Bonjour à tous, ma livraison quotidienne...Les Isiria existent vraiment mais elles ne portent pas ce nom. J'en possède un et il est magnifique.

Merci pour vos commentaires qui me touchent beaucoup et m'encouragent.

→ merci à Keila, Héléna et Morgane :)

Chapitre 5 :le parfum des Isiria

Il était en train d'arroser son jardin quand il entendit Harry.

-Qu'il fait chaud !

- tu es rentré tôt

- c'était calme au boulot, avec cette chaleur tout le monde reste tranquille, j'en peux plus !

Harry ne vit pas le sourire en coin de Sèverus.

Il ne faut pas tenter le serpent.

Sèverus regarda alternativement le tuyau dans sa main et Harry qui essuie son front ruisselant. Un sourire illumina son visage, il n'était plus professeur, il n'était plus espion...

Harry sursauta en sentant l'eau fraiche pleuvoir sur lui. Son cri se fit bientôt plaisir.

Il regarda Sèverus de manière ironique et franchement rigolarde.

Ils rirent de bon cœur et cela ne leur était pas arriver depuis longtemps.

- merci Sèv!

J'aime passer les journées d'été dans le jardin.

Je m'occupe personnellement du massif d'Isiria qui sont mes fleurs favorites. Ce sont des roses dont le bouton est couleur argent et elles éclosent sur un cœur pourpre en dégageant un parfum envoutant et capiteux. Leurs pétales veloutées sont bicolores, argent à l'extérieur, pourpre à l'intérieur.

Je nettoie un massif quand j'entends le pas familier d'Harry. Il se penche sur une rose et la respire avec bonheur. Je viens à sa rencontre comme chaque soir lorsqu'il rentre. Je me penche dans son cou pour déposer un baiser car je sais qu'il aime cela. Un frisson parcourt son corps.

Il continue à caresser la fleur puis se retourne pour déposer un baiser sur mes lèvres avant de me regarder dans les yeux pour une demande muette d'acceptation. C'est toujours ainsi entre nous, sans paroles, sans contraintes. C'est trop tôt pour les mots mais pas pour les sentiments.

Je pose ce que je tiens dans mes mains sur le sol. Je l'enlace et que je réponds à son baiser.

Ici et maintenant au milieu de notre jardin, notre premier baiser ne pouvait être plus parfait.

Et pour moi il aura toujours l'odeur des Isiria en fleurs lors d'un crépuscule d'une nuit d'été.


Je le regarde s'affairer au milieu des Isiria qu'il aime tant. En simple pantalon, une chemise blanche, les manches retroussées, il n'a plus rien du rigide enseignant que j'ai connu autrefois. Il caresse une fleur et mon corps tremble du manque car je sais comme il est doux d'être caresser par ses doigts délicats. J'aime être dans ses bras, au centre de ses attentions, quand il me regarde avec tant de tendresse que tout s'apaise en moi. Ce bonheur que lui seul sait faire naitre.

Je m'approche et je savoure à mon tour la texture veloutée des pétales pourpres et argentées. Il me rejoint et m'entoure de ses bras, il dépose un baiser dans le creux de mon coup et je frissonne tant la sensation est intense. Je me laisse aller à cette caresse unique mais j'ai besoin de plus, toujours plus de lui. Je me retourne et goute à ses lèvres. Mes yeux ne se ferment pas, je veux le regarder bien en face car je n'ai pas peur, je n'ai pas honte de mon geste. Je l'aime plus que tout.

Il se libère des outils de jardinage et mon cœur bat plus fort lorsque ses bras m'enlacent à nouveau et qu'il répond avec passion à mon baiser.

Je n'oublierai jamais ce moment au milieu des Isiria quand les yeux magnifique de Sèverus m'ont offert le plus beau des cadeaux.

Ce soir j'ai vingt ans et je suis heureux au delà des mots.