De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 15

Année en cours : Sixième année

Divers : Je vais passer à deux chapitres/semaines : le mercredi et le dimanche :p

Review Anonyme : snapou-black .kazeo


Theodore, le sac en bandoulière sur l'épaule, venait de quitter la bibliothèque pile au moment où Hermione était venue l'y rejoindre, c'est pourquoi il essayait de se fondre dans la masse ce qui, en soi, n'était pas bien compliqué pour lui. Malheureusement, il vit Drago arriver dans sa direction d'un pas pressé.

Les poings serrés et le visage plus froid qu'à l'accoutumé (si cela fût possible) ne furent pas pour rassurer le brun qui tenta de ne rien montrer. Il se contenta de toiser celui dont la main étant en train de serrer son poigné et qui le trainait de force dans les toilettes les plus proches.

- Ecoute-moi bien maintenant, Nott. Je peux accepter toutes tes... bizarreries, commença d'emblée le fils Malefoy. Mais sache qu'il y a des limites à ne pas franchir. Et tu viens de le faire.

Adossé contre le mur face à la porte de sortie, les mains dans le dos mais la baguette tout de même prête à l'emploi, le garçon aux yeux vairons haussa un sourcil. Ce n'était pas la première fois que Drago le menaçait de la sorte et il y avait peu de chances pour que ce soit la dernière. Pourtant, jamais l'autre n'avait paru aussi tendu. Presque inquiet.

Celui aux cheveux blonds, et complice de Pansy lorsqu'il s'agissait d'appuyer là où ça faisait mal, était en train de faire les cent pas juste devant Theodore. Sa main droite allait tantôt dans ses cheveux, tantôt sur son bras gauche.

Or : jamais Drago Malefoy ne se passait la main dans les cheveux. Le problème devait être grave pour qu'il se laisse ainsi aller.

- Ne me dis pas que tu as fait ça, Drago, murmura Nott. Tu n'es quand même pas idiot au point d'avoir fait ça. Tu es un Malefoy, bon sang !
- Je suis un Malefoy, oui, confirma l'autre. Heureux de te l'entendre dire car tu as tendance à l'oublier, ça, Nott ! Je ne suis pas n'importe qui !

Theodore s'approcha de Drago et ne s'arrêta qu'une fois juste en face de lui. Les deux sorciers de sixième année avaient leur baguette en main, prêt à l'utiliser si besoin. Méfiant et incertain quand à ce que l'autre serait capable de faire mieux valait jouer cette carte de suite.

- Il est regrettable qu'être un Malefoy ne t'empêche pas de faire n'importe quoi, claqua Nott en saisissant le bras de son vis-à-vis et en lui levant la manche. Merlin. Ce n'est pas...

Bien que Theodore se soit attendu à découvrir la marque des ténèbres sur le bras de son camarade de chambre, comme il avait été habitué à voir celle de son père, rien ne l'empêcha d'avoir un mouvement de recul et de lui faire lâcher sa prise. Les yeux ronds, il ne voulait y croire.

- Pourquoi as-tu fait ça, Drago ? Questionna le brun. Il y a une différence entre insulter quelqu'un de sang-de-bourbe et... de vouloir les éradiquer de la surface de la terre.
- Tu ne sais pas de quoi tu parles.

Nott et Malefoy continuaient à se faire face, séparés par quelques mètres seulement. Le lieu n'était pas des plus propices pour ce genre de conversation mais aucun lieu ne le serait. Entourés de cabinets et de lavabos, c'était toujours mieux qu'un placard à balais.

- Je suis convaincu qu'au fond de toi... tu sais où est ta place et où est celle des gens comme ta Granger, poursuivit le garçon aux cheveux blonds. Tu souhaites juste énerver ton père.

A ceci, l'autre ne répondit rien. Du bout des doigts, Theodore faisait tourner sa baguette dans sa main, se mordait la lèvre, levait la tête et son regard s'arrêtait parfois sur quelques toiles d'araignées déjà retissées. Il regardait partout, sauf dans la direction de son interlocuteur.

- Tu sais que j'ai raison, Theodore, insista Malefoy. Tu ne ressens rien pour elle... un peu de gratitude peut être puisqu'elle t'a débarrassé de ton père mais il est évident que ça s'arrête là.
- Ne dis pas ça...
- Sinon quoi ? S'amusa le blond. Sois au moins honnête envers toi-même. Tu passes plus de temps avec Smith qu'avec elle. Pire encore : quand elle te parle tu l'ignores ou, comme par hasard, tu as quelque chose à faire.

Nott venait de perdre l'avantage prit en révélant le tatouage sur le bras de son camarade. Perdu suite aux paroles de celui-ci, rien ne sortait de sa bouche et, de nouveau, les toiles d'araignées avaient toute son attention.

Il ne pouvait donner raison à Malefoy ; pas plus qu'il ne pouvait lui donner tord. Zacharias et Blaise avaient déjà essayés de lui faire remarquer qu'il fuyait et pourtant il refusait d'y croire.

- Aurais-je touché un point sensible, Nott ? S'amusa Drago. Il est si facile, avec toi, de toucher là où ça fait mal. On lit en toi comme dans un livre ouvert.

Lorsque cela venait de Zabini il pouvait, avec beaucoup d'envie, encore y croire un minimum ; mais de la part du fils de Lucius Malefoy ? Certainement pas.

- Admettons que tu ais raison, concéda Theodore. Tu n'as fait qu'esquiver ma question.
- Et toi la mienne.

Si quelqu'un pouvait entrer dans les toilettes et mettre un terme à cette conversation, l'élève en question aurait droit à la reconnaissance éternelle du brun.

- Serais-tu réellement capable de faire du mal à Hermione, ou n'importe quel enfant moldu ? Insista celui-ci. Les penser inférieur est une chose... mais de là à les tuer.

Drago soupira. A pas lents, il fit reculer Theodore pour le mettre dos au mur. Ensuite la baguette d'aubépine se posa sur la trachée du brun qui ne parlait plus.

- Je suis un être plein de surprises, Nott.


Après cette fic là (qui comportera 31 chapitres et non pas 30 comme prévu initialement... bah oui : j'en ajoute un !) je compte mettre "Colis suspect".

Dont voici le résumé (vite fait) : Dans un monde où le bien et le mal semblent être deux choses bien distinctes, il est souvent difficile d'accepter la réalité des choses : L'ennemi est partout, y compris parmi nos amis.
Tout commence avec un colis ... ou peut être que tout se termine avec un colis ?

(Je tiens aussi à dire que pour celle-ci : les chapitres sont presque deux fois plus long que les habituels...)

Voili-voilou.

SB