Chapitre XVI :

La maison de Yuhi était devenue le quartier général de recherche pour sauver les deux petits frères. La mère du jeune homme était partie chez sa sœur pour une durée indéterminée. Cette dernière habitait assez loin de la ville.

Ca faisait deux heures qu'elle avait quitté la maison et que les trois jeunes gens l'investir pour pouvoir faire toute leur recherche. Satsuki était repartie chez elle, et avait réussi à contacter une ou deux amies en urgence pour qu'elles l'aident à déménager ses ordinateurs. Par chance une d'elles avait le permis, donc cela permit de faire le déménagement plus vite.

« Akemi ? »

Le silence retomba comme une chape de plomb. Le jeune garçonnet commençait à paniquer. Son petit frère ne bougeait plus. Les larmes lui montèrent aux yeux, il ne put s'empêcher de les laisser coulé. Ce n'était pas la première fois que sa arrivait depuis qu'ils étaient captifs.

« Akemi répond moi… »

Yukiko commençait vraiment a paniqué.

-« Monsieur MONSIEUR… »

Le plus vieux des deux frères s'inquiétait plus pour son cadet, car celui ci avait perdu connaissance depuis un bon moment. Ils étaient captifs dans une sorte d'entrepôt. Ca faisait une journée qu'on les menaçait d'une arme. Les deux enfants avaient énormément pleuré, suppliant l'homme qui tenait l'arme. Celui ci avait répondu :

« Votre vie ne tient qu'a un fil, et vous n'avez pas le pouvoir de la sauver. »

Le plus jeune d'entre eux s'était fait pipi dessus de peur. Car oui il était mort de trouille. Il passait son temps dans les bras de son frère pour se rassurer et pour trouver un peu de chaleur humaine dans ce lieu si froid.

Yukiko faisait en sorte de ne pas montrer sa peur mais ça devenait difficile. Il essayait d'être fort, comme lui avait recommandé Yuhi. C'était difficile surtout quand ils entendaient les paroles que les hommes prononçaient a leurs égards. Le second frère en avait dénombré trois. Il n'avait pas pu voir leurs visages, mais il avait pu distinguer leurs yeux. D'ailleurs sur le coup, les yeux d'un homme l'avaient frappé car leur couleur n'étaient pas la même. Il avait un œil vert et l'autre était plutôt dans les teintes marron.

Akemi et son frère ne furent pas longtemps attachés, une petite vingtaine de minutes au total. Un homme les détacha et leur dit.

« Vous en avez de la chance, il vous a sauvé à la dernière minute… Mais le jeu n'est pas fini. »

Les deux frères avaient essayé d'aller dans les bras l'un de l'autre pour se réconforter et pour se sentir uni. Mais voilà l'homme en avait décidé autrement.

« Arrêtez ne me touchez pas… »

Akemi se débattit et l'homme leva la main pour frapper le plus jeune des deux frères. Yukiko s'interposa alors pour que son frère ne se prenne pas la main de l'agresseur. Cette attitude si solidaire des deux jeunes garçonnets énerva l'homme cagoulé. Celui ci rabattit sa main sur le visage du plus grand avec une violence extrême. Ce qui provoqua la chute du garçon. Machinalement il mit sa main a son visage, la ou une marque rouge faisait déjà son apparition.

Le ravisseur l'attrapa alors par le devant de son Tee Shirt et le souleva.

« Ecoute-moi bien, joue encore au Caïd est c'est le rejeton qui se prend une balle dans le genou. Capice ? »

Yukiko pleurait en silence et acquiesça de la tête n'osant plus rien dire de peur de se faire frapper à nouveau. C'est sur quand on a à peine neuf ans, c'est difficile voir impossible de ne pas craquer. Ils furent ramenés sans ménagement dans leur cellule. Les deux enfants explosèrent en sanglot se jetant dans les bras pour se rassurer et savoir que l'autre était la pour lui. Les pleurs aidant, ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.

Quand ils se réveillèrent, l'homme n'était pas a son poste comme d'habitude, et il n'y avait pas de petit déjeuner non plus.

