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Salut à toutes !
Petit à petit, ce chapitre a pris forme et j'espère qu'il vous plaira !
Un grand merci pour vos reviews, c'est un réel bonheur de lire vos commentaires !
Merci aussi à ma Big Sister !
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-Bonne Lecture-
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Je n'en pouvais plus. Je posai mon sac dans l'entrée, essayant de me débrouiller avec mes béquilles et allai me chercher un verre d'eau et un médicament contre la douleur que le médecin m'avait donné. Bien que j'escomptai que son effet m'aiderait aussi pour ces picotements douloureux.
Mon corps réclamait une transformation. Malheureusement j'étais incapable de me changer, qu'adviendra-t-il de ma jambe ? Après avoir rincer mon verre, je partis me rouler en boule dans mon lit. Nous étions mardi après-midi, le prof de sport m'avait autorisé à rentrer puisque j'étais dispensée.
Je n'avais jamais tenu autant sans transformation. J'avais peur que cela n'aggrave ma fracture. Dans ce cas, cela ne guérirait jamais ! C'était un cercle vicieux. A moins que je ne reste en coyote le temps que ma fracture se répare. J'irai voir Harry et lui ferai comprendre la situation.
Je pourrais toujours lui apporter un papier que j'aurais préalablement écrit pour lui faire comprendre la situation et il me ferait un bandage. C'était le seul moyen que je voyais ; je n'avais jamais entendu ma mère me dire qu'il y avait une limite de temps à respecter quand on était coyote avant de retrouver son corps humain.
Mais rester en coyote poserait problème. Et Charlie ? Et les cours ? Et les Cullen ? Je ne pouvais pas disparaître comme ça pour réapparaître des semaines plus tard comme si de rien n'était. J'entendis la porte claquer et relevai la tête de sous la couverture. 18 H 47.
J'avais passé autant de temps à me morfondre ?
- Isabella ! J'ai ramené des pizzas.
Mon ventre gronda et ce fut difficilement, mais néanmoins affamée que j'arrivai dans la cuisine où Charlie sortait des assiettes du placard. Nous mangeâmes silencieusement. Scoop de l'année !
Je mis plus de temps que la normal à cause des fourmillements infernaux qui tourmentaient inlassablement mes mains et mes bras entiers. Pour mes jambes, je n'en parle même pas. Je montai rapidement dans ma chambre.
Enfin aussi rapidement que je le pouvais avec mes béquilles et cet obstacle redoutable autrement nommé escalier. Mon corps voulait, demandait une transformation. Il en avait besoin. Je luttai néanmoins. J'étais totalement effrayée.
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Seulement trois jours que j'avais mon plâtre. Passer d'une forme à une autre serait trop dangereux. Je m'épuisai mentalement et relâchai ma concentration juste une seconde. Je me sentis tomber.
J'ouvris les yeux mais le noir persistait. Quoi ? Je bougeai ma tête et sentis un voile glissé sur mon museau. Mon soutien-gorge… Je secouai ma gueule et il tomba. Je sentais également un poids sur mes omoplates.
Je relevai mon poitrail et vis mon pelage si familier et rassurant.
Mes quatre pattes. Mon long museau. Ma queue touffue.
La béquille tomba quand je me relevai complètement. Je glapis de joie. Je me contorsionnai un peu tout en avançant pour me débarrasser de mes vêtements et fus surprise de ne ressentir aucune douleur.
Mon plâtre, devenu trop large pour une patte de coyote gisait sur le sol. Je le fusillai du regard, fière de mettre libérer de ce fardeau. J'appuyai toutefois doucement ma patte par terre pour vérifier l'évidence. Je ne ressentis rien. Rien de douloureux.
Je bondis, heureuse au possible et… oubliai que j'étais dans ma chambre. Résultat, je me cognai contre mon étagère. Incapable de l'arrêter dans sa chute, je ne pus que me reculer pour éviter de me faire écraser.
