De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 18

Année en cours : Sixième année

Divers :

Review Anonyme : snapou-black .kazeo


- Hermio...
- Fou le camp, Nott, l'interrompit un rouquin menaçant qui sortit de suite sa baguette. J'hésiterais pas à m'en servir, crois-moi !

Dans un premier temps, le serpent ne s'intéressa pas à Ronald Weasley. Il était plus important, pour lui, d'attraper le regard d'Hermione. Regard facile à déchiffrer, mais celle-ci savait comment s'y prendre pour éviter que cela n'arrive. Dire qu'ensuite elle allait lui reprocher de ne rien faire et de l'éviter.

Elle détournait sans cesse la tête, juste avant que les yeux de Theodore ne croisent les siens. Il lui était impossible de rester insensible au regard de chien battu qu'allait lui adresser son petit ami, même sans s'en rendre compte. L'avoir, face à elle, était déjà trop.

Une des nombreuses choses qui avaient fait que, pour Hermione Granger, Theodore Nott n'avait pas été qu'un garçon de son année, que le cinquième Serpentard et certainement pas un ennemi supplémentaire... était sa manière d'être. Il ne s'en était jamais personnellement prit à elle, ni à aucun de ses amis. Il n'avait jamais eu un mot plus haut que l'autre (du moins : pas en public). Il savait se montrer respectueux et fidèle en ce qu'il croyait.

Le brun n'avait pas été qu'un mouton. Tenir tête à Malefoy ne le dérangeait pas mais ne l'aidait pas. Il avait beau être un Serpentard mais, à lui seul, il avait permis de remettre beaucoup de préjugés en question. Pas tout ceci dit... et là était le problème.

- Suis-je supposé m'enfuir en courant ? Demanda-t-il d'une voix lente. Weasley ?

Le dernier des six fils qu'avaient eu Arthur et Molly Weasley lança, suite à cette remarque, un regard assassin à son camarade. Sa baguette toujours en main, il mettait au défi Theodore d'avancer et de continuer à parler. Chose qu'une personne censée ne ferait pas.

Hermione, quand à elle, persistait à éviter les yeux vairons du second garçon. La déception s'ajoutait aux autres sentiments qui l'assaillaient. Elle ne s'était pas attendue à ce genre de comportement de la part de son petit ami.

Blessé, Theodore ne la quittait pas des yeux. A la voir, il avait la désagréable impression d'être l'unique coupable de l'histoire, d'être celui qui était venu leur chercher des noises. A la voir, l'on pourrait croire qu'il méritait d'avoir la baguette du lion pointé sur lui.

- Ne t'approche pas de Hermione, siffla le Gryffondor. Sale serpent.
- Sinon quoi, Weasley ? Demanda-t-il effrontément. Il est beau, le préfet de Gryffondor.

Le rouquin allait répondre à l'attaque quand la main de son amie se posa sur son épaule dans le but de le faire taire. Mais si, de ce fait, il garda le silence, cela ne l'empêcha pas de continuer à foudroyer Nott du regard et à le menacer de sa baguette. Pointée sur le torse de l'élève de la maison ennemi, elle restait parfaitement alignée à son bras qui demeurait tendu... sans faiblir.

- Baisse cette baguette, ordonna une troisième voix. On ne menace pas les autres élèves, Weasley, et certainement pas lorsque l'on est préfet.

Surprit, Theodore dévisagea Ernie Macmillan qui venait d'arriver et prendre la parole. Difficile de comprendre ce qui poussait ce Poufsouffle à donner cet ordre. Certes, il était l'un des deux préfets de Poufsouffle, mais il avait plutôt fait profil bas depuis sa prise de fonction.

Hermione choisit ce moment pour réagir. Doucement, elle posa une main sur l'arme de son meilleur ami et exerça une légère pression sur celle-ci pour le pousser à la baisser. Ainsi : le serpent n'était plus menacé.

- Merci, murmura ce dernier à l'attention du blaireau. En voilà au moins un sur qui on peut compter.

Après avoir adressé un regard qui en disait long sur le fond de sa pensée à la lionne, il tourna les talons et s'éloigna de plusieurs pas avant de finalement rediriger son regard sur elle et uniquement sur elle.

- Il y a quelques temps... tu me demandais ce qui coinçait entre nous, rappela-t-il. Je pense que tu as une partie de ta réponse.

Sans attendre une réponse de sa part, le brun parti à toute allure. Hermione désormais seule avec Weasley, puisque Ernie était parti en direction du parc, avait affaire avec les sourcils froncés du rouquin qui n'attendait qu'une chose : des explications.

- Depuis quand tu es Hermione pour Nott ?

oOo

Assis à sa place habituelle, à l'écart des autres élèves, Theodore rédigeait consciencieusement le début du devoir de potions qu'ils avaient à faire pour la semaine suivante. Un unique livre était ouvert devant lui, ce qui relevait du miracle.

Plus les jours passaient et plus la bibliothèque se remplissait. Le bruit devenait plus présent, les ricanements et gloussements également. Madame Pince avait beau réclamer le silence toutes les cinq minutes, ce qu'elle gagnait était vite reperdu. Ce qui avait le don d'agacer le serpent.

Quelqu'un tira la chaise en face de lui et s'installa. Ce n'était ni Blaise ni Zacharias qui étaient tous deux beaucoup plus bruyant et qui ne venaient en ces lieux qu'en cas d'absolu nécessité. Curieux, le brun leva les yeux pour les rebaisser aussitôt.

- Regarde-moi, Theodore, claqua Hermione.
- Je dois y aller. Zach m'attend dehors.

Il allait rebouchonner son pot d'encre lorsqu'une main féminine capture son bouchon avant lui.

- Smith attendra alors. Il faut qu'on parle, toi et moi.

Les épaules du garçon s'affaissèrent. Après avoir soupiré pour bien montrer que cela ne l'enchantait guère, il nota sur le brouillon en face de lui la page qui l'avait intéressé dans le livre puis le referma. Il laissa son parchemin déroulé et posa sa plume sur le côté afin de ne pas le tâcher.

- Et de quoi veux-tu parler, Hermione ?
- De toi. De moi. De nous.

Les yeux dans les yeux, la Gryffondor et le Serpentard préféraient laisser la parole à l'autre. Se connaissant, malgré les surprises désagréables connues depuis la rentrée, ils savaient tous deux que cette conversation tournerait mal.

- Que veux-tu que je te dise ? Questionna finalement Theodore.


Voili-voilou.

SB