été reconnaissant pendant le trajet qu'elle me soutienne avec ses pensées positives même si elle aussi était inquiète.
Je vis à travers son esprit Bella et son père. Je tournai un peu plus la tête vers ma gauche et les vis par moi-même. Elle avait des béquilles et je vis un bandage à sa main droite qui remontait sans doute sur son avant-bras. Elle avait une blessure superficielle à sa tempe gauche.
Mon inspection ne me prit qu'une fraction de seconde et j'étais rassuré et heureux de la voir debout. Je m'approchai d'elle, poussé par une force qui m'empêchait de rester loin d'elle quand elle était dans les parages. Force qui se nommait d'après ma mère : l'amour.
- Ça va Bella ?
Elle acquiesça timidement en hochant la tête, ses cheveux libérant une effluve de son merveilleux parfum naturel. Je m'habituais de mieux en mieux à son odeur et n'avais presque plus besoin de retenir ma respiration en sa présence.
Cependant, son odeur laissa rapidement place à une autre et je me retins de plisser le nez. Elle puait le chien mouillé.
Une émotion que je n'avais jamais ressenti fut libéré par ma colère. Je mis trois secondes avant de pouvoir la nommer.
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Jalousie.
Soit elle avait passé du temps à LaPush sûrement avec Jacob, soit le clébard était venu lui rendre visite sans son père puisque Charlie était dans sa tenue de policier et donc qu'il travaillait. Je savais qu'il venait souvent la voir accompagné de son père qui était le meilleur ami de celui de Bella. Ou plutôt son père venait voir Charlie accompagné de son fils !
Je croyais stupidement que c'était pour ça qu'ils se voyaient mais qu'en dehors des rendez-vous « sportifs » de leur père, ils ne se fréquentaient pas. Jamais je ne me serais douter qu'elle l'appréciait assez pour ça.
Elle a le droit de faire ce qu'elle veut et de voir qui elle veut ! Arrête de faire ton protecteur possessif ! Me réprimanda ma conscience.
J'espérai pour sa sécurité et pour mon calme qu'il n'était pas impliqué dans ce qui a conduit Bella ici. Calme qui fut détruit quand Charlie, sans le savoir, me confirma mentalement qu'elle était allé le voir et qu'il avait eu la bonne idée de lui apprendre à faire de la moto.
Il n'avait pas su la protéger ! Je devais maîtriser ma colère pour ne pas effrayer Bella et pour ne pas paraître bizarre aux yeux de Charlie. Esmée posa sa main sur mon bras et se présenta à Bella puis salua Charlie.
Ce dernier rougit en lui répondant. Il était toujours troublé face à Alice ou ma mère. Je fixai mon ange, ne pouvant détourner le regard. Sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, ma main alla atteindre la douceur de sa peau. Ses yeux chocolats plongèrent dans les miens.
- Respire Bella, me moquai-je tendrement.
Elle prit une bouffée d'air et me plaqua une de ses béquilles contre mon torse. Mes bras se refermèrent dessus. Avec sa main désormais libre, elle agrippa le cahier que Charlie, discutant avec ma mère, avait coincé sous son coude.
- Arrête de m'éblouir ! Lus-je.
Je rigolai, heureux de sa révélation.
- Alors comme ça, je t'éblouis ?
Mon ton était on ne peux plus fier. Elle rougit et ma main repartit d'elle-même caresser son teint rosé.
- J'aime quand tu rougis.
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Depuis que je la connaissais, je ne réfléchissais plus avant de parler. J'étais libre. Son silence mental me poussait à tout vouloir savoir sur elle. Mais aussi parce que c'était mon âme sœur.
Le rouge de ses joues s'accentua et je me demandai ce qu'elle pouvait bien penser de moi, de mes mots, savoir comment elle les interprétait. Toutefois ce silence me permettait d'être décontracté, d'être simplement moi dans le sens où je pensais par moi-même sans esprits parasites.
- Nous allons y aller. Isabella doit se reposer, lança Charlie, me fusillant du regard et éclatant notre bulle par la même occasion.
Il n'était pas dupe. Je ne fus pas surpris car Esmée disait que mes sentiments pétillaient sur mon visage l'éclairant d'une joie intense qu'elle n'avait encore jamais vu de ma part. Emmett aussi me faisait souvent la remarque, mais à sa manière peu raffiné.
J'en doutais personnellement ; Bella n'avait pas l'air de saisir que toutes mes pensées lui étaient destinées.
- Bien sûr Charlie. Au revoir Bella. Bon rétablissement et j'espère te revoir très vite, sourit Esmée.
Bella récupéra sa béquille et ils s'éloignèrent. Je ne bougeai pas, attendant qu'elle rentre dans l'habitacle de la voiture. Nos discussions étaient toujours détendues et je les appréciais beaucoup mais j'avais l'impression que celle-ci avait été différente, que j'avais été trop loin dans mes mots pourtant peu nombreux mais ô combien lourds de sens.
Elle pourrait se douter de quelque chose non ? Après tout, n'était-ce pas elle qui avait avoué que je l'éblouissais ?
Le flash d'une image m'apparut des pensées de Charlie pendant une seconde. Mais ce fut suffisant pour que je discerne un berceau. Un petit animal sortant timidement de sous les pans d'une gigoteuse.
Je ne pus cependant identifier l'espèce car déjà Charlie pensa à autre chose. A quelque chose de troublant.
« Si seulement j'avais réagis différemment ! »
C'était un souvenir et non un rêve ! Mon portable sonna me tirant de mes questionnements. Ne l'avais-je pourtant pas balancer sur le canapé en raccrochant ? Il jaillit sous mes yeux, suivi du bras d'Esmée. Elle me sourit et m'apprit qu'elle l'avait récupéré car elle sentait que j'allais en avoir besoin.
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Je la remerciai tout en prenant mon portable. Un message d'Alice.
Invite la à venir mercredi après-midi à la villa ! Et ne t'inquiète pas pour Charlie, maman s'en occupe.
Cette dernière éclata de rire quand je lui montrai le message. Elle se dirigea vers Charlie qui faisait le tour de sa voiture, ayant aidé Bella à s'installer. Je la rejoignis et si j'avais pu, mes mains auraient été moites. Comment lui demander sans paraître désespéré et sans la faire se sentir obligée d'accepter ? Je me penchai tout en posant un bras sur le haut de la portière ouverte.
- Bella, est-ce que ça te dit de venir mercredi après les cours chez nous ?
Voilà, clair, direct, je ne pouvais pas faire mieux. J'attendis sa réponse avec anxiété. Je voulais qu'elle dise oui mais en même temps je n'étais pas sûr que ce soit une bonne idée. Elle accepta et elle était aux anges vu la vitesse avec laquelle elle avait écrit « avec plaisir ! ».
Son approbation remplit mon coeur de joie. Oui, c'était une bonne idée ! Je pourrais passer du temps avec elle sans la contrainte des cours.
- Très bien, Edward la ramènera. Pas trop tard bien sûr.
Je souris intérieurement. Charlie ne pouvait dire non à ma mère. Il monta enfin dans sa voiture et je fermais la portière tout en saluant mon ange. Je soupirai tandis que la voiture reculait. Esmée vint se poster près de moi, compréhensive ; elle savait ce que je ressentais.
- Elle viendra directement après les cours et mangera chez nous. Je vais utiliser la cuisine pour la première fois ! se réjouit-elle.
Je rigolai devant son enthousiasme et elle continua en me demandant le plat préféré de Bella. Je lui répondis sans hésiter que c'était les lasagnes. Elle sautilla jusqu'à la voiture, complètement heureuse d'avoir enfin rencontré Bella et encore plus ravie qu'elle vienne mercredi.
Je lui emboîtai le pas, tout aussi ivre de bonheur qu'elle bien que je m'ennuyais déjà de Bella. Je ne pourrais malheureusement pas la voir dormir cette nuit car je devais aller chasser. Mais je savais que je la reverrais après demain en cours.
Et ce fut avec cette pensée pleine d'espoir que je rentrai à la maison, rassuré que Bella aille bien malgré une fracture, frustré quand même de devoir patienter deux jours pour lui reparler, mais surtout impatient d'être mercredi. Alice avait de bonnes idées, parfois !
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Voilà pour ce chapitre (sans action, tout en discussion lol )
J'espère que vous l'avez apprécié !
Le prochain chapitre risque de se faire désirer car avril et mai sont synonymes pour moi de CCF entendez par là : examen.
Donc je vais utiliser le temps passé à écrire pour réviser. J'essayerais de faire au plus vite malgré tout !
Une review ?
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