Chapitre IV

« Je suis venu voir Thomas, mais.. »

Yuhi voulait avoir l'air le plus sympathique possible aux yeux de la mère de son ami, mais il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'elle l'interrompit.

« Voir qui ? »

« euh..Thomas » dit-il embarrassé. En une fraction de seconde il ressenti qu'un malaise s'installait.

Elle toisa son fils du regard, le dévisagea des pieds à la tête. Dégoût et mépris pouvaient se lire dans ses yeux.

« Ah oui, lui » dit-elle en faisant en signe de la tête en direction de son fils.

Yuhi vit que Thomas l'implorait de partir pour mettre fin à tout ça. Il connaissait bien sa mère et savait que les choses prenait une tournure déplaisante.

« Mais je dérange, vous étiez sur le point de partir apparemment.. » reprit Yuhi

« En effet, nous partions à l'instant et nous somme déjà en retard »

« Je repasserai plus tard alors… » et il eut à peine le temps de sortir et de leur souhaiter une bonne soirée qu'elle claqua la porte derrière lui, manquant de lui refermer en plein visage.

Mais Yuhi put percevoir ses derniers mots « ce ne sera pas la peine de revenir »

Elle s'approcha doucement de son fils, un sourire accroché aux coins des lèvres.

« Mon pauvre garçon…tu y crois toujours…mais regarde-toi ! quand vas-tu réaliser que tu n'es rien à part un être immonde, une gêne pour les autres »

« Pour toi peut-être mais Yuhi est un ami, il m'a déjà aidé plusieurs fois depuis que nous sommes arrivés alors que toi tu m'a laissé seul » …ce sont les mots que Thomas rêvait de lui jeter au visage

Elle continua de distiller son venin tout en arrangeant sa coiffure « tu me fais rire tu sais…tu crois sans doute t'être fait un ami mais une fois de plus il n'éprouve que de la pitié pour toi !, tu es seul !, jamais tu n'auras d'amis !, personne pour t'aimer ou ne serait-ce que t'apprécier et tu sais pourquoi ?… Parce qu'il n'y a rien à aimer en toi ! »

« Enfin, j'ai assez gaspiller de salive pour toi … tu devrais savoir tout ça depuis longtemps ! »

Elle parlait et elle riait assez fort pour que Yuhi, resté immobile derrière la porte, puisse tout entendre. Comment était-il possible de dégager autant de méchanceté à l'état pur, d'exprimer un tel dédain pour son propre fils ?

Il préféra s'esquiver.

Une fois de plus, l'entreprise de sa mère avait mis à sa disposition une voiture de luxe avec chauffeur. Tout cela ne les impressionnait même plus.

En arrivant devant le lieu de la réception, elle fit ses recommandations d'un ton bref.

« Tu ne t'approches pas de moi à moins de 3 mètres sauf si je te fais signe. Tu évites de te montrer. Si on te questionne tu ne t'étends pas sur les réponses. Et en principe je ne devrais pas avoir le malheur de te présenter »

Thomas connaissait déjà tout ça par cœur.

La voiture s'immobilisa, elle descendit, claqua la porte. La voiture redémarra et s'arrêta quelques mètres plus loin pour déposer Thomas à l'écart de sa mère. Tout cela était bien rodé. Elle avait toujours voulu que ça se passe ainsi.

Il saisit le carton d'invitation, qu'elle avait négligemment jeté avant de descendre, et se dirigea vers l'entrée.

A son arrivée, une seconde de silence parcourut la salle…sans même se retourner, sa mère savait qu'il était entré. Puis les bavardages reprirent doucement sur son passage et augmentèrent progressivement.

Cette soirée allait encore être un véritable cauchemar.

Il s'installa sur un des balcons et observa la ville. Toutes ces lumières était autant de maison, plutôt de foyer, dans lesquels Thomas imaginait des familles unies, heureuses et fières d'être ensemble.

« 22h10 … déjà deux heures de perdues, j'en ai assez » se dit-il et comme à chaque fois, il prit la direction de la sortie.

