Merci à Luciusmaximis, Ysialyse et Keila pour vos reviews.

Encore un petit chapitre !

Chapitre 6 – la cheminée

La cheminée du salon est en marbre noir veiné de rouge, richement sculptée, elle trône majestueusement dans la pièce. C'est notre porte d'entrée vers le monde sorcier.

Le salon est décoré avec sobriété mais il est très confortable, les murs sont tapissés de tentures pourpres sur lesquelles sont accrochés des tableaux et des miroirs. Les meubles sont d'origine française, du XVIIIe siècle, marquetés, élégants, raffinés, témoins du luxe dans lequel vivaient mes ancêtres.

Je n'aime pas les endroits encombrés ni désordonnés.

Sur la table basse à côté de mon fauteuil préféré trône un magnifique vase en porcelaine de Chine dans lequel un bouquet d'Isiria a trouvé sa place. J'aime sentir leur parfum. Mon fauteuil est placé de telle manière que je peux contempler par les hautes fenêtres le soleil se coucher sur le jardin et plus loin les terres qui entourent le manoir. Dans ce cadre paisible je passe la fin de mes après midi et souvent je t'y attends, guettant la couleur verte et le grésillement caractéristique.

C'est par cette cheminée que tu es venu pour la première fois au Manoir.

Avec toujours cette incertitude dans tes magnifiques yeux verts, comme si tu avais peur de ne pas être à ta place, de ne pas être désiré. Et malgré tout ton sourire, l'image de ton cœur de Griffondor qui brille toujours.

Depuis ce jour, j'ai toujours le sentiment que lorsque tu arrives par cette cheminée, tu es arrivé à bon port, enfin chez toi, comme après une absence trop longue.

Je te regarde et te sourit sans cacher mes vrais sentiments juste pour le bonheur de te voir heureux.


Harry devait travailler sur une preuve d'un des dossiers qu'il suivait pour le bureau des Aurors, une trace de potion suspecte en l'occurrence. Assis devant la cheminée, il relisait pour la énième fois le rapport. Quelque chose lui échappait...

- Sèverus, tu voudrais bien m'aider sur un point ?

- Oui

Il se leva et s'installa sur le canapé à côté d'Harry, ce dernier se tint tout contre le maître des potions.

Sèverus se plongeât immédiatement dans la lecture du rapport.

Harry attendait sans faire de bruit pour ne pas le déranger. Ses paupières étaient lourdes dans la douce chaleur du salon.

Il s'endormit et sa tête trouva tout naturellement l'épaule de son voisin. Ce dernier bien que surpris ne fit rien pour le réveiller.

Quand il se réveilla, avec l'impression ne n'avoir jamais aussi bien dormi de toute sa vie, il était tout contre Sèverus qui le regardait avec beaucoup de tendresse dans le regard et pas un brin de moquerie.

- Je suis désolée.

- Ne le sois pas, je sais bien que tu es épuisé.

- tu as l'épaule très confortable

- je sais

Sourire moqueur, et Harry ne bouge toujours pas même s'il résiste à l'envie de se frotter davantage. Le corps de Sèverus dégage un chaleur réconfortante, une odeur agréable. Il est juste bien.

Contre toute attente, Sèverus dégage son bras et l'entoure, le calant plus confortablement encore contre lui. Harry l'entoure de ses bras au niveau de la taille. Ils éprouvent le besoin de se serrer l'un contre l'autre, que rien ne puisse les séparer. Aucun n'avait connu la tendresse réconfortante d'une famille aimante ou d'une compagne. Leur destiné avait été celle des héros solitaires, héros sans doute, solitaire très certainement.

Ils ne voulaient pas initier le geste qui les séparerait.

Une horloge tinta au loin.

Ils bougèrent ensemble et le regrettèrent immédiatement.

Quand deux jours plus tard, l'occasion se présenta, Harry vint se placer contre Sèverus. Ce dernier fit la moitié du chemin à son tour et l'entoura de son bras le calant contre lui, continuant de lire son livre. Acceptation.

Sa main caressait doucement son épaule. Douceur.

Sa main se perdait dans ses cheveux. Tendresse.

Trois jours après il n'y avait plus besoin d'occasion. Lorsqu'ils en éprouvaient le besoin, ils se blottissaient l'un contre l'autre.

Refusant d'analyser encore ce que cela signifiait. Ils avaient le temps et pour l'heure juste l'envie de savourer chaque instant.