Disclaimer: Cf chapitre 1

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Question du jour: Qui est ma beta?

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Les Vengeurs 2/3

Acte 3 : L'Attaque Du Poudlard Express

Draco

Je me dépêche de descendre vers la troisième voiture, serrant contre moi la Cape de Harry que j'ai glissée sous mon pull. J'encourage les gamins à avancer, jetant quand je peux en passant, de solides Sortilèges de fermeture sur les compartiments des Ânes Bâtés et j'ai la satisfaction de pouvoir enfermer Charlyn Wagner et sa petite cour. Sans aucun doute une redoutable adversaire en moins, s'il est prévu que les Ânes Bâtés se mêlent de la partie.

Dans la voiture suivante, je vois soudainement Ramirez sortir de son compartiment. Il regarde passer les gosses d'un air surpris et j'entends la voix de sa copine, Alienor Forbanks, demander ce qu'il se passe.

« Exercice décidé par les Préfets. Rentrez dans votre compartiment, jetez des protections et arrimez les bagages… » répond Hermione de sa voix autoritaire de Préfète.

« Quoi ! Mais… » commence Forbanks, en surgissant près de la porte.

Mais Hermione l'interrompt aussi sec en s'avançant vers elle et des gosses s'arrêtent derrière elle. J'imagine tout à fait son regard plissé sur une expression dure et impérative, rien qu'en voyant le léger mouvement de recul de Forbanks

« Contente-toi de faire ce que je te dis ! Et toi, rentre aussi et ferme la porte Ramirez ! » assène Hermione d'un ton inflexible, tandis que Ramirez soutient mon regard.

Et elle poursuit son chemin, entraînant dans son sillage, les gamins que nous allons mettre à l'abri dans le wagon suivant car il n'y a plus de place pour eux dans celui-ci, tandis que Théo s'engouffre dans le compartiment d'en face, pour poser des Sortilèges de Protection

« Rien à foutre de vos conneries, je vais aux toilettes. » déclare Ramirez, en fermant cependant la porte de son compartiment derrière lui.

Forbanks la rouvre aussi sec et s'appuie au chambranle, bras croisés et un sourire moqueur aux lèvres.

« Si tu crois que vos petits Sortilège de Protection résisteraient à une attaque de Mangemorts, tu te fourres le doigt dans l'œil bien profondément, Nott ! Cet exercice ne sert strictement à rien ! » se moque-t-elle ouvertement d'une voix forte, pendant que Ramirez remonte vers moi, son regard toujours vrillé au mien.

« Vous avez compris ? » souffle-t-il, d'une voix à peine audible, en arrivant à ma hauteur, tandis que Théo se charge de rabattre vertement le caquet de sa petite amie..

Je me contente de hocher imperceptiblement la tête et, l'air soulagé, il continue sa remontée comme si de rien n'était, non sans lâcher, toujours dans un demi-souffle : « Quatre minutes au plus… »

Si j'avais encore un faible espoir que nous nous soyons fait du mouron pour rien, il vient de s'envoler définitivement…

Je m'arrête et je serre les dents. Il me reste deux wagons à remonter avant de rejoindre Cameron et Magnus. Je n'aurais pas le temps, car là, tout de suite, la priorité c'est de mettre les gosses à l'abri. Mon cœur se met à battre la chamade. La moiteur me vient aux mains et je me sens fébrile, nerveux…

Respire, Draco, respire et calme-toi, m'admoneste-je intérieurement, en faisant rentrer trois gamins dans un compartiment déjà bien plein. Ils s'allongent aussitôt sur le sol, à demi sur d'autres gamins, leurs bras protégeant leur tête, comme on leur a demandé de le faire.

Et en pouffant de rire…

« Va vite rejoindre ta position, Draco. On s'occupe des autres petits… » chuchote soudainement une voix dans mon dos.

C'est Claryce.

« Mets les tout de suite en sécurité, bourre les compartiments s'il le faut. On n'a plus le temps. Attaque dans deux ou trois minutes au plus… » souffle-je rapidement, avant de filer en avant.

Et juste avant de passer la porte du wagon suivant, je l'entends donner ses ordres d'une voix claire, ferme, assurée. Elle est d'un calme Olympien. Et ça déteint sur moi. Mon cœur retrouve un rythme normal, la chaleur reflue.

C'est bien, me dis-je, en notant distraitement que le train commence à ralentir dans la seconde montée. Je jette un coup d'œil machinal en passant devant la porte vitrée d'un compartiment. Une paroi de roche bouche la vue de ce côté. Mais ce n'est pas le plus intéressant…

Les Ânes Bâtés qui occupent ce wagon affichent leurs couleurs

Il faut prévenir les autres me dis-je, en hâtant le pas, tout en sortant mon miroir de ma poche. Mais une forte secousse me déséquilibre, je trébuche et mon miroir valse à terre où il se brise en mille morceaux.

Aussitôt, des cris effrayés s'élèvent, dans le wagon qui vacille un bref instant sur les rails avant de s'immobiliser. Les derniers gosses qu'on n'a pas eu le temps de faire entrer dans un compartiment se sont cognés contre les parois du couloir. Certains ont glissé à terre. Une gamine de Poufsouffle semble figée. Elle pleure, se tenant assise, toute raidie, contre la porte d'un compartiment.

« Hermione ! Brassards Blancs ! Et étoiles vertes sur les vitres du compartiment ! C'est le signe de reconnaissance des Ânes Bâtés ! Fais passer le message ! » m'écrie-je, tout en aidant la gosse à se relever.

Hermione répercute aussitôt, d'un ton urgent. J'ouvre la porte du compartiment devant lequel je me trouve, côté montagne. J'encourage la gosse de Poufsouffle à entrer dedans et j'en fais entrer deux autres à sa suite, prenant le temps de m'assurer avant qu'ils vont bien, qu'ils n'ont rien de cassé.

« C'est les Mangemorts qui viennent ? Qu'est-ce qui va se passer Draco, ils vont tous nous tuer ? Je suis à Gryffondor, mais j'ai peur quand même, parce que je ne connais pas encore assez de Sorts pour me défendre. » me retient une petite Gryffondor, que je reconnais après coup pour être la petite sœur de Colin Crivey.

Lilas, je crois. Elle ouvre vers moi ses grands yeux bleus, anxieux.

Les autres gosses me regardent avec le même air. Et je sens une bouffée de rage me monter à la gorge. Comment peut-on être assez lâche pour attaquer un train rempli de gosses innocents ?

« Non, Lilas. Ils ne vont pas vous tuer. Parce que tous les grands qui sont dans ce train vont se battre contre eux ! Et on va leur botter les fesses si fort, qu'ils ne pourront plus s'asseoir pendant un mois au moins ! » assure-je d'un ton ferme et convaincu.

Les petits gloussent et je leur souris, avant de m'empresser de leur dire que pour nous aider, ils doivent maintenant déchirer un tee-shirt ou n'importe quoi qui soit blanc, pour faire des brassards et rester bien allongés sur le sol, comme nous leur avons recommandé de le faire. Ils obéissent aussitôt, tandis que je jette des étoiles vertes sur les vitres.

