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Merci à Mini-Yuya, Yuuri81, elo-didie,Yukin21 tia 63, Galswinthe ( ne t'inquiète pas recevoir une review est déjà énorme :D ! ), aelita48, Mrs Esmee Cullen ( J'aime finir ce que je commence, cette histoire aura un point final pas d'inquiétude :) ), Triskelle sparrow, Lizzy-Vampire, loup282, fifer, MlleDodo, Xukette, caropat07 pour vos reviews ! J'en suis rassurée !

Le prochain chapitre n'arrivera pas avant deux semaines, je m'en excuse mais c'est indépendant de ma volonté.

Voici un chapitre avec beaucoup de Bella et Edward, un peu de Charlie mais aussi un peu beaucoup d'Alice et Emmett :)

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-Bonne Lecture-

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Ce ne fut qu'en rentrant dans sa chambre qu'il lâcha ma main. J'observai sa chambre. Une impressionnante collection de livres, de DVD mais surtout de CD. Je vis qu'il appréciait particulièrement les classiques. Un détail me gênait cependant : il n'y avait pas de lit, juste un canapé. Je fronçai les sourcils.

Il était là, immobile devant la grande baie vitrée. J'avançai doucement jusqu'à sa hauteur. La vue était magnifique. Bien qu'un peu trop verte à mon goût. J'étais plus habituée aux paysages blanc de l'Alaska. Je fixai ensuite son profil. Ses yeux étaient perdus au-delà de la forêt.

Puis il tourna lentement la tête et me fixa à son tour. J'avais peur de sa réaction. Il leva sa main et la posa délicatement sur ma joue. Sa peau était douce et je ne pus que fermer les yeux pour apprécier plus amplement cette sensation.

- Tu es surprenante, chuchota-t-il.

Je rouvris les yeux et fis face à son sourire en coin. Je lui rendis timidement. Mon cœur s'emballa bien malgré moi. Il posa son autre main tout près de mon cœur et ferma à son tour les yeux.

- Je suis désolé pour tout ce qui t'es arrivée. Mais maintenant tu n'es plus seule. Nous sommes tous là pour te protéger, dit-il tout bas en rouvrant les yeux.

A cet instant, devant son regard chargé d'émotions, je me sentis bête d'avoir eu si peur de leur réaction. Edward m'accepte et c'est tout ce qui importe. Pourquoi ? Comme si je le savais !

- Mais je suis un peu jaloux que tu te sois confiée à ma sœur plutôt qu'à moi, bougonna-t-il avec néanmoins un éclat dans le regard.

Alors là, il ne m'aura pas. Je partis chercher mon cahier et lui rappelai avec plaisir son don de télépathie dont il ne m'a jamais parlé.

- Outch, 1 point pour toi, rigola-t-il.

Comme pour Esmée, son visage s'illumina quand il ria. Et je fus éblouie une fois de plus par sa beauté. Puis me mis à rigoler à sa suite. Il s'arrêta brusquement et me regarda avec une touche de… je ne saurais l'identifier.

- J'aime ton rire.

Pourquoi je rougis à ses mots ? Edward soupira et je lui lançai un regard plein de questions.

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- Alice me supplie de te laisser descendre pour que tu puisses enfin manger. As-tu faim ?

Je hochai la tête. Il me prit une nouvelle fois la main et nous descendîmes. A peine la dernière marche fut-elle derrière nous qu'Alice me sauta dessus comme à son habitude. Elle m'apprit que Carlisle avait préparé des lasagnes, non sans peine rajouta-t-elle en rigolant à une blague connue d'elle seule. Je remerciai avec un sourire ce dernier quand il posa une assiette devant moi.

Je pris la fourchette et commençai à manger. Edward me regardait avec tendresse je crois, Alice avec curiosité et Carlisle avec inquiétude ? ! A peine ma première bouchée terminée qu'il me demanda si c'était mangeable. Je hochai la tête avec vigueur. Elles étaient délicieuses !

Il fut soulagé puis sortit de la cuisine en nous informant qu'il allait parler à Rosalie au sujet de la voiture d'Esmée. Voiture qui avait subit les frais d'un vampire.

