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Non, vous ne rêvez pas, c'est un chapitre !

Je tiens d'abord à préciser que cette histoire, comme vous pouvez le voir, n'est pas abandonnée. J'ai juste perdu l'inspiration à cause d'un problème de santé mais la motivation est revenue ^^ J'espère que cela ne transparaît pas dans ma façon d'écrire !

Je tiens à remercier toutes celles qui ont laissé une review !

Je m'excuse de ce retard et ne vous retiens plus longtemps avec mes blabla ^^

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-Bonne Lecture-

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Comme l'avait prévu Alice, beaucoup de personnes me posèrent des questions sur l'absence de mon plâtre. Je leur servis l'excuse de l'erreur médicale et ils semblèrent s'en accommoder ce dont je fus plutôt soulagée.

A la sortie du dernier cours de la journée, je fus agréablement surprise de découvrir Edward adossé contre des casiers. Je lui souris, comme si je ne pouvais m'en empêcher et fis un geste pour le rejoindre quand Jessica me devança et se posta devant lui. Il posa son regard sur elle et attendit qu'elle prenne la parole, ce qui ne tarda pas :

- Edward, minauda-t-elle en se triturant les mains, tu sais que dans deux semaines le… le lycée organise un bal et… je… j'aimerais que tu m'y accompagnes.

Quoi ? De quel droit se permettait-elle de l'inviter ? Et puis, n'était-ce pas aux hommes d'inviter les femmes et non le contraire ? En plus, elle n'est même pas capable de prononcer une phrase sans bégayer devant lui, alors passer une soirée entière !

C'est sur que tu es bien placée pour parler toi, la muette ! Es-tu aussi acide parce qu'Edward était sûrement au courant et qu'il ne t'a pas invitée ? Même pas une petite allusion ?

Je détestais cette petite voix agaçante. Surtout parce qu'elle avait souvent raison. Je n'avais rien contre Jessica personnellement, ce n'était pas dans ma nature d'avoir se genre de penser méchante.

Je fus néanmoins apaisée de voir qu'Edward semblait agacé. Il se releva de contre le mur.

- Je suis désolé Jessica mais je ne pense pas que j'irais à ce bal.

Elle baissa la tête et Edward réprima une grimace de culpabilité. Il souffla puis reprit :

- Demande à Mike, je suis certain qu'il rêve d'y aller avec toi.

Elle secoua la tête :

- Non, il m'a dit qu'il allait demander à Bella.

Je perçus distinctement le grondement animal qui monta de la poitrine d'Edward. Cependant il fut imperceptible aux oreilles humaines. Pourquoi grondait-il ? Ne voulait-il pas que Mike m'invite ? Voulait-il y aller avec moi ?

Tu m'énerves à la fin ! Il a très clairement fait comprendre à Jessica qu'il N'irait PAS !

Je finirais par avoir une migraine avant que la journée ne se termine. Je m'avançai, toujours en boitant, vers Edward. Il se désintéressa de Jess et me fit un sourire éblouissant en prenant mon sac à dos. Angela sortit à son tour de la salle, me salua de la main et entraîna son amie à l'autre bout du couloir.

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Nous nous dirigeâmes vers la sortie. A peine les portes passées que quelque chose nous fonça dessus. Pour une fois, ce n'était pas la tornade nommée Alice mais Mike. Il me salua puis lança un regard insistant vers Edward pour lui faire comprendre qu'il n'était pas le bienvenue dans cette conversation.

Edward me regarda avec inquiétude ? Je le vis serrer les dents et se diriger sans un mot vers ses frères et sœurs. Enfin je remarquai l'absence d'Alice.

- Bella, je ne sais pas si tu as vu les affiches puisqu'elles ont été collées pendant la dernière heure mais il y a un bal et j'aurais aimé qu'on y aille tous les deux.

Même si j'avais été un minimum préparée grâce à Jess, je fus malgré tout déstabilisée. Je n'avais vraiment pas envie de faire acte de présence à cette fête, surtout que si Edward n'était pas là, les autres Cullen seraient probablement absents aussi.

Maintenant, la question du jour : comment faire comprendre à Mike que ma réponse est non sans le blesser. J'amorçai un geste pour prendre mon cahier quand un bras se posa brusquement mais néanmoins sans me faire mal, sur mes épaules.

- Alors comme ça, on veut inviter ma p'tite sœur à danser, hein ?

