Et bien j'ai eu pas mal de reviews intéressantes, ça fait très plaisir ! Je suis touchée de voir que vous trouvez que les actions se déroulent de façon assez fluide, j'ai toujours peur de faire quelque chose qui ne passerait pas !

En bref, je vous remercie tous pour le temps que vous prenez afin de me pondre une jolie review bien complète et pour la peine, j'ai décidé de prendre en considération vos demandes en ce qui concerne le retour de Bobby !

Je suis désolée pour le temps de publication de ce chapitre, j'ai dû le recommencer plusieurs fois, je l'avais très clairement en tête, mais impossible d'en faire une bonne version … Au final, c'est plutôt mauvais.

Et sans oublier le plus important, évidemment … BONNE ANNEE A TOUS !


Castiel est un sac de nœud.

Assis dans son lit, au beau milieu de la nuit, c'est comme ça que Dean visualise le jeune homme. C'est un énorme sac de nœuds tous plus complexes les uns que les autres, emmêlés à gauche et à droite et lui il a pris la décision de les défaire l'un après l'autre. Ca paraissait déjà assez dur au début quand il a vu Castiel débarquer devant sa vitre, avec ses bandages et son regard furieux et blessé, mais maintenant, maintenant qu'il a compris à quel point le nœud est énorme, ça l'angoisse. Il a toujours été du genre à se jeter la tête la première en avant, de toute façon. Il entend la voix de Sam dans sa tête, lourde de sens. « Fais attention, okay ? En le sauvant. » Comme si Sammy avait déjà tout compris avant lui. Serait-ce vraiment étonnant ? Pas tellement. Sam a toujours été la grosse tête, et lui a toujours manqué de jugeote. Mais la vraie question, il la connait. Et sa réponse d'ailleurs aussi.

S'il avait su à quel point Castiel serait dur à aider, aurait-il quand même plongé la tête la première dans tout ce foutoir ?

Oui. Oui, évidemment.

Il s'agace dans ce lit et ses jambes fourmillent sous les draps trop fins tant il meurt d'envie de bouger. Son rythme cardiaque s'accélère comme s'il était sur le point de s'élancer dans une de ces situations risquées qui faisaient autrefois son quotidien, mais il n'esquisse pas un geste. Il se sent mal, oppressé, fatigué, mais incapable de dormir. Son petit frère lui manque terriblement à cet instant. Sam aurait trouvé les mots justes et dans le cas contraire, il aurait su faire de sa présence un remède tout aussi efficace. Et lui, il n'aurait pas eu besoin de dire un mot, de toute façon, il ne sait pas parler. Il ressent les choses, il ne les explique pas. Il les ressent, les subit, les enferme, les fait oublier aux autres tandis que lui, lui il est incapable de les oublier. Il se passe les mains sur le visage pour essuyer la fine couche de sueur froide qui le recouvre. Avant, il avait juste à attraper les clés de l'Impala, lancer son CD de Metallica préféré et disparaître dans la nuit, littéralement fuir le mal qui lui rongeait les entrailles, juste savourer le bruit du moteur et se défier de la vitesse. Mais avant, Dean n'avait pas de cancer.

Il se souviendra toujours de ce jour, peu après son diagnostic, quand ni lui ni sa mère n'en avaient encore parlé à Sam et Adam parce que .. et bien, comment on annonce ce genre de choses aux gens qu'on aime le plus au monde, qu'on cherche à protéger plus que tout ? Ce jour-là, il réparait les petites imperfections sur l'Impala, comme la troisième vitesse qui craquaient quand il la passait, les niveaux à vérifier, il lui faisait un check-up complet. S'occuper de son bébé parce qu'il ne pouvait pas s'occuper de tout le reste. Sam s'était avancé vers lui, tout droit sorti de la maison familiale, une expression sur le visage que Dean ne connaissait que trop bien. Son petit frère venait le confronter, lui tirer les vers du nez comme il le disait souvent.