Il voulut prévenir sa mère, mais à peine fut-il dans son champ de vision, qu'elle lui jeta un regard à glacer le sang. Elle reprit sa conversation et adressa un immense sourire à l'homme qui se tenait devant elle.

Toute cette foule, toutes ces lumières, tous ces bruits l'étouffaient…il prit la direction de la sortie d'un pas hâtif. En dehors de son arrivée, personne n'avait remarqué sa présence à la soirée et personne ne remarqua non plus son départ.

« Enfin un peu d'air »

Après quelques minutes de marche il trouva une station de métro et rentra chez lui. Assis dans ce wagon il se disait « une fois de plus j'ai joué les bons toutous...personne ne m'a vraiment vu, surtout personne n'a su qu'elle était avec moi…c'est bien la seule chose à mon sujet qui peut la rendre heureuse »

Yuhi avait mis bien plus de temps que d'habitude pour rentrer chez lui. Régulièrement il s'arrêtait en repensant à la scène à laquelle il venait d'assister.

« ça c'est réellement passé ? .. j'en reviens pas »

C'était pire que tout ce qu'il avait pu imaginer. Pourtant Thomas lui avait déjà expliqué la situation, les problèmes qu'il avait avec ses parents.

« comment elle a osé dire ça ? … et comment elle a même osé le penser ? »

Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il parcourut le chemin sans même y faire attention.

Il rentra chez lui, toujours la tête ailleurs.

« Yuhi ! Yuhi ! » Ses deux frères arrivèrent en courant. Il prit le plus jeune dans ses bras, l'embrassa et le reposa à terre.

« Tétais parti où ? »

« Voir un ami »

« Lequel ? »

« Vous ne le connaissez pas »

« Il s'appelle comment ? »

« euh ..Thomas, … ça y est, c'est finit ? » dit-il en souriant.

Ses petits frères avaient le don de lui redonner le sourire et de lui faire oublier tout ses problèmes. Leur insouciance était contagieuse et ça lui faisait du bien. Mais il n'oublia pas totalement le regard de Thomas le suppliant de partir. Ce regard était empreint d'une telle tristesse qu'il en avait mal pour son ami. Comment était il possible de prendre de plein fouet autant de méchanceté gratuite, sans pouvoir réagir.

La colère, presque la rage, bouillonnait en lui.

Il s'assit dans le canapé à côté de son petit frère. Il regardait la télé sans vraiment la voir, il entendait les sons sans vraiment les écouter.

« tu pourrais me répondre … »

Le plus âgé était assis sur ses genoux, le regardant avec de grands yeux tout ronds.

« quoi ? » répondit-il

« tu fais une drôle de tête, t'as pas réussi à faire tes devoirs ? »

Yuhi souria. « Non pourquoi tu dis ça ? »

« Bah, comme ça parce que tu fais une drôle de tête » et il se mit à rire.

« On mange quoi ce soir ? » demanda son autre frère

« Hmmm …c'est une bonne question ..et si vous m'aidiez à préparer un bon repas pour maman ? ça vous dit »

« ouais, et je vais mettre la table »

« et moi je vais lui faire un dessin ».

Yuhi avait eu du mal à trouver le sommeil. Il s'était repassé la scène en boucle.

« J'aurait peut-être dû intervenir … quoique je n'aurait fait qu'empirer la situation.

Ou au contraire, elle se serait peut-être calmé.

Je devrais en reparler à Thomas… et si ça le met mal à l'aise ?

Il ose peut-être pas en parler, c'est pas son genre, mais si ça se trouve ça l'aiderait. »

Il tournait d'un côté, se retournait de l'autre …

Il ne connaissait pas Thomas depuis longtemps et pourtant il s'était très vite attaché à lui. Ça ne lui était pas arrivé, enfin si une fois mais il ne préférait pas y repenser.

Pourquoi est-ce que tout ça l'affectait autant ?

A son réveil Thomas était encore révolté par les évènements de la veille. La crise de sa mère et la soirée lui restaient en travers de la gorge.