Le bruit qui s'ensuivit tambourina à mes oreilles tandis que la vibration du sol se propageait dans mon corps. J'examinai les dégâts, penaude. Heureusement qu'il n'y avait que des livres et rien qui ne pouvait être considéré comme trop fragile.
La porte s'ouvrit brusquement et je sursautai.
- Isabe.. Oh !
Oups Charlie ! Je tentai d'évaluer sa réaction. Bon, je profitai de son « bug » pour filer entre ses jambes et dévalai les escaliers qui ne me paraissait plus aussi terrible maintenant.
- Attends !
Je freinai des quatre fers devant la porte arrière. Euh.. Je faisais comment ? Je posai mes antérieurs sur la poignée, m'étonnant une fois de plus de ne ressentir aucun désagrément à ma patte malgré mon poids qui reposait dessus.
J'essayai d'abaisser la clenche mais ripai, retombant sur mes quatre pattes. Je grognai légèrement. Je recommençai essayant cette fois avec l'aide de ma gueule. Je m'acharnai plutôt qu'autre chose.
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- Attends, attends ! Je t'ouvre.
La main de Charlie se posa sur ma tête et ce contact fut bizarre. Il n'avait pas l'air d'avoir peur. Je reculai assez pour qu'il puisse ouvrir la porte. Il me fit signe de sortir. J'étais… décontenancée, perdue.
J'avançai prudemment vers la sortie, me demandant ce qui m'attendait dehors. Étais-je tombée dans une autre dimension ? Une dimension où Charlie acceptait mon côté coyote ? Dans ce cas, devais-je m'attendre à, je sais pas, un Emmett en tutu par exemple ?
- Tu es ma fille Isabella, me coupa Charlie dans mes divagations.
Et là, parce qu'il avait fait un effort (et aussi parce que ça m'énervait), j'écrivis sur le sol terreux avec ma griffe : Bella. Heureusement que les voisins ne pouvaient nous voir car apercevoir un coyote écrire serait sûrement une expérience traumatisante pour eux.
Il sourit et me demanda d'être très prudente avant de refermer la porte. Je remarquai qu'elle ne l'était pas complètement ; je pourrais rentrer quand je voulais sans avoir à gratter à la porte. Je ne perdis plus une seconde et courus vers la forêt.
Je connaissais le chemin jusqu'au territoire quileute par cœur. J'aurais pu le faire les yeux fermés. J'étais à deux kilomètres de la frontière quand un courant d'air froid frappa mon arrière train. Je me retournai vivement, prête à me battre ou fuir suivant la situation.
Ça ne pouvait pas être une bourrasque de vent, il soufflait en sens inverse. Je ne vis rien. Seules les branches des arbres, dansant avec le vent et faisant valser leurs feuilles dans un concert de bruissements, semblaient me narguer.
Je repris doucement ma route, sur mes gardes. Le « vent » souffla une fois de plus en contre sens dans mon dos. Il m'apporta une odeur fleurie.
Je me figeai. Impossible ! Une tornade blanche et noire voltigeai près de moi et s'arrêta à deux mètres devant moi.
- Salut Bella !
Je faillis avoir une crise cardiaque. Vraiment.
Je fis un bond qui rendrait jaloux n'importe quel kangourou. Pourquoi je pensais ça moi ? Ah oui, la panique. Sous son contrôle, je voulus m'enfuir mais elle se retrouva devant moi en un battement de cil, empêchant toute retraite.
- Hors de question que tu t'échappes ! On doit avoir une discussion !
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Je grognai de mécontentement, vaincue. Alice marcha sur une petite douzaine de mètre et s'assit sur un tronc d'arbre couché qui reposait sur un de ses voisins. Il était assez impressionnant, à tel point que ses pieds frôlaient à peine le sol.
Je la suivis docilement en traînant des pattes. J'escaladai le tronc facilement malgré sa taille et m'allongeai dans sa longueur. Je posai lourdement ma tête entre mes antérieurs tendus vers elle.