Emmett, qui d'autre bien sûr ! Mike déglutit difficilement et je vis de façon inquiétante le sang quittait son visage. Il hocha la tête dans un sens, puis dans l'autre avant de déguerpir vers sa voiture.

Emmett explosa d'un rire gras avant de me tapoter l'épaule.

- T'as vu sa tête ? Naaaaan mais sérieux ? J'ai cru qu'il allait faire dans son fr….

- EMMETT ! Surveille ton langage !

Je fus autant surprise que lui d'entendre cette voix sur le parking du lycée. Les autres rigolèrent à leur tour devant la tête d'Emmett.

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Esmée me sauva de sa poigne en me souriant tendrement.

- Je suis venue te chercher. Je me suis dit que nous pourrions profiter du trajet pour faire un peu plus ample connaissance, sans oreilles indiscrètes, ajouta-t-elle en regardant vers ses enfants.

Elle prit au passage mon sac des mains d'Edward et je la suivis jusqu'à sa voiture. Elle laissa Rosalie et Edward passer devant puis attendit avant de mettre le contact. Il flottait dans l'habitacle une agréable odeur de Jasmin. L'odeur d'Esmée.

- Je suis heureuse de t'accueillir chez moi aujourd'hui. Tu n'imagines pas à quel point nous t'apprécions tous.

J'eus un doute concernant Rosalie et Jasper même si je savais que ce dernier gardait ses distances pour ma sécurité d'après Alice. Je fis la moue et elle le vit puisque qu'elle eut un petit rire avant de reprendre :

- Rosalie est, malgré les apparences, mon enfant la plus fragile. Elle a peur du changement. Elle a des habitudes et ces dernières la rassurent. Ta venue consiste un grand chamboulement dans nos vies et cela la terrifie. Mais elle finira par te considérer comme un membre de notre famille. Tu sais, elle était comme cela quand Alice et Jasper sont arrivés.

Je fus surprise. Elle était tellement souriante avec eux que j'eus du mal à envisager qu'elle ne les avait pas de suite acceptés.

- Tu es spéciale, dit-elle sans tourner autour du pot. Alice sait pour toi. Il est de toute façon impossible de lui cacher quelque chose. Elle ne veut rien nous dire et je comprends qu'elle le fait par égard pour toi. Tu as peur n'est-ce pas ? J'aimerais juste savoir la cause. Comme je viens de le dire, je te considère comme les autres comme un membre de notre famille, et je ne supporte pas de voir ma famille souffrir. Nous ne nous sommes rencontrées qu'une fois avant aujourd'hui et ce que je vais te dire va te sembler difficile à croire mais tu peux me parler librement.

Elle fit une pause en s'arrêtant à un feu rouge puis reprit :

- Tu sais que nous ne sommes pas « normaux » mais j'ignore jusqu'à quel point. Est-ce de nous dont tu as peur ?

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Je regardai par la fenêtre le feu tricolore. Puis mon regard se perdit dans les nuages. Le ciel était d'un beau bleu. J'attendis qu'elle redémarre pour saisir mon cahier. J'avais dans l'idée de marquer : j'ai peur. Car vous êtes devenus important pour moi.

Mais ce fut tout autre chose que mon stylo décida de déverser sur le papier. Les mots s'assemblaient comme ils m'apparaissaient dans mon esprit. Mon poignet me faisait mal quand la pointe du stylo quitta la feuille. Je lui donnai à un deuxième feu rouge. Elle lut :

- Vous avez raison, je suis spéciale et Alice sait. Je ne suis pas humaine. Ma mère ne l'était pas non plus. Je tiens cela d'elle d'ailleurs. C'est une histoire de génétique. Mon père l'a appris quand je n'étais encore qu'un bébé et il nous a abandonnées. J'ai grandi seule avec ma mère, brisée par le rejet de l'homme qu'elle aimait. Nous avons vécu en Alaska. Une routine s'était installée.

» Jusqu'il y a peu. Elle est morte. Tuée par des loups lors d'une promenade en forêt. J'ai dû déménagé chez un homme qui me déteste. Je ne suis pas incapable de parler. Mes derniers mots ont été pour ma mère. Mes derniers mots ont été : « Je t'aime » alors qu'elle agonisait. La cohabitation avec Charlie est difficile même si j'ai l'impression que depuis hier il y a une amélioration.

