Disclamed : Les personnages et l'histoire originale appartiennent à Masashi Kishimoto !

Couples : Sasu/Naru et (un peu) Negi/Kiba.

Merci pour toutes vos reviews ! (Même si je me suis bien fais gronder !) Et oui ! Il faut bien laisser un peu de suspense de temps en temps ! XD

Mais ne vous inquiétez pas, je ne le referais plus ! Enfin… Plus jusqu'à la prochaine fois ! (*rire sadique*)

Bonne Lecture !

Rappel chapitre précédent

Peut-on avoir peur à ce point pour un simple ami ? Itachi aurait-il raison ? Serait-il vraiment amoureux de Naruto ?

Sasuke ferma les yeux et sentit une larme glisser le long de sa joue.

Tout ce qu'il voulait s'était qu'il se réveille ! Il aurait tout le temps de faire vraiment le point sur ses sentiments après… Quitte même à souffrir, si ces derniers n'étaient pas partagés…

Negi regardait son ami à la dérobée depuis un moment quand il le vit fermer les yeux et essayer d'essuyer discrètement une larme.

Rompant brutalement le silence, un bruit de vibreur leur parvint, les faisant sursauter. Kiba fut réveillé violemment en sentant le soubresaut de son petit ami. À la deuxième vibration et voyant son portable se déplacer sur le verre, Sasuke réagit et sauta du canapé pour se saisir de l'appareil.

Immédiatement son visage se décomposa.

C'était un appel d'Itachi.

Chapitre 11

Les mains tremblantes, Sasuke prit l'appel.

- Oui ?

Sa voie était rauque et un nombre infini de questions se bousculaient dans son esprit.

- C'est Itachi ! Prépares toi, je passe te prendre ! Je serais là d'ici quinze minutes.

- Quoi ? Mais qu'est-ce…

Il n'eu pas le temps de fini sa phrase que son frère avait déjà raccroché.

Negi et Kiba se jetèrent un coup d'œil avant de reporter leur attention sur Sasuke, les yeux écarquillés toujours fixés sur son téléphone.

Le brun n'avait plus bougé d'un millimètre et pourtant, bien que discrets, ses tremblements avaient repris. Les jointures de ses doigts avaient blanchies tant il serrait son portable.

Pendant ces quelques secondes qui lui semblèrent une éternité, Sasuke maudissait son frère. Oui, il le maudissait ! Qu'est-ce qu'il se passait ? Pourquoi ne lui avait-il rien expliqué ? Il avait bien le kit main libre, alors quoi ? Il aurait pu développer ! Qu'est-ce qui l'en empêchait ?

Bouillonnant de rage, il finit par prendre une grande bouffée d'air avant de soupirer longuement pour se calmer et de se retourner vers ses deux amis qui l'observaient, inquiets.

- Itachi arrive dans un quart d'heure. Il passe me prendre. Est-ce que vous voulez venir ?

Bien que Sasuke paraissait calme, Negi savait pertinemment qu'il était plus que troublé et sentait l'effort que le brun produisait pour ne pas les inquiéter d'avantage.

Soudain, Kiba se dégagea du canapé et se dirigea droit vers Sasuke avant de se glisser entre ses bras et de se lover contre son torse.

Ne s'attendant pas à cette réaction, le brun resta interdit et dévisagea Negi qui sourit doucement en se levant à son tour. Sentant la pression des bras du petit ami de Negi s'accentuer et sa tête se reposer un peu plus dans le creux de son cou. Alors seulement, Sasuke l'entoura de ses bras, tentant de le rassurer silencieusement. Negi s'approcha également et glissa une main sur l'épaule de son ami, tout en entourant la taille de Kiba de son autre bras.

Ils restèrent ainsi un long moment. Sasuke sentit quelques larmes du petit brun glisser sur sa peau pendant que ce dernier essayait discrètement de calmer les soubresauts de son corps.

Brusquement, des crissements de pneus et deux coups de klaxon retentirent dans le silence environnant.

Il ne fallut qu'une fraction de seconde à Sasuke pour revenir à lui et comprendre d'où venaient ces bruits. Ils se dégagèrent tous trois rapidement et coururent enfiler leurs chaussures et attraper leurs vestes, avant de s'élancer sous la pluie battante pour rejoindre Itachi.

Alors qu'ils couraient sur l'allée en graviers menant au portail, ils croisèrent une jeune fille qui filait en sens inverse pour se mettre rapidement à l'abri. Malgré le peu de luminosité ambiante, ses cheveux mi- longs volants derrière elle étaient zébrés de reflets bleutés.