Ça devrait les protéger de nos assaillants…

Du moins, jusqu'à ce qu'ils comprennent que nous les avons bernés…

Ce sera toujours ça de gagné, me dis-je, en allant prendre position auprès de mes potes que j'ai enfin rejoints…

Au même moment, un Maléfice s'écrase sur la vitre renforcée…

L'attaque du Poudlard Express vient de commencer…

Elle arrive directement de l'extérieur et pas du tout de la part de qui nous le pensions…

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qui sont ces pouilleux ?

OoOoOoO

Ron

Je me dépêche de flanquer les derniers bagages que nous avons récoltés dans les compartiments d'à côté, pour les bourrer tous dans les chiottes et devant les portes de sortie donnant sur l'extérieur, les arrimant avec soin. Au moins, ils ne risquent pas de tomber sur la tête de quelqu'un si nous avons à subir une bonne secousse.

Et puis, cela a également permis de libérer les filets à bagages, dans lesquels nous pourrons éventuellement prendre position pour nous défendre quand nos Sorts de Protection tomberont.

Il y a des chances qu'ils le fassent plus rapidement qu'habituellement, puisqu'ils ont été posés de l'intérieur… C'est toujours beaucoup plus costaud quand on le fait de dehors.

Rapide coup d'œil un peu partout. Les élèves les plus âgés se sont répartis dans les compartiments et protègent de leur mieux les gamins les plus jeunes. Tout à l'heure, nous les mettrons tous du côté opposé à l'attaque, sans doute le plus raide, mais comme nous ne savons pas avec exactitude à quel moment elle aura lieu, nous ne pouvons déterminer s'ils seront plus à l'abri à l'Est ou à l'Ouest… Et pour l'heure, nous préférons aussi qu'il y ait des grands avec eux pour les rassurer quand ça va secouer. Nous ferons déménager ceux qu'il faut éloigner, en temps voulu. Ils n'auront que la travée à traverser, à quatre pattes…

Tout est prêt. On peut commencer à attendre les enfoirés tranquillement.

Milli fait allonger Miho, Astoria, Alioth, Dennis et cinq autres gamins le plus possible sous les banquettes, mains sur la tête. Elle prend place à leurs côtés, avec Vincent et Greg, qui maintiennent en plus un bouclier sur eux tous…

« Blaise ! Il y a un piège sur les rails ! Et tout plein de vilaines personnes crasseuses cachées dans les buissons et les arbres, un peu plus haut au second col des Pennines ! » s'exclame Miho, son Plumki serré sur le cœur.

« Des personnes crasseuses ? Il veut dire des Mangemorts ? » s'enquiert Blaise, l'air aussi surpris que moi, en grimpant dans le filet

J'en fais autant, car cette fois c'est sûr nous allons avoir à nous battre…

« Non, des personnes crasseuses. Elles n'ont pas de masque ! » répond Miho, l'air certaine de son fait.

« Qu'est-ce que cela signifie ? Qui sont ces types ? Une idée ? » demande Blaise, en haussant un sourcil vers moi.

Mon cerveau s'emballe, fouillant dans tous ses recoins pour tâcher de se souvenir ce que cela lui rappelle…Et soudainement, je me souviens…

« Des Vengeurs ! Tatie Nally s'est frottée à eux, avec Remus, à Sawley, quand ils sont allés chercher Madame Seymour ! Mais je ne comprends pas. Il me semblait qu'elle a dit qu'ils ne sont pas pour Voldemort, qu'ils sont foncièrement indépendants et vivent habituellement en autarcie ! Et qu'ils ne rallieront probablement aucun des deux camps. » souffle-je, dans l'incompréhension totale…

Se seraient-ils finalement laissé séduire par Voldemort ? Qu'a-t-il bien pu leur promettre dans ce cas ?

Je n'ai cependant pas le temps de réfléchir à ça. La porte de notre compartiment s'ouvre et cet imbécile de MacLaggen entre, avec sur la figure son petit air arrogant qui me hérisse le poil

« Bon, c'est fini votre connerie d'alerte ? On peut se réinstaller convenablement ? » demande-t-il, d'un ton agacé.

« Retourne t'allon… » commence-je à répondre

Mais je ne peux finir. Je suis coupé par le crissement suraigu de freins brusquement bloqués, presque immédiatement suivi une cacophonie produite par de la ferraille brutalement froissée et une terrible secousse manque de peu me faire choir de mon filet. McLaggen, lui, n'a pas le temps de s'accrocher. Il valdingue méchamment et sa tête heurte le montant de la porte avec une force brutale. Son cuir chevelu éclate sous l'impact et il pisse aussitôt le sang, s'effondrant mollement sur le sol, tandis que les gosses hurlent un peu partout dans le wagon…

Pas que des gosses d'ailleurs. Des grands aussi, qui n'appartiennent pas aux Comités sans doute. Ils ne s'attendaient pas à une vraie attaque. Ils croyaient que c'était un exercice et ils découvrent violemment que ce n'en est pas un…

Faut qu'on calme vite fait tout ce petit monde où ce sera la panique complète me dis-je, en jetant un coup d'œil machinal vers la fenêtre…

Il y a du mouvement dehors, une horde de loqueteux est en train de fondre vers nous en courant…

Mais ce n'est pas ça le pire… Nous sommes dans un virage et d'où je suis, je vois nettement les wagons de devant. La locomotive et les cinq wagons qui la suivent sont disloqués et couchés contre le flanc de la montagne, la sixième voiture est soulevée à 45° au moins et la suivante est venue s'encastrer un peu en travers dedans….

Il y a beaucoup de dégâts. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus…

Ce qui m'inquiète, c'est qu'il y a peut-être du monde encore dans ces voitures et malgré toutes les Protections qui ont dû être posées, je suis certain qu'il y a pas mal de blessés… voire des morts…

Et Harry est là bas….

Mais s'il était blessé, je le saurais, non ? Oui, bien sûr que je le saurais…

A moins qu'il ne soit inconscient…

Et avec la secousse, j'étais trop occupé à garder mon équilibre, mon cœur s'est trop affolé pour que je ressente ses émotions…

Merde ! Je donnerais n'importe quoi pour être avec lui ! Pour pouvoir m'assurer qu'il va bien… Mais ce n'est pas le moment de penser à ça. Il m'a confié une mission, je dois la remplir…

« Vincent, Greg, allez donner la main dans un autre compartiment ! Milli, dégage les petits de celui-ci ! Tu reviendras t'occuper de cet imbécile de Mclaggen après ! » ordonne-je, la gorge sèche

« Brassards blancs et étoiles vertes sur les vitres ! C'est le signe des Ânes Bâtés ! Faites comme eux ! » entends-je soudainement Hermione crier.

Le son de sa voix est étouffé, car je suis au trois-quarts allongé sur mon Miroir Magique

Je répercute aussitôt l'ordre dans tout le wagon.

Ça va retarder un peu l'attaque me dis-je, même si ce n'est pas de beaucoup et que nos assaillants risquent d'être encore plus enragés quand ils comprendront l'arnaque…

Mais même trois minutes de gagné, ça vaut le coup. Car ça peut donner le temps nécessaire à Hedwige, Coq, Nyx ou Mercure pour trouver un Membre de l'Ordre qui sonnera l'alerte générale…

Et du renfort serait vraiment bienvenu.