Je suis sûre qu'on aurait dit que je portais le poids du monde. Elle me regarda un moment. J'avais l'étrange impression qu'elle me voyait. Qu'elle voyait Bella. Et non un animal. Devant ce regard, j'osais espérer qu'elle ne me considérait pas comme une bizarrerie.
Elle finit par briser le silence :
- Tu sais, j'avais de sérieux doutes depuis longtemps. Deux semaines pour être exacte. A notre après-midi shopping, j'ai su que tu pouvais entendre ce q'un simple humain ne pouvait pas.
Tu savais que nous n'étions pas humains car tu as déjà vu des gens de mon espèce. Seulement tu n'en aurais pas survécu si tu avais été assez longtemps en contact pour « savoir », donc ne restait plus qu'une circonstance.
Des végétariens. Il n'existe que notre famille d'après Carlisle. Tu es arrivée samedi, on s'est vu dimanche. Ça a indubitablement réduit les possibilités : le coyote qu'avait vu Jasper et Emmett.
Mais ça ne restait que des suppositions. Jusqu'à aujourd'hui où, en pleine chasse, j'ai vu ma meilleure amie tomber presque inconsciente dans sa chambre. Je ne te raconte même pas la panique !
Puis j'ai vu, un coyote se dépêtrer de tes vêtements. Oh ! D'ailleurs Charlie a déjà fini de ranger ta bibliothèque. Enfin bref, dès que tu as voulu aller à LaPush, (maintenant je comprends pourquoi tu passais beaucoup de temps là-bas) tu m'es devenue invisible.
Alors pour te trouver, j'ai dû faire un détour par chez toi pour faire le chemin le plus court. Donc celui que tu étais susceptible de prendre. C'est bizarre, c'est l'une des premières fois que je traque comme ça. D'habitude il me suffit de voir où se trouve ce que je veux. Mais bon, tu es là, à côté de moi.
Alice acheva sa très longue tirade en posant sa main entre mes oreilles où elle me gratouilla. J'étais estomaquée. Autant par sa capacité à ne pas être essoufflée que par le sens de ses mots. Mon cerveau ne me criait qu'une chose : elle savait !
Elle savait !
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Comment réagir ? Sa réaction n'était pas négative, elle le prenait bien. Je posai ma truffe sur sa cuisse en soupirant. Nous restâmes comme ça longtemps. Le soleil arrivait de moins en moins à se manifester entre le manteau vert des arbres.
- C'est marrant tu ne trouves pas ?
Je levai les yeux vers elle sans pour autant bouger la tête. J'étais clairement loin de ce qui pouvait être qualifier de « marrant ». Elle s'expliqua :
- Depuis que les garçons t'ont trouvée pendant leur chasse, Jasper n'en peut plus de chercher des réponses. De l'autre côté, devoir supporter ton odeur et tes émotions en présence d'Edward est dur pour lui. Alors quand il va savoir que tout ça ne renvoie qu'à une seule et même personne, il va…
La coupant dans sa phrase, je sautai sur mes pattes, manquant de glisser sur l'écorce. Mes griffes me sauvèrent d'un moment de solitude s'il avait fallu que je tombe devant Alice. J'essayai de rendre mon regard menaçant.
- Quoi ? Me dis pas que tu ne te rends pas compte que tu rougis toutes les minutes quand Edward est là, pouffa-t-elle.
Bon visiblement, mon regard était loupé. Je n'avais même pas fait attention à cette partie, non, ce qui me dérangeait c'était qu'elle voulait leur dire pour moi. J'ignorai comment me faire comprendre. Elle soupira :
- C'est bon, j'ai compris. Pas besoin de faire du mal à ce pauvre tronc avec tes griffes (elle croyait que c'était d'énervement ? Tant mieux, si elle savait que c'était pour mon équilibre !) Je ne dirai rien, promis. Même si je me demande combien de temps je tiendrai face à Edward, finit-elle dans un murmure en réfléchissant.
