Merci pour toutes vos reviews !
J'aime partager avec vous tous ces moments que j'imagine. J'avais besoin de moments de douceur :pour Keila, ne soit pas gênée, pour moi aussi au boulot c'est difficile et écrire permet de m'évader.
Merci aussi à Luciusmaximus, Akya, Sumomo et Héléna :)
Chapitre 7 : la chambre d'Harry
La chambre d'Harry est bleue comme la mienne est verte. Elle est au même étage.
Je le lui ai proposé et elle est devenue "la chambre d'Harry". Je lui ai donné ce jour là un morceau de Prince Manor, une place dans ma maison.
Elle reste la « chambre d'Harry » pourtant il n'y a dormi que quelques mois avant de me rejoindre.
Nous y faisons toujours référence sous ce nom.
Il faut que nous parlions de ses affaires car il faudrait qu'il les déplace en partie dans la mienne. Il est ridicule qu'il transporte ses vêtements et ses objets chaque jour comme dans un chambre d'Hôtel.
J'attends le soir alors que nous travaillons ensemble dans le salon pour aborder la question.
Harry, j'ai fait de la place dans notre chambre pour que tu puisses y mettre tes affaires. Tu peux laisser le reste dans ta chambre.
- Merci. Tu veux récupérer cette pièce ?
- non, nous avons assez de chambres d'amis. Tu peux en faire ton bureau si tu veux, c'est ta chambre. Mais je ne veux pas que tu attrapes froid chaque fois que tu oublies ton peignoir.
Sèverus sait toujours par quelques mots nous faire passer une étape. Comment est-il possible que maintenant chaque mot qu'il prononce soit une source de réconfort ? Après toutes ces années de confrontation et de haine ? Qui aurait pu imaginer? A l 'époque je n'aurais jamais pu concevoir mon si terrible professeur des potions poser un regard tendre sur moi et m'offrir ce dont j'ai toujours rêvé.
Merci Sèverus.
Les mots ne suffiraient pas à exprimer ce que je ressens à cet instant. Alors je l'exprime à notre manière à nous. Je me lève et l'entoure de mes bras et chuchotant à l'oreille des remerciement, pour m'avoir offert un foyer. Il me donne tant... Cette place dans sa nouvelle vie, dans cette intimité dont il est si jaloux. Je me sens incroyablement privilégié.
Mais ais-je le droit de tout prendre ?
mais toi Sèverus, n'auras tu pas besoin d'intimité ?
Peu de mots et tant de choses en suspend : nous sommes désormais si proches, mais cette situation ne peut durer toujours. Cela est très dur à admettre mais je le dois, je lui dois cela. Sèverus retrouve une vie de plus en plus normale, et c'est aussi à terme trouver une compagne ou un compagnon dans tous les sens du terme. Il voudra fonder une famille, quelle sera ma place alors ?
Comme toujours à présent, Sèverus semble me comprendre derrières les mots les plus banals.
Pour l'instant Harry, je suis bien. Je n'ai pas envie de changer, laissons les choses suivre leurs cours
- mais...
- Harry, je suis heureux que tu sois à mes côtés. Je veux que tu te sentes chez toi. J'ai fait quelques démarches pour qu'officiellement tu sois chez toi à Prince Manor.
- mais si ta famille un jour...
- ma famille c'est toi à présent et si jamais elle inclut à l'avenir d'autres membres, elle devra t'accepter.
Je suis ému par ces mots. Nous sommes une famille, Sèverus a fait les démarches...mon errance est finie
J'aime beaucoup Prince Manor, c'est magnifique et chaleureux. Je m'y sens chez moi.
Il m'oblige à m'assoir sur ses genoux c'est vraiment étrange comme sensation.Je me demande ce que les gens penseraient à nous voir ainsi.
Sèverus, je veux participer à l'entretien du domaine, je veux contribuer à le faire vivre...
- Demain nous regarderons les comptes ensemble.
J'enfonce mon nez dans son cou, j'aime tellement son odeur. Il me serre dans ses bras et je ne fais rien pour me dégager car c'est là, précisément dans cet endroit du monde, que je suis le plus heureux.
Harry, je veux que tu saches à quel point je suis heureux de ce que l'on partage, de ta présence à mes côtés à Prince Manor. Je suis heureux de t'accueillir. J'ai besoin de toi à côté de moi, c'est égoïste mais c'est vrai Harry. Je ne veux pas en revanche que cela devienne une prison. Harry je veux que tu me promettes que lorsque le moment viendra, où tu vous partir ailleurs, tu me le diras.