» Je crois qu'il commence à m'accepter. Mais rien ne me fera jamais oublié qu'il a osé mettre la femme qu'il prétendait aimer à la rue avec son enfant de quelques mois dans les bras. Aux côtés d'Alice, d'Edward et d'Emmett, et je crois même aux côtés de Rose et Jasper, je me sens bien. J'oublis avec eux. J'ai besoin d'eux. Mais quand ils sauront, quand vous saurez, vous vous détournerez de moi comme mon propre père l'a fait il y a de cela des années.

Au fur et à mesure de sa lecture son visage changea. Un coup de klaxon nous ramena à la réalité et je me rendis compte des larmes traîtresses qui coulaient sur mes joues. Elle avança mais se gara bien vite sur le bas-côté pour se tourner vers moi. Elle sécha mes larmes. Doucement. Ses yeux étaient chargés de compassion.

Ses bras se fermèrent autour de mes épaules et ma tête reposa au creux de son épaule. Elle caressait mes cheveux dans un mouvement apaisant. Ma crise de larme finit par passer mais aucune de nous n'amorçâmes un geste.

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Le même jour, à 11H00

Carlisle PoV :

Je quittai plus tôt du travail aujourd'hui sous la demande de ma femme. Bella devait venir manger chez nous mais Esmée étant sur Seattle ce matin pour les besoins de son travail, elle ne pouvait donc préparer son déjeuner. J'avais émis l'hypothèse de commander au traiteur mais l'avais rapidement regretté.

Esmée voulait que Bella mange quelque chose de fait maison. Quelle idée ! Comment pourrais-je savoir si cela est mangeable ? Si Bella devait tomber malade à cause de ma cuisine, Edward et Esmée m'en voudraient assurément.

Bon ! Je retroussai les manches de ma chemise, bien décidé à réussir ces fameuses lasagnes. Repas préféré de notre invitée. L'information venant d'Edward. Et la recette venant d'Emmett qui l'avait trouvée sur Internet le soir même où nous avions su que Bella venait.

J'étais en train d'allumer le four quand Alice déboula dans la pièce, impatiente. Elle se figea, me dévisagea puis explosa de rire. Elle mit bien deux minutes avant de pouvoir se calmer. Je fronçai les sourcils, inquiet de son comportement.

- Ah Ah Ah, quand j'ai eu ma vision, je n'y croyais absolument pas, pendant un moment j'ai cru que mon don me faisait défaut. Il fallait que je vois ça de mes propres yeux !

- De quoi parles-tu Alice ?

- Bah de la cuisine. Et de toi, finit-elle en repartant dans son fou rire.

Je pris alors quelques secondes pour analyser l'état de la cuisine. Des ustensiles qui semblaient avoir rendu la vie gisaient partout sur le plan de travail. Certains étaient même arrivés à se retrouver sur le sol.

La bouteille d'huile était renversée et coulait déjà depuis un petit moment, à mon insu, tellement pris dans la préparation que j'étais. La bouteille de lait était éventrée (j'eus particulièrement assez de mal à l'ouvrir. Ne peuvent-ils pas faire des ouvertures faciles ?)

On aurait aussi dit qu'il avait neigé dans la cuisine. Le trois quart de la farine n'était pas dans la préparation, c'est dire ! Je passai ma main dans mes cheveux blonds mais sans, bien sûr, me remémorai qu'elle était tachée de pulpe de tomate.

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- En fait je suis venue t'aider à tout ranger. Si tu savais la réaction d'Emmett et d'Esmée quand ils verront cela ! L'une t'exaspérera et l'autre te fera peur ! Allez va prendre une douche et te changer, je me charge du reste.

- Merci Alice.

Je découvris aujourd'hui que la farine mélangée avec de l'eau donnait une pâte dont il est difficile de se débarrasser. Au moins, en des siècles d'existence, je continuais à apprendre des choses, c'est encourageant. J'entendis les autres rentrer. Bella n'était pas avec eux puisqu'Esmée était passée au lycée pour l'accompagner.

Je savais que cette histoire de ce matin avec Alice la tracassait. Je descendis et fus soulagé d'entrer dans une cuisine éclatante de propreté. Merci Alice ! Le plat était dans le four. Il ne manquait plus que Bella pour le déguster.

- Elles en mettent un temps ! se plaignit Edward.

- Ouuh, le pauvre petit se languit de sa belle ! Avoue que tonton Emmett t'a sauvé la mise quand Mike a invité Bella au bal ! se moqua mon deuxième fils.

- Quoi ? ? Braya Alice en se relevant de toute sa hauteur. Il y a un bal d'organisé et je ne suis même pas au courant ? ! ?