Elle bondit sur ses pieds avec une grâce fascinante. Elle tapa plusieurs fois dans ses mains et s'exclama :
- Oh super ! J'adore les défis !
De quoi parlait-elle ? Je n'avais jamais vu quelqu'un faire dire à Alice ce qu'elle ne voulait pas dire. Surtout qu'entre elle et Edward, c'était lui qui était mené par le bout du nez par sa sœur et non le contraire.
Elle se tourna vers moi avec un air machiavélique. Nous étions à la même hauteur puisque j'étais toujours perchée sur notre siège improvisé.
- Qu'est-ce que tu crois qui l'énerverait bien ? La nouvelle chanson prise de tête qu'il ne supporte pas ? Non ! C'est réservé à Emmett et Rose ! Mes folles nuits avec Jasper ? Non ! Il se douterait de quelque chose ! L'inventaire de mon dressing ? Ah ! Oui, ça, ça marche à tous les coups !
Tout ce que je pouvais penser et surtout comprendre c'était qu'elle avait l'air fière d'elle à sautiller comme ça.
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- Ça lui apprendra à toujours vouloir tout savoir. Si tu savais comme ça lui fait les pieds de ne pas lire tes pensées ! railla-t-elle en roulant des yeux.
Ce qui se passa ensuite ? Eh bien je glissai de mon perchoir et atterris brutalement à ses pieds. Au final, je le vis mon moment de solitude !
- Ça va Bella ? S'inquiéta-t-elle en s'accroupissant. Oh mince, tu n'étais pas au courant ? Pourquoi il n'a rien dit cet idiot, souffla-t-elle pour elle-même.
C'était sûr qu'un truc comme ça, je m'en serai souvenu ! Pourquoi il ne m'a rien dit ? Il savait que les dons de sa sœur et de son frère ne m'étaient pas inconnus. N'avait-il pas confiance en moi ?
- C'est son don, il lit les pensées. Sauf les tiennes. Ça prouve que vous êtes fait l'un pour l'autre non ? s'enthousiasma-t-elle en se relevant avec un sourire que j'aurais qualifier d'idiot sur quelqu'un d'autre.
Je grognai. De quoi se mêlait-elle ? Edward était un très bon ami, c'est tout ! Qu'est-ce que j'aurai aimé lui faire voir ma façon de pensée. Dommage que les coyotes ne pouvaient pas tenir de crayon. Je n'avais pas de cahier de toute façon.
Et puis le problème serait sûrement réglé quand il lira dans les pensées d'Alice ce que je suis. J'étais déjà étonnée qu'Alice réagisse aussi bien. Malgré ce qu'elle pouvait dire, elle ne pourrait pas s'empêcher de penser à telle ou telle chose, c'était quasiment impossible.
Alice se tendit et son regard se porta par-dessus moi, sur le néant. Je voyais souvent Alice avoir une vision, mais c'était toujours impressionnant. Ses yeux reprirent vie et son visage ne reflétait que de l'horreur et de la peur.
Elle m'agrippa dans ses bras marmoréens et courut à une vitesse fulgurante. Les arbres se confondaient, ils n'étaient plus que des lignes abstraites. Qu'avait-elle vu ? Mais surtout, voyait-elle les arbres distinctement ?
Je sentais toute l'urgence qui émanait d'Alice.
L'odeur de cette dernière, très forte puisque ma truffe était ennuyée par ses cheveux, flottant à cause de la vitesse, fut néanmoins surpassée par d'autres. Les loups. L'odeur était telle que je n'avais aucun doute : nous étions en territoire quileute.
Autrement dit en territoire ennemi pour Alice. Mais que faisait-elle ? Pourquoi se mettait-elle à ce point en danger ? Le traité était-il rompu ? Elle s'arrêta aussi brusquement qu'une voiture stoppée par un mur.
