Merci pour vos reviews !
Mon nouveau chapitre quotidien
Chapitre 11 : Les potions
Les potions demandent une grande concentration et une grande rigueur. Elles laissent aussi une grande place à la créativité, plus encore que les sorts malgré ce que croit la plupart des sorciers.
J'ai toujours aimé préparer les potions, c'est comme peindre un tableau. Les ingrédients sont infinis, la manière de les préparer également.
Dans le calme de mon nouveau laboratoire je suis tel un chef d'orchestre et chaque chaudron me répond de sa mélodie particulière.
Je suis très fier de mon nouveau laboratoire, il est orienté de telle manière que j'ai de la lumière toute la journée. Je n'ai plus besoin de me terrer dans les profondeurs d'un donjon pour protéger les élèves.
Ils ne me manquent pas. J'étais usé par toutes ces années d'enseignement. Je n'ai ni la compétence ni la patience d'un bon enseignant. Je suis plutôt un chercheur. Je n'ai pas la nostalgie des heures perdues à corriger des parchemins sans intérêt. Je peux avancer sur plusieurs fronts en développant des remèdes qui ont peu d'effets secondaires.
Je suis reconnu aussi pour l'amélioration que j'apporte à des potions existantes comme la potion tuloup. J'aimerais aller plus loin et trouver une potion qui les guérisse totalement. Ainsi ceux qui le souhaiteraient, les victimes de Greyback notamment, pourraient recouvrer une vie normale.
Je viens d'avoir une grosse commande de la part des vampires. Ils m'ont même transmis des échantillons de leur sang qui est un des produits les plus rares et les chers du monde magique.
Ils veulent comprendre le fonctionnement du vampirisme, leur origine, surtout sont-ils la conséquence d'une expérience ratée? Les sommes qu'ils me versent sont énormes, à la mesure de leur espérance mais aussi de ma notoriété dans la matière.
J'ai pu signer quelques articles et je suis invité à plusieurs colloques. J'avais oublié à quel point cette reconnaissance de mes pairs est gratifiante. Une chose encore que j'avais perdu depuis que je m'étais rallié à Voldemort et aliéner de fait ma crédibilité. Des sorciers imminents me respectent et m'admirent. A travers le monde, ma réputation prend une toute autre coloration, en tant que serpentard cela ne peut que me réjouir.
Qu'il est bon d'être enfin libre ! D'avoir enfin le temps ! C'est une renaissance dans tous les sens du terme. Je regarde mon bras où la marque des ténèbres demeure, un peu plus claire, mais toujours visible. C'est un autre de mes projets, trouver l'antidote à cette scarification détestable...
J'aime cette vie calme bien qu'occupé et finalement moins solitaire que celle que je menais à Poudlard.
Maintenant il y Harry aussi à mes côtés, je n'ai jamais été aussi heureux et j'ai peur.
Il m'a demandé de l'accompagner au bal des Aurors. J'ai immédiatement accepté car c'est important pour lui.
Il est magnifique dans son costume. J'arrange son nœud papillon avant d'être dévoré par ses baisers. Il est si beau.
J'avoue que c'est avec fierté que je me promène à travers la salle de bal à son bras. Et oui, la vieille chauve-souris du donjon de Serpentard a une vie sociale et qui plus est une vie sexuelle épanouie avec le parti le plus désirable du monde sorcier. Je ne fais pas les choses à moitié. Au fond de moi je suis surtout heureux que mon Harry n'a d'yeux que pour moi parmi la foule. Les autres n'existent pas pour lui. Son cœur pur et entier ne sait que se donner sans réserve, sans malice. Je ne ressens aucune jalousie, j'ai pleinement confiance en lui.
Je me sens à l'aise pour la première fois de ma vie et regarde avec satisfaction le regard surpris de mes interlocuteurs. Ils n'ont que le souvenir du professeur teigneux alors qu'en réalité j'apprécie une bonne soirée quand je n'ai pas à surveiller une horde d'adolescents en rut ou un assemblée d'assassins fanatiques...
Oui, je peux avoir une conversation descente et je me pique d'avoir un peu d'humour « pince sans rire ». Je souris à un propos d'un de mes anciens élèves en savourant une coupe de champagne, je crois qu'il va défaillir sous mon regard langoureux.
Je remarque du coin de l'œil mon tendre amour se débattre, il vient de mettre KO Skeetter d'un regard, me ferait-il concurrence ? Cette idiote vient vers moi. Malheureusement pour elle j'ai envie de m'amuser ce soir. Elle tombe dans le piège.
Puis-je vous poser quelques questions.
Oui
vous êtes en couple avec le fameux Harry Potter ?
À l'évidence
N'est-ce pas comment dire, choquant ? Votre différence d'âge, vous êtes ensemble depuis longtemps?
Il n'y a rien de choquant dans notre histoire.
Oui, oui, vous concèderez que l'on puisse s'interroger sur votre histoire.
Non
Quand même vos différences.
Vous savez Rita
Elle ne sourit plus tellement elle est décontenancée par mon attitude. Je gage qu'elle a vraiment peur à cette instant qu'un ancien mangemort l'appelle par son prénom en emphase.
Vous savez Rita, la seule chose choquante est le tas d'ordures que vous écrivez au fil des pages du torchon que vous appelez journal. Plus encore, ce sera dans l'état où l'on vous retrouvera qui choquera si jamais un mot est écrit dans ce sens sur Harry et sur moi. Chère Rita, je ne suis pas un homme dont on se moque...
Mais, vous me menacez, je ne fais que mon travail.
Vous êtes une femme intelligence Rita. Je ne suis pas Harry...
Elle tremble.
Rita, de vous à moi, ne commettez pas d'imprudence.
Je lui souris comme autrefois devant une cible. Que croit-elle, je ne suis pas devenu le bras droit du lunatique en jouant à la marelle et Rrrita n'a pas les épaules pour jouer dans la cours des grands.
Elle s'éloigne livide.
Mon Harry chéri qui ne se doute de rien n'arrive pas à se défaire d'une demoiselle insistante. Dire qu'il a vaincu le seigneur des ténèbres et qu'il n'arrive pas à se défendre contre une Poufsouffle !
Je lui propose de danser et son regard est magnifique.
Malheureusement la magie du moment ne dure pas. Mon homme est affublé de deux pieds gauches et d'un défaut de coordination. Il n'est pas charitable de faire la comparaison avec le sort du crusiato mais la douleur qui me traverse lorsqu'il broie pour la troisième fois mon orteil du pied droit m'oblige à réagir avant de quitter la salle à cloche-pied.
Pour me faire pardonner cette obligation de franchise, je l'emporte dans un coin discret et le réconforte d'un baiser sincère. Sa réponse ne se fait pas attendre.
Dans ses yeux verts si beaux il n'y a que moi...Je me sens aimé pour la première fois, inconditionnellement, totalement. Mon Harry adoré.
Nous quittons les festivités pour retrouver notre foyer paisible et accueillant. Comme à chaque fois Prince Manor semble animé d'une vie propre et une onde chaleureuse nous souhaite la bienvenue.