Je mangeais, un peu gênée, devant mes spectateurs silencieux. Enfin jusqu'à :

- Alors Bella, à quand ton premier mot ?

- Arrête Alice ! Laisse-la tranquille !

Je roulai des yeux quand elle lui tira la langue. Je me sentais mieux mais de là à parler, non merci ! Quand j'eus terminé Alice débarrassa mon assiette pour moi tandis qu'Edward m'entraînait dans le salon. Tout le monde était là ( sauf Rosalie et Carlisle ) à regarder la télé pour certains ou lire pour d'autres.

- Alors Dumbella, viens ici que je t'initie à mon jeu préféré.

Avec une forte poigne, il m'obligea à m'asseoir près de lui. Je ne pouvais visiblement pas refuser. Heureusement Edward s'installa également près de moi. Alice, arrivant dans la pièce, installa la console et nous passa les manettes. Edward m'expliqua le fonctionnement et la partie débuta.

Contre toute attente je fus plutôt douée et je crus même à plusieurs reprises pouvoir clouer le bec d'Emmett. Enfin ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ? Je crois que j'en entendrai encore parler pendant longtemps, de cette défaite.

- Tu t'es très bien débrouillée, me félicita Edward.

Je lui souris et... rougis. Emmett s'esclaffa comme à son habitude. Je passais la manette à ce dernier qui la lança à Jasper. Ils avaient l'air de souvent se confronter ces deux-là. A peine sur mes deux jambes qu'Alice m'entraîna à l'étage planifiant déjà mon maquillage. Je jetai un regard désespéré du haut des escaliers mais personne ne vint m'aider. Bande de lâches !

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Elle m'assit sur un tabouret faisant face à un immense miroir dans sa salle de bains privée. Quand elle ferma la porte, le bruit me fit penser à la porte d'une prison se refermant pour une durée indéterminée.

- Allez Bella, ne fais pas cette tête, ça va être génial !

Génial pour qui ! ? Je me laissai néanmoins faire pour que ça passe plus vite. Tout y passa le fond de teint, le fard, le mascara et même des trucs dont je n'avais jamais soupçonné l'existence. En sortant de la salle de bains j'allais pousser un soupir de soulagement, contente que se soit fini mais non ! Il fallait encore les vêtements assortis au maquillage.

- Au fait s'il n'y a pas de lit dans la chambre d'Edward c'est parce que nous ne dormons pas.

Ok, j'avalai l'information. Et observai un peu plus la chambre d'Alice. Bizarrement elle n'était pas comme je l'attendais. Suivant mon regard elle m'informa que Jasper avait posé des conditions sur la déco de leur chambre. Petite remarque perso : Jasper est saint d'esprit.

- Normal, qui voudrait se retrouver avec des franfreluches roses de tous les côtés, se moqua Emmett du salon.

Je rigolai devant la mine d'Alice. Il ne devait pas être loin de la vérité.

- Pourquoi Bella rigole ?

- Elle peut t'entendre gros beta ! l'informa ma styliste attitrée depuis peu. Il rigola lui aussi mais d'un rire machiavélique. Que cela pouvait-il signifier ? Rien de bon en tout cas.

Après quelques minutes supplémentaires à fouiller dans son dressing tout en s'extasiant sur le fait que nous faisions la même taille, elle en ressortit avec un jean (bon point pour elle) et un haut qui n'avait pas l'air trop différent de celui que je portais.

- Celui-là est mieux cintré. Et le bleu te va mieux que le noir.

Ah bah si elle le dit ! Elle descendit me laissant me changer en tout intimité.

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Je redescendis et fus applaudie par Emmett.

- Ne te moques pas de mon travail !

- Mais je me moques pas, s'insurgea-t-il, Bella est très belle.

Je rougis pour la xième fois de la journée.

- Ouaiiiiiiiiiiiiis ! T'as vu un peu ça Eddie y'a pas que toi !

Nous levâmes les yeux au ciel en même temps. Edward m'entraîna dans sa chambre sous la remarque d'Emmett qui me suppliait de le laisser me voir en coyote. Je lui lançai un regard qui signifiait qu'il m'avait déjà vu.

- Oui mais pas pour te prendre pour mon casse-croûte cette fois !