Parce qu'ils sont sérieusement nombreux, ces abrutis de Vengeurs qui viennent de s'arrêter à quelques pas de nous…

Des hommes, des femmes, des vieux, des ados, il y a de tout.

Tous plus crasseux et hirsutes les uns que les autres…

Et mon pif chatouille furieusement…

Nous n'allons pas être à la fête…

OoOoOoO

Théo

Crissement de freins malmenés, bruit de tôle froissée, secousse, arrêt brutal.

Cette fois on y est, ça va être la bagarre, me dis-je, en me positionnant auprès de la vitre, par laquelle je vois des tas de types s'avancer vers nous. C'est qui ça ? me demande-je, en constatant avec étonnement que ce ne sont pas des Mangemorts…

Peu importe. Ils nous attaquent, c'est tout ce qui compte.

J'entends crier un peu partout dans le wagon, mais aussi un grand éclat de rire et la porte du compartiment d'en face qui s'ouvre…

« Je ne sais pas vous, mais moi, je vais m'amuser un peu ! » s'exclame une voix joyeuse

Les Ânes Bâtés ! On n'a pas pu les enfermer à cause de cette grosse truie de Forbanks !

Je me retourne aussi sec, juste à temps pour la voir ouvrir la porte de notre compartiment, baguette en main. Et mon Sort fuse illico. Un Stupéfix qui l'envoie voler dans son propre compartiment, entraînant avec elle, sa copine Cordelia Corbin qui la suivait toute souriante.

Ginny referme prestement leur porte et nous l'assurons ensemble d'un Collaporta Maxima et de Sortilèges pour renforcer les vitres. Ça tiendra le temps que ça tiendra…Faudra qu'on les garde à l'œil, ces chiennes méchantes…

En tout cas, une chose est sûre maintenant. Qui que soient nos ennemis, les Ânes Bâtés les attendaient…

« Brassards blancs ! Mettez tous des brassards blancs ! Et étoiles vertes sur les fenêtres ! » ordonne Claryce, d'un ton urgent

« Merde ! Je n'ai rien de blanc sur moi ! » s'exclame Ginny, en se tournant vers moi.

« Mon tee-shirt ! » réagit aussitôt Sophie Faucett, dont le regard s'est durci

Elle amorce aussitôt le geste pour enlever son pull et son tee-shirt, mais son jeune frère, qui est avec nous, tout comme ses deux autres sœurs, l'interrompt

« Attends, j'en ai un aussi » s'exclame-t-il, avec vivacité

Le gamin s'extirpe vivement de dessous la banquette où il était recroquevillé avec plusieurs autres gosses. Ils sont serrés comme des sardines et ça ne doit pas être confortable pour eux, mais ils ne bougent pas, même si certains pleurent…

Le tee-shirt est vite découpé en bandes que nous nouons autour de notre bras.

« Que tous les petits aillent du côté montagne ! Les grands, mettez-vous en position de défense ! On va leur montrer qu'on n'est pas des chiffes molles, ni du gibier sans défense qu'on tire sans effort à une chasse avec rabatteurs ! On répartit les forces en mélangeant les années ! En place tout le monde ! Au trot mais sans bousculade ! » ordonne Claryce, qui organise les choses comme à l'entraînement..

Et tout le monde obéit, même ceux qui ne font pas partie des Comités.

Sally, la grande sœur de Sophie, guide les petits, qui obéissent au doigt et à l'œil et partent à quatre pattes, pour aller dans l'un des compartiments de l'autre côté du couloir, tandis que les plus grands ramènent leurs fesses de notre côté.

Je me mets en mode Caméléon et je risque un œil par la vitre. Putain ! Ils sont combien les enfoirés ? Au moins cent cinquante, peut-être même deux cents, qui viennent de s'arrêter, en, ligne tout au long du train…

On n'est pas sortis de là… Pourvu que des renforts arrivent très vite !

«Y a l'signe partout ! Quoé qu'on faïe ! » tonne soudain une voix amplifiée par un Sonorus, un peu sur la droite

« On casse toute si y faut pôr entrer, mais on y va d'dans piocher les p'tits drôles qu'on est v'nu quérir ! Et filez une bonne trempe à ceusses qui fil'ront pas droit ! Oubliez pon, ç' t'un vrai nid de p'tites vipères là d'dans ! » aboie depuis ma gauche, une autre voix, rocailleuse et dure.

C'est drôle, mais j'ai l'impression que je l'ai déjà entendue quelque part…

Des Sorts fusent, provoquant de nouveaux cris de frayeurs.

« Renouvelez les Protections ! » ordonne Claryce d'une voix forte, depuis le compartiment d'à côté

Et nous renouvelons nos Sortilèges à chaque fois que nous sommes touchés…

Nos vitres résistent bien, mais pendant combien de temps vont-elles le faire ?

« Les p'tits fumiers ! Y s'défendent ! » tonne soudain une voix rageuse

« Fô faire comme si qu'c'était une boite ! Allez ! Décopez-moi ça ! » ordonne la voix rocailleuse de celui qui doit être le chef

Merde ! S'ils découpent le train, nous allons être à découvert !

« Claryce ! Il faut les empêcher de découper la tôle ! » s'exclame Nathanaël Johnson, un Septième de Gryffondor, qui fait partie du Comité…

« Exact ! Ouvrez les fenêtres d'un cran par le haut et part le bas et canardez ces abrutis ! » répond Claryce, d'une voix impérieuse et décidée.

Ça me fait bizarre de lui entendre ce ton et ce vocabulaire, elle qui est si posée, polie et douce habituellement.

Et tandis que j'ouvre la nôtre, laissant le froid pénétrer insidieusement dans le compartiment j'entends le système d'ouverture de plusieurs fenêtres cliqueter dans ceux d'à côté

« Allez Go ! On passe à l'attaque les gars ! Stupéfix ! » s'écrie Kano Nasu, le second de Claryce, qui touche immédiatement sa cible de plein fouet

Une petite trentaine de Stupéfix répond en écho à son appel…

Et bien sûr, ça riposte aussi sec de l'autre côté…

OoOoOoO

Neville

Putain de bordel à queues ! me dis-je, au moment où le train est brutalement secoué dans un bruit infernal.

Ça hurle de toute part et je me sens soulevé de terre avant de percuter brusquement la planète, tandis que quelque chose de gros passe à toute vitesse en me frôlant la tête…. J'ai l'impression qu'un trou noir m'avale durant un dixième de seconde puis je me sens glisser à toute vitesse sur le ventre. Dans un réflexe, je me raccroche à la porte ouverte d'un compartiment. Ma glissade est stoppée nette et mon épaule gauche hurle soudainement de douleur.

Merde ! Je me suis démis le bras !

Mais je serre les dents et je reste agrippé à la porte. Les lumières vacillent et s'éteignent dans la travée. Nous ne sommes plus éclairés que par les petites vitres des portes… Je reprends mon souffle, puis je lève mon bras droit, pour partir à la recherche d'une autre prise. Ça marche, j'en trouve une et je m'y accroche avant de lâcher l'autre côté. Mon épaule gauche hurle de nouveau de douleur, tandis que je ramène mon bras vers moi, cherchant une position antalgique…

Je prends le temps de souffler un peu et de faire le point, pendant que la douleur reflue.