« ..pourtant je devrais y être habitué »

En allant dans la cuisine, il passa devant la chambre de ses parents. La porte était ouverte et il vit que rien n'avait bougé.

« Encore un week-end tout seul. De toute façon c'est mieux que d'avoir à les supporter. »

Il fouilla les placards à la recherche de quelques chose à grignoter et réfléchit à son programme de la journée.

Plus tard, après avoir vaqué entre télévision, bouquin et jeux vidéos, il décida de faire un tour sur le net.

Comme à son habitude, son premier réflexe fut de consulter sa messagerie.

Un message sauvegardé et un nouveau message. Les deux étaient de Jasmine.

Le premier était le reçu du mail qu'il lui avait fait parvenir avec les photos de la tour de Tokyo. Elle l'avait lu peu de temps après.

Le deuxième datait de ce matin. Elle avait sûrement étudié les photos sous tous les angles.

« Thomas,

Je dois t'annoncer que Jasmine nous a quitté mercredi. Elle a été renversée par un chauffard. Ses funérailles ont eu lieu hier. Elle avait bien reçu tes photos et ne parlait que de ça depuis. Elle en était très heureuse. »

Le message était signé de Pierre, le frère aîné de son amie.

L'écran devint flou et les larmes inondèrent ses yeux.

« Non … pas elle ». Les sons sortaient à peine de sa bouche. Il restait là en état de choc.

« Pourquoi ? … Je suis parti maintenant …alors pourquoi s'en prendre à elle ? Elle n'a rien fait »

Il se leva, tituba et s'écroula par terre.

A genoux, les mains appuyées au sol, les larmes perlaient sur son visage et finissaient leur chute sur le sol de sa chambre.

« Pourquoi ? » cria-t-il … mais aucune réponse. Sa voix résonnait dans cette grande maison vide.

Il se dirigea vers les cartons qu'ils n'avaient toujours pas défait, il en renversa un violemment par terre, se mit à fouiller et en sortit un petit cadre.

A l'intérieur se trouvait la dernière photo de lui avec son amie.

Il caressa le visage avec sa main

« Pourquoi tu m'as abandonné ? t'avais pas le droit de me laisser ! » hurla-t-il

« Non en fait c'est moi qui n'avait pas le droit de te laisser… Pardon . Je te promets que je voulais pas que ça arrive. »

Un bip retentit dans la chambre. Un nouveau mail venait d'arriver. Il espérait tellement que ce qu'il venait d'apprendre ne soit qu'une mauvaise blague.

Il se releva avec peine.

C'était un message d'Anthony, le seul autre véritable ami qu'il avait laissé derrière lui.

« Salut Thomas,

J'espère que t'as réussi à te faire à ta nouvelle vie. Ici ça ne va pas. Jasmine a eu un accident. Une voiture l'a renversée mercredi soir sur le parking de la bibliothèque et les secours sont arrivés trop tard. Le conducteur a pris la fuite mais les enquêteurs pensent avoir des chances de le retrouver. Je ne les crois pas vraiment. En pleine nuit avec pour seul témoin le gardien sénile de la bibliothèque…Je suis allé à l'enterrement, c'était vraiment difficile. Je sais que c'est dur, tu étais très proche d'elle et avec ce qui t'es arrivé, tu vas sûrement faire le rapprochement, mais tu ne dois pas t'en vouloir, tu n'y est pour rien. Je te connais donc si ça ne va pas, t'appelles quelque soit l'heure, ne fais pas gaffe au décalage horaire.

En tout cas elle était aux anges ces dernière semaines avec toutes tes photos.

A bientôt j'espère »

Il saisit le téléphone pour l'appeler ..mais finalement il abandonna. C'était au dessus de ses forces.

Il avait gardé le cadre à la main. Il l'avait serré si fort que le verre avait éclaté sous son pouce.

