De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 23

Année en cours : Sixième année

Divers : Bonjouuuur

Review Anonyme : snapou-black .kazeo .com


Un parchemin sous les yeux et un sourire satisfait sur le bout des lèvres, c'est ainsi que Theodore entra dans la salle commune des Serpentard. Après avoir rapidement cherché des yeux la tête blonde de Drago Malefoy, il se dirigea vers lui et prit place à ses côtés.

- La première armoire à disparaître connue date du milieu du dix-septième siècle et avait été offerte en cadeau au roi de France, Louis XIV, commença Nott. Ceci dit les historiens pensent qu'elles existaient déjà avant mais qu'elles ont toutes étaient détruites. Cependant, elle n'a jamais été utilisée par le Roi Soleil et est donc toujours en parfait état ce qui a permis aux générations futures d'en construire à leur tour. Au cours de la seconde moitié du dix-neuvième, elles ont commencées à se multiplier mais restaient un produit de luxe que peu daignaient acheter... elles étaient particulièrement prisées par les magiciens moldus pour leurs tours de magie. Grace à elles, il leur était possible de faire disparaître puis réapparaître un objet et l'utilisait donc pour parfaire leurs numéros.

L'autre tourna la tête en direction de celui qui était en train de parler et le regarda comme s'il s'était échappé de St Mangouste. Tout particulièrement de la célèbre salle Janus Thickey.

- Bien sur, on peut se demander si ce n'est pas là une entorse au code international mais passons. Elles ont commencées à décliner lors de la première guerre mondiale chez les moldus, au début du vingtième siècle. Par contre leurs ventes ont explosées chez nous lors du premier règne de Tu-sais-qui... ceci dit beaucoup ont été détruites après sa disparition. Donc je me demande si c'est vraiment utile de savoir tout ça puisque pour disparaître il faut pouvoir réapparaître à un endroit sinon autant te cacher dans un placard à balai et...
- Abrège, ordonna le blond. J'ai pas retenu la moitié de tout ce que tu m'as dit.

Theodore soupira et tendit son parchemin à son voisin qui l'accepta sans pour autant ajouter un merci ; ce dont le brun ne se formalisa pas. Ce n'était pas comme s'il s'était attendu à autre chose de la part de Malefoy. Que celui-ci ait reconnu avoir besoin d'aide, de son aide, était déjà une petite victoire en soi.

Autour d'eux, beaucoup d'élèves des années inférieures. Dans quelques rares cas ces derniers travaillaient. Penchés sur leurs parchemins, plumes en main et pot d'encre devant eux, ils se dépêchaient d'y mettre un point final ou de recopier en vitesse sur le devoir qu'un camarade avait eu la gentillesse de lui prêter.

D'une manière plus générale, les Serpentard encore présent en bas jouaient aux échecs quand ils n'étaient pas allongés par terre à disputer une partie de bavboules ou s'amuser au cours d'une bataille explosive pour le moins bruyante.

Toutefois, qui disait "élèves" disait également "oreilles qui traînent", même si ces derniers étaient occupés à faire autre chose. Or, au vu de la situation, Drago préférait que le moins d'élève possible ne soit au courant de la situation. Question de bon sens.

C'est ainsi qu'il comptait se justifier si jamais on venait à lui demander la raison qui l'avait poussé à attraper Nott par le poigné et l'obliger à se lever ; pour ensuite le tirer avec énergie jusqu'au dortoir qu'ils occupaient avec les trois autres.

- Malefoy, il serait temps que tu apprennes à ne pas me tirer comme ça, râla le brun en se dégageant de la poigne de l'autre garçon. Me demander de te suivre peut, parfois, suffire. Ou alors accroche moi une laisse autour du cou, ça sera plus rapide puisque tu n'auras qu'à tirer.
- Ne me tente pas, Nott.

Theodore se laissa choir sur son lit. Le dos sur le matelas, mais les pieds toujours posés par terre, il ferma les yeux.

- Et maintenant tu comptes faire quoi, Malefoy ? Demanda-t-il après cinq petites minutes de silence. Une fois que tu auras lu l'intégralité de ce que j'ai pu trouver sur tes foutues armoires, que comptes-tu faire ?
- Tu ne voudrais pas savoir.

Le fils de Theophile rouvrit ses yeux vairons et se redressa. En position assise, il était à la même hauteur que le blond qui avait pris place sur la couchette de Zabini.

Du moins, il était assis sur ce qui devait être là où Blaise dormait. Vu les livres, les cours, les vêtements et les pièces d'échecs éparpillés sur ses draps : se poser la question était chose permise.

- Drago, tu sais que tu n'es pas obligé de faire tout ça ? Tu n'es pas obligé de... commettre l'irréparable.
- Bien sur que si, répondit le blond, amer. Tu n'es pas à ma place, tu ne peux pas savoir.
- J'aurais pu y être, rappela Nott.
- Tu aurais dû y être ! S'écria Drago, furax. On est pareil toi et moi ! Nos pères sont à Azkaban, on ne vaut plus rien aux yeux des autres. On a le même âge, on est tous deux à Serpentard... tu aurais dû l'être aussi ! Tu aurais dû l'être, Nott ! Et s'il n'y en avait qu'un qui l'était... ça aurait dû être toi. Tu es le plus brillant.
- Et de ce fait je n'aurais pas pu être à ta place.

Le jeune Malefoy s'approcha de l'autre et l'agrippa par le col de la chemise et le contraignit à se redresser. Leurs visages étaient côte à côte, leur souffle se mêlaient, jamais ils n'avaient été si proches physiquement.

- Si, tu aurais dû, siffla-t-il entre ses dents. Et c'est toi qui aurait dû avoir pour mission de tuer le vieux. C'est toi Nott, toi !

De toutes ses forces, Drago était en train de secouer Theodore qui ne parvenait à se défaire de la poigne de l'autre serpent.

- Drago ! S'indigna Blaise en entrant alors. Il a accepté de t'aider je te rappelle, mais Theo a posé ses conditions !

Zabini, sans grosses difficultés, éloigna ses deux amis et sourit à un Theodore extrêmement pâle... avant de l'allonger en hâte sur son lit et le voir fermer les yeux.

- Tu crois qu'il peut décider de ce qu'il verra ? S'intéressa le blond en observant la silhouette. Savoir si je vais réussir ou... ou pas ?


Voili-voilou.

SB