De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 19

Année en cours : Sixième année

Divers :

Review Anonyme : snapou-black .kazeo


Enfoncé sur sa chaise, Theodore, comme à son habitude, ne cachait pas ce qu'il pensait. Il détestait qu'on ne lui laisse pas le choix. D'abord Drago, quelques jours plus tôt, qui l'entrainait dans les toilettes où ils avaient eu une conversation pour le moins déplaisante et qui lui restait un peu trop en mémoire ; et maintenant Hermione qui l'obligeait à rester à la bibliothèque pour y avoir une discussion.

Il se doutait bien du sujet qui, immanquablement, serait mit sur le tapis. D'accord, dans un premier temps, il pourrait très facilement gagner des points en mettant Weasley et Potter sur le tapis. Le comportement du premier, quelques heures plus tôt, et le silence de la brune l'avait blessé mais surtout énervé. Sauf qu'ensuite... viendrait le tour de Zacharias.

Or le Poufsouffle n'avait rien à voir dans l'histoire. Il évitait le plus possible d'avoir à adresser la parole à la Gryffondor, et s'était contenté de l'insulter allégrement dans ses lettres lorsqu'il avait apprit qu'elle était désormais sa petite amie. Smith ne supportait pas Granger, sa manière d'être et son air de je-sais-tout. Lorsqu'en cours il la voyait sautiller sur sa chaise, bras tendu, afin d'être la plus visible possible, c'était à grand peine qu'il parvenait à retenir ses remarques.

- Tu es fier de toi, je suppose ? Demanda-t-elle finalement. Tu as obtenu ce que tu voulais : une dispute entre Ron et moi.
- Tu n'as pas besoin de moi, il me semble, pour être te disputer avec lui ; vous y parvenez très bien sans mon aide.

A son regard, il su qu'il était allé trop loin mais le mal était fait et il était hors de question qu'il ne revienne sur ses paroles. On ne lui reprocherait pas son honnêteté. Hermione tendit le bras puis essaya d'attraper une des mains que Theodore avait posé sur la table. En rythme, il pianotait sur le bois gravé de l'espace de travail et ne s'arrêta que pour empêcher la jeune fille de le toucher.

- Theodore ce n'est pas facile pour moi de leur dire, tu le sais.
- Tu as eu deux mois de vacances pour le faire, répliqua-t-il, sèchement. Un voyage en train... et trois semaines de cours. Je pense que tu as eu amplement le temps.

Elle hocha la tête et baissa les yeux quelques secondes en direction du sol. Puis, comme le Serpentard un peu plus tôt : elle essaya que leurs regards se croisent. Yeux dans les yeux, être honnête était censé être plus facile.

Mais les choses étaient rarement simples lorsque raisons et sentiments se mélangeaient.

- Harry aurait pu comprendre, admit-elle. Mais Ronald est un être... buté et impulsif. Il aurait été capable d'aller à ta rencontre et de te... refaire le portrait.

Les sourcils noirs de Theodore se levèrent avec une synchronisation parfaite.

- Me crois-tu assez stupide pour croire que ceci est la vraie raison de ton silence ? Questionna-il en retour. J'ai toutes mes chances face à ton Weasley.

Peu convaincue, Hermione le montra en le détaillant de bas en haut même si la table empêchait de voir l'entière vérité. Grand et maigre, sa peau pâle ne faisait qu'accentuer l'air fragile qu'il avait. Face à Ronald, ou n'importe qui d'autre, ses chances de l'emporter dans un corps à corps demeuraient faibles.

- Theodore.
- Zach est au courant, murmura le serpent en regardant la brune. J'ai mis mes amis au courant, moi.
- Tu n'avais pas autant de soucis à te faire que moi. J'avais peur pour toi ; tu peux le comprendre ou pas ?

Sans essayer de ne pas faire de bruit, Nott éloigna sa chaise de la table. Il se redressa ensuite dessus et, bien droit, toisa Hermione. Jamais elle n'avait eu autant l'impression d'être à un Serpentard.

Pis encore : un Serpentard qui s'inspirait du comportement détestable de Malefoy.

- J'avais peur pour moi, avoua-t-il à voix basse. De ce que Blaise dirait, de ce que Malefoy dirait... et eux ils me font peur. Bien plus que ton Weasley de pacotille. A côté d'eux, ton rouquin n'est rien.

Ils avaient de la chance d'être dans un coin reculé de la bibliothèque et, de ce fait, éloigné de la terrible bibliothécaire. A autant parler, si leur place n'avait pas été celle-ci : ils auraient dû prendre la porte depuis un moment.

- Je ne te demande pas grand chose, Hermione. Je ne te demande pas la lune. Je ne te demande pas de... faire l'impossible ni de commettre un meurtre. Je te demande juste de ne pas avoir peur de parler à tes amis, de leur expliquer la situation... de ne pas avoir honte de tes sentiments.

Pourquoi, en formulant le dernier mot, Theodore ne pu s'empêcher d'hésiter et se sentir mal à l'aise. Pourquoi avait-il l'impression de ne pas être en droit de dire tout ceci ?

- Theodore, essaya-t-elle de dire avant de se faire couper.
- Je sais que je n'ai pas à faire ça ; que je ne suis pas en droit de te demander ça mais...

Inquiète, Hermione le laissa continuer.

- Mais je refuse de toujours devoir réfléchir à deux fois avant de t'approcher ; de toujours devoir attendre que tu sois seule pour pouvoir te parler sans me retrouver avec une baguette pointée sur moi.

Le brun parlait vite ; comme s'il espérait que cela lui simplifierait la vie, qu'une fois dit... tout irait mieux, que ce serait oublié. Comme pour oublier qu'il était en train de briser ce qu'ils avaient difficilement su construire.

- Dis leur Hermione, s'il te plaît.
- Je regrette, Theodore... je regrette sincèrement.


Voili-voilou.

SB