- Sèv...
Promets le moi Harry
Je prends sa main dans la mienne, j'enlace nos doigts
- Je te le promets Sèverus
A ce moment là, il ne peut y avoir de doute entre nous. Ce que je viens de promettre c'est justement que je ne te quitterai jamais. Car je t'aime Sèverus, je le découvre chaque jour un peu plus et ce merveilleux sentiment nous le construisons à notre rythme, à notre manière. Je me blottis un peu plus et j'imagine que nous demeurerons à jamais unis.
Le lendemain, je contemple dans l'armoire mes vêtements rangés à côté des siens. Trop différents pour qu'on les confonde. J'ai envie de porter une de ses chemises. De sentir ses affaires sur ma peau comme un morceau de sa présence à mes côtés toute la journée. J'espère qu'il ne m'en voudra pas.
Je caresse le vêtement sur mon corps et je suis satisfait.
La journée a été chargée et j'ai oublié que je le portais lquand je me suis déshabillé. Sèverus est en train de lire dans le lit car il est tard. Nous échangeons quelques mots sur notre journée quand soudain il s'arrête et fixe ma chemise.
Son regard au lieu de refléter de la colère, brille de quelque chose qui me fait intensément rougir.
Une désir érotique intense, brûlant me touche impudique.
- Je...
ce n'est rien, tu peux utiliser tous mes vêtements...
C'est une nouvelle barrière entre nous qui s'efface. Dans cette quête de l'autre, vers cette fusion absolue au quelle nous aspirons au plus profond de nous-même Nous sommes si proches, si semblables dans notre besoin de certitude après avoir navigué toutes ces années dans les ténèbres.
Quand je le rejoins, il me prend dans ses bras et je sens ses longs doigts qui explorent ma peau. Je me colle à lui et m'offre sans retenue. Notre relation évolue encore, une autre dimension que le réconfort, une dimension liée au plaisir et au désir. Qu'il soit un homme m'est égal, la seule chose qui compte est qu'il est le seul être dont j'aime les caresses.
Bien plus tard, j'apprendrai à me servir de cela pour aiguiser son désir quand je me présenterai devant lui portant jusqu'aux sous-vêtements ses affaires à lui. Quand je lui montrerai comment chaque parcelle de tissu me caresse car je lui appartiens à chaque instant même séparé, même loin de lui. Et mon propre désir sera décuplé quand plongé dans ses yeux noirs je serai submergé par sa possessivité et sa passion qui ne faibliront jamais malgré les années.
Tout en lui me bouleverse, sa sensibilité, son incertitude, son courage,sa force, sa beauté...
Il est rentré tard ce soir. J'ai diné et je suis allé me coucher de bon heure avec un livre.
Il m'avait dit de ne pas l'attendre.
Il rentre enfin visiblement exténué par sa journée. Nous parlons tranquillement quand je perds soudain le fils de la conversation. Il porte une de mes chemises. C'est la première fois que quelqu'un d'autre porte mes affaires et c'est surprenant d'érotisme.
Je
- ce n'est rien, tu peux utiliser tous mes vêtements...
Et c'est vrai, il peut les porter, et je les porterai à mon tour. J'imagine le tissu contre sa peau...Le désir sensuel est puissant.
Je ne peux m'empêcher de le caresser quand il me rejoint sous les couvertures. Loin de s'effaroucher il s'offre à moi sans retenue. Il est timide, mais je le guiderai vers moi pour qu'il prenne ce qu'il veut à son tour car je lui appartiens.
A cause de nos vies nous n'avons pas eu l'opportunité de créer des liens affectifs. Le danger constant et la souffrance avaient pour beaucoup étouffé nos désirs charnels. Cette nouvelle vie au calme, où nous nous reconstruisons ensemble, est propice aux nouvelles expériences, à cette soif de sensations. Mon corps a l'air de se réveiller après un long sommeil. Il aspire à gouter à tout ce qu'Harry lui offre. Je ne veux pas aller trop vite, je veux prendre le temps de savourer chaque instant, je veux le rendre heureux et fou de désir.
Mon désir le plus secret à cet instant est de voir dans ses magnifiques yeux verts la petite mort de l'amour lorsqu'il se pâmera dans mes bras.