« Elle est abimée ? »

« Nop. Juste besoin d'un coup de neuf. »

Les yeux de Sam s'étaient faits perçants presque aiguisés et il n'avait pas eu d'autres choix que de détourner le regard.

« Tu vas encore te barrer toute la nuit ? Les routes sont dangereuses et je sais que tu ne respectes aucune limite de vitesse. »

Il allait répliquer quelque chose, quelque chose de bien senti, d'assuré, une de ces taquineries qu'il lançait sans vraiment y penser, un truc de grand frère, mais Sam avait été plus rapide. De toute évidence, il était plus venu pour vider son sac, dire ce qu'il avait à dire, que pour écouter. Il était en colère.

« Et je sais que tu bois avant de partir en vadrouille comme ça. »

« Qu'est ce que ça peut te faire ? C'est comme ça que je fonctionne. »

C'était vrai, et ça l'est toujours. Mais à ce moment là, Dean n'était pas d'humeur à discuter. Bordel, j'ai un cancer, Sammy. C'était la seule chose qu'il arrivait à penser depuis des jours. J'ai un putain de cancer. Ca sonnait irréel et deux ans plus tard ? Ca l'est toujours, mais on s'habitue à l'irréel, à ce qui ne devrait pas exister.

« J'en ai marre, tu comprends ? Tu es toujours là à trainer autour de moi, à t'assurer que je vais bien et tu ne me laisses pas faire pareil. Tu ne laisses personne te comprendre ! Tu es toujours là, à … à… »

Il cherchait ses mots. Jamais bon quand Sammy cherche ses mots.

« Tu sais quoi ? J'en ai par-dessus la tête de ton comportement. Tu es … tu as des pulsions autodestructrices ! Tu cherches à mourir jeune ou quoi ? Comme ce James Dean que tu adules tant ?! Tu crois pas que la vie a mieux à offrir ?! »

Tu cherches à mourir jeune.

Tu. Cherches. A. Mourir jeune.

Ironie de merde.

Plus que la leucémie en elle-même, plus que le fait d'être éloigné de sa famille, plus que tout ça, c'était le fait d'être réveillé en pleine nuit à cet instant précis qui l'énerve le plus. C'est le fait de n'avoir rien d'autre à faire que de faire face à ses pensées, ses émotions, le cœur de tout ça. Il n'a qu'une hâte, c'est que la nuit passe, que la matinée s'envole et qu'il rejoigne Castiel. Parce que quand il est avec lui, il peut ne faire que ressentir, le reste, de toute façon, n'a pas d'importance. Il a hâte que le matin se lève, qu'il se remette à vadrouiller dans les couloirs en direction de la chambre 807. L'après-midi lui paraît lointaine, floue, alors qu'il a quitté Cas il n'y a que quelques heures. Et d'un côté, cette impression de rêverie quand il repense au placard à balais lui fait peur. Et si vraiment il avait tout imaginé ?

Il jette un regard à son réveil. 3h11. L'après-midi ne viendra jamais assez vite.

Il se redresse vivement dans son lit et au milieu du silence qui pèse dans sa chambre, le frottement de ses draps résonne bruyamment dans sa tête. Ca ne lui plaît pas, il n'aime pas ce silence. Il n'a jamais été doué pour être seul avec lui-même alors il s'empare de son baladeur MP3 et enfonce sournoisement les écouteurs dans ses oreilles. Allez-vous faire foutre, les problèmes. Rien ne vaut un bon morceau de Led Zeppelin. Même LE morceau de Led Zep.

