Disclamed : Les personnages et l'histoire originale appartiennent à Masashi Kishimoto. ^^
Couples : Sasu/Naru et (un peu) Negi/Kiba.
Chapitre 7
Un jeune homme aux cheveux et aux yeux d'un noir de jais contemplait l'astre lumineux qui baignait sa chambre de ses rayons argentés.
Malgré l'heure tardive, Sasuke n'avait pas réussit à trouver le sommeil et s'était allongé sur le dos, les bras croisés derrière la nuque, se remémorant chaque minute de cette incroyable journée. Il choyait plus particulièrement les précieux moments qu'il avait passés en compagnie du blond. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il revit ses cheveux dorés fouettés par le vent, ses yeux du même azur que l'étendue liquide qu'il admirait depuis les rochers, et la sensation de son corps contre le sien…
Soudain, sa porte s'ouvrit brusquement, venant claquer contre le mur et inondant la pièce de la lumière du couloir. Une fine silhouette apparue dans l'embrasure de la porte, Sasuke n'eu aucun mal à reconnaître l'intrus.
En voyant son frère s'avancer dans la pièce, le jeune homme se redressa sur ses coudes.
- Heureusement que les parents ne sont pas dans la même aile que nous… vu le bouquant que tu fais… Lança Sasuke en levant un sourcil de façon ironique.
Itachi se planta devant son frère, les yeux rivés aux siens. À la vue des habits simples qu'il portait, Sasuke en déduisit que son frère venait juste de finir son travail et, qu'à sa façon, il avait voulut vérifier qu'il était bien rentré.
Ils restèrent un long moment les yeux dans les yeux, avant qu'Itachi ne lui tourne brusquement le dos.
À peine quelques secondes plus tard, le grand brun fit demi tour et plongea un regard charbon plus que sérieux dans celui de son petit frère. La lueur dans les prunelles ébène d'Itachi surprit Sasuke qui se sentit quelque peu en danger.
- C'était quoi ce sourire niait que tu faisais il y a un instant ? Lui demanda Itachi, un rictus au coin des lèvres.
- T'occupes. Lui lança sèchement son petit frère en se recouchant de façon à lui tourner le dos, se retrouvant par la même occasion, face à la seule fenêtre de la pièce.
- Dac'. De toute façon, je le serais tôt où tard, alors… Fit Itachi d'un ton mystérieux tout en refermant doucement la porte derrière lui, replongeant la chambre dans une douce obscurité percée de quelques rayons argentés.
Sasuke soupira en se réinstallant avec l'espoir de s'endormir rapidement.
Morphée eu rapidement pitié de lui et le plongea dans un sommeil dépourvut de rêves.
SasuNaru/SasuNaru
Deux jours passèrent pendant lesquels une masse de nuages grise et impressionnante élue domicile au dessus de la ville, formant une véritable chape de béton renfermant en son sein les prémices d'un déluge. Déluge qui s'amusa à retomber en formant de véritables torrents que les étudiants avaient tout le mal du monde à franchir.
Deux jours de pluies ininterrompues, deux jours de morosité la plus totale, deux jours pendant lesquels Naruto ne vint pas en cours.
SasuNaru/SasuNaru
Au matin du troisième, le réveil sonnait déjà depuis dix bonnes minutes lorsqu'enfin Sasuke réagit et éteignit la seule chanson qu'il lui semblait entendre beaucoup trop souvent, pour son mental, depuis que le blond ne venait plus en cours.
C'est donc passablement énervé et avec le rythme de Mike Candys et Evelyn dans la tête, que le brun se doucha avant d'enfiler son uniforme et de descendre. Mais juste avant, il lança quand même un coup d'œil aux quelques nuages qui persistaient à s'accrocher à la cime des arbres les plus hauts du quartier.
Malheureusement pour lui, des fredonnements de « will be together again » lui parvenaient même depuis la cuisine où sa mère semblait s'affairer.
Pourquoi écoutaient-ils tous la même radio ?
