De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 03

Année en cours : Sixième année

Divers : Finalement on va monter à deux chapitres par semaine pendant quelques temps.

Review Anonyme : snapou-black .kazeo


Theodore laissa James le prendre dans ses bras et accepta sans broncher que celui-ci ne lui donne de grandes tapes d'encouragement dans le dos. Parfois, il avait encore peine à croire que son ancien précepteur et lui-même n'aient pu à se point changer de comportement l'un envers l'autre et finir par aussi bien s'entendre.

Le sorcier qui avait accompagné l'étudiant à la gare King Cross pour y prendre le Poudlard Express avait peu changé en l'espace de huit ans. Il frôlait à présent la trentaine d'années mais restait le même. Ses cheveux étaient coupés plus courts et semblaient plus foncés qu'autrefois, ce que Theodore prenait un malin plaisir à lui faire remarquer dès que l'occasion se présentait à lui. James faisait également plus attention à son apparence et aux "qu'en dira-t-on" des autres. Elles étaient loin, désormais, les chemises froissées ou dont un bord dépassait du pantalon, oubliées les cravates mal nouées voire absentes. Ce qui donnait au cadet une raison supplémentaire de se moquer.

En tout bien tout honneur, cela allait de soi.

D'autant plus que, de son côté, le fils de Theophile Nott n'était, lui non plus, plus tout à fait le même petit sorcier qu'à l'âge de huit ans, fort heureusement !

Il avait bien grandit, pour commencer, et dépassait James d'une bonne tête. Sans doutes n'est-il pas inutile de dire que Paterson n'était pas spécialement grand non plus, mais toujours est-il que Theodore était plus grand que ce dernier. Il aimait garder ses cheveux noirs décoiffés, comme s'il venait de sortir du lit, au grand malheur de son père qui rêvait de le voir aussi bien peigné que ne l'était le fils de Lucius. Son fils, pour se défendre et justifier, affirmait à son paternel que c'était dans l'unique but d'éviter des remarques sur ses yeux.

James aurait eu beau lui dire qu'il n'avait aucune raison de vouloir dissimuler ses yeux vairons, mais c'était comme parler à un sourd et Theodore refusait d'accorder une quelconque valeur à ces mots. Donc il laissait ses cheveux devant ses yeux et considérait que le problème était réglé. Le jeune garçon, pour finir, souriait rarement et semblait porter tout le malheur du monde sur ses frêles épaules.

Ce que James ne parvenait à comprendre, pas plus que les amis du concernés. Tous faisaient leur possible pour y remédier, pour améliorer les choses et y arrivaient... parfois.

- Pas de bêtises cette année, se moqua gentiment l'aîné en le prenant une nouvelle fois dans ses bras. Et ne lance pas de boulettes de parchemins sur tes profs, surtout.
- Tu sais bien qu'elles te sont réservées, James, s'amusa Theodore.

Le châtain sourit avant de pousser, doucement, le plus jeune en direction de la grosse locomotive rouge qui commençait à fumer : signe que le départ n'allait plus tarder. Bientôt, tous seraient en route pour Poudlard, prêts (ou non) à débuter une nouvelle année à Poudlard. Theodore commencerait à peine sa sixième année. Commencerait déjà sa sixième année. Merlin ! Que le temps passait vite.

Le fils de Theophile monta dans le train et accorda un dernier regard en direction de James qui lui souriait, avant de lui tourner le dos et tirer sa malle derrière lui pour partir à la recherche de Blaise et des autres.

- Nott ! Salua joyeusement une tête blonde qui sortait d'un compartiment qu'il venait de dépasser. Alors tes vacances ?
- Je te raconterais tout de ma merveille vie en étude des moldus, Smith.

Un sourire illumina le visage de l'autre élève. Zacharias n'était pas une personne facile à vivre. A lui seul, il permettait de remettre en question bon nombre des idées préconçues au sujet des maisons. A Poufsouffle, n'allaient pas que les sorciers dépourvus de personnalités et sans intérêts.

Theodore avait mit du temps à le comprendre, mais avait finit par le faire. A force d'avoir à supporter l'élève à l'écusson jaune et noir, il n'avait eu d'autres choix que de réviser son jugement. C'est pourquoi il ne fit que lever les yeux au ciel après la réaction disproportionnée de son presque-ami.

Beaucoup, même après six ans, continuaient à trouver Zacharias Smith insupportables et se demandaient comment d'autres pouvaient y parvenir et accepter de rester en sa compagnie. Pourtant, si on daignait lui accorder une chance, ce que le serpent avait fait, il n'était pas impossible de découvrir une personne pleine d'humour et agréable.

Theodore, par exemple, le trouvait plutôt amusant dans son genre. Son visage était expressif, rien qu'à son sourire il était possible de deviner son état d'esprit, rien qu'à son regard l'on pouvait savoir ce qu'il pensait. Zacharias était un des rares élèves que le jeune Nott appréciait réellement même s'il n'irait pas le crier sur tous les toits.

Bon nombre de Serpentard, après tout, ne voyaient pas leur entente d'un très bon œil ; et même si Theodore donnait l'impression de n'en avoir cure : mieux valait ne pas tenter le diable.

- Tu penses que ce sera quel genre de prof qu'on aura en défense ? demanda Zacharias. Parce qu'on a déjà eu le bon prof, l'espionne incompétente, le bellâtre incompétent et... deux fois un homme de Tu-Sais-Qui. Ca commence à se répéter.

Le Poufsouffle laissa s'écouler quelques secondes avant de reprendre la parole.

- Et encore ! Le bon prof était un loup-garou.

Theodore, qui avait reprit sa malle en main et recommencé à avancer en poussant les quelques élèves qui se mettaient en travers de son chemin s'arrêta en plein milieu du couloir une nouvelle fois. Il ne prit pas la peine de poser ce qu'il tenait, signe qu'il ne s'attarderait pas longtemps et se contenta d'offrir un de ses rares sourires à l'insupportable Poufsouffle.

- Je te parie cinq Gallions que Rogue a enfin eu le poste qu'il convoitait.
- Pari tenu, répliqua aussitôt le blaireau avant de réagir. Hey ! T'as encore eu un de tes trucs bizarres que tu veux pas m'expliquer, c'est ça ?

L'autre parieur ne lui répondit pas. Il ne se retourna même pas une troisième fois. Non : il reprit sa route, malle derrière lui. Pourtant, s'il l'avait fait, Zacharias aurait pu voir l'air moqueur de son camarade et aurait d'ores et déjà commencé à fouiller le fond de ses poches pour préparer les cinq Gallions qu'il venait de perdre et régler sa dette au plus vite.

- Tu t'es encore fait rouler mon pote, se moqua sans le moindre scrupule John Cadwallader en voyant la mine déconfite de son ami qui se rasseyait enfin. Mais quand est-ce que tu comprendras que Nott et toi... vous ne jouez pas dans la même catégorie ?

Le blond ne répondit rien à l'autre garçon et se contenta de hausser les épaules. Cette conversation avait déjà eu lieu une dizaine de fois au moins et, selon toute vraisemblance (en témoignait l'incident qui venait de se produire), cela n'était pas prêt de s'arranger.

Comme le disait si justement Theodore, à chaque fois qu'il faisait dans sa main les Gallions ou sucreries qu'ils avaient pariés : il agissait, ensuite il parlait, après il réfléchissait et enfin il regrettait.

Et même en ayant connaissance de tout ceci... rien ne changeait.

- Tu connais Theodore, marmonna finalement Zacharias.
- Ouais, justement, je le connais. Et toi encore mieux que moi.


Voili-voilou.

SB