Thanks to you, I'm much obliged for such a pleasant stay
But now it's time for me to go, the autumn moon lights my way
For now I smell the rain, and with it, pain and it's headed my way…

Patiemment, il attend. Il attend que les accords l'emmènent, l'enlèvent et l'élèvent. Mais rien ne vient. Son cœur bat toujours trop vite et ses pensées restent toujours fixées sur les zones d'ombres. Il commence à se sentir tellement mal que la panique ne tarde pas à pointer le bout de son nez à son tour. C'est ce qui vient avec le bagage cancer, en plus du côté « Je risque de mourir. » Toutes les douleurs, petites ou grandes, tous les maux de travers et les angoisses, tout devient brusquement un symptôme. De la façon dont son cœur s'affole dans sa poitrine jusqu'à son incapacité à dormir. Et si ça revient, et si la leucémie n'est pas vraiment partie, et si, et si …

« Tu devrais dormir, fiston. »

La voix bourrue de Bobby résonne dans son esprit lui faisant par la même occasion remarquer que la chanson est finie. Depuis combien de temps ? Nouveau coup d'œil au réveil ? 3h26. Combien d'heures vont encore s'amuser à le torturer avant qu'il retrouve insouciance et rêverie … ?

« J'y arrive pas. »

Les sourcils de Bobby se froncent légèrement alors que ses yeux le dévisagent avec attention. Dean s'efforce de garder un visage neutre, une expression sereine parfumée au je-m'en-foutisme qui lui était propre, à l'époque, mais il sait que ça ne marchera pas. Pas avec le Dr. Singer. Ce dernier s'avance dans la chambre et referme la porte derrière lui. A cet instant précis, Dean le déteste de tout son cœur. Cet homme et ses yeux perçant rivés sur lui, la façon dont il s'assoit sur la chaise et reste silencieux en attendant que lui prenne la parole. Il le déteste d'être témoin de tous ces moments de faiblesse qu'il se fait subir. Si Bobby Singer n'existait pas, tout le monde le prendrait pour un dur, quelqu'un de courageux qui ne cille jamais. Mais Bobby est bien réel et il attend parce qu'il sait. Il sait que Dean n'a rien d'un dur, ou d'un courageux… et pour ça, le jeune homme se hait encore plus.

« Tu peux aller faire ta ronde. T'as sûrement mieux à faire que rester ici et moi, j'ai rien à dire, de toute façon. »

Gamin, pense t-il. Tu n'es qu'un sale mioche et t'as plus l'âge d'en être un. Il arrive tellement bien à visualiser le regard sombre de John Winchester à cet instant précis, le regard que son père posait si souvent sur lui et qui voulait dire « Sois un homme. » Il avait passé des années à essayer de comprendre ce que ça voulait dire, comment être un homme, à être assez bien pour son père mais il la sentait d'ici, la déception de ce dernier. Et même s'il n'a plus à endurer le regard qui va avec, ça fait toujours aussi mal.

Les minutes s'écoulent dans le silence, Dean dans son lit et dos à Bobby, tranquillement assis dans son fauteuil. Ca commence à énerver le jeune homme mais il ne craquera pas le premier. Il reste parfaitement immobile, les couvertures remontées contre lui et le regard dans le vide. A dire vrai, le temps passe encore plus lentement ainsi mais même s'il ne connait pas la définition par cœur, il sait que dans « être un homme », il y a ne jamais se rendre. A ce stade, il n'ose même plus bouger pour regarder l'heure alors il essaie de calculer. Quelle heure pourrait-il être ? Au moins cinq heures du mat', maintenant ! Il compte mentalement une minute. C'est si long. Il revoit son estimation à la baisse, peut-être quatre heures du mat. Bon Dieu faites qu'il soit au moins quatre heures. A quelle heure Bobby finit son service ? Il ne fera pas d'heures sup pour rester le cul posé sur une chaise à le fixer. Avec un peu de chance, il aura une urgence avant. Non, Dean efface cette pensée aussitôt qu'elle apparaît. Une urgence voudrait dire un gosse en danger. C'est peut-être un faiblard, mais pas un connard.

Et que se passera t-il si Bobby restait à la fin de son service ? S'il allait juste se changer pour revenir prendre sa place sur le fauteuil ? Et s'il restait la fin de la semaine, pendant les visites ? Pendant que Sam serait là ? Il serait obligé de se taire, sinon ce serait perdre et ça ne semble pas être une bataille trop compliquée, enfin quelque chose qu'il pourrait réussir. Enfin, c'était ce qu'il pensait au début. Maintenant, il prend conscience qu'il vient d'engager un combat contre Bobby. On ne se bat contre le Dr. Singer, on perd. Et contre lui, on gagne ou on perd ? Non, vite, autre chose à penser, tout sauf quelque chose de sérieux, quelque chose de fondé. Il ne veut pas penser à lui. Surtout pas.