Si je n'entendais rien venant de son cœur, j'aurais eu peur qu'elle nous fasse une crise de tachycardie d'une seconde à l'autre.

- Calme-toi ma Lice. Il n'a été décidé que ce matin et tu avais d'autre chose à penser donc tu n'as rien vu.

- Alors tu crois qu'il n'est pas trop tard que j'aide dans l'organisation ?

Nous secouâmes la tête de gauche à droite. Alice adore préparer des soirées et elle a participé à toutes celles que les lycées proposaient au fil des années.

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Edward soupira et se mit à faire les cent pas.

- Ce n'est pas normal. Elles devrai…

- Oh ça va ! Bon, je vais prendre les choses en main puisque visiblement tu es trop paranoïaque pour le faire.

Emmett sortit son téléphone et composa le numéro de ma femme. A la quatrième sonnerie, elle décrocha :

- Oui Emmett ?

- Vous êtes où ? Parce qu'à ce rythme là, je vais pas pouvoir supporter Edward longtemps.

Ce dernier se vexa tandis que retentit le rire d'Esmée et celui de Bella dans le combiné. Mon fils se figea. Je m'inquiétai immédiatement et m'approchai de lui.

- Qu'il y a-t-il, fils ?

Ses lèvres s'entrouvrirent mais aucun son n'en sortit. Alice se pencha vers moi et m'informa que c'était la première fois qu'ils entendaient le rire de Bella. Je compris et souris face à la réaction d'Edward.

- C'est un son merveilleux.

Alice le secoua et décréta que nous devrions chasser.

- Beurk vu l'odeur qui se dégage du four je risque pas de penser à autre chose, grimaça Emmett.

- N'oublies pas que Bella sera là pour plusieurs heures, son odeur sera très présente.

Edward mit fin à leur joute verbale en se rangeant du côté de Alice. Cependant Emmett et Rosalie restèrent ici pour qu'elles ne trouvent pas une maison vide à leur arrivé.

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Bella PoV :

Le téléphone d'Esmée sonna et nous dûmes nous séparer.

- Oui Emmett ?

- Vous êtes où ? Parce qu'à ce rythme là, je vais pas pouvoir supporter Edward longtemps.

Esmée secoua la tête en riant. Elle sembla s'illuminer et n'en fut que plus magnifique. Je ne pus m'empêcher de rire avec elle, même si j'ignorai ce qu'il y avait de drôle. Son rire était communicateur.

- Nous arrivons.

Elle reprit la route après avoir raccroché.

- Nous ne sommes pas humains non plus, Bella. Qui prétendrions-nous être si nous rejetons quelqu'un pour cette même différence ?

Ses paroles me firent réfléchir le reste du trajet. Elle enclencha le clignotant pour s'engager sur le petit chemin menant à la villa. Puis freina brusquement. Ma ceinture me scia l'épaule. En relevant la tête, je vis un homme. Plutôt jeune, grand, brun. Mais ce qui attira le plus mon attention fut ses yeux rouges. Rouges comme le vampire à la queue de cheval.

Je sentis une main froide toucher ma main gauche. Esmée me donna discrètement son portable. L'homme avança, lentement, comme un félin en chasse. Son regard ne me lâchait pas. Tout en soutenant son regard, j'appuyais deux fois sur la touche verte du téléphone. Il donna un coup de poing sur le capot qui le plia en deux. Emmett avait décroché à ce moment précis et entendit sûrement le fracas que cela produit puisque j'eus le temps de l'entendre jurer avant de raccrocher.

Esmée descendit de la voiture quand cet homme amorça un geste pour me rejoindre. Il sembla remarquer sa présence près de lui et se mit en position d'attaque. D'un même mouvement, ils fixèrent un point dans les arbres. Une femme à la crinière rousse flamboyante surgit aux côtés de son complice. Mon estomac se tordit, Alice m'avait parlé de ces deux vampires qui voulaient me tuer. Ils savaient ma nature. Deux contre un. Esmée n'avait aucune chance, surtout que je la voyais mal se battre, douce comme elle était. Que foutaient les autres ?

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La femme eut une réaction étonnante.

- Espèce de crétin ! ! cracha-t-elle en frappant violement l'épaule du brun.