Il le posa et fouilla de nouveau dans le carton renversé. Il en tira cette fois-ci un petit carnet que Jasmine lui avait donné le jour du départ, il s'assit à côté des cartons, dos contre le mur et commença à feuilleter le petit livre.

« Je vais m'en aller au Japon et je ne reviendrais sûrement pas. »

« Et bien si tu ne reviens pas, c'est moi qui viendrais. Et en attendant je vais te faire un joli carnet remplis de nos souvenirs. Je ne voudrais pas que tu prennes la grosse tête la bas et que tu m'oublies ! » Jasmine souriait toujours. Même ce jour là.

Thomas l'avait toujours vu de bonne humeur. Ils avaient eu la chance d'être toujours dans la même classe depuis l'enfance. Il l'avait toujours considéré comme sa sœur…presque comme sa jumelle. Toujours ensemble, en cours et aussi le week-end, toujours du même avis. Elle avait toujours été là pour le soutenir, lui donner confiance en lui.

« et maintenant elle est partie …jamais, jamais je ne la reverrai. »

Son visage était humide de larmes, elles coulaient le long de ses joues pour atterrir sur le petit carnet et effacer les mots écrits par Jasmine.

Il s'écroula de fatigue, la tête contre les cartons.

La nuit était déjà tombée lorsqu'il se réveilla, courbaturé, les bras le long du corps et le carnet au sol près de sa main.

Il continuait de pleurer. L'esprit encore dans ses cauchemars. Il ne savait plus si la mort de son amie était vraie. Il était totalement perdu et ne distinguait plus le rêve de la réalité.

Sa nuit fut agitée…comme auparavant, avant qu'il ne rencontre Yuhi.

Le lendemain Thomas essaya de s'occuper. Il voulait fuir la réalité.

Il relut plusieurs fois les mails de la veille…il n'arrivait toujours pas à réaliser, il ne le pourrait sûrement jamais.

Dans la journée, il eut soudain l'envie, presque le besoin, d'aller voir Yuhi. Peut-être pourrait-il se confier à lui …

« non ça ne ferait que l'ennuyer et puis ça ne le regarde pas »

« Elle a raison, je ne suis qu'une gêne pour les autres, je n'apporte que des problèmes…que du malheur »

« De toute façon, je ne sais même pas où vit Yuhi ..comment je pourrai reconnaître sa maison… »

Il essaya dans l'annuaire mais il se découragea devant tous ces noms. Comment savoir quel était le bon ?

« Allez rappelles-toi ! il a bien dû me dire comment s'appelait sa mère… »

« Mais oui ..quel crétin .. »

Il monta les escaliers quatre à quatre, entra dans sa chambre et fouilla ses cahiers.

Il en sortit une feuille de papier légèrement froissée. Il y avait quelques jours de cela, Yuhi lui avait fait un plan expliquant où se trouvait sa maison par rapport au lycée.

Il eut un peu de mal à se reconnaître mais finalement il arriva devant une petite maison, toute simple, sans même un jardin.

Il s'approcha de l'entrée. « Je vais sonner je verrai bien après tout »

Il leva la main et à ce moment-là la porte s'ouvrit et un petit garçon le heurta. Il était suivi d'un autre, sans doute son grand frère, qui tenait un ballon à la main.

« Bonjour, Yuhi Suméragi vit bien ici ? »

Les deux enfants restèrent immobiles, l'air interrogateur.

« c'est toi Thomas ? » lui demanda le plus grand

« euh ..oui » Il s'étonna que le jeune garçon connaisse son prénom mais au moins il savait qu'il ne s'était pas trompé d'adresse.

« Hey ! salut ! qu'est-ce qui t'amènes ? » Il reconnut aussitôt la voix de son ami.

Les deux garçons le bousculèrent et rejoignirent le parc de l'autre côté de la rue.

« Vous pourriez vous excuser ! » leur cria Yuhi.

