De: Snapou Black
Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.
Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)
Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.
Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.
Chapitre: Chapitre 04
Année en cours : Sixième année
Divers : A cremerdi :p
Review Anonyme : snapou-black .kazeo
Theodore s'arrêta juste devant le compartiment dans lequel Blaise s'était installé pour ce nouveau trajet. Il regardait par la partie vitrée de la porte son ami, allongé de tout son long sur l'une des banquettes et apparemment lancé dans une grande conversation avec Pansy. C'est pourquoi il hésita à entrer au risque de les interrompre.
La main sur la poigné, il n'était soudain plus aussi sur de lui. Il se souvenait encore des remarques grinçantes et méprisantes qu'avait eues la jeune femme à son égard à la fin de l'année passée. Malgré les quinze centimètres qui les séparaient, la jeune Parkinson parvenait à le mener par le bout du nez. Lui, mais les autres également, il ne fallait pas croire.
Plutôt menue, Pansy avait des cheveux noirs qui avaient tendance à devenir de plus en plus longs chaque année. Son carré ayant été abandonné dès le début de leur troisième année. Ses yeux, aussi sombres que ses cheveux ou sa robe de sorcière, mettaient mal à l'aise Theodore qui avait sans cesse la désagréable impression d'être un moins que rien et de n'avoir rien à faire en ces lieux, à ses côtés, à polluer son air. Le visage dur qu'elle avait pu avoir s'était, avec le temps, adoucit, mais certainement pas ses mots qui restaient venimeux et aussi mortel que le poison d'un mamba noir.
Justement, voilà que ce regard noir qui le rassurait si peu se tournait vers lui. Les lèvres de la jeune femme se levèrent pour former un des rares sourires qu'elle daignait lui accorder et elle l'invita à entrer d'un signe de main. Etonné mais non moins ravi : Theodore s'exécuta.
C'est qu'il ne s'agissait pas de faire attendre la demoiselle, elle pourrait très mal le prendre.
- Ah Theo ! Se réjouit Blaise en voyant son ami entrer. Tu sais que tu te fais attendre mon vieux ?
Ce dernier haussa les épaules, désintéressé. Il prit place auprès de Pansy qui, bien qu'elle ne lui ait dit de venir, ne lui adressa pas la parole et se décala de quelques centimètres pour s'éloigner de lui. Theodore prit sur lui pour ne faire aucunes remarques.
- Tu n'as toujours rien fait pour tes yeux, fit remarquer la jeune fille. Je suis sure qu'il doit exister des sorts pour...
- Bonjour à toi aussi Pansy, répondit simplement le brun. Moi aussi je suis heureux de te revoir.
Blaise laissait ses deux amis s'affronter du regard. Mieux valait ne pas prendre position lors de leurs accrochages sinon, exceptionnellement, ils sauraient se mettre d'accord et il deviendrait leur victime commune.
Assez rapidement, pourtant, la jeune Parkinson se leva. Elle ordonna plus qu'elle ne demanda à la troisième personne dans le compartiment s'il pouvait retirer sa malle du porte bagage et la lui donner, ce qu'il s'empressa de faire. Le nez en l'air et sure d'elle, la sorcière abandonna les deux autres pour rejoindre ses amies dans le wagon voisin.
- Je voyagerais ainsi en meilleure compagnie, eut-elle l'audace de dire avant que la porte ne se referme.
- Elle s'est pas arrangée pendant les vacances, marmonna Theodore. Non mais je lui ais fait quoi, tu peux me dire ?
Le sourire désolé qu'afficha l'autre Serpentard n'aida pas son ami à comprendre les raisons de ce mépris. Cela faisait des années que ses relations avec Pansy ne faisaient que se détériorer. Les deux premières années tout était beau, tout était bien, elle acceptait d'être à ses côtés, de lui parler, de le traiter comme un égal. C'était après que tout avait changé. A cause de quoi, par contre, Theodore l'ignorait.
- Tu connais Pansy, fut la seule réponse de Blaise. Puis... c'est une fille, faut pas chercher à la comprendre.
Tout en disant cela, le garçon qui était en train de parler se redressa pour prendre une position plus conventionnelle.
A peine plus petit que Theodore, Blaise était presque son parfait contraire. Oh, ils avaient bien en commun des cheveux noirs et une appartenance, certaine, à Serpentard mais cela s'arrêtait là. L'un souriait jamais tandis que l'autre passait le plus clair de son temps à montrer à qui voulait les voir (ou non) ses dents blanches et à faire le pitre. Sa peau était aussi noire que celle de Theodore ne pouvait être blanche et ses yeux en amande étaient quelque chose que lui jalousait l'autre.
Même s'il se gardait bien de le lui dire.
- Et si tu me disais pourquoi tu as été si long ? Lança Zabini dans le but de changer le sujet de conversation. Ca fait plus de dix minutes que t'es plus sur le quai.
- Tu m'espionnes toi maintenant ? Se moqua Theodore. J'ai simplement rencontré la tête de Smith en route.
Le sourcil haussé de Blaise fût suffisamment clair pour que l'autre n'ajoute quelques explications.
- Sa tête dépassait de son compartiment. Smith c'est comme Pansy : faut pas chercher à le comprendre.
- Et il te voulait quoi ?
- Savoir comment étaient mes vacances et si j'avais une hypothèse sur le prof de défense contre les forces du mal qui enseignerait cette année.
Les dents de Zabini apparurent alors. Une auréole au dessus de sa tête n'aurait pas été de trop tant il essayait de se faire passer pour un ange afin d'avoir droit à une réponse.
- Conclusion : je viens de me faire cinq Gallions.
- Qu'as-tu encore été parier avec ce malheureux blaireau ? Rit son ami. Et quand comprendras-tu que l'on ne parie pas sur quelque chose dont nous sommes surs.
Theodore haussa un sourcil, peu convaincu. Avant de répondre à son ami, il prit la peine de jeter un bref coup d'œil en direction de la grande pendule sur le quai qui indiquait que l'heure du départ approchait à grand pas et que Drago ne tarderait plus à arriver.
- Si je ne suis pas sur de gagner, je ne vois pas pourquoi je parierais. Prendre le risque de perdre mon argent ? Certainement pas.
Il fût difficile d'empêcher Blaise de s'esclaffer.
Voili-voilou.
SB