Il compte encore une autre minute et elle lui paraît dure une heure. Le temps a-t-il toujours été aussi lourd et indigeste ? L'après-midi, il se fait pourtant rapide et vicieux, pressé de l'écarter de Castiel. C'est décidé, Dean le déteste aussi ce temps qui vous fait croire que vous avez toute la vie devant vous avant de vous l'enlever, qui vous laisse attendre ce dont vous avez besoin une éternité pour vous l'enlever un quart de seconde plus tard.

« C'est à cause de Castiel ? »

Dean regarde Bobby, surpris. Il a brisé le silence ! Est-ce que ça veut dire que lui, il a gagné ? Sûrement, non ? Du coup, il peut tourner et regarder l'heure. 4h19. Pas trop mal. Beaucoup moins bien que cinq heures, mais mieux que quatre heures tout rond. Ensuite, les accents de la voix forte de Bobby lui reviennent en mémoire. Quel con. Evidemment que non, il n'a pas gagné. Bobby a juste porté un autre coup. Il lui a enlevé toutes ses échappatoires, il est obligé de faire face. « Sois un homme. »

Est-ce que c'est à cause de Castiel ? Quoi ? Qu'il se sente mal ? Non, bien sûr que non. Certes, Castiel a provoqué certaines choses en lui, dont il ignorait jusqu'à l'existence, mais est-ce qu'elles étaient mauvaises pour autant ? Les sensations, cette envie brûlante de le toucher, l'incapacité de détacher son regard de lui, et surtout, le besoin, le besoin tellement plus fort que le reste, de l'avoir mais aussi de le comprendre. Si ça fait de lui un gay, il s'en fout. De toute façon, il n'a jamais aimé ça, les étiquettes, ça donne trop de sérieux aux choses. Quand on l'appelait « coureur de jupons » tout le monde entendait en réalité « tellement malheureux et blessé au fond de lui qu'il s'occupe futilement. » Non, de tout évidence, ce n'est pas son truc, les étiquettes.

Le problème c'est lui, ce n'est pas Castiel. Jusque là, il n'avait toujours eu qu'une seule mission, dans sa vie, qu'un seul but. Prendre soin de sa famille. De Sammy, d'Adam. C'est son rôle d'ainé, et depuis que son père est mort il est devenu l'homme de la famille. Il essayait si fort, loin d'y arriver, certes, mais il essayait, il se défendait. Son premier échec fut de tomber malade. Il n'a peut-être aucun pouvoir sur ce genre de chose, mais le cancer ? Le cancer, ça arrive toujours aux autres, dans le monde de la plupart des gens, mais surtout, ça vous rappelle que vous n'êtes pas maître. Vous avez beau prendre vos décisions et vous battre pour avoir le droit de les prendre, au final, ça ne compte même pas. Et cette idée de destin, Dean la hait plus que tout.

« Non … non, bien sûr que non. »

Coup d'œil au réveil. Il a mis 15 minutes à répondre.

« Je … Il me manque. »

Il risque un regard vers Bobby. Ce dernier n'a pas l'air surpris, du tout. En fait, il a l'air… d'attendre.

Encore.

« J'ai pas envie de le laisser tomber lui aussi. »

« Lui aussi ? »

Parler avec Bobby est plus aisé que de lutter contre lui. Tellement facile qu'il fait partie de la famille aux yeux de Dean, mais aussi à ceux de Sam. Parce qu'ils ont parlé et que Bobby a écouté et qu'il sait tout, sûrement plus que les deux jeunes hommes eux-mêmes. Mais le mieux ? C'est qu'il répond toujours comme il faut.

« Rappelle moi quel âge tu as, Dean ? »

La question surprend tellement ce dernier qu'il ne répond pas, se contentant de regarder Bobby avec les sourcils froncés.