Bon… De toute évidence, Harry n'a pas eu le temps de prévenir le chauffeur qu'il fallait arrêter le train… J'espère qu'il s'en est sorti ! Gabe, Phillipa et les trois idiots qu'ils allaient chercher aussi…

Maintenant que mon épaule est soulagée, je vais pouvoir lever la tête, pour regarder ce qu'il se passe autour de moi… Devant d'abord, en bas après.

Je m'exécute illico.

Il y a de gros dégâts à l'avant : la voiture s'est plissée en percutant celle de devant avant de se soulever. Il y a un trou, à la place de la porte, un corps étendu sur le dos, pend à moitié dehors et je vois le ciel… Et à entendre les grincements que je peux distinguer sous les gémissements qui viennent d'un peu partout, le wagon est en équilibre instable…

En bas, je ne vois pas grand chose. L'issue est bouchée et il y a une ombre plus prononcée là où doit se trouver le bas de la porte… Une malle sans doute… Ou un élève sonné… Je ne sais pas…

Une porte s'ouvre dans un glissement précautionneux.

« Neville ! Ça va ? » demande la voix douce de Luna.

Elle passe la tête d'un compartiment situé un peu plus haut. Celui dans lequel j'allais entrer aussi, avant le choc… Il y avait trop de monde déjà, dans la voiture 7 pour qu'on puisse évacuer tout le monde dedans. Il reste ici les 5 Ânes Bâtés que nous avons enfermés dans leur compartiment et une quinzaine de membres des Comités.

« Oui ! Une épaule démise seulement… Et toi ? » réponds-je, en me demandant comment je peux sortir de la position inconfortable dans laquelle je suis…

« Ça va bien ! Daphnée aussi ! Elle a juste un peu mal à la tête ! Mais je lui ai donné une Potion ! » s'exclame Luna, d'un ton chantant qui me rassure tout à fait sur son état.

« Et les autres, comment ça va ? » m'enquiers-je, en tâchant de tirer sur mon bras droit, pour pouvoir entrer dans le compartiment..

Mais ça ne marche pas fort, parce que la secousse que j'ai provoquée, se répercute jusque dans mon épaule gauche et que ça me fait un mal de chien.

« Ça va ! Pas trop de casse ! Un peu commotionné, c'est tout ! Je vais être tout bleu mais c'est rien ! » entends-je de toute part.

Ça bouge un peu dans les compartiments et le wagon gémit de plus belle, il vacille

« Arrêtez de bouger ! Vous allez déséquilibrer le wagon et ça risque de tomber ! » crie-je, aussitôt obéi

Merde ! Comment va-t-on se tirer de cette merde ? me demande-je, avec une grimace parce que le poids de mon corps commence à peser vraiment lourd au bout de mon bras…

« Ok ! Mais tu ne peux pas rester comme ça, vieux. » entends-je Justin Finch-Fletchley dire, quelque part au-dessous de moi.

Je suis bien d'accord avec lui.

« Il a raison, Neville ! Je vais te faire Léviter et te ramener jusqu'à moi ! Je pourrais alors soigner ton épaule. Prépare-toi à lâcher ta prise quand je te le dirais ! » s'exclame Gil, qui se trouve également au-dessous.

Je suis sur le point d'acquiescer, mais tandis que je regarde vers le haut, mon regard accroche le corps qui pend à demi dehors. On ne peut pas le laisser là… Et puis les Ânes Bâtés sont toujours enfermés dans leur compartiment et ça gémit et sanglote pas mal dedans…

Il y a même des appels au secours…

Soudainement, une voix amplifiée ordonne de tirer sur toutes les fenêtres des wagons…

Je me tends, prêt à résister aux secousses qui ne manqueront pas de se produire sous les impacts, cependant, rien ne se passe ici en fin de compte. Mais c'est vrai que notre voiture doit être en piteux état vue de l'extérieur et sa position ne doit pas encourager les salauds qui nous attaquent à venir dedans…

Tant mieux. On est en assez mauvaise posture comme ça…

« Prêt Neville ? » demande Gil, d'une voix calme.

« Non, attends ! Plutôt que de m'amener à toi, fais-moi remonter ! Luna réparera mon épaule et après, j'irais voir comment va le gars inconscient que je vois là-haut… » déclare-je, avant d'ajouter : « Après, on récapitulera la situation et on pourra décider de comment on va sortir de ce trou à rat !… »

« Ok ! A trois tu lâches ! Justin, à toi le compte à rebours ! » ordonne Gil.

Justin compte jusqu'à trois et je lâche. Je suis aussitôt soulevé avec douceur et je remonte lentement vers le haut. En passant, je jette un œil à droite et à gauche. Les copains et copines devant lesquels je passe me sourient et m'encouragent.

« Stop ! » m'écrie-je, à hauteur du compartiment des Ânes Bâtés, tandis que dehors, la bagarre éclate de toute évidence.

Ça frappe dur, c'est sûr..

Gil arrête la montée et me maintient en équilibre, tandis que je regarde plus attentivement dans le compartiment. Ce n'est pas très joli à voir. Ces idiots n'ont pas arrimé leurs bagages et ils se sont effondrés sur eux. De toute évidence, Antigone Bridgewater est morte, à demi décapitée par un gros morceau de verre. Elle s'est effondrée sur les genoux de sa copine Diamond Casey, la jeune sœur de Saphira, la garce qui savait que nous allions être attaqués. Diamond aussi devait le savoir. Et maintenant, elle sanglote tout ce qu'elle peut. Elle essaye de se dégager, mais elle n'y arrive pas. Une malle, un gros sac et le corps de sa copine l'en empêchent…

Les autres doivent être sous les banquettes, bloqués, par les bagages. Je ne les vois pas, mais j'entends des appels au secours faibles et assourdis…

« Ils ont besoin d'aide ! Je vais ouvrir la porte et leur dire qu'on va venir à leur secours dans un instant ! » m'écrie-je, pour que tous les copains et copines entendent

« Ok ! Vas-y, je te tiens bon ! » répond Gil, d'une voix assurée.

J'ouvre la porte. Aussitôt Casey regarde vers moi.

« Aidez-moi ! Au secours aidez-moi ! Retirez-là ! S'il vous plait retirez-là ! » sanglote-t-elle, en essayant une fois de plus de repousser de ses genoux, le corps mort de sa copine

« D'accord, d'accord ! Calme-toi et ne bouge surtout pas ! » réponds-je, précipitamment.

Elle me fait signe que oui et je jette un Sort à faible puissance. Je ne suis pas aussi bon de ma main droite, mais je me débrouille quand même et je ramène lentement le corps de Bridgewater à la verticale, avant de l'appuyer dans le coin opposé à sa copine.

« C'est le mieux que je peux faire pour l'instant » dis-je doucement à Casey, qui acquiesce lentement, puis j'ajoute, d'une voix un peu plus forte : « Il faut que j'aille me faire soigner l'épaule, avant de revenir pour vous dégager toi et les autres! Il va falloir que nous soyons prudents et que nous ne brusquions pas nos mouvements, parce que le wagon est instable et risque de dégringoler ! C'est compris ? Vous entendez là-dessous ? »

Des oui me parviennent dans des gémissements. On me demande de faire vite et j'assure que je fais du mieux que je peux, avant de dire à Gil qu'il peut me monter jusqu'à Luna.

