De: Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirais pas non pour un petit bout (un gros bout irait aussi) ; par contre le personnage de James m'appartient.

Perso principal: Théodore Nott & Zacharias Smith & Hermione Granger (et tout un tas de personnages ça serait long à tous les dire)

Résumé: Entre solitude, amitié, trahison, déception, chagrin et bonheur, qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Certainement pas Theodore.

Les gens passent leur vie à chercher le bonheur et lorsqu'ils le trouvent : ils ignorent à qui ils ont affaire.

Chapitre: Chapitre 24

Année en cours : Sixième année

Divers : Bonjouuuur

Review Anonyme : snapou-black .kazeo .com


Theodore alla rejoindre John et Zacharias qui prenaient l'air dans le parc. Couvert de la tête au pied, le serpent ne laissait absolument aucunes chances au vent, au froid ou à la neige de l'emporter contre lui. Coiffé d'un bonnet péruvien noir et gris, le cou et le nez enfoui dans une épaisse écharpe toute aussi sombre que son couvre-chef, et des gants de la même couleur : il était paré pour rejoindre les deux Poufsouffle.

Poufsouffle qui, de leur côté, n'avaient pas jugés utile de se couvrir et qui portaient une simple veste sur le dos. S'ils avaient également de quoi se couvrir les mains c'était uniquement dans le but de pouvoir faire une bataille de boules de neiges sans avoir à se geler le bout des doigts.

- Ted ! S'enquit le blond en le voyant arriver dans leur direction. Tu nous honores de ta présence, que tu es aimable !

Depuis qu'il avait le pourquoi de l'absence de Theodore, ces remarques étaient devenues récurrentes. Zacharias n'aimant que très peu le fait d'avoir été obligé de demander de l'aide à John pour ses révisions, et d'avoir dû se priver de Theodore... parce que celui-ci était alors coincé dans les toilettes avec Malefoy afin de discuter avec lui.

Discuter, semblait-il, d'armoire à disparaître. Ce qui n'était pas encore le pire ! Le fait que le brun ait accepté d'aider l'autre, par contre, ça l'était.

- Tu sais... tu traînes trop avec l'imbécile blond en ce moment, marmonna Zacharias en s'approchant de son ami. Je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour toi autant que... qu'une maman poule pour son œuf.

Nott et Cadwallader haussèrent et froncèrent respectivement les sourcils. Tous deux regardaient le troisième avec incompréhension et priant pour avoir mal entendu.

- Parce que je suis une très gentille maman poule, conclut Smith. Et que tu es mon œuf favori.
- Je ne suis pas un œuf, Zach, tenta Theodore. Et je ne suis pas ton œuf non plus.
- Non tu aurais plus tendance à être un bébé lapin.

Le brun eut envie de se cogner la tête contre le tronc d'un arbre et l'aurait fait s'il n'avait pas craint de le regretter amèrement par la suite.

- Vous savez que vos conversations sont vraiment très... étranges ? Demanda John. Voire même flippantes.

L'air de rien, le second représentant de la maison d'Helga Poufsouffle lança une boule de neige approximativement ronde dans la figure de son camarade de chambre. Cela eut au moins le mérite de le faire taire et rire, à défaut d'autre chose.

- Je pensais pas que tu viendrais, finit par dire Smith à Nott. Je pensais que tu détestais la neige.
- C'est le cas. C'est froid, c'est laid, ça fait scroutch sous les pieds : c'est l'horreur.

oOo

Drago attendait celui qui avait accepté de l'aider, adossé contre la rampe des escaliers. Il l'avait vu sortir et savait que Theodore ne tarderait pourtant pas à rentrer. Si celui-ci avait accepté de mettre le bout de son nez dehors c'était uniquement dans le but de faire plaisir à son imbécile de Poufsouffle et non par réelles envie.

Une demi-heure plus tard, Nott refaisait irruption dans le hall et soupira en voyant qui l'attendait. Le bonnet de travers, il y avait encore quelques traces de neiges sur ses vêtements. Les blaireaux n'avaient pas dû y aller de main morte avec le serpent qui, pourtant, ne semblait pas énervé. Au contraire.

- J'ai besoin de toi, Nott.
- Je vais me changer avant. Je te rejoindrais dans la salle sur demande.

Le brun s'apprêtait à avancer afin de descendre jusqu'aux cachots. Il espérait réellement que Malefoy ne trouverait rien qui le priverait de vêtements secs ; que cela pouvait être désagréable d'être couvert de cette immondice blanche.

- Je t'accompagne, s'enquit le blond. Ainsi nous ne perdrons pas de temps et tu verras si tu peux m'être utile ou si, réellement, tu ne sers à rien.

Theodore haussa un sourcil.

- Enfin pour ce coup. Sinon tu m'es d'une grande utilité, Nott.
- Je n'ai jamais réparé d'armoire à disparaître et ce n'est pas grave si ça devait rester le cas. Maintenant que je sais comment elles fonctionnent, tu ne peux plus essayer de jouer avec cette faille, rappela Theodore. J'accepte de perdre mon temps pour t'aider... alors essaie au moins de me respecter. Tu es en position de demande, faire profil bas est de rigueur dans ton cas.

Il acquiesça et fit signe au brun d'avancer, désignant le chemin pour aller jusqu'à leur salle commune. Actuellement dans les couloirs, mieux valaient faire profil bas et ne pas s'en prendre à lui ; d'autant plus qu'il était sur ses gardes et en mesure de sortir sa baguette pour l'utiliser.

A peine la porte de leur dortoir ouverte, le blond saisit sa baguette et la planta entre les omoplates de son camarade qui se tendit aussitôt. Le jeune Malefoy venait d'attaquer Theodore par surprise et par derrière. Le second n'avait rien vu venir et s'en voulait.

Quelques minutes plus tôt, dans les couloirs et en publics, Drago n'allait rien tenter. Une fois en privé, par contre, il était plutôt évident qu'il essaierait de reprendre l'avantage et montrer qui décidait.

- Ecoute-moi bien, Nott, grinça-t-il à son oreille. Je pourrais me passer de toi, de ton aide. Je pourrais même me débarrasser de ton agaçante personne et être enfin libéré de ta présence. Je pourrais... mais je ne le fais pas. Ceci-dit, à ta place : je me méfierais et je ne dormirais que sur une oreille. Qui sait ce qui peut se passer pendant la nuit. C'est clair ?
- Très clair, murmura Theodore en se tournant vers lui et l'observant de ses grands yeux. Maintenant si tu le permets... j'aimerais pouvoir aller me changer.


Voili-voilou.

SB