De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 12

Année en cours : Sixième année

Divers : Bouh !

Review Anonyme : snapou-black .kazeo


- T'as continué l'étude des moldus, s'étonna Blaise. T'es pas sérieux quand même, si ?
- Tu as bien continué la botanique.

Zabini, l'emploi du temps de Theodore dans une main qu'il agitait dans tous les sens (soi-disant pour montrer son indignation) n'en croyait pas ses yeux.

A l'heure où Drago se faisait marquer par Voldemort et entrait dans l'ordre très sélectif (visiblement pas tant que ça) des mangemorts. A l'heure où les sang-purs étaient censés faire un choix et choisir quel camp ils allaient rejoindre et soutenir. Décider quelle cause défendre et laquelle méritait de donner sa vie... A l'heure où monsieur Nott, et beaucoup d'autres, étaient enfermés à Azkaban suite à la désastreuse attaque du ministère de Juin 95 : Theodore ne trouvait rien de plus judicieux que jouer avec le feu et continuer le cours par excellence qui déplairait à son père.

- Mais t'es pas un peu cinglé ! T'as pensé à ce qu'allait dire ton père ! Il me semble déjà qu'en troisième année, lorsque tu as choisis ce cours, il n'était pas franchement pour.
- Mon père n'a plus ma garde et n'a plus à intervenir dans mes décisions. L'étude des moldus est un cours passionnant, Blaise.
- A ce qu'il paraît Burbage a kidnappé des moldus pour leur soutirer toutes ces informations ! Elle est cinglée.

Blaise pouvait bien parler, critiquer et dire ce qu'il voulait : Theodore avait fait son choix et n'avait pas prit cette décision à la légère.

Dès lors où il avait choisit Etude des moldus en guise de nouvelle matière à la fin de sa seconde année, en plus du cours de soin aux créatures magiques et d'arithmancie, cela avait marqué un point de rupture entre son père et lui.

Le vieux Theophile l'avait pourtant laissé faire. Il espérait que les trois ans où il aurait à entendre parler de ces êtres sans pouvoirs magiques, à raison de trois heures par semaines, plaideraient en sa faveur et feraient comprendre à Theodore la réalité des choses.

Grossière erreur, pourtant.

- Bien sur, Blaise... bien sur.

oOo

Selon l'emploi du temps du serpent, son premier cours était son cours d'étude des moldus avec le professeur Burbage. Theodore l'aimait bien. Au début de sa troisième année, la femme d'une quarantaine d'année avait paru étonnée d'avoir un Serpentard dans sa classe.

De taille moyenne, les cheveux châtains et des lunettes rondes sur le bout du nez souvent pleines de traces de doigts, Charity Burbage n'était pas un professeur qui devait marquer les esprits des élèves en général, pas comme les professeurs Rogue ou Mcgonagall.

- Theodore ? S'étonna-t-elle en voyant l'étudiant devant la porte de sa classe. Vous continuez mon cours ?

Les mains dans les poches et appuyé contre le mur, l'unique vert et argent de la classe du professeur Burbage acquiesça. En retour, la femme d'une quarantaine d'année lui sourit et entra pour finir de préparer sa salle avant que le cours ne commence.

Ravie, son regard s'attarda à la table où messieurs Nott et Smith étaient installés depuis leurs treize ans. Au début voisins par défauts, la dernière place qu'avait pu trouvé le Poufsouffle ayant été la place à la droite de Theodore ; ces deux-là avaient finalement su s'apprivoiser l'un l'autre.

Lui aurait-on dit qu'un jour elle verrait Zacharias Smith et Theodore Nott plaisanter ensemble, rire ensemble, rester ensemble : elle ne l'aurait pas cru. Lui aurait-on dit que ces deux là seraient les deux élèments les plus bavards de son cours qu'elle ne l'aurait pas cru non plus.

- Teddy, entendit-elle de son bureau. Ca s'est bien passé hier avec le décoloré ? J'y pensais hier soir mais : s'il est aussi désagréable que ça t'as qu'à le mordre.

Theodore regardait son interlocuteur, les sourcils levés et ne cachant pas son incompréhension. Zacharias s'adossa à son tour contre le mur, juste à côté du serpent.

- Ecoute, je sais que tu pars du principe que si tu joues la carte de l'indifférence : il finira bien par se lasser, reprit Smith. Mais rend toi à l'évidence : ça ne fonctionne pas ton truc. Malefoy, Parkinson, ils continuent à te rendre la vie impossible.
- Eliza et Blaise font des remarques et ça ne fonctionne pas non plus.

Le garçon aux cheveux blonds soupira et posa une main sur l'épaule de son ami. Tel un père qui expliquait quelque chose d'important à son fils, Zacharias reprit la parole :

- Le fait que ça ne soit pas toi qui leur dise d'arrêter les pousse à poursuivre. Essaie, juste une fois, de leur clouer le bec à ces idiots. Et j'ai conscience qu'être ami avec moi ne doit pas... arranger les choses. Un idiot de Poufsouffle c'est pas...

La langue de Theodore claqua sur son palais, comme à chaque fois où quelque chose ne lui plaisait pas.

- Tu sais ce que j'en pense, Zach, s'agaça-t-il en retirant la main posée sur lui. Je ne comprends pas pourquoi ça ne choque personne que Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle s'entendent et se mélangent... alors que tout le monde est scandalisé lorsqu'un Serpentard fait de même. Nous ne sommes pas une secte, il serait temps que nous le comprenions et que vous l'acceptiez.
- Ne t'énerve pas, Theodore.
- Je ne m'énerve pas, trancha-t-il. C'est juste que tout ceci... m'insupporte. Beaucoup.

Malgré lui et bien que la situation ne s'y prêtait pas vraiment : Zacharias sourit.


Voili-voilou.

SB