Ma Luna me soigne très vite, avec son efficacité habituelle, puis elle me caresse la joue et m'embrasse doucement les lèvres.

« Va vite aider tous ces pauvres blessés, mon Neville… » souffle-t-elle, dans un sourire…

Je hoche la tête et elle prend le relais de Gil, pour me faire Léviter jusqu'en haut. Je reconnais le garçon allongé sur le dos. C'est Arnold Wilmott. Ce doit être l'un de ceux que Gabe devait ramener avec lui… S'il est là, où sont les autres ? Encore dans la voiture 5 ?

Wilmott a les yeux fermés et il ne respire plus… Je ne veux pas le laisser là cependant, alors je me penche pour ramener son corps vers moi. Et j'ai une brusque nausée, en m'apercevant que ses jambes sont arrachées sous ses genoux et qu'il n'est retenu là-haut, que par ses moignons… Il est mort, vidé de son sang sans doute car le reste de son corps semble intact…

Oh ! Putain ! C'est vraiment trop moche, murmure-je, avant de décider que le mieux finalement, c'est de laisser ce pauvre gars dans le premier compartiment vide.

Pas la peine que les autres voient ça…

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Phillipa

Oh bon sang ! J'ai l'impression d'avoir été rouée de coups !

J'entends des geignements, des pleurs aussi…

Et il fait sombre et froid…

Je saigne à la tête et ça cogne dur à l'intérieur.

« Phillipa, ça va ? T'es entière ? » souffle Gabe, un peu devant moi…

« Oui… Je crois… » réponds-je, en roulant sur le côté, pour prendre appui sur ma main droite et me relever…

Je grimace, mon bras gauche me fait sacrément souffrir et ça joue du tambour dans ma tête. Je m'assois, m'appuyant contre la paroi du couloir, j'éclaire un peu et je regarde mon poignet de plus près.

« Mal de tête carabiné. Poignet gauche cassé.. Fracture nette… » lâche-je, tout en faisant mentalement l'état des lieux de mon corps, avant de préciser : « Cheville aussi.. Et toi ? »

« Moi, ça va, j'ai eu de la chance, je n'ai rien… Quelques bleus, c'est tout… Donne ton bras, que je le répare… » répond mon ami, qui s'est agenouillé auprès de moi, en pointant aussitôt sa baguette sur mon poignet.

Il jette les Sorts de Soins appropriés, sur mon poignet, ma cheville et sur ma tête, vérifie que tout est bien en place et me donne une Potion contre le mal de crâne, avant de me nettoyer le visage et les yeux du sang qui a dégouliné depuis mon cuir chevelu.

Et maintenant que je vois mieux, je peux constater les terribles dégâts qu'il y a autour de nous…

« Oh non ! Le train s'est couché ! Où sont les autres ? » demande-je, avant d'aviser le corps étendu de Criosa O'Flaherty un peu plus loin devant nous…

« Elle est sonnée, mais elle devrait bientôt revenir à elle. Les autres, je ne sais pas où ils sont… Je pense qu'ils ont dû réussir à passer dans la voiture suivante avant le choc… En tout cas j'espère qu'ils ont réussi et qu'ils s'en sont tirés sans trop de casse… En revanche, je ne sais pas où est Harry. Tombé dans l'un des compartiments sans doute. Il était derrière nous… » souffle-t-il, la gorge nouée, en éclairant davantage…

Oh Merlin ! Le fond du wagon est tout plissé et il n'y a plus de porte au bout ! Mais il est tout de même bouché. On dirait que la voiture six s'est soulevée, qu'elle est à moitié debout contre notre wagon… Machinalement, je lève la tête. Oui… C'est pour ça, qu'il fait si sombre. D'un côté, les fenêtres sont collées au sol et de l'autre, la voiture 6 nous jette de l'ombre…

Oh merde, non ! On avait des tas de copains et de copines dedans tout à l'heure ! Neville, Luna, Gil entre autres… Il va falloir que nous allions voir ça, mais avant, il faut retrouver Harry…

« Harry est peut-être avec les Ânes Bâtés qui étaient ici ? Je crois l'avoir entendu leur crier de partir, avant le choc » suppose-je, en tendant l'oreille vers ma gauche.

C'est de là, que viennent les pleurs et les gémissements.

« Sais pas. Je me suis d'abord occupé de sortir du compartiment dans lequel j'ai valsé, puis d' O'Flaherty et enfin de toi… Et autant que tu le saches tout de suite, il y a du monde dehors. Ordre a été donné d'entrer dans le train par un type qui parle bizarrement… » répond Gabe dans un soupir

« Je suis resté sonnée alors… Combien de temps ? » m'enquiers-je, en fronçant les sourcils

J'aurais pu mourir sans même le réaliser…

« Sais pas. Trois ou quatre minutes je dirais… Allons voir comment vont Harry et les Ânes Bâtés… » répond mon ami, en se mettant à quatre pattes, avant de m'inviter à le précéder.

Gabe et moi avançons avec précaution, évitant dans la mesure du possible, de marcher sur les vitres à moitié cassées, écartant ou rampant par-dessus des bagages qui ont été éjectés dans la travée. Soudain, nous entendons une voix résonner dehors. Amplifiée par un Sonorus, de toute évidence…

« Merde ! Ces fumiers attaquent ! Et on ne peut rien faire pour aider les nôtres ! » s'exclame Gabe, tandis qu'un frisson me remonte l'échine…

« On trouvera sans doute le moyen de sortir…» souffle-je, en refermant la porte d'un compartiment, pour que nous puissions passer de l'autre côté

Elle a dû s'ouvrir sous le choc, me dis-je distraitement.…

« Phillipa ! Gabe ! Ne me laissez pas, s'il vous plait ! » entends-je soudainement gémir derrière moi…

Criosa O'Flaherty. Elle s'est réveillée et elle doit penser que nous l'abandonnons

« Reste où tu es, nous allons revenir ! Nous allons voir comment vont les autres et ce que l'on peut faire pour eux ! » répond Gabe, tandis que je me penche vers le compartiment où j'ai vu des Ânes Bâtés tout à l'heure…

Oh Merlin de Merlin ! C'est horrible !

Un élève est mort, nuque brisée, ça ne fait pas de doute. Il a les yeux fixes et un filet de sang qui coule par l'une de ses narines. Une fille est clouée contre son siège, le corps traversé par une barre de métal. Je ne sais pas si elle vit encore, ses yeux sont fermés et d'ici, je ne vois pas si elle respire toujours ou non. Et enfin, il y a deux autres filles recroquevillées l'une contre l'autre. L'une des deux saigne abondamment de la tête… Mais je ne vois pas Harry, ni deux autres garçons qui étaient là aussi. Dont un petit..

