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Merci à toutes pour vos reviews, je crois avoir répondu à toutes les inscrites.
Non-inscrites :
Ayaka : Je suis tout à fait d'accord avec toi. Les petits bonheurs sont les meilleurs
Sandrine-pattinson : Merci pour ton indulgence, comme tu le vois ce chapitre a été vite posté.
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-Bonne Lecture-
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Presque trois semaines s'étaient écoulées depuis notre première balade en forêt. Beaucoup suivirent cette fois-là. Esmée et Carlisle nous rejoignant parfois.
Ce dernier était très curieux à propos de ma nature et me noyait sous les questions quand j'allais leur rendre visite à la villa. Je répondais du mieux que je pouvais. J'étais étonnée de ne pas m'être posée ces questions plus tôt.
D'où venions-nous ? Y'avait-il beaucoup de coyote comme moi dans le monde ? Carlisle m'assurait faire des recherches.
Charlie de son côté passait son temps au travail. Les meurtres en forêt se sont calmés pour laisser la place à ceux de Seattle.
J'avais rendez-vous avec Angela pour finaliser notre travail à rendre demain. Je préparais mon sac et me mis en route pour sa maison. Elle m'accueillit avec un grand sourire.
- Mes parents travaillent donc nous sommes seules.
Nous nous installâmes dans sa chambre. Elle était à l'image de sa propriétaire. J'adorais les couleurs du mur, un bleu-menthe et un marron chocolat s'opposaient.
- Heureusement que le prof a accepté que nous le rendions sous forme de dossier au lieu de passer à l'oral comme les autres. Timide comme je suis et toi qui est muette. On forme une belle équipe n'est-ce pas ? Ria-t-elle.
- Oui, répondis-je en riant également.
Elle s'arrêta net et fit des yeux ronds comme des billes.
- Pas muette, juste têtue, ajoutai-je tout bas.
J'étais satisfaite de moi. C'était la première fois que je disais plus d'un mot.
- Bah ça alors !
Elle secoua la tête et s'assit sur sa chaise de bureau. Elle me montra le deuxième siège. Je fus contente qu'elle ne pose pas plus de questions même si je sentais qu'elle bouillonnait de savoir. Après tout c'était mon amie alors je pris une feuille et lui expliquai la mort de ma mère et mon vœu de ne plus reparler (du moins en laissant de côté tout ce qui est surnaturel).
Pour tous commentaires elle me prit dans ses bras. J'étais heureuse d'avoir une amie humaine. Cela m'apportait un peu de normalité. Nous continuâmes notre devoir tout en buvant du lait et des gâteaux. Alors que nous mettions le point final le téléphone dans l'entrée sonna. Angela décrocha et me héla. Je descendis les escaliers prudemment.
- C'est Edward.
Je devais être aussi ahurie qu'elle.
- Comment a-t-il eu mon numéro, bredouilla-t-elle si bas que je n'aurais pu l'entendre sans mon ouïe développée.
- Bella, je viens te chercher tout de suite. Nous t'expliquerons une fois à la villa.
Il raccrocha et je me retournai lentement vers mon amie.
- Que voulait-il ?
- Il vient.
Nous entendîmes le moteur d'une voiture dans l'allée. J'ouvris la porte tandis qu'il arrivait sur le perron. Il passa le seuil, inquiet. Ses bras forts se resserrèrent autour de ma taille. Son nez se perdit dans mes cheveux. Je le sentis inspirer. Il finit par s'éloigner.
- Bonjour Angela. J'enlève Bella pour le reste de l'après-midi.
- D'accord. Ça tombe bien nous venons juste de finir.
- Parfait. A demain Angela.
- A demain.
Je la saluai de la main. Dans la voiture Edward était tendu. Je voulais savoir ce qui le mettait dans cet état.
- Ne t'inquiète pas Bella, je ne laisserai personne te faire du mal. Oh et tant que j'y pense, je suis fier de toi. Tu as parlé à Angela, c'est un grand pas en avant, me sourit-il.
- Oui, acquiesçai-je.
Nous rigolâmes ensemble mais la gravité de la situation nous rappela à l'ordre quand il se gara devant la villa. Nous entrâmes main dans la main. Alice me sauta dessus et tenta de me sourire en me serrant contre elle. Elle resta près de moi quand Edward alla se poster devant la télévision.
- Rien de nouveau ?
- Non, lui répondit Carlisle en soupirant.
Il se leva et se posta près de son fils, lui posa une main sur l'épaule puis me regarda.
De loin, ils présentaient un drôle de photo. L'inquiétude se lisait sur leur visage. Ils étaient parfaitement immobiles. J'étais mal à l'aise. Esmée et Jasper se trouvaient sur le canapé. La tension était palpable. Je resserrai ma main autour de celle d'Alice.
- Tu dois être au courant de ce qui se passe vers Seattle.
J'hochai la tête.
- Tous semblent accuser des nouveau-nés. Les vampires sont particulièrement … Sauvages dirons-nous pendant les deux premières années de leur nouvelle vie. Vu le nombre cela ne peut pas être l'œuvre que d'un vampire. Seulement les nouveau-nés ne sont pas connu pour leur civilité ce qui nous pousse à croire que quelqu'un les dirige et les contraint à rester ensemble.
- Et par quelqu'un on pense à Victoria, le coupa Rosalie qui venait d'arriver au bras d'Emmett.
- Rien de nouveau aux alentours, aucun vampire ne s'est approché de Forks, nous informa Emmett.