Yukiko hurlait pour qu'on vienne l'aider. Son plus jeune frère devait être malade car il ne se réveillait pas. Il secouait avec douceur le corps du garçonnet

« Monsieur aidez-nous s'il vous plait… »

Des bruits métalliques indiquèrent que quelqu'un s'approchait de la pièce ou était retenus les deux enfants. C'était un homme d'après ce qu'il pouvait voir, et bien entendu c'est celui qui faisait le plus peur avec ses yeux verrons. Il hésita à parler en voyant ce regard si inexpressif.

« Monsieur mon petit frère ne va pas bien… »

Il explosa alors en sanglot, le dire a haute voix a quelqu'un d'autre, faisait croire que ce dernier n'allait pas sortir de sa léthargie. L'homme les regarda puis se pencha et posa sa main sur le front du plus jeune garçonnet. Il vérifia s'il n'avait pas de température…

L'installation des ordinateurs n'avait pas pris spécialement de temps. Satsuki remercia chaleureusement ses amies et les jeta presque a la porte. Pendant tout le montage des ordinateurs, elles n'avaient parlé que de Yuhi. La jeune fille avait eu droit a des :

« Bon sang mais qu'il est sex. »

« j'en ferai bien mon quatre heures »

« Tu sais s'il a une copine… »

Toutes ces phrases avaient eut le don d'énerver Satsuki. Ses amies n'étaient pas venues pour s'extasier devant le garçon. Ce dernier était en train de faire de la cuisine. Puis les extases avaient recommencées de plus belle.

« Han il est parfait, il sait cuisiner. »

« Tu crois qu'il peut nous inviter à dîner ? »

Au bout d'un certain temps à entendre ces phrases mièvres elle ne supporta plus ses amies et les remercia un peu trop vite. La jeune fille retourna à ses ordinateurs et fini ses branchements et les alluma.

« Yuhi tu sais ou est passé Thomas ?

« Non je ne sais pas, tu as été voir dans les chambres ? »

Le jeune homme n'avait pas relevé la tête de ses préparations culinaire du midi. Il éteignit la cuisinière et enleva le tablier qu'il avait autour des reins.

« Bouge pas je vais y aller »

Yuhi traversa le couloir et fit coulisser toutes les portes pour trouver le jeune homme. Quand il ouvrit celle de la bibliothèque, il trouva Thomas roulé en boule. Il entra alors dans la pièce et alla vers le corps du jeune homme. Il s'assit proche de ce dernier, Yuhi remarqua qu'il était agité dans son sommeil. C'est sur vu ce qu'il avait traversé qui n'aurait pas pété un plomb ? Il caressa doucement la chevelure. Puis se pencha et donna un baiser sur la joue de ce dernier.

« Tu aurais dû prendre une chambre au lieu de la bibliothèque. »

Le brun se releva et se pencha à nouveau pour soulever le corps de son ami pour l'emporter dans la chambre pour que ce dernier se repose. Il traversa à nouveau le couloir, après avoir fait en sorte que Thomas dorme tranquillement.

-« Alors tout marche comme tu veux ? Tu as commencé les recherches ? A-t-on des indices pour les retrouver ? »

Même s'il essayait de dissimuler sa peur, la jeune fille savait bien ce qui se tramait dans l'esprit de son ami.

« Yuhi pour commencer, va te reposer, si je trouve quelque chose, je vous réveillerai. Je n'aime pas savoir Thomas seul… J'ai peur. »

Elle ne dit pas la suite de sa phrase, car ce qu'elle allait dire les plongerait dans une spirale infernale.

« Moi aussi j'ai peur, pas seulement pour mes frères mais aussi pour Thomas, alors je vais suivre ton conseil et ne pas le laisser seul. »

Satsuki sourit tendrement. Au fond de son cœur et vu leur attitude elle savait que leur amitié durerait. Elle en était maintenant convaincue, rien ne pourrai plus les séparer après ce qu'ils vivaient en ce moment.

« Dors bien, du moins essaye. »

« Merci Satsuki, j'essayerai de te relever dans quelques heures d'accord. »

« Oui, ne t'inquiète pas. »