Faisant abstraction de l'air entrainant, Sasuke s'installa. Il avait déjà bien entamé son petit déjeuné quand son frère passa en trombe derrière lui en lui ébouriffant les cheveux. L'ainé de la famille embrassa sa mère avant de lui souhaiter une bonne journée et de sortir. Celle-ci n'eu même pas le temps de se retourner que la porte d'entrée claquait déjà.
- Ha la la… Mon fils… Dans la police… Je n'arrive toujours pas à m'y faire ! L'uniforme lui va si bien ! S'exclama la jeune femme avec un grand sourire.
Son deuxième fils leva les yeux au ciel. Comme à chaque fois qu'Itachi se montrait en uniforme, sa mère ne s'arrêtait plus.
- Sasuke ! Negi et ta copine t'attendent ! Cria Itachi en rouvrant la porte au moment même où son petit frère allait parler à sa mère.
Le brun laissa tomber le reste de son repas et sortit immédiatement de table en attrapant son sac au passage. Il allait franchir l'entrée quand il s'arrêta net et se tourna vers Mikoto.
- Papa revient ce soir ?
- Oui, oui. Son patron ne le retiendra pas pour le week-end cette fois. Répondit sa mère avec son éternel sourire. Bonne journée !
- Merci, toi aussi.
À l'instant où il sortit pour rejoindre ses amis, Sasuke se décala juste au bon moment pour éviter Ino qui n'avait toujours pas perdue la manie de lui sauter dessus.
- Je viens à peine de recevoir un message de Sakura, le bus arrive déjà. Précisa Negi en se retenant de rire devant la tête de la blonde.
- QUOI ? Mais on n'y sera jamais à temps ! Comment ça ce fait qu'il soit aussi en avance ? S'exclama la sangsue humaine juste avant de s'exciter sur le brun aux yeux clairs qui se moquait d'elle.
Avisant la magnifique Nissan GT-R de fonction qu'Itachi finissait de sortir du garage, Sasuke courut vers son frère et discuta quelques secondes avec lui avant de faire un signe à ses deux amis pour qu'ils viennent le rejoindre.
La voiture n'étant qu'une trois portes, Itachi fut obligé de sortir pour pouvoir laisser passer Ino qui s'y engouffra et s'installa comme s'il s'agissait d'une vulgaire voiture bas de gamme. Negi, par contre, la contempla comme si elle était le plus beau des joyaux. En passant, il effleura ses courbes du bout des doigts et émit un sifflement de satisfaction.
- Je ne voudrais pas te presser mais on a légèrement un bus à prendre ! Railla la blonde qui dû se pencher au dessus de la console incrustée de haut parleur qui séparait les deux sièges arrière.
Quand Negi eu finit de s'installer derrière le siège baquet de Sasuke, ce dernier referma la porte et Itachi pu démarrer.
- J'espère que Sakura va réussir à le retenir. Chuchota Sasuke quand son frère sortit de la propriété.
- Ce serais effectivement mieux pour vous car je ne pourrais pas vous emmener jusqu'au lycée ! À vrai dire, je ne suis pas en avance non plus… Avoua Itachi en enclenchant la deuxième.
SasuNaru/SasuNaru
Sur le chemin, Negi put interroger Itachi à sa guise sur la voiture et finit même par savoir que c'était son supérieur qui avait exigé la finition « Silver Wolf ».
Pendant qu'ils parlaient, Ino levait les yeux au ciel, exaspérée et priait de toutes ses forces pour arriver le plus vite possible.
SasuNaru/SasuNaru
Quand le bus ne fut plus qu'à quelques mètres, Itachi les laissa descendre et leur souhaita une bonne journée avant de redémarrer en trombe. Les trois adolescents se dirigeaient vers le long véhicule quand Sakura courut vers eu, l'air inquiète.
- Naruto n'est toujours pas là et ça fait quand même déjà deux jours… Je sais que c'est sûrement stupide mais je le sens mal… Vous ne l'auriez pas vu par hasard ?
- Non. Répondit Sasuke en fronçant les sourcils.
- Il a dû attraper quelque chose en tombant dans l'eau l'autre jour. Tu es sûr qu'il n'est pas là ?