Quand ils arrivèrent à la voiture, Itachi en était descendu et laissa passer Kiba avant de se réinstaller au volant. De son côté, Sasuke en fit de même avec Negi. Itachi ne prit même pas le temps d'attendre qu'ils aient bouclé leurs ceintures, qu'il enclenchait déjà la première et faisait vrombir le moteur.

Sasuke eu tout juste le temps d'apercevoir leur mère, sur le pallier de porte, parler un instant avec la jeune fille avant de la faire entrer. La seconde d'après, la maison était déjà hors de vue et la voiture filait à toute vitesse, dévorant le bitume kilomètre après kilomètre, les rapprochant toujours plus de l'hôpital.

Le cadet n'avait pas besoin de précision pour savoir que cet empressement avait Naruto pour objectif. C'est donc angoissé et la bouche pâteuse qu'il vit se profiler les panneaux de l'entrée de l'autoroute.

Negi observait les deux frères tours à tours. Il ne pouvait s'empêcher de rester sceptique en voyant l'expression de l'ainé. Effectivement, bien que sachant qu'il gardait le contrôle en toute occasion, quelque chose clochait. Itachi était étrangement calme et se contentait de rester maitre de son véhicule.

Le brun aux cheveux longs jeta discrètement un coup d'œil au compteur et, voyant la vitesse frôler sans effort les 270 km/h, se dit que rectification faite, il était très content qu'Itachi reste autant concentré sur la route.

Ayant perçut le mouvement de Negi, Itachi émit un léger rire avant de le rassurer.

- Ne t'inquiète pas, la vitesse maximale est de 340 km/h, donc j'ai encore de la marge !

- Ouai, ba, si vous pouviez éviter de l'entamer, « la marge », ça m'arrangerait !

Au grognement de Kiba, Itachi avait levé des yeux surprit dans le rétroviseur pour voir le jeune homme un peu trop pâle à son goût, qui se cramponnait aussi discrètement que possible à son siège.

- Oups ! Excuses moi… Je ne pensais pas qu'un jeune homme vigoureux comme toi n'aimais pas la vitesse ! Mais t'inquiète, je maitrises !

- Si vous pouviez maitriser, mais un peu moins vite, ça ne serait pas de refus…

Après leur petit échange, Itachi leva le pied et revint doucement à une allure normale. Enfin, pas si normale que ça, car le compteur frisait toujours les 200 km/h.

Quand Negi s'en fit la réflexion, il passa son bras par dessus la console centrale et posa sa main sur la cuisse de son petit ami, la caressant doucement. Son geste eu l'effet escompté car après un long soupir, le lycéen montra moins de signe d'anxiété. Il alla même jusqu'à relâcher les bords de son siège pour glisser sa main dans celle rassurante de Negi.

Si Kiba était calmé, ce n'était pas le cas de Sasuke. Les voir comme ça, si amoureux, si bien, avait refait surgir ses angoisses pour Naruto. À présent, il frémissait d'impatience. Il voulait savoir ce qui ce passait !

Ne se sentant, malgré tout, pas le courage d'affronter les mots qui pouvaient sortir de la bouche de son grand frère, il se retint de lui poser la question. Et pourtant ! Qu'il en mourrait d'envi !

C'est donc en rongeant son frein que Sasuke reporta une nouvelle fois son attention sur la route.

Itachi avait une conduite très sportive, mais souple. Lorsqu'il sélectionnait le mode sportif, il savait parfaitement comment jouer avec les palettes fixes derrière le volant pour monter et descendre les rapports en quelques centièmes. Même si Sasuke n'était pas un professionnel dans ce domaine, il s'y connaissait un peu et appréciait tout particulièrement équilibre impeccable du châssis et son réglage des suspensions. Cette voiture était un véritable monstre de technologie.

Sasuke lui avait été reconnaissant de ne pas utiliser le freinage mordant en mode sport, dont lui seul avait le secret lorsqu'il voulait impressionner ses passagers. Kiba ne l'aurait pas supporté !

Tout-à ses pensées, Sasuke n'avait pas remarqué la sortie d'autoroute et, à présent, ils n'étaient plus qu'à quelques minutes de l'hôpital.

Kilomètre après kilomètre, Sasuke était de plus en plus nerveux.