Edward soupira en refermant la porte de sa chambre.

- On le changera jamais celui-là !

J'acquiesçai vivement.

- Mais cela dit il n'a pas tort, tu es très belle.

J'essayai d'ignorer sa dernière phrase en me concentrant sur son étagère pleine de CD. Je mis en route sa chaîne hi-fi et Clair de Lune de Debussy commença à voyager dans la pièce. Je fermai le yeux pour mieux apprécier ces notes magiques.

- Tu aimes ?

Je montai le son en souriant pour toute réponse. Je le sentis se placer derrière moi. Je gardai les yeux fermés. Il posa ses mains sur mes hanches. Il colla son torse contre mon dos toute en m'intimant un mouvement de balancier. Le froid qui se dégageait de son corps ne me dérangeait nullement. Il glissa doucement ses mains sur mon ventre et je posai les miennes par-dessus.

Nous restâmes dans cette position agréable bien après que le silence reprit ses droits sur cette pièce.

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Mon coeur qui s'emballe, cette sensation de chaleur dans mon ventre, ces rougissements chaque fois qu'il me regarde, son odeur qui m'envoûte, sa voix qui m'ensorcelle. Tous ces signes revenaient toujours à la même conclusion. Je suis amoureuse d'Edward Cullen. Je rouvris les yeux sous le choc mais ne bougea pas pour autant. Ferait-il cela s'il ne ressentait que de l'amitié ? En même temps cela était prétentieux de croire qu'un être comme Edward pouvait me trouver attirante.

- J'aimerais bien te voir, interrompit-il mes pensées.

Je compris tout de suite qu'il parlait de ma forme coyote. Pouvais-je faire ça ? Je me sentirais à l'aise devant Edward je le sais, mais lui ? Son regard ne risquait-il pas de changer pour de bon ? Il savait mais entre savoir et voir il y a une différence.

- S'il te plaît, murmura-t-il au creux de mon oreille.

Comment faisait-il ça ! Il m'avait sous son contrôle. Je soupirai, vaincue et allai dans sa salle de bain pour me déshabiller. Je me vis dans le miroir et me fis la remarque que la façon dont Alice m'avait maquillé m'allait bien. Je fermai les yeux et appelai le coyote en moi. Je sentis mes os changer de forme dans une chaleur familière et libératrice. En moins de deux secondes j'étais sur mes quatre pattes.

Je m'étirai pour chasser les derniers fourmillements de ma transformation.

Je sortis timidement mon museau de derrière la porte puis passai ma tête entière, il était assis sur son canapé et me regarda. Je m'avançai et m'assis juste en face de lui pour qu'il puisse s'habituer à moi.

Il tendit la main, pleine d'hésitation. Pour l'encourager, ma tête partit chercher sa main. Il la posa sur ma joue comme quand j'étais humaine puis me sourit. Cela me rassura. Je sautai à ses côtés sur le canapé et posai ma tête sur sa cuisse en soupirant de contentement.

Malheureusement mon coyote n'aimait pas trop l'odeur des vampires et j'étenuai de la sentir si proche. Il rigola et je le regardai.

- Tu es tout mignonne dis donc, se moqua-t-il. Je grognai pour la forme. Plus sérieusement, tu es toujours aussi magnifique.

Heureusement que les rougissements étaient interdits aux coyotes.

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- Est-ce déplacé si je...?

Menant le geste à la parole, il posa sa main sur ma tête et me caressa jusqu'au bas du dos. Je mis mes pattes antérieurs sur sa cuisse puis ma tête et fermai les yeux pour apprécier la caresse en mettant de côté l'odeur vampirique qui m'attire tant quand je suis humaine. J'en ronronnerai presque si c'était possible.

Nous restâmes ainsi très longtemps, seulement troublés par le bruit de son mouvement sur mon pelage. Mais aussi par Emmett qui s'impatientait en bas. Alice essayait de le retenir mais imaginez un lutin contre un ours et le calcul est vite fait.

Il défonça presque la porte et cria de joie en me voyant. je relevai la tête et lui lançai un regard blasé.

- Faut toujours que tu gâches des moments comme celui-là, pesta Edward.

- Ça va si on peut plus rigoler, c'est bon je te laisse avec ta chérie ! s'exclama-t-il de façon théâtrale en refermant la porte qui par miracle était toujours dans ses gonds.

Tout ça pour être resté 5 secondes ! !

Je relevai vivement le museau quand je pris conscience du dernier mot d'Emmett. Edward se serait-il confié à lui au sujet de potentiels sentiments à mon égard ? A creuser ! La magie étant définitivement rompue, je sautai du canapé et repartis dans la salle de bain. Je congédiai le coyote en moi et me retrouvai sur mes deux jambes. Je m'étirai comme à chaque transformation.

Je me rhabillais le plus vite possible et fus contente d'être entourée de l'odeur d'Edward.

Je sortis une nouvelle fois timidement. Il était toujours sur ce canapé. Je le rejoignis. Mon handicap ne m'avait jamais autant dérangée qu'en cette instant.

- Tu parleras quand tu te sentiras prête.

Ne devait-il pas ne pas pouvoir lire dans mes pensées ? Mon regard était perdu au delà de la baie vitrée. Je ne me sentais pas prête, mais bientôt peut-être ? Je réserverais mon premier mot pour Edward, c'était une certitude. Je me sentais stupide d'avoir instauré ce silence entre Edward et moi. J'avais tellement envie de lui parler. Je sentis ses doigts sous mon menton, électrisant chacune de mes terminaisons nerveuses. Il releva ma tête et pris mon visage en coupe.

- J'aimerais essayer quelque chose. Ne bouge pas.

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Il s'approchera dangereusement de mes lèvres. Je suivis son conseil et restai immobile. La respiration coupée, j'étais entièrement dans l'expectative de ce moment. Le temps s'arrêta. Seul Edward, sa présence près de moi qui n'avais jamais était aussi familière, était important. L'explosion arriva. Ses lèvres se posèrent délicatement sur les miennes. Puis elles commencèrent à danser ensemble.

Timidement pour commencer puis avec un peu plus de fermeté et d'audace. Je gardai les yeux clos bien après qu'il se soit reculé.

Alors que j'allais les rouvrir je sentis à nouveau ses lèvres. Je souris et passai mes mains autour de son cou tandis que ses bras forts emprisonnés mes hanches. Le baiser était fougueux et peu importe à quel point nous mettions à mal son contrôle. Ses mains se mouvaient du bas de mon dos jusqu'à mes épaules, de mes épaules jusqu'au bas de mon dos. Je ne m'en lassais pas. Puis sans que je ne le vois venir il me repoussa.

- Bella, mon contrôle a ses limites, je ne veux pas te faire de mal.

J'avais eu peur qu'il ne se soit rendu compte qu'il commettait une erreur. Il veut juste me protéger. J'enfouis mon visage dans son cou et il me serra contre lui. J'étais si bien dans ses bras. Quand je rouvris les yeux il faisait déjà sombre dehors. Le téléphone en bas sonna. Esmée décrocha, c'était Charlie qui voulait savoir l'heure à laquelle je rentrerais d'après ce que répondit Esmée.

- Il s'inquiète de ne pas te voir rentrer, brisa-t-il le silence.

J'eus un reniflement dédaigneux.

- Je sais que ce qu'il a fait est impardonnable et jamais je ne pourrais lui pardonner de t'avoir fait souffrir mais je ne dis pas ça pour lui mais pour toi. Comprendre qu'il t'aime malgré tout te fera du bien. Depuis que nous sommes arrivés à Forks jamais je n'ai vu le shérif sourire. Mais depuis que tu es ici, il a l'air moins malheureux. Il regrette. Non ne pleure pas !

Il essuya mes larmes. J'avais confiance en Edward. Ce pourrait-il que ses paroles soient vraies ? Quelqu'un toqua à la porte et Alice pointa le bout de son nez.

- Je te ramène ou tu préfères que ce soit Edward, sourit-elle.

Je lançai un regard vers Edward et elle comprit.

- Quelle question en même temps après le baiser qui était si torri... CLAC !