Cependant, la moitié du compartiment s'est ouvert comme une boîte de sardine, se déchirant sans doute sur des rochers et ils ont dû rouler plus loin…

Où peuvent-ils être me demande-je, en laissant mes yeux errer le plus loin possible…

« Je vais descendre aider ces deux greluches… » déclare Gabe, en s'apprêtant déjà à exécuter son projet…

« Attends, j'y vais. Va chercher O'Flaherty, nous tenterons une sortie par le trou du toit, si c'est possible… » décide-je, en le retenant par le bras.

Gabe acquiesce et il retourne aussitôt d'où nous venons, tandis que je saute dans le compartiment. Je vais aussitôt près de la fille traversée par la barre en fer. Je tâte sa gorge, à la recherche de la carotide. Mais c'est trop tard pour elle, elle est morte…

Mon regard s'égare de nouveau dehors… Je ne vois pas Harry, ni le gamin, ni l'autre garçon…

A ma gauche, la locomotive retournée et à demi éventrée, crache encore de la vapeur et des flammes s'élèvent autour d'elle. Elle repose sur des wagons complètement disloqués qui se chevauchent les uns les autres dans un enchevêtrement de ferraille tordue. C'est une chance que nous en ayons fait évacuer tout le monde…

Et que notre voiture ne soit pas au milieu de tout ce fatras…

A ma droite, la voiture six est vraiment en mauvaise posture et je me demande comment les amis que j'ai dedans et les autres élèves s'en sortent. Plus loin, d'autres wagons sont un peu de travers mais, s'ils sont intacts, ils ne sont pas en bonne position pour autant. Car des centaines de Sorts fusent.

Ici, dans les environs immédiats, c'est plutôt tranquille. Ceux qui nous attaquent doivent se dire qu'il n'y a plus rien de vivant dans le coin…

Ils ont presque raison…

Je me retourne et je m'approche des deux filles. Ce sont deux Sixième année : Carla Armani et Jodie Costner. La fille qui est morte, était leur copine Rebecca Monfort et le gars mort aussi, c'était Lester McAllister, le petit ami de Carla…

Je crois que le gamin qui a disparu, c'est le frère de Costner, mais l'autre gars, je ne sais pas qui c'est. Je ne l'ai pas bien vu en passant tout à l'heure…

« Rien de cassé ? » demande-je, en tâchant d'adoucir mon ton le plus possible, malgré la colère qui commence sérieusement à gronder en moi.

« Ma jambe… » geint Costner, en crispant sa main sur sa cuisse droite.

« Laisse-moi voir si je peux soigner ça… » dis-je toujours aussi doucement..

Je m'agenouille auprès d'elle. Costner me jette un coup d'œil reconnaissant et recule sa main. Je commence à soulever sa robe.

« Tu ne vas pas la laisser faire tout de même ! C'est Sawyers, une ennemie ! » s'exclame aussitôt Carla Armani

« La ferme Armani ! Ce n'est pas le moment ! Surtout pas quand on voit où vos conneries vous ont menées ! » tonne la voix de Gabe au-dessus de ma tête.

Armani lève la sienne et ouvre la bouche pour répliquer, mais le regard de Gabe doit l'en dissuader, car elle la referme aussi sec.

Gabe aide Criosa O'Flaherty, à descendre, tandis que j'examine la jambe de Costner. La fracture est déplacée et je ne peux que poser une attelle pour l'immobiliser. J'hésite à lui donner une Potion Anti-Douleur, puis je décide de la laisser avec son mal. Il y a sûrement d'autres blessés quelque part, qui en auront davantage besoin qu'elle…

« Je te soigne ? » demande-je, en me tournant vers Armani, le doigt pointé vers sa tête.

« Non ! Ce n'est qu'une petite coupure de rien et je ne veux pas que tu me touches avec tes sales pattes de Traîtresse ! » répond-elle, en pointant le menton avec défi

Je hausse les épaules et ne réponds pas à la provocation. C'est inutile… Je me tourne de nouveau vers Costner.

« Harry est bien entré ici, n'est-ce pas ? Où est-il ? Et ton petit frère ? Et l'autre garçon qui était là aussi ? » m'enquiers-je, en la regardant droit dans les yeux.

« Oui, Potter est entré ici. Il a attrapé mon petit frère, Jeremy, pour l'emmener mais il y a eu le déraillement au même moment. Je ne sais pas où ils sont. Ils ont été éjectés quelque part par-là, un peu plus haut, en même temps que mon cousin, Kirke Randolph… » répond-elle, des larmes mouillant ses yeux, en m'indiquant l'extérieur.

« On va tâcher de les retrouver.. » souffle-je, mon cerveau tournant à plein régime pour élaborer notre plan d'action…

Il fait très froid. On ne peut pas laisser ces filles ici, elles seraient vite gelées. Et puis il y a les deux morts tout à côté. Ce n'est pas un spectacle réjouissant, même s'il est possible que cela leur mette un peu de plomb dans la cervelle. Elles vont peut-être prendre conscience que cette guerre n'est pas un jeu, qu'elle peut leur coûter la vie. Oui, ça peut les faire réfléchir par deux fois à l'avenir, avant de se lancer tête baissée dans un plan comme celui-ci….

Quoique j'en doute, concernant Armani. Elle n'a pas l'air d'être bouleversée outre mesure par la mort de son petit copain, même si elle évite de regarder dans sa direction. Et ses réactions agressives quand j'ai proposé mon aide, n'étaient pas du tout encourageantes…

Costner, c'est différent. Elle a l'air sincèrement touchée… Et de s'inquiéter pour son petit frère et son cousin aussi. Ce n'est pas seulement parce qu'elle a mal, qu'elle pleure. J'en suis certaine.

« On doit se bouger d'ici, Phillipa ou nous allons tous attraper la mort. Il faut aussi chercher Harry et du secours… » déclare Gabe, en posant une main sur mon épaule.

J'acquiesce d'un hochement de tête. Même avec des Sorts de Réchauffement, nous risquons gros à rester dans le coin. Gabe m'entraîne un peu à l'écart, puis il jette un coup d'œil derrière lui, comme pour s'assurer que les autres ne peuvent rien voir de ce que nous faisons, ni entendre ce que nous disons et il me montre un Miroir brisés en deux…

« C'est celui de Harry. Je l'ai trouvé dans le compartiment des Ânes Bâtés, coincé sous un sac de classe, quand j'ai dégagé le terrain avant de faire descendre Criosa…Harry ne peut pas nous dire où il se trouve et après avoir été éjecté, il est sûrement blessé… » souffle-t-il, en regardant partout autour de nous.

Oh zut… Pourvu que nos assaillants ne le trouvent pas ! Il faut aller chercher du secours ! Il faut que j'aille en chercher au QG ! J'espère qu'on peut Transplaner !

« Gabe, je vais tâcher de Transplaner, pour voir si on peut aller chercher du secours. Si c'est possible, je vais au QG et je reviens aussitôt que j'ai averti quelqu'un… » dis-je dans un murmure.