« J'avais besoin de prendre l'air »

« Entre, je te préviens tout de suite, ce n'est pas aussi grand que chez toi »

« Ce n'est pas très grave…en tout cas c'est plus chaleureux »

« Tu as l'air fatigué, la soirée avec ta mère a été longue ? »

« Je ne préfère pas en parler, j'ai horreur de ces soirées

D'ailleurs, je m'excuse, elle t'a mis à la porte. Il ne faut pas y faire attention. Elle est insupportable…je sais que je ne devrais pas dire ça devant toi mais parfois je voudrait qu'elle disparaisse »

Yuhi l'observa gravement. Il comprenait sa réaction.

Thomas pensa « je voudrais qu'elle disparaisse mais au lieu de ça, ce sont ceux que j'aime qui partent ».

« Tu n'as pas à t'excuser. Je t'avoue que ce qui s'est passé m'a surpris. Tu m'avais un peu prévenu mais je ne pensais pas qu'une famille pouvait se déchirer de cette façon »

« Je crois que je la hais vraiment ..oui c'est de la haine »

« Tu ne devrais pas dire ça ..peut-être qu'avec le temps ça s'arrangera un jour »

« Je ne crois pas, Il y a eu déjà beaucoup trop de choses dans le passé .. »

Le silence pesa lourdement dans la petite pièce.

« Ecoute je ne vais pas te déranger plus longtemps. Tu dois t'occuper de tes frères. On se voit demain en cours. »

Thomas n'avait pas envie qu'il lui pose plus de question mais Yuhi l'avait bien ressenti et il n'insista pas.

Il le raccompagna jusque dans la rue. Ils rejoignirent les enfants et Thomas les laissa tous les trois.

« Thomas ? »

Il balaya la rue du regard et vit Satsuki arriver en courant.

Elle s'arrêta juste devant lui, s'inclina et se redressa rapidement en lui souriant. « C'est bien la première fois que je la vois sourire » pensa-t-il.

« qu'est ce que tu fais dans le coin ? »

« euh ..je reviens de chez Yuhi »

« Ah oui, c'est vrai qu'il n'habite pas loin. »

Ils firent quelques pas. Il était étonné qu'elle vienne lui adresser la parole. Elle paraissait si distante au lycée.

« Je voulais m'excuser pour l'autre jour. Je n'aurai pas dû traduire ce qui était écrit. »

« Non je t'en remercie. Je préfère être au courant. »

« Oui ..mais j'aurai pu te le dire d'une façon …comment dire ..plus « diplomatique »

Et une fois de plus elle lui adressa un grand sourire.

« Tu rentres chez toi ? tes parents t'attendent »

Thomas eut un petit rire nerveux « Non ils ne m'attendent pas »

« Yuhi t'as déjà emmené à la salle de jeux vidéos ? »

« Non, pourquoi ? »

« Alors dans ce cas je t'y emmène, ce sera pour me faire pardonner en quelque sorte »

Il découvrit alors que Satsuki était loin d'être aussi stricte qu'elle le laissait croire.

Toute cette gaieté lui rappela Jasmine. Mais ça ne l'empêcha pas de s'amuser, comme ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps.

Après plus d'une heure de jeux Satsuki annonça qu'il était l'heure pour elle de rentrer.

« Bon ..on se verra demain en cours. »

Thomas acquiesça d'un signe de la tête.

Le visage de Satsuki s'assombrit. « Si ça peut te rassurer, je ne suis pas plus appréciée que toi dans ce lycée. Ne fais pas attention à eux ! »

Thomas resta interloqué durant quelques secondes

« ça m'étonne » lui dit-il

Mais elle lui avait déjà tourné le dos et repartait chez elle.

Elle détourna la tête, lui fit un signe de la main et lui dit : « Tu t'en rendras compte bien assez tôt »

Surpris, il resta devant la salle de jeux jusqu'à ce que Satsuki soit trop loin pour être vue. Puis il rentra chez lui.

Des centaines de question se bousculaient dans sa tête.

Pourquoi Satsuki était venu lui parler, pourquoi l'avait–elle emmenée dans cette salle ? Pouvait-il se confier à Yuhi ? et Jasmine …