Edward venait de lui claquer la porte au nez et tant mieux ! Je mis mon manteau, dis au revoir à tout le monde, remerciai Esmée et Carlisle puis montai dans la voiture au côté d'Edward. Le trajet se fit en silence. Avant de descendre de la voiture je lui fis un petit baiser au coin de la bouche seulement il rattrapa ma tête et approfondi le baiser. J'étais essoufflée et eus du mal à trouver la poignée pour descendre ce qui le fit rire. Il m'éblouissait complètement et il le savait, pire ! il en était fier.

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Il attendit que je referme la porte d'entrée pour démarrer. Il me manquait déjà. C'est pas vrai je devenais tellement fleur bleue !

Charlie était installé devant la télé, à regarder la chaîne sportive. Je m'assis sur le fauteuil. Une délicieuse odeur se dégageait du plat posé sur la table basse. Il y avait une assiette et des couverts qui n'attendaient que moi. Je me servis et commençai à déguster. Ça n'avait pas l'air d'avoir été commandé et cela m'étonnerait que Charlie ait appris à cuisiner en si peu de temps.

- Ce midi j'ai été mangé chez Billy. Et Jacob m'a donné ce plat car il s'inquiète de ta santé avec un cuisinier comme moi, rigola-t-il timidement.

Tout s'expliquait. Je notai dans un coin de ma tête : penser à remercier Jacob. Puis le silence régna en maître. Nos assiettes se vidèrent petit à petit. J'étais mal à l'aise, évitant de regarder dans sa direction. Il en fit de même. Je me mis à penser aux mots d'Edward, télépathe de surcroît, alors ses paroles ne pouvait être que la stricte vérité non ? D'après lui, il regrettait vraiment. Mon regard se posa sur la seule photo présente dans toute la maison. Cette photo qui m'avait étonnée et émue.

Je la fixai encore et encore, étudiant les traits de cet homme et de ce bébé. Charlie et moi. Il souriait, je dormais. Il était heureux, j'étais paisible. Deux émotions qui nous avaient été retirées le jour où il referma sa porte devant sa femme et son enfant.

Il se racla la gorge et me demanda si je m'étais amusée cette après-midi. Il faisait des efforts. Mais étais-je capable d'en faire aussi ? Au moins pour rendre cette cohabitation acceptable.

- Désolé, c'est vrai à quoi je m'attendais ! Tu me détestes mais je me déteste encore plus crois-moi. Je m'intéresse vraiment à toi et j'aimerais savoir si tu t'es amusée c'est tout.

- Oui, répondis-je d'une voix rauque.

Mes muscles se tétanisèrent, mes yeux s'écarquillèrent, ma main vint contre ma bouche grande ouverte de stupéfaction.

NON ! ! ! PAS ÇA ! ! !

J'envoyai valser l'assiette posée sur mes genoux qui se brisa par terre et courus aussi vite que mes jambes purent me porter vers ma chambre. La porte trembla dans un bruit sourd sous la force que je mis pour la fermer. Je trébuchai, ma vision trouble à cause de mes larmes. Je m'affalai près de mon lit. Je sentis deux bras me relever et me tenir fermement contre un torse dur et froid.

Edward.

J'inspirai son odeur, rassurée qu'il soit là. Des coups furent portés à la porte mais Charlie n'insista pas. Edward m'allongea sur mon lit, sans me lâcher. Je me serai effondrée de toute façon.

Son dos contre la tête de lit, mon dos contre son torse, je laissai mes torrents de larmes s'écouler. Ses doigts dessinaient des arabesques sur mon ventre. Comme si un simple mot avait brisé la chaîne qui entravait ma langue :

- Désolée.

Il mit quelques secondes avant de répondre :

- Pourquoi t'excuses-tu ? Tu n'as rien à te reprocher ma Bella !

Je me retournai dans ses bras, posai ma tête contre l'emplacement de son coeur où le silence durerait pour l'éternité. Je fermai les yeux sous ses caresses contre mon dos et m'endormis, lassée de pleurer.

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Je n'arrive pas à croire qu'on en est au quatorzième chapitre !

Je me suis toujours demandée : comment vais-je faire parler Bella ? C'était quelque chose que je n'avais pas prévue, je voulais que ça vienne avec l'inspiration et voilà !

J'espère que vous avez apprécié, que vous ne trouvez pas ça trop prématuré dans l'histoire !

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