De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 07

Année en cours : Sixième année

Divers : Cadeau :)

Review Anonyme : snapou-black .kazeo


Le soleil commençait à décliner, la nuit n'allait plus tarder à tomber, Pré-au-lard serait bientôt en vue ainsi que Poudlard. La tête et le dos bien droit, Theodore se leva et fit tomber sa malle du porte bagage sans difficultés majeures. Mieux valait commencer à se préparer dès maintenant.

Sans un mot, il fit le code afin de la débloquer et la voir s'ouvrir. D'apparence fort simple, le garçon tenait pourtant à cet objet comme à la prunelle de ses yeux (si ce n'était plus). Cette malle avait accompagnée sa défunte mère durant ses sept années d'études à Poudlard et avait, de ce fait, une immense valeur sentimentale que ni Drago ni Blaise n'avaient jamais su comprendre.

Bien rangée, sa malle aurait pu être encore un peu plus remplie. Son chaudron en cuivre, avec les ingrédients demandés pour le cours de potion avancé rangés à l'intérieur, avait été placé au dessus de ses nouveaux livres de cours après un long moment de tergiversation. A côté se trouvaient ses robes, capes, chemises, pantalons, cravates, gants, cache-oreille et tout ce qui était nécessaire pour passer l'année et la finir en vie.

Avant de la fermer, le garçon avait bien prit soin de laisser une cape, une robe et une cravate au dessus de la pile afin que tout soit à portée de main lorsqu'il lui faudrait se préparer. Il ôta sa veste noire, la plia et la plaça dans sa malle à la place des vêtements qu'il allait dorénavant porter. Ce n'est qu'une fois que sa cravate fût nouée autour du cou de Theodore que celui-ci remarqua que les deux autres l'avaient imités et s'étaient, eux aussi, changés.

- Tu ne peux pas faire quelque chose pour tes cheveux ? Demanda Drago en ajustant son badge de préfet sur sa poitrine. Tu fais honte à notre maison. Non mais regarde toi... on dirait Potter.
- Mes yeux, mes cheveux... vous n'avez pas un peu fini de me demander de changer, gromella-il en passant une main dans sa tignasse brune.

Les fils de deux des mangemorts arrêtés en juin dernier se regardèrent, yeux dans les yeux. Nul n'aurait pu les dire amis. C'était une des nombreuses choses qui agaçait Blaise : ces deux là oubliaient trop facilement qu'ils étaient censés s'entendre.

- Maintenant que tu parles de tes yeux... mais pourquoi ne fais-tu rien pour eux, par Merlin !

Avant d'avoir eu le temps d'ajouter quoi que ce soit, en rapport avec Hermione par exemple, vit la porte du compartiment s'ouvrir avec fracas et Theodore les quitter, sa malle à sa suite.

- C'est moi ou il devient de plus en plus susceptible ? Questionna le fils de Lucius Malefoy l'air de ne pas se sentir fautif en quoi que ce soit. Non mais j'te jure.

Blaise soupira... l'année commençait bien : Drago et Theodore étaient déjà en désaccord.

oOo

Theodore ne salua pas le garçon aux cheveux roux qu'il venait d'interrompre et se laissa tomber comme une masse auprès de Zacharias. Il avait posé sa malle près de la porte et fermé celle-ci d'un geste brusque. Rageusement, le brun retira le chapeau qu'il avait sur sa tête et le jeta sur le siège, de fort méchante humeur.

John n'osa pas reprendre la parole de suite. Il était bien plus prudent de laisser Smith calmer le jeu avant de rappeler sa présence. Connaissant bien les rapports entre son ami et le serpent : cela ne serait affaire que de quelques minutes car déjà : le blond était en train de passer un bras autour de Theodore et le ramener près de lui.

Cadwallader, John de son prénom, n'était pas un grand dadais comme pouvaient l'être Zacharias ou Nott et n'était pas pour autant quelqu'un que l'on pourrait qualifier de petit... il ne faisait pas la taille de Justin Finch-Fletchley, par exemple. Ses cheveux étaient roux, mais pas aussi flamboyant que ceux d'un Weasley et son visage parsemé de tâches de rousseurs. Ses yeux étaient d'un bleu plutôt commun et il s'en réjouissait : il n'aimait pas sortir du lot, se fondre dans la masse étant une activité bien moins risquée.

Il tourna la tête vers le paysage, que l'on peinait dorénavant à voir tant il faisait sombre. La nuit était l'une des causes de cette obscurité croissante, mais les gros nuages sombres n'étaient pas en reste eux non plus.

- J'aime bien tes yeux, moi, entendit-il dire Zacharias l'air de rien. Sans eux tu ne serais plus totalement Theodore.

Le brun sourit doucement.

John avait toujours eu du mal à cerner le Serpentard. Son caractère était aussi étrange que le sorcier, sa manière d'appréhender le monde bien différente de celle des autres élèves de sa maison et son entente quasi parfaite avec l'espèce de spécimen de foire qu'était Zacharias relevait presque du miracle.

- D'ailleurs les cinq Gallions je te les donne demain. Ma bourse est au fond de ma malle et... c'est un peu compliqué.
- Ca n'a rien de compliqué, Smith : tu ne sais pas ranger tes affaires et je suis sur que tes livres et tes vêtements sont mélangés. Et que ceux-ci sont froissés !

Puérilement, celui qui avait des cheveux blonds tira la langue au serpent et leva les yeux au ciel.

- Parce que tu veux me faire croire que la tienne est bien rangée, peut être ? Bon sang mais c'est une malle.
- Une malle, Zacharias, et pas un panier de linges sales.
- Parce qu'il y a des livres dans les paniers de linges sales, maintenant, s'amusa le premier. J'ignorais que vous faisiez même laver vos livres, mon cher.

John soupira... l'année commençait bien : Theodore et Zacharias se chamaillaient déjà.


Voili-voilou. Le chapitre 22 est en cours - donc les délais pour cette fic seront respectés (voire mieux encore)

SB