« Parce que je ne vois pas qui tu aurais pu laisser tomber, comme tu dis, à part quelques gamines folle de toi. T'es pas un peu trop jeune pour être persuadé de n'avoir rien fait de bon de toute ta vie ? »

« Qu'est ce que t'en sais, toi ? T'es médecin, tu sauves de vies ! »

« Et j'en regarde d'autres finir. »

Dean fixe Bobby droit dans les yeux, les dents serrées. Il n'a pas le droit de lui faire la leçon, il en a assez eu, des leçons.

« T'es mort de trouille. »

« Sors de ma chambre. »

Il s'attend à beaucoup de choses mais certainement pas à voir Bobby se lever et sortir de la chambre sans un mot de plus et un petit sourire à peine dissimulé par sa barbe. Cette fois, Dean n'essaie même pas de se convaincre qu'il a gagné la manche. Bobby part, il rentre chez lui, retrouve femme et enfant, et lui, il est coincé dans ce putain de lit, avec ce putain de labyrinthe dans la tête et ces putains de blocages dans le fond de sa gorge.

Et pourquoi ? Pourquoi ça devrait en être ainsi ? Parce que d'autres l'ont décidé ? Parce que ce sont les règles ? Et depuis quand Dean Winchester se soucie des règles ?

Cette fois, il n'essaie même pas de se cacher. Il dévale les escaliers et avale les couloirs en oubliant parfois qu'il n'est pas seul et qu'il traine une leucémie avec lui. Des années, des années que son sang se transforme en poison et c'est la première fois qu'il l'oublie. Les globules blancs ne sont plus les seuls à couler dans ses veines et même si la leucémie lui retire ses forces, les médicaments ne sont plus les seuls à tenter de les lui rendre non plus. Alors en réalité, il ne sait plus trop s'il est seul ou pas mais ce qui est certain, c'est que le cancer ne compte plus vraiment.

Ellen est à son poste, à lire quelques dossiers et Dean prend sa présence comme un signe. Il toussote, elle relève les yeux, mais ne bouge pas. Elle ne bouge pas, elle ne joue plus, parce qu'elle a comprit et ça la fait sourire. Un sourire léger et presque invisible, qui disparaît aussitôt qu'il est apparu, alors qu'elle baisse de nouveau la tête vers sa paperasse, ses cheveux bruns cascadant sur ses épaules. Dean ouvre la porte de la chambre 807.

Castiel dort profondément, allongé sur le côté, les traits détendus, plus détendus que Dean les a jamais vus. Ca le rassurer de voir qu'il reste encore un endroit où Cas est à l'abri et où il sait encore comment imposer ses propres règles du jeu. Lui, il va essayer de lui apprendre à faire pareil les yeux ouverts. Il va lui montrer qu'il est plus vivant qu'il ne le pense.

Il monte doucement sur le lit et se glisse dans le dos de Castiel pour se coucher contre lui. Leurs corps s'imbriquent parfaitement et à ce stade-là, plus rien n'étonne Dean. Il se rappelle sans grand effort la facilité qu'ont eue leurs deux bouches à s'unir, ou l'attache qui lie leurs regards dès qu'ils se croisent. Ca semble évident, bien plus évident que tout ce contre quoi il a dû lutter cette nuit et c'est grâce à Castiel. Il ignore où se trouve ce dernier, s'il combat dragons et titans dans un univers lointain ou s'il est plutôt assis au bord d'un lac silencieux et majestueux à savourer le grand espace et la liberté, mais il espère de tout son cœur qu'il a vu juste et que quand il va poser sa main sur celle de Castiel, ce dernier la sentira et surtout qu'il comprendra qu'il le remercie. « Bouffe toi ça, Bobby Singer » pense t-il. « Moi, peur ? »

Et alors que la chaleur corporelle de Castiel l'enveloppe peu à peu et que lui aussi se fabrique de toutes pièces son propre paradis, ses pensées pleines de défis s'envolent vers quelqu'un d'autre.

« Sois un homme. »