Mon ami acquiesce et se recule un peu pour me laisser champ bien libre. Malheureusement, mon essai est infructueux…

« Les salauds… Ils ont posé un champ Anti-Transplanage sur toute la zone.. » siffle Gabe entre ses dents…

« Il fallait s'y attendre… » soupire-je, avec un regard rapide en arrière, vers les filles que nous avons laissées dans le compartiment…

« Bon, il ne faut rien dire aux autres pour l'instant. Qui sait comment réagirait Ron, Hermione et Draco. Et puis il ne faudrait pas que notre message soit intercepté par quelqu'un qui n'est pas de notre côté… Ecoute, occupe-toi des filles, Phillipa. Vois si tu peux les mener en toute sécurité du côté montagne. Par ici, c'est trop dangereux et tu ne pourrais pas tenir un Sortilège de Désillusion sur tout le monde… Bâillonne Armani. Elle est capable d'appeler les autres salauds à sa rescousse… Si ce n'est pas possible de passer de l'autre côté, enlève leur baguette aux deux Ânesses et laisse-les sous la garde d'O Flaherty, avant d'aller voir s'il y a encore quelqu'un dans la voiture 6 et si oui, ce que tu peux faire pour aider. Moi, je vais essayer de trouver Harry…. Et si je ne le trouve pas, je chercherai un moyen d'aller contacter des secours. » chuchote rapidement Gabe tout en laissant déjà son regard évaluer le terrain qu'il va parcourir

Il y a des tas de débris, plus ou moins gros, sur toute la zone. Des Bagages, des rochers aussi, des buissons, des arbustes. Harry peut être n'importe où quelque part là-dedans…

« Ok… Sois prudent Gabe… » déclare-je, en lui donnant une accolade avant qu'il ne se Désillusionne

Et je retourne vers les filles, notant qu'Armani me regarde d'un œil calculateur…

Il faudra que je l'aie à l'œil, celle-là…

OoOoOoO

Blaise

« C'est la voix d'Edmond Parkinson ! Putain ! Le fumier ! Je vais le tuer ! » s'exclame Ron, d'un ton rageur, dès que nous entendons la voix amplifiée donner l'ordre de canarder toutes les vitres.

Il saute à terre, quittant son filet, pour venir se poster de mon côté et regarder par la fenêtre. Pas de doute, il cherche à repérer Parkinson…

« Tu es sûr ? » m'enquiers-je, en renouvelant le Sort de Protection de la vitre

« Ouais… Il se cache quelque part dans cette meute d'abrutis ! Il s'est fait passer pour l'un des leurs, pour les entraîner là-dedans sous je ne sais quel prétexte ! » gronde Ron, le regard mauvais…

Si Parkinson est bien ici, il n'a pas intérêt à lui tomber entre les pattes…

« Tiens… T'entends ? C'est bien lui ! Et maintenant je sais ce qu'il veut ! Il veut venger sa sœur ! C'est après Ginny, Draco et Théo qu'il en a le salaud ! Putain, empêche ces sales connards de découper le wagon pendant que je préviens ma sœur et mes beaufs ! Et dis aux autres d'en faire autant ! » explose de nouveau Ron, en se saisissant de son Miroir Magique, pour prévenir les Chef de groupes.

Et je me dis qu'il a peut-être bien raison tout compte fait, tout en ouvrant d'un cran ma fenêtre et en répercutant ses ordres.

J'ajuste mon tir, vers un jeune Vengeur qui m'a l'air plus enragé que les autres. Je le touche et il valdingue en arrière, sous le cri de fureur d'une bonne femme qui riposte illico vers moi. Mais elle est rapidement touchée, elle aussi, par un Stupéfix qui vient du compartiment d'à côté.

Ça tombe comme des mouches dans le camp adverse. Mais les Vengeurs sont peut-être des analphabètes et des imbéciles de première, ils n'en sont pas pour autant complètement abrutis et ils se replient vite derrière des buissons, des gros rochers et quelques arbres isolés, avant de Dé-Stupéfixer les leurs. Ça va être moins facile de les toucher maintenant…

Il y a soudainement un gros boum sur ma gauche. Ron, qui a repris position de son propre côté, jette un coup d'œil dans cette direction

« Il y a un enfoiré qui a réussi à faire une petite brèche dans le wagon 10 ! Les potes vont l'avoir dur si les autres corniauds parviennent à l'agrandir et à passer par-là pour entrer. » dit-il, réfléchissant à toute berzingue, avant de crier à Greg et Milli d'aller leur filer un coup de main et de faire passer les petits dans notre wagon.

J'entends aussitôt Greg et Milli passer en courant dans mon dos, puis la porte de communication avec l'autre voiture s'ouvrir. Peu après, Milli presse des gosses de se dépêcher, leur indiquant où se mettre à l'abri.

« Milli ! Dis à Eddy d'abandonner ce wagon là s'il faut ! Les grands se répartiront dans les voitures 9 et 11 ! Ce sera plus facile de défendre les portes qu'un wagon à moitié ouvert sur l'extérieur ! » s'écrie Ron, tout en canardant un arbuste derrière lequel un Vengeur particulièrement hargneux a pris place.

Milli répercute ses ordres d'une voix très forte, tandis qu'une série de petites explosions retentissent un peu partout…

Ça va mal pour certains de nos potes…

« Et qu'est-ce qu'on fait des Ânes Bâtés ! » s'exclame Milli, juste avant de pousser un cri de surprise

Je me retourne aussi sec pour aller voir ce qu'il se passe, mais je suis obligé de baisser vite fait la tête car la vitre de notre compartiment vole en éclat…

J'entends à nouveau crier et mon sang se glace dans mes veines…

C'est Miho qui vient de hurler…

Je bondis aussitôt sur mes pieds, criant à Ron que j'y vais et je surgis à demi courbé dans la travée. Milli est allongée par terre, inconsciente. Un Sort venant de mon dos frôle ma joue et s'en va frapper Astérope Thorpe, au moment où elle ajustait un tir en direction du compartiment ouvert dans lequel je sais Miho.

Putain ! Cette salope a réussi à sortir de son compartiment et elle a profité de la confusion pour arriver ici, en se mêlant aux gamins !

Je bondis en avant, tout en tournant la tête pour voir qui l'a frappée. C'est Franck Cooper… Il a l'air pâle et défait. Complètement surpris aussi d'avoir réussi son coup…

« Bien joué, Franck ! » m'écrie-je, avant de m'arrêter net devant le compartiment de Miho

Mon sang se glace une nouvelle fois. Et je me rue vers ma poussinette qui est à demi assise contre la paroi sous la fenêtre. Ses yeux sont fermés et sa tête repose contre la banquette. Le sang dégouline sur son visage et sur sa robe où il forme une tâche qui s'élargit très vite…

« Miho… » souffle-je, en jetant un Sort de Diagnostic…

Commotion cérébrale… Grave… Il lui faut des soins tout de suite…

Je stoppe l'hémorragie et la prends délicatement dans mes bras. J'essaye de Transplaner, mais il n'y a rien à faire, je n'y arrive pas. Les putains d'ordures ! Ils ont jeté un Sort Anti-Transplanage sur la zone ! Puis je me souviens qu'un Portoloin ne quitte jamais le cou de Ron…

Les Portoloins… Nous avions là une solution pour aller chercher du secours et nous n'y avons pas pensé. Faut-il être con ! Bon, c'est vrai, tout le temps que le train roulait, on ne pouvait pas s'en servir. C'était beaucoup trop dangereux… Mais maintenant, on peut…

Je vais pouvoir emmener ma poussinette au QG et alerter l'Ordre…

Alors je fonce vers Ron et je lui demande son Portoloin. Il le dégage de son cou, tout en pestant et en canardant nos ennemis. Je m'en saisis vite fait…

« Aloïsius Confindus, c'est le mot de passe » souffle rapidement Ron

Je serre mon poing autour de la Pierre de Lune, prononçant le mot de passe à mi-voix. Mais ça ne marche pas…

Et ce n'est pas étonnant, puisque le Poudlard Express est d'origine bardé de Sorts Anti-Transplanage et Anti-Portoloin me rappelle-je, justement pour éviter les accidents stupides. Finalement, ce ne sont pas les Vengeurs, qui nous ont piégés ici…

C'est le Ministère…

C'est vraiment trop con… me dis-je, en serrant ma poussinette sur mon cœur, une larme dévalant ma joue…

« Laisse-la-moi, Blaise. Je vais m'occuper d'elle. Tu es bien plus fort que moi, en attaque. On a besoin de toi pour défendre le train… » souffle Milli, qui est revenue à elle et nous a rejoint.