Ma tête me tournait mais au bout de quelques secondes je pus découvrir ce qui nous entourait. Trois loups. Sam, Jacob et un autre que je ne connaissais pas. Ils furent surpris et surtout figés.
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Puis ils commencèrent à montrer des signes d'agressivité. Alice me posa doucement au sol comme si elle essayait de ne pas faire de geste brusque qui aurait pu énerver d'avantage les loups. Elle ne quittait pas des yeux l'Alpha.
- Je ne serai pas là s'il y avait eu une autre alternative, risqua-t-elle pour se défendre.
Jacob et le loup inconnu grognèrent. Sam fixai Alice.
- Protégez-là ! Souffla-t-elle avant de disparaître dans un courant d'air froid et porteur de son odeur fleurie.
Jacob voulut la pourchasser mais il s'immobilisa. Sûrement Sam qui lui disait de ne rien tenter. J'avais appris dimanche que la meute pouvait communiquer par pensées quand ils étaient loups.
Grâce aux sms que nous nous étions envoyés Jacob et moi, j'avais aussi appris qu'ils allaient bientôt avoir un nouveau membre dans la meute et lui savait que ma mère avait été comme moi et que ma nature était héréditaire, comme pour eux.
Il passa au-dessus de moi et s'arrêta alors que j'étais entre ses antérieurs. Il baissa la tête et je sentis son souffle sur ma tête. Entre ses pattes, je constatai qu'il était encore plus impressionnant vu comme ça. Il avait l'air de me protéger.
Je ne comprenais plus rien. Pourquoi étais-je en danger ? Et surtout de quoi ? Le loup inconnu bondit en direction de là où Alice et moi étions arrivées et finit par disparaître totalement, caché par les arbres.
Sam le suivit après avoir lancer un coup d'œil à Jacob. Ce dernier hocha la tête et se retourna. Un petit morceau de terre tomba devant mes yeux quand il passa son énorme patte au-dessus de moi. Je restai immobile.
Allaient-ils poursuivre Alice ? Ou ce qui me menaçait ? Je le suivis après qu'il m'ait poussée délicatement de sa lourde tête. Au bout de quelques minutes nous sortîmes du couvert de la forêt.
Nous débouchâmes près du village situé à 500 mètres du bord d'une falaise, nous étions à l'abri des regards. Le soleil tombait derrière l'horizon de l'océan. Ses rayons orangés se reflétaient sur la surface miroitante de l'eau salée.
Jacob avait de la chance de pouvoir admirer ce spectacle magnifique tous les soirs. Nous arrivâmes par l'arrière de sa maison. Il se transforma et je détournai la tête, gênée. Si j'avais pu, j'aurais rougis.
Il rigola :
- Tu sais, quand on devient loup et donc un membre d'une meute, on finit par oublier le sens du mot pudique.
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Il entra dans le garage, je lui emboîtai le pas. L'odeur d'huile et de cambouis saturait l'air.
- Je vais te chercher des affaires.
Il revint rapidement. Il posa sur le canapé qui n'était pas dans sa première jeunesse, un jean et un T-shirt rayé rouge et blanc ainsi que des ballerines blanches.
- C'est à ma sœur, vous devez sûrement faire la même taille. Euh…
Il avait l'air gêné et se gratta l'arrière de la tête en fixant le sol.
- Je… t'attends dans la cuisine.
Il m'amusait. Il n'y a même pas deux minutes, il rigolait en me disant qu'il n'était pas pudique. Enfin je ne vais pas me plaindre de son absence car moi par contre, je ne suis pas habituée à me transformer devant quelqu'un.
J'appréhendai légèrement une douleur dans ma jambe. Car après tout, peut-être que ma fracture ne concernait que ma part humaine et que le coyote était épargné ? J'ignorais tout de ce qui était possible étant confrontée à une fracture pour la première fois de ma vie.
Je fus contente quand je constatai que ma jambe était guérie. Même si je la sentais fragile, ce qui n'avait pas été le cas sous forme de coyote. Les vêtements m'allaient bien même si le pantalon était un peu trop long et que je marchai sur le bas.