Arrivant comme un boulet de canon, une silhouette tellement imposante qu'elle ne pouvait appartenir qu'à Emmett plaqua ce dernier au sol. L'autre vampire amorça un geste vers les deux hommes avant d'être à son tour immobilisé par Rosalie. Ils se déplaçaient tellement vite que je ne pus voir que des images floues. Esmée prit part au combat aux côtés de Rosalie. Je compris néanmoins que la rousse prenait le dessus sur elles. Elle devait être extrêmement forte.

Emmett aussi s'en rendit compte et le brun en profita pour renverser la situation. Je sortis enfin de la voiture, mes jambes retrouvant leur mobilité. J'ignorais quoi faire. Pourquoi les autres n'étaient pas là ? Mes jambes prenant le contrôle de mon corps, je courus vers Esmée et Rosalie. Ma maladresse jugea que c'était le moment parfait pour s'exprimer et je me retrouvai allongée par terre avant d'avoir pu comprendre quoi que ce soit.

En me relevant, je sentis exactement cinq regards pesaient sur moi. Sur mon genou pour être exacte. Je baissai la tête et découvris une tâche brunâtre sur le slim qu'Alice m'avait prêté. Le brun se précipita sur moi mais Emmett le rattrapa par les jambes et lui arracha ces dernières dans un bruit horrible qui me fit tourner la tête. La rousse poussa Esmée et courut aussi vite qu'elle le put en direction de la forêt.

- Victoria ! hurla la proie d'Emmett dans un appel à l'aide.

Rosalie voulut la pourchasser mais Esmée l'arrêta d'un geste. Ma tête tournait et se ne fut que quand ils mirent le feu au corps immobile du brun que je permis le noir de m'emporter.

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J'ouvris les yeux et crus pendant un court instant avoir remonté le temps. J'étais allongé sur un divan confortable. Chaque objet de cette pièce me faisait penser au siècle dernier. Je devais être dans un bureau. J'entendis des pas dans le couloir. Carlisle entra, suivi d'Esmée. Cette dernière se précipita vers moi et me prit dans ses bras en s'asseyant à mes côtés.

- Je suis tellement désolé, Bella.

Pourquoi l'était-elle ? Les événements récents n'étaient pas de sa faute. Carlisle tira une chaise près du divan et resta silencieux pendant un moment, cherchant ses mots.

- Toute cela est très compliqué Bella. Mais je ne vais pas tourner autour du pot. Face à ce qui s'est passé il y a une demi-heure, nous avons exigé des réponses de la part de celle qui pouvait nous en donner. Alice nous a dit que tu connaissais notre secret et qu'elle connaissait le tien de plus tu as avoué à Esmée ne pas être humaine. Nous voulons juste comprendre Bella. Rien de ce que tu pourras dire ne changera quoi que soit de notre côté, à part nous aider à mieux combattre le danger qui te menace.

La porte d'entrée claqua au rez-de-chaussée et Edward parla :

- Aucune trace.

- Pas même une odeur, ajouta Emmett.

Esmée raffermit sa prise sur mes épaules et m'informa :

- Edward et Emmett sont partis à la poursuite de Victoria. Viens, allons en bas. Un conseil de famille s'impose.

Elle m'aida à me lever. Nous descendîmes tous les trois. Alice me lança un regard désolé, je lui souris pour la rassurer. Je ne lui en voulais pas. Tout le monde s'assit autour de la table de la salle à manger. Edward à ma gauche et Esmée à ma droite.

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- Bien, commençons. Qui veut prendre la parole ?

Je jetai un regard lourd de sens à Alice, elle comprit immédiatement et leva la main avant de parler :

- J'ignore par où commencer mais je me lance, Bella a appris que nous étions des vampires même si elle savait depuis son premier jour ici que nous n'étions pas humains. Comment ? Eh bien cela tient de sa particularité. Bella peut…

Elle me regarda et je hochai la tête, l'encouragea. L'attaque de tout à l'heure m'avait effrayée. Carlisle avait raison et de plus les Cullen étaient impliqués maintenant. Emmett, Rosalie et Esmée avaient été en danger. Le temps était venu de tout révéler et peu importe les conséquences. Elle me fit un mince sourire avant de murmurer :

- Elle peut se transformer en coyote.

Voilà, la bombe était lancé, impossible de la rattraper. Un lourd silence prit place autour de cette table.

- Oh ! Alors je dois m'excuser de t'avoir prise pour un casse-croûte, s'esclaffa Emmett.