Je partis m'installer aux côtés d'Esmée sur le canapé. Elle passa son bras autour de mes épaules. Les infos défilaient sur le poste de télévision, le son étant mis à son minimum je n'entendais pas les commentaires du journaliste. Alice se redressa et je vis son regard fixer un point inexistant.
Jasper se leva aussitôt et passa une main réconfortante le long de son bras. Elle baissa la tête et se concentra. Je la dévisageai. Elle releva un visage horrifié.
- Que se passe-t-il ?
- C'est pour bientôt. L'armée des nouveau-nés va bientôt se mettre en marche. Ils arrivent pour Bella.
Edward serra les poings et vint s'asseoir à mes côtés.
- Mais ma vision était floue…
- Si nous n'y prenons garde il pourrait y avoir de grandes conséquences. Même floue ce que tu as vu est important, trancha le père de cette famille.
- Il faut se préparer.
- Combien étaient-ils ?
- Je ne sais pas…
- Réfléchis Alice c'est important ! Insista Jasper.
Elle ferma les yeux et sembla revivre sa vision. Elle murmura :
- Um… une vingtaine peut-être.
- Youpiiii ! s'exclama Emmett, 7 contre vingt ! Bonne bagarre en vue.
- Emmett ! Grommela Rosalie, ne sous-estime pas la gravité de la situation.
- Nous n'avons pas tous ta force légendaire, lui sourit Esmée.
Je voyais mal Esmée (ou même Carlisle) prise dans un combat.
Même si j'avais déjà vu lors de notre agression qu'elle pouvait se défendre, elle était aux côtés de Rose cette fois-là. Je sentis une vague apaisante remonter le long de mon corps. Je souris timidement à Jasper qui essayait de me calmer. Je me raclai la gorge et levai un doigt craintif, sept paires d'yeux me fixèrent alors.
- Les loups, bredouillai-je sous le poids de leur regard.
- Comme s'ils allaient nous aider, c'est stupide, railla Rose.
- Non si les nouveau-nés s'approchent trop près de Forks cela les concernera aussi, coupa Carlisle.
- Comment les contacter ? Souleva Esmée.
- Bella a le numéro de Jacob.
- Très bien.
Je sortis mon portable et composai le numéro de mon ami. Il décrocha rapidement.
- Bella. Comment vas-tu ma belle ?
J'entendis Edward grogner.
- Bien.
Jacob fut l'un des premiers à savoir que je reparlais (enfin que je disais quelques mots par-ci par-là).
Carlisle tendit sa main vers moi, je lui passai le portable.
- Jacob, c'est Carlisle Cullen… Non attends, c'est très important… J'aimerais entrer en contact avec Sam… Oui… Ma fille a eu une vision… Cela vous concerne, il est de votre devoir de protéger les humains contre la nature la moins noble de notre espèce. Des vampires sont en route pour Forks, ils viennent de Seattle… Oui ce sont eux qui sont à l'origine des meurtres… Pourquoi ? Eh bien nous connaissons en quelque sorte la coupable, celle qui crée ces nouveau-nés. C'est la compagne du vampire que vous avez éliminé quand vous avez découvert Bella sous forme de coyote. Elle veut se venger et l'en tient pour responsable.
Un long moment suivit sa tirade. Je ne pus entendre ce que qu'il se disait mais je devinai que les autres le pouvaient. Carlisle acquiesçait de temps en temps. Esmée parut soulagée et dans la seconde qui suivit Carlisle raccrocha.
- Bien, nous avons rendez-vous avec eux en terrain neutre. Ils sont d'accord pour nous aider. Nous mettrons en place un plan à ce moment.
- Le mieux serait de les devancer. Ne pas attendre qu'ils arrivent.
- Oui, dans un lieu qu'on aura choisi, que l'on connait.
- Les surprendre est la meilleure des techniques pour les disperser.
- Ils ne doivent pas connaître l'existence des loups, voilà qui pourrait les surprendre assez pour les prendre au dépourvu.
Chacun donnait son point de vue, réfléchissait. Pour ma part j'étais ailleurs. J'avais déjà vu les loups se battre contre un seul vampire et il a fallu trois d'entre eux et une diversion pour en finir. Deux ont même fini inconscient. Comment allaient-ils faire contre vingt vampires plus féroces les uns les autres ?
Edward m'avait un peu décrit l'histoire de sa famille et celle qui m'a le plus touchée est sans aucun doute celle de Jasper. Etre manipulé par un vieux vampire femelle pour les services de son don lors d'une guerre pour des territoires devait être terrible. Heureusement qu'Alice l'avait trouvé.
- Nous verrons demain soir avec eux. C'est bon pour aujourd'hui.
Cette phrase magique chassa la tension. Chacun repartit vaquer à ses occupations. Edward prit ma main dans la sienne et m'emmena dans une pièce où trônait un majestueux piano. C'était ma pièce préféré de la villa. Il s'installa sur le tabouret devant son instrument de prédilection. Ses doigts coururent sur les touches d'ivoires et la mélodie qui s'égrena me transporta dans un délicieux voyage.
- Ça te plait ?
J'hochai la tête avec vigueur. J'étais curieuse de savoir qui avait écrit une telle merveille. Il répondit à ma question muette.
- C'est de moi, ça s'appelle Bella's lullabby.
Waouh ! Cet homme avait donné naissance à une mélodie rien que pour moi. Je lui sautai au cou. Je ne savais pas quoi dire.
- Merci, murmurai-je simplement.
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Voilà un chapitre court une fois de plus mais ça compense la rapidité à laquelle il est arrivé non ?
Peut-on dépasser les 300 reviews ?
Je posterai bientôt une autre fic et je reste dans mes spécialités : Bella n'est pas humaine.
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