Disclaimer: cf chapitre 1

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Gros bisous à Mistycal, ma super Beta !

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Réponses sur mon forum aux commentaires de: Douceurfamille - Lul -

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Les Vengeurs 3/3

Acte 4 : A La Rescousse !

Ron

Foutre de Merlin ! On n'est pas à la fête, loin s'en faut !

Les salauds de Vengeurs ont la hargne et ils jettent des Maléfices de plus en plus tordus. Et pour couronner le tout, dans la voiture d'à côté, à demi ouverte sur le champ de bataille, les Ânes Bâtés ont réussi à sortir de leur compartiment et ils s'en prennent aux copains, gênant leur évacuation…

« Ritchie Coote ! Franck Cooper ! Venez me remplacer aux côtés de Blaise, que j'aille foutre une trempe à ces petits cons ! » gronde-je, attendant que Ritchie et Franck déboulent pour prendre ma place, avant de sortir et de foncer vers la voiture précédente.

Je balance Stupéfix sur Stupéfix, tout en avançