De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 07

Année en cours : Sixième année

Divers : Valaaa

Review Anonyme : snapou-black .kazeo


Le Poudlard Express perdait de l'allure ; les plus hautes tours de Poudlard auraient été visibles si le temps l'avaient permis et qu'une pluie diluvienne ne s'était pas abattue. Comme par hasard au moment où ils allaient devoir sortir le bout de leur nez.

- Heureusement que t'as ta malle, s'amusa Zacharias avec qui Theodore avait passé la fin du trajet. Elle t'évitera de t'envoler.

Le regard noir qu'adressa le serpent au blaireau eut le don de faire rire ce dernier. John, en retrait, les regardait et les laissait faire. Que pourrait-il dire, de toute façon, pour les arrêter ? Ils s'entendaient comme deux larrons en foire et, au fond, il aimait ça.

Smith avait une apparence plutôt trompeuse. Si on l'avait vu à cet instant, à rire et sourire sans jamais s'arrêter et sans aucunes raisons, il aurait paru plutôt légitime de penser que Zacharias était une personne qui respirait la joie de vivre et qui, probablement, était à ranger dans la catégorie "fauteurs de troubles"... ce n'était, fondamentalement, pas une conclusion erronée dans la mesure où il était effectivement un semeur de zizanie.

Et pourtant, pour le côtoyer au quotidien, John savait que son ami n'était pas uniquement ce que les gens pensaient qu'il était. Qu'il n'était pas uniquement un être insupportable qui concourrait hors catégorie. Le blond faisait quelques centimètres de plus que le rouquin et frôlait le mètre quatre vingt, ses cheveux blonds étaient coupés courts sans qu'il ne soit pour autant rasé. Il avait bronzé au cours de l'été, ayant eu la chance de quitter son Ecosse natale extraordinairement pluvieuse.

- Il pleut, il n'y a pas de...

A peine eut-il posé pied à terre et quitté la chaleur presque étouffante du train que Theodore regretta de devoir en sortir. Lui qui n'attendait que le moment où il pourrait enfin sortir prendre l'air, voilà qu'il aurait préféré à cet instant remonter à bord et s'enfermer dans un compartiment, vitres fermées, là où le vent n'avait pas sa place.

Ses pensées, bien que non formulées à voix hautes, furent comprises autant par Zacharias que par John. Les deux Poufsouffle sourirent ensemble, amusés par ce Serpentard aussi peu conventionnel.

- Chochotte, se moqua l'écossais. Et après tu oses te moquer de moi.

Celui-ci fût le seul, parmi les trois, à oser braver la pluie pour attendre l'arrivée d'une de ces calèches mystérieuses qui avançaient seules. Les deux autres ayant préférés se protéger du vent et de la pluie sous un abri de la gare. Les voilà, d'ailleurs, qui lui faisaient signe en souriant l'air de rien.

Ce n'est qu'une fois que Zacharias n'eut attrapé un des moyens de transports qu'ils se précipitèrent vers lui pour passer d'un endroit abrité à un autre. Theodore, pourtant, s'arrêta juste devant le marchepied et regarda, brièvement, le vide qui tirait la calèche.

- Theodore ? Demanda le blond. Ca va pas ?
- J'ai horreur de les voir, murmura-t-il simplement. Ils me rappellent toujours la réalité. Et la réalité ça fait mal.

Smith, pour une fois, n'eut rien à répondre ; il posa simplement une main sur l'épaule du brun, aux cheveux trempés, et la serra. Peut être qu'il ne comprenait pas ce à quoi Theodore faisait référence, peut être qu'il ignorait de que voyait son ami… mais il était évident que ça l'affectait et c'était amplement suffisant pour qu'il ne décide, lui, de faire acte de présence à ses côtés.

oOo

Installé à la table des Serpentard, encore bien vide puisque Zacharias avait attrapé l'une des premières calèches, Theodore profitait des dernières minutes de silence pour se changer les idées. Arrêter de penser à sa défunte mère, à ses si rares souvenirs que les sombrals ne manquaient jamais de lui rappeler.

Il les voyait. Ce simple fait suffisait à le rendre distant, fuyant, malheureux. Chose que Zacharias n'avait pas manqué de voir mais qu'aurait-il pu faire ?

- Faut que tu arrêtes de te vexer pour un rien, maugréa Drago en s'installant en face du brun. Non mais franchement hein, Theodore, ça en devient ridicule..

Blaise aurait aimé pouvoir faire taire le fils Malfoy d'un bon coup de coude dans les côtes mais leurs positions respectives ne le lui permettait pas : il n'était pas du bon côté de la table. Alors à la place, il alla coller un gros baiser sonore sur la joue du brun qui râla pour la forme.

Mais Zabini avait bien vu le sourire léger qui était apparu sur ses lèvres et même si ce fût bref : cela lui suffit.

- Fou lui la paix, Drago.
- Inutile de le défendre, Blaise. Nott sait très bien le faire lui-même, comme le grand garçon qu'il est.

Debout derrière Theodore, se tenait Pansy. La jeune fille avait un sourire en coin et regardait son camarade comme elle aurait regardé un déchet à ses pieds. Rien que dans sa manière de regarder le brun, l'on pouvait voir tout le dégoût que ce dernier lui inspirait... sans en connaitre l'origine.

Ses deux mains se posèrent sur son épaule, la même que celle que Zacharias avait serré un peu plus tôt, mais pour un tout autre dessein. La fille Parkinson se baissa afin de coller sa bouche à l'oreille de Theodore.

- N'est-ce pas... mon grand, fit-elle d'une voix moqueuse. Inutile que Blaise ou Smith ne viennent te défendre.
- Qu'est ce que je t'ai fait, Pansy, demanda le brun, la tête baissée vers son assiette vide et les yeux clos. Fou moi la paix... S'il te plaît.
- Sinon quoi ? Tu iras pleurer dans les jupes de ta mère. Bon sang mais réveille toi ! Nous sommes dans le monde réel, Nott !

Et cela... il ne le savait que trop.


Voili-voilou.

SB