On aurait dit qu'Alice venait de dire « Bella n'est qu'une ado de 17 ans » Il me fit un clin d'œil et mima avec ses lèvres un « trop cool ! » Bon pour Emmett c'était une réaction plutôt positive. Esmée me sourit. 3 sur 7. C'est un bon score non ?

Alice reprit :

- Si je ne l'avais jamais vu auparavant tient au fait que Bella allait sur le territoire de LaPush lors de ses balades en forêt. Mais je finis pas avoir une vision quand elle s'est transformée dans sa chambre, je compris aussi que Charlie savait pour Bella.

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Esmée prit ma main dans la sienne, grâce à ce que j'avais écrit dans la voiture, elle savait la réaction de Charlie face à ça.

- Je l'ai rejointe et nous avons eu une discussion. Je lui ai promis de ne rien dire tant qu'elle ne sera pas prête. Puis j'ai eu cette vision dont je vous ai parlé. Avec ces deux vampires de tout à l'heure. Je suis désolé de n'avoir rien vu cette fois.

- Ne t'en fais pas, la réconforta Carlisle, on ne te demande pas de savoir tout sur tout. Tu ne peux pas prévoir chaque instant du futur.

Elle acquiesça et le silence prit place à nouveau. Que Rosalie rompit bien vite.

- Quand tu es rentré sur le territoire Quileute Bella n'était pas sous forme humaine, non ? Donc les Quileutes doivent aussi être au courant.

- En effet mais j'ignore de quelle manière ils l'ont su.

C'est là que je rentre dans l'arène. J'avais une feuille devant moi avec un stylo. J'écrivis et chacun fut silencieux. Je la tendis à Esmée qui le lut à voix haute :

- Alors que j'étais en forêt je suis tombée sur deux loups-garous qui se battaient contre un vampire. Un vampire blond avec une queue de cheval. Il s'en prit à moi ce qui explique mes blessures et ma jambe cassée. J'ai perdu connaissance et me suis réveillée chez Sam qui m'a tout expliqué. Je fis le rapprochement avec vous.

Ce que vous devez savoir aussi c'est que je ne peux passer plus de quelques jours sans transformation. J'ai essayé de tenir quand j'avais mon plâtre mais je n'ai pas pu. C'est là qu'Alice m'a vue. J'ai aussi découvert en repassant sous forme humaine que ma jambe était guérie.

Quand la voix d'Esmée se tut, je me levai et partis prendre mon sac qui avait été posé près de l'entrée. J'en sortis le texte que j'avais écrit pour elle dans la voiture. J'ignorai si je faisais ce qu'il fallait mais trop tard pour reculer. Chacun leur tour, ils lurent silencieusement. Voilà, tout était dit. Ils savaient tous.

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- La question que je me pose est pourquoi cette Victoria en a après Bella ?

- Je me le demande aussi Jasper, admit Carlisle.

- Je crois que je peux répondre, révéla Edward. Après l'appel d'Emmett nous prévenant que nous devions rentrer immédiatement de notre chasse, nous nous sommes assez rapprochés pour que je puisse percevoir faiblement les pensées de Victoria dans sa fuite. Elle s'est promis de venger son compagnon, James, tué par les loups-garous alors qu'un coyote l'avait distrait. Si j'avais su je l'aurais suivie, se reprocha-t-il.

- Ne sois pas dur avec toi Edward.

- Tout devient plus clair, conclu Jasper.

En effet, tout le monde savait tout maintenant. Au lieu d'avoir peur du rejet, je fus soulagée d'avoir un poids en moins sur les épaules, de ne plus être seule pendant un instant. Jasper me fit un sourire timide. 4 sur 7 ? Mais la réaction que j'appréhendais le plus était celle d'Edward.

- Notre vigilance ne doit pas se relâcher qui sait ce qu'elle prépare à présent. Nous avons eu de la chance aujourd'hui. Bella nous devrons te surveiller, même lorsque tu iras en forêt.

Je hochai la tête. L'idée ne me plaisait pas trop mais j'avais confiance en Carlisle.

- Si personne n'a quelque chose à ajouter, nous avons terminé.

Ils se levèrent et je les imitai. L'idée que je ne sois pas totalement humaine n'avait pas l'air de les bouleverser et de les gêner. Edward me tendit sa main et je glissai la mienne immédiatement au creux de sa paume. Il m'entraîna à l'étage. Je ne sus décrypter son visage.

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Encore vraiment désolé pour le retard !

J'espère que ce chapitre ne vous a pas déçu !

Les révélations étaient là et j'espère que vous avez apprécié.

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