Le voyant bouger toutes les trente secondes, Negi enfonça légèrement son genou dans le dossier du siège du brun, essayant de lui transmettre un peu de calme, mais surtout, lui montrer qu'il le soutenait. Ça avait dû marcher, car Sasuke s'était un peu calmé.

SasuNaru/SasuNaru

Alors qu'Itachi faisait monter le moteur dans les tours en rétrogradant pour pouvoir entrer sur le parking de l'hôpital, Sasuke avait recommencé à s'impatienter.

Comme à chaque fois, l'ainé essaya de s'avancer au maximum dans le parking. Mais il y avait un monde fou et, ne voulant pas se poser en plein milieu, il commença à arpenter les différentes allées pour trouver une place.

Alors qu'ils étaient au plus loin des bâtiments, Sasuke sauta de la voiture en marche et se glissa entre les véhicules. Il n'avait pas prit son manteau et la pluie froide lui fouettait le visage, gouttant abondamment de ses cheveux et s'insinuant rapidement à travers ses vêtements fins. À peine quelques minutes plus tard, il se précipitait sur les portes automatiques du bâtiment principal.

Quand il y entra, il passa devant l'accueil telle une tornade, ignorant les appels des secrétaires, pour s'engouffrer dans l'ascenseur qui venait de s'ouvrir.

Son impatience et son anxiété grandissaient un peu plus à chaque étage.

Quand il s'arrêta enfin, Sasuke força presque le passage de la porte de sécurité de l'ascenseur et courut dans le couloir aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Il se faufila avec agilité entre les différents chariots, les malades et les infirmières.

Certaines sourirent en reconnaissant le garçon et le laissèrent passer, pendant que d'autres tentèrent de l'interpeler. Deux d'entre elles s'élancèrent à sa poursuite. C'est donc talonné par deux femmes d'âge mûr et très sportives vu leurs sprints, que le brun arriva en vu de la chambre du blond. Plusieurs personnes étaient attroupées devant sa porte.

Sasuke ne ralentit que quelques centimètres avant l'entrée de la chambre et se glissa entre deux hommes âgés dont un était soutenu par un déambulateur alors que l'autre se tenait debout grâce à une sorte de porte manteau métallique où était accroché de nombreuses perfusions. Ignorant les protestations des deux hommes, il s'engouffra dans la pièce, échappant ainsi aux infirmières qui le poursuivaient.

C'est donc le souffle court qu'il découvrit une scène qui lui fit rater un battement et manqua de lui couper les jambes.

Plusieurs médecins étaient agglutinés autour du lit, des calepins et stylos en mains. Tous s'étaient retournés à son arrivée et le dévisageait comme s'il venait d'une autre planète.

Mais il s'en moquait. Tout ce qui l'importait, c'était cet étendue d'un bleu profond dans lequel il venait de plonger. Des yeux d'un bleu turquoise à vous couper le souffle. Des yeux perdus, presque paniqués avant qu'ils ne s'agrandissent de surprise pour se faire happer par ceux onyx du brun.

Sans qu'il lui en ait donné l'ordre, le corps du brun s'anima de lui même.

Quand il se rendit enfin compte de se qu'il faisait, il avait enlacé Naruto et le maintenait fermement contre lui. Un chuchotement parcourait les spectateurs. Alors seulement il souffla, ne s'étend pas rendu compte une seule seconde qu'il avait retenu sa respiration. Quand le lycéen reprit totalement conscience, il sentit le corps raidit de Naruto contre lui. Le seul geste que le blond avait fait c'était d'avoir poser sa main valide sur le tissu imbibé d'eau, au niveau de ses pectoraux.

À ce contact, Sasuke s'écarta rapidement avant de plonger une nouvelle fois dans l'azur face à lui, qui se détourna une seconde plus tard. Naruto rougissait furieusement sous les regards appuyés des différents médecins présents.

Un raclement de gorge fit lever les yeux à Sasuke pour apercevoir l'homme qui s'était occupé de Naruto durant ces deux semaines.

Toujours autant grisonnant, le médecin se tenait de l'autre côté du lit, à côté des appareils qui avaient, pour la majorité, été repoussées contre le mur. Alors seulement le brun remarqua que Naruto ne portait plus de masque et n'était plus non plus relié à l'appareil mesurant son activité cardiaque. Seules les perfusions étaient toujours présentes. Le blond semblait trouver les plis de ses draps très intéressants, car il ne les avait pas quitté des yeux depuis que Sasuke l'avait lâché.

Soudain, le médecin lui tendit une serviette éponge aussi blanche que la chambre.