Avec ma chance humaine, c'était un truc à tomber !
Je poussai la porte et me retrouvai dans un couloir. Je le longeai, les portes étant fermées j'allais jusqu'au bout. Là, deux portes s'offrirent à moi. J'avais l'impression d'être une voleuse, à entrer ainsi dans une maison inconnue.
Je triturai nerveusement le bas du T-shirt. J'entrai dans la cuisine, où m'attendait Jacob. Son père était là aussi. Il avait l'air contrarié mais soulagé en même temps. Je me trompais peut-être. Analyser les expressions des gens n'était pas ma spécialité.
Par contre, alors que je m'attendais à découvrir la sœur de Jacob, la troisième personne présente était la dernière à laquelle je m'attendais. Charlie me sourit mais semblait mal à l'aise. Tiens, c'est repartie ! Jacob me regardai penaud. Il savait que mon père ne réagissait pas très bien à ma nature.
- Assieds toi Bella, m'offrit Billy.
Je m'exécutai, me retrouvant en face de Charlie tandis que Jacob s'appuyait contre le plan de travail. Un petit silence perdura le temps que Billy cherchait ses mots.
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- Ton père sait pour les Quileutes.
Si je m'attendais à ça ! Que c'était-il passé depuis la dernière fois que je l'avais vu ? Ça ne remontait même pas à plusieurs heures.
- Quand j'ai vu ce coyote samedi, poursuivit Charlie, j'étais sûr que c'était toi. Mais j'ai fini pas croire que non. Aujourd'hui je t'ai vu et le doute n'était plus permis. Tu n'étais pas à LaPush en train de faire de la moto mais bien en forêt. Alors à partir de ce moment là comment expliquer l'implication de Jacob dans ton excuse ? Je suis venu ici pour avoir des réponses. Et Billy m'a tout dit.
Tout comme dans tout ? Même pour les Cullen ? Billy m'avertit d'un regard quand Charlie dit « tout ». Voulait-il me faire comprendre que non ? Je décidai donc de ne faire aucune allusion aux Cullen. C'était plus prudent. Si Charlie savait pour les sang-froid, il serait sûrement en danger.
Au moment de partir, Jacob avait insisté pour qu'on reste dormir ici. Charlie avait refusé arguant que j'avais cours demain. Même Billy, qui avait tout de suite soutenu son fils alors que je me doutais qu'il ignorait l'hypothétique danger, ne l'avait pas convaincu.
Tandis que je montais dans la voiture de service de Charlie et que je faisais un signe de la main à Billy et Jacob, j'interceptai le regard inquiet de ce dernier. Étais-je vraiment en danger ?
Sur le chemin Charlie me lançait des coup d'œil. Il avait l'air… apaisé ? Peut-être acceptait-il finalement l'idée que son monde était bel et bien peuplé pas des êtres surnaturels.
En montant les marches du perron, je sentis un regard me transpercer le dos. Je me retournai mais ne vis rien. Le couvert des arbres était beaucoup trop sombre, il faisait presque nuit.
Mon cœur accéléra sa course. La peur s'insinua en moi. Alice ne paniquerait pas pour rien non ? Mais si quelqu'un me voulait du mal maintenant elle le verrait ! Puis un mouvement attira mon attention sur la gauche.
Je vis Edward et Emmett. Ce dernier me fit un grand signe de la main tandis qu'Edward me sourit. Son sourire en coin qui me fit rougir. Non ! Pourquoi Alice devait-elle toujours avoir raison ? ! Je leur fis un signe discret de la main et rentrai à la suite de Charlie, rassurée.
Il était là pour veiller sur moi.
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Alors ? Qu'en pensez-vous ?
J'ignore quand je posterai la suite, je préfère ne pas donner de date au risque de ne pas m'y tenir ^^
Donnez moi votre avis :)
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