- Si je vous pose la question. Rétorqua Sakura en lançant un regard noir à Ino.
- Montez. Puisque même l'école n'a pas de nouvelle, je vais aller voir ce qu'il se passe.
- Sasuke, attends, je viens avec toi. Annonça Negi en lui emboitant le pas.
- Mais le bus va partir ! S'exclama la blonde en voyant son chéri s'éloigner.
Le brun ne daigna même pas lui répondre. Cette histoire d'absence commençait vraiment à le perturber et il voulait en avoir le cœur net.
- Viens par là toi. En plus, il ne t'appartient pas, alors laisse le respirer… Soupira Sakura en forçant Ino à rentrer dans le bus juste avant que celui-ci ne ferme ses portes.
SasuNaru/SasuNaru
Les deux garçons durent contourner une Maserati et une Rolls Royce entièrement noires des jantes aux vitres fumées, avant d'arriver devant le portail qui, vu la manufacture, devait lui aussi coûter passablement cher. Sasuke et Negi mirent un certain temps à trouver l'interphone, parfaitement dissimulé dans le muret. Alors seulement, Sasuke appuya sur l'unique bouton de l'appareil.
- C'est pour quoi ? Demanda une voix rauque à travers le dispositif, après quelques secondes de silences.
- Nous sommes des amis à Naruto et nous aimerions avoir de ses nouvelles. Commença Negi.
- Ça fait déjà deux jours qu'il est malade et il ne retournera plus en cours. Railla la voix avant de raccrocher.
Interloqué, Negi se mit à observer son ami.
Sasuke fixait un point devant lui, les sourcils froncés et l'image gravée dans sa mémoire de la manche du blond se relevant pour dévoiler des blessures très inhabituelles.
Soudain, il prit son portable et composa un numéro très court avant de tourner le dos à la maison.
- … Tu ne vas quand même pas les appeler…
- On ne sait jamais. Vaudrait mieux les appeler pour rien, plutôt que de ne rien faire…
Il n'avait mit personne au courant de ce qu'il avait vu le jour de la sortie, même pas son meilleur ami, et il n'allait pas plus le faire maintenant.
Le brun parla presque cinq minutes avec ses correspondants avant d'affirmer que des voitures de luxes se trouvaient devant la maison, de donner l'adresse de Naruto et de raccrocher.
- Ils arrivent.
Suspicieux, Negi l'observa pendant un long moment avant que des vrombissements de moteurs et des crissements de pneus ne les fassent tous deux se tourner vers l'entrée de la rue. Le brun aux yeux clairs ne fut pas surprit de voir arriver des voitures bleus et blanches, gyrophares allumés.
Celles-ci s'arrêtèrent juste devant la maison tout en formant un arc de cercle, avant que des hommes en uniformes et armés n'en sortent. Celui qui semblait le chef se posta devant les deux garçons.
- Nous vous remercions d'avoir appelés. Jusqu'ici nous n'avions pas assez d'informations et de preuves, qui plus est précises, pour pouvoir intervenir.
- Comment ça ? S'enquit Negi.
- Les voisins ont déjà pus voir de nombreux allers-retours de personnes assez louches en uniformes et armés. Celles-ci étaient en possession d'imposantes malles. Ces visites n'étant pas suffisamment régulières, nous n'avons pas pût vérifier la véracité de leurs propos. Ils nous ont dit aussi avoir entraperçu deux adolescents, mais restant toujours dans la propriété. Sauf pour un jeune garçon blond, qui ne sort que depuis peu. De plus, mon supérieur a récemment reçu une plainte de votre école concernant cette propriété.
Sasuke s'était raidit à la dernière phrase.
- C'était l'infirmière ?
- Je n'ai, en aucun cas, le droit de divulguer l'identité de la personne. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser…
Les deux garçons s'écartèrent pour le laisser accéder au portail. Le policier appuya un instant sur le bouton de l'interphone avant de remarquer que le rideau de la fenêtre ouverte face à lui, s'était écarté.
Soudain, un éclat de lumière sur du métal lui parvint. Il fit immédiatement un signe à ses collègues qui emmenèrent aussitôt les deux garçons derrière la voiture la plus proche.