- Vas au moins te sécher les cheveux et revenir un peu plus sec.

Le ton de l'homme était sans appel et il lui montrait la salle de bain jouxtant la chambre.

Sans discuter, Sasuke la lui prit des mains et lança un nouveau regard à Naruto.

- Ne t'inquiète pas, il ne va pas disparaître !

À cette insinuation du médecin, Naruto sursauta et le brun se sentit prendre des couleurs. Alors qu'il esquissait quelques pas vers la salle de bain, de nouveaux cris de protestations fusèrent du couloir juste avant de voir débouler les trois retardataires. Les voyants tout aussi trempés, le médecin aux cheveux poivre et sel poussa un cri, les arrêtant net.

- STOP ! Vous aussi ! À la salle de bain !

Ne sachant pas comment il s'y était prit, l'homme avait trouvé trois nouvelles serviettes et les lança en vrac sur les arrivants. Negi attrapa la sienne et s'empara de celle de Kiba au vol, voyant qu'il n'esquissait aucun geste pour la rattraper.

Quand il comprit la raison de son manque de réaction, Negi s'immobilisa à son tour. Quant-à Itachi, d'une démarche souple, il s'approcha du médecin qui leur avait lancé les serviettes et échangea une poignée de main ainsi qu'un regard entendu.

Un éclair de compréhension traversa alors les yeux clairs de Negi. Apparemment, Sasuke eu la même pensée car, sans douceur, il saisit le bras de son grand frère et le tira dans la salle de bain, rapidement suivit des deux autres adolescents.

Un silence flotta pendant un instant avant que des sons, étouffés par la porte, ne leur parviennent. Aux intonations, les échanges devaient être rudes. Soudain un bruit sourd et une plainte se firent entendre. Les médecins s'observèrent un instant avant de reprendre leurs discutions, ne prêtant pas attention au regard que Naruto avait posé sur la porte.

Quand ils furent enfin aussi secs que leur permettaient leurs vêtements mouillés, ils sortirent tout les quatre de la salle de bain pour se retrouver nez à nez avec le médecin en charge du blond. Tout les autres avaient disparus. Seul un homme entièrement vêtu de noir était présent. Naruto s'était légèrement décalé sur son lit pour pouvoir mieux les voir. Effectivement, le médecin lui cachait la vue. Celui-ci avait posé les mains sur ses hanches et les fixaient d'un air impatient.

- Ah ! Ba quand même ! Pires que des filles…

- Désolé. Petit règlement de compte.

À ces mots, Sasuke fixa son frère. Ses yeux lançaient des éclairs. Itachi ne releva pas, se contentant de se tenir le ventre d'une main, grimaçant légèrement.

- Ouai… Bon…

Ne sachant plus trop où se mettre, l'homme reprit une attitude moins rigide avant de se repositionner aux côtés du blond.

Quand Sasuke croisa son regard, l'adolescent se détourna immédiatement, les joues légèrement roses, pour reporter son attention sur l'homme en costard/cravate. Celui-ci avait les cheveux noirs, coupés très courts et portait des lunettes teintée en noir. Malgré tout, ils pouvaient tous facilement distinguer ses yeux en forme d'amendes. L'homme devait avoir environ trente ans.

À leurs arrivées, l'homme en noir s'était levé du seul siège de la chambre et, à présent, leur faisait face. Alors que ce dernier s'avançait d'un pas sûr, Itachi prit les devants et lui sera la main. L'homme à lunette salua poliment chacun des jeunes avant de se réinstaller près de Naruto.

- Je me présente, je m'appel Ebisu. Je suis l'avocat qui prend le partit de monsieur Uzumaki Naruto à charge. C'est monsieur Uchiha qui m'a engagé et je compte bien réussir.

Finit-il en s'inclinant légèrement devant les deux frères.

- Oui, oui… Bon… Tu lui as déjà expliqué les détails ?

Un peu excédé de cet élan de politesse, Itachi avait rapidement enchainé. Non surprit de ce tutoiement, Ebisu acquiesça.

- Oui et non. Il sait pourquoi il est ici. Mais je n'ai pas encore eu le temps de lui expliquer la suite.

Negi jeta un rapide coup d'œil à son ami qui se contentait d'observer le blond. Le brun aux yeux clairs aurait vraiment dit que, vu son expression, Sasuke gravait chacun des traits de Naruto au fond de sa mémoire. Sachant pertinemment la suite de ce que l'homme allait dire, Negi ne pu qu'imaginer l'appréhension, à nouveau grandissante, de son ami.