Elle a raison. Et je sais qu'elle prendra bien soin de ma petite sœur de cœur. Alors je la lui confie et, la rage au bide, je vais m'assurer que Thorpe ne pourra plus faire mal aux petits en lui jetant un Sort de Sommeil. Puis je casse sa baguette, je la ligote serrée et je la jette dans un coin où Vincent pourra l'avoir à l'œil, avant d'aller prêter main forte à mes potes, tout en me promettant intérieurement que cette salope payera cher ce qu'elle a fait à Miho…

Et je plonge dans la bagarre avec toute mon énergie. Plus vite on mettra ces putains de charognes à terre et plus vite je pourrais emmener Miho se faire soigner…

OoOoOoO

Ginny

Cette fois ça y est. Je ne suis plus seulement un Ange Gardien, mais une combattante. Il y a beaucoup d'ennemis devant notre wagon. Ils n'arrêtent pas de nous bombarder de Maléfices tous plus vicieux les uns que les autres. Je sais que plusieurs élèves ont été touchés déjà. Et dans le compartiment en face du nôtre, ça remue beaucoup aussi. Les Ânes Bâtés tentent tout ce qu'ils peuvent pour ouvrir leur porte…

Mon cœur bat très vite dans ma poitrine. Je suis une cible. Ces salauds sont venus pour Draco, Théo et moi… Ils veulent nous ramener à Parkinson, pour qu'il puisse venger sa sœur…

Il veut nous tuer, c'est sûr. Comme il a tué Percy.

Ma main tremble, j'ai un peu de mal à ajuster mes tirs. Tonton Sev ne serait pas content s'il voyait ça. Il faut que je me reprenne, que je fasse comme à l'entraînement. Respire un bon coup Ginny, fait honneur à Tonton Sev et assomme cette sale garce qui se trouve en face de toi ! m'admoneste-je, à mi-voix…

« Tu vas y arriver ma bichette.. » m'encourage aussitôt Théo, avant de jeter un Sortilège qui fait mouche

Heureusement, Colin et lui sont plus efficaces que moi, où nous serions mal, me dis-je, avant de lâcher mon propre Stupéfix…

Ah ! Génial ! Cette fois j'y suis arrivée ! Et je reprends confiance en moi…

Mais un autre Vengeur riposte par un Incendio qui s'infiltre par notre petite ouverture. Théo, Colin et moi avons tout juste le temps de baisser la tête, pour ne pas griller. La vitre, déjà bien fragilisée par tous les impacts qu'elle a arrêtés, vole en éclat et je me prends des bouts de verre dans les bras.

Ça picote dur… Et ça me fiche en rogne !

« Il va voir ce qu'il va voir ce sale type ! » m'exclame-je, en me redressant dès que je peux.

J'envoie quelques Chauves-Furies qui atteignent leurs cibles, tandis que derrière moi, les Ânes Bâtés s'acharnent toujours à essayer d'ouvrir leur porte. Et soudain, j'entends une exclamation joyeuse. Merde ! Ils ont réussi à sortir ! me dis-je. Mais je n'ai pas le temps de me tourner vers eux.

« Attention Ginny ! » s'écrie Théo, en se jetant devant moi.

Je me retrouve coincée entre lui et la banquette, tandis qu'il se prend un Doloris de la part de Forbanks et qu'il se met à hurler de douleur…

Colin, qui vient de grimper dans le filet à bagages, lui balance un Stupéfix et la salope de Forbanks se retrouve pour la seconde fois à repartir d'où elle vient, dans un sacré vol plané. Et comme nous l'avons déjà fait tout à l'heure, Colin referme la porte avec un Collaporta Maxima. Cependant, la vitre de la porte étant brisée, il ajoute aussi une série compliquée de Boucliers…

On aura intérêt à les renouveler souvent et Colin appelle quelqu'un à la rescousse pour nous aider… C'est Sophie, qui vient s'y coller…

« Théo… » souffle-je, en écartant doucement mon petit ami.

« Ça va… occupe-toi des autres enfoirés. Le Doloris n'a pas duré, je vais pouvoir reprendre la bagarre dans une minute… » répond-il entre ses dents serrées…

Je l'embrasse doucement sur ses lèvres et je l'allonge sur le sol. Puis je sors vite fait ma pochette de premiers soins pour y prendre une Potion Anti-Douleur que je lui fais boire et je reprends ma place.

Au-dessus de moi, Colin pilonne méthodiquement nos ennemis. Ça barde dans tous les compartiments et nous n'avons vraiment pas le temps de souffler…

Soudainement, une grosse explosion secoue notre wagon et j'entends quelqu'un hurler de douleur

« Putain ! Ils ont fait une brèche ! Elinor est blessée ! » s'écrie Nathanaël Johnson, tandis que des exclamations de joie retentissent dehors.

« Occupe-toi d'elle Nath ! Les autres, il faut évacuer le wagon ! On commence par dégager les petits, en remontant vers la voiture 14 au Nord de la brèche et en descendant vers la 16 au Sud ! Ensuite les blessés ! » s'écrie Claryce, qui a le commandement dans notre wagon, avant d'ajouter, après une brève hésitation : « Et laissez les Ânes Bâtés où ils sont ! Il n'y a que des grands ! Qu'ils se débrouillent avec leurs bons amis ! »

Les rôles ont été distribués juste avant l'attaque et chacun sait ce qu'il a à faire. Je reste en position à la fenêtre de mon compartiment et j'attaque, encore et encore, attendant que ce soit mon tour de dégager dans une autre voiture…

Et ça me semble long, avant que Sally vienne annoncer que nous pouvons partir.

Colin bondit du filet à bagages, tout en jetant un dernier Sortilège par la fenêtre, tandis que je me carapate tête baissée, à la suite de Théo en direction de la voiture 14

Je prends vite la nouvelle position que m'assigne Claryce, prête à défendre toute entrée par la porte, tandis que des cris de triomphe résonnent dans la voiture que nous venons de quitter. Ces salauds de Vengeurs sont déjà entrés et ils s'attachent à ouvrir la porte

Quand les secours vont-ils arriver ? me demande-je, en levant ma baguette, prête à envoyer valser sur les roses, le premier qui essaye de la franchir…

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