Brusquement, un coup de feu retentit et une balle ricocha contre le fer du portail, à quelques centimètres du visage du policier. Ce dernier répliqua tout en s'accroupissant derrière le muret, dos à celui-ci. Instantanément, les rafales se multiplièrent, semblants venir de chacune des ouvertures du rez-de-chaussée. Les policiers et les deux garçons se crispèrent lorsque les balles entamèrent le pare-choc des voitures, faisant voler les vitres en morceaux et éclater quelques pneus.
Alors que des projectiles de toutes tailles volaient au dessus d'eux, l'image de Naruto s'imposa à l'esprit de Sasuke. L'angoisse et l'impatience commençaient sérieusement à le faire bouillir.
Instantanément, la fusillade s'arrêta.
Rapide comme l'éclair, le chef fit un nouveau signe à ses coéquipiers et plusieurs d'entre eux le suivirent quand il s'élança vers la porte d'entrée, se mettant à l'abri dès qu'ils le pouvaient. Trois d'entre eux enfoncèrent rapidement la porte d'entrée en pesant de tout leurs poids dessus, pendant que les autres policiers encerclaient la bâtisse.
Les deux garçons, restés seuls, avaient observés chacun de leurs mouvements jusqu'au moment où la porte fût arrachée de ses gons. Quand les policiers furent rentrés et que, dix minutes et de nombreux autres coups de feux plus tard, plus un son ne sortit de la maison, Sasuke planta Negi sur place. Il s'élança en prenant appui sur le capot de la voiture et sauta par dessus. Quelques secondes plus tard et il était déjà dans la maison.
À peine était-il entré, qu'une odeur âcre de poudre mêlée à celle du métal chaud, l'assaillit. Un nuage de fumée avait envahit le salon et la cuisine, mais pas assez pour qu'il ne puisse rien distinguer.
Quand il entra dans la première pièce de droite, ce fut pour tomber sur une dizaines de policier maintenant plusieurs hommes au sol. Le parquet était jonché d'un nombre incroyable d'armes à feux.
Alors qu'il se glissait entre quelques adultes en uniformes, Sasuke remarqua un homme à la carrure massive, difficilement immobilisé par trois policiers, qui hurlait et incendiait qui voulait bien l'entendre. Ne sachant trop pourquoi, la colère du brun monta d'un cran. Il avança rapidement vers l'homme pour s'accroupir devant lui et planter un regard meurtrier dans le sien.
- Qu'est-ce que tu veux ? Crachât l'homme.
- Où est-il ? La voix glaciale du brun le fit tressaillir imperceptiblement.
- Alors comme ça, tu es un de ses « amis » ? Si ça n'avait pas été le cas, rien de tout ça ne serait arrivé ! C'est de votre faute ! Enchaîna t-il précipitamment.
Soudain, Sasuke s'empara agilement de l'arme fixée à la hanche du policier le plus proche et, en une fraction de secondes, la pointa sur la tempe de Danzo.
- Où est-il ? Le ton du brun était sans équivoque et le bruit caractéristique de l'armement du chien assez menaçant, pour que le tuteur du blond arrête de s'agiter et lève des yeux emplis de haine.
- … Deuxième chambre à droite, en montant l'escalier. Lâcha t-il après quelques secondes d'affrontement tendu.
Satisfait de la réponse, Sasuke rendit son arme au policier mais ne quitta pas pour autant l'homme des yeux.
Quand il se leva pour sortir de la pièce, il tomba nez à nez avec un jeune homme à lunettes et aux cheveux gris attachés en queue de cheval, menottes aux poignets. Le brun se reprit et l'ignora royalement avant de monter quatre à quatre les marches menant à l'étage.
Dans le salon, le chef de la police fit un rapide signe de tête à deux de ses collègues qui partirent à la suite de Sasuke.
- Ce n'est pas le petit frère d'Itachi pour rien… Soupira l'homme avant de se concentrer sur son affaire.
Au même moment, Danzo et Kabuto se lancèrent un regard entendu.