L'avocat finit par se retourner vers le blond avant de continuer.

- Monsieur Uchiha Sasuke, ici présent, a émit une idée qu'il serait, je penses, très acceptable de prendre en compte et…

Ledit Sasuke s'avança d'un pas, faisant lever six paires d'yeux curieux sur lui avant qu'il ne prenne la parole.

- Ce qu'il veut dire, c'est qu'il va s'occuper de toi et de ta situation pendant que tu resteras ici.

Coupa le brun, comprenant très bien que personne n'allait suivre ce que dirait l'homme.

- Seulement, comme ce qui te servait de tuteur va aller en prison, ils ont proposé de te mettre dans un pensionnat. Mais, à la place j'ai demandé s'il était possible que tu ailles dans une famille que tu connais…

Ajouta-t-il précipitamment en voyant un éclair de peur traverser le regard azur du blond.

- Exact et si vous le voulez bien, il ne reste plus qu'à remplir les papiers en attendant la décision des juges.

L'avocat commençait déjà à sortir une montagne de paperasse de sa mallette pendant que Negi et Kiba regardaient le brun, les yeux écarquillés.

Le petit ami de Kiba était resté ébahit devant le flot de paroles qu'avait sortit son ami. Ce dernier l'étonna encore plus quand il ouvrit la bouche pour continuer.

Sachant pertinemment que ses deux amis le détaillaient, Sasuke évita soigneusement leurs regards et prononça la phrase qui lui brulait les lèvres.

- J'ai pensé… Que tu pourrais venir chez moi… Enfin, chez nous ! Rectifia le jeune homme en jetant un coup d'œil discret à son frère. Mais tu n'es pas obligé ! Tu peux choisir quelqu'un d'autre si tu veux…

À ces derniers mots, son visage s'était fermé.

Percevant la détresse de son ami, Negi fit un pas dans sa direction mais se stoppa immédiatement. Itachi était déjà à ses côtés et avait posé une main sur son épaule.

Tous fixaient Naruto, qui avait patiemment écouté tout ce qui s'était dit dans la petite pièce avant de se remettre à fixer ses draps.

Le silence pesant se fit. Personne n'osait bouger, de peur de rompre quelque chose. Chacun retenait son souffle.

Des secondes, chargées de sens, s'écoulaient. Sasuke sentait son cœur s'affoler. Ça en devenait presque douloureux. Il dévisageait toujours l'adolescent assit dans son lit, plongé dans ses pensées. Le brun avait enfin réussit à détacher son regard de ses lèvres. Lèvres qui, à elles seules, détenaient le futur de son monde. Il laissa sont regard glisser doucement sur le corps frêle face à lui.

Ses cheveux couleur de l'or voilaient légèrement ses yeux devenus plus foncés sous l'effet de la réflexion. Quelques mèches reposaient délicatement sur ses fines épaules en parties dévoilées du tissu qui les recouvraient quelques minutes auparavant. Celles-ci se mouvaient lentement, suivant le rythme régulier de sa respiration.

Soudain, Negi prit la parole, les faisant tous sursauter.

- Est-ce que quelqu'un veut à boire ?

Kiba le regarda un instant avant de se proposer pour y aller avec lui. Sasuke entendit chacune des personnes présentes refuser, avant de décliner l'offre à son tour.

Negi lança un dernier coup d'œil à Naruto, qui n'avait toujours pas bougé, avant de sortir suivit de près par Kiba.

Quand la porte se fut refermée, ils auraient pu entendre une mouche voler.

Après de nouvelles et longues minutes pendant lesquelles ni Negi, ni Kiba ne reparurent, Sasuke soupira doucement en fermant les yeux. Quand il les rouvrit, un doux sourire résigné étirait ses lèvres.

- Maintenant que tu es réveillé, les autres ne vont pas manquer de venir te voir. Les visites sont autorisées le Dimanche ?

Changeant d'interlocuteur, Sasuke s'était adressé au médecin toujours présent.

- Oui, bien sûr. Comme d'habitude. Mais ça serait quand même bien s'ils venaient en petit nombre… Soupira l'homme grisonnant, au souvenir de la troupe de lycéen.

Itachi avait déjà prit les devants et se tenait près de la porte, attendant patiemment son petit frère qui leur souhaita le bonsoir avant de lui emboiter le pas.

Alors qu'il allait fermer la porte, le brun jeta un dernier regard à Naruto, qui n'avait toujours pas bougé d'un millimètre.

SasuNaru/SasuNaru

C'est en silence qu'ils furent rejoins par les deux amoureux devant la cafétéria, avant de repartir en direction de la voiture. Heureusement pour eux, la pluie avait cessée.

Le retour se fit sans incident et la vitesse d'Itachi fut beaucoup plus raisonnable, maintenant qu'il n'y avait plus d'urgence.

Quand la voiture fut garée et qu'ils longèrent tous le mur de la maison menant à l'entrée, Sasuke ne laissait plus transparaitre aucune émotion.

Les ayant entendu arriver, Mikoto tenait la porte ouverte et les laissa passer sans un mot. Quand elle dévisagea Sasuke, celui-ci lui adressa un sourire pour la rassurer. Mais elle n'était pas dupe, il n'avait rien de sincère.

Quand ils arrivèrent au niveau du salon, les quatre garçons sursautèrent en découvrant une nouvelle intruse, confortablement installée dans le canapé. Lorsqu'elle les vit, la jeune femme que les adolescents avaient croisé sur l'allée en gravier, se leva précipitamment.

Itachi fut le premier à réagir.

- Konan ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Parce que tu voudrais que je sois repartie comment ?

Bien que la prénommée Konan soit restée calme, ses paroles avaient été dites sur un ton de moquerie.

- Ha oui… J'avais oublié que le seul bus du coin n'allait pas jusqu'à chez toi… Désolé d'avoir dû te laisser comme sa, mais il y avait urgence…

- J'avais cru comprendre oui…

Confirma t-elle en adressant un doux sourire à Sasuke qui en resta scotché. Alors, c'était pour ça que son frère ne s'était pas plus étendu sur le sujet quand il l'avait eu au téléphone ? Le coupant dans ses pensées, Itachi reprit la parole.

- Tu veux que je te ramène ?

- Ce n'est pas la peine, elle a appelée chez ses parents et ceux-ci sont d'accords pour qu'elle reste dormir à la maison ce soir.

Mikoto avait reprit la parole et le clin d'œil qu'elle lança à la jeune fille n'échappa à personne. Itachi avait reporté son attention sur Konan et sourit en la voyant rosir sous son regard insistant.

- Votre père a appelé tout à l'heure, il ne reviendra pas ce soir non plus. Alors… Ça vous dit une soirée pizza/télé ?

Leur mère avait enchainée et leur lançait de grands sourires pour détendre l'atmosphère. Avant même qu'ils ai pu répondre, elle était déjà au téléphone et commandait les pizzas que les jeunes durent choisir en quelques secondes.

SasuNaru/SasuNaru

Durant tout le repas et le film, Sasuke ne fit que ressasser ce qu'il s'était passé à l'hôpital. Il était inquiet mais cette fois, pour une raison différente : il avait peur que Naruto le repousse. Et apparemment, ça en prenait le bon chemin vu son expression quand Sasuke avait évoqué son idée.

Il avait monté tout ça avec son père, ne négligeant aucun détail. Enfin… Il avait pensé ne négliger aucun détail. Il n'avait pas prévu une seule seconde que Naruto allait refuser… Qu'il se sentait égoïste ! Dans cette histoire, Sasuke avait l'impression de n'avoir pensé qu'à lui.

Sur cette fâcheuse conclusion, le brun releva la tête et regarda autour de lui.

Sa mère, assise à sa droite, en était à son deuxième paquet de mouchoir, les yeux rivés à l'écran. À sa gauche, se trouvait le reste de la maisonnée. Negi tenait un Kiba à moitié endormit dans ses bras et était beaucoup plus concentré sur les arabesques qu'il dessinait dans la paume de la main de son petit ami, que sur le film. À l'autre bout du canapé, Itachi était assit à côté de Konan et Sasuke n'arrivait plus à distinguer leurs mains, qu'il devinait sans mal, discrètement enlacées entre leurs deux corps.

Supportant assez difficilement ce climat amoureux, Sasuke se leva avant de monter les escaliers menant à sa chambre après un « bonne nuit » collectif.

Peu de temps après, il fut rejoint par ses deux amis, qui l'aidèrent à installer un autre matelas deux places à même le sol, puisque la chambre d'ami allait être occupée par la « petite copine » encore non déclarée de son frère.

Ne voulant pas remuer plus le couteau dans la plaie, aucun d'entre eux n'évoqua l'étrange fin d'après-midi qu'ils venaient de passer et s'endormirent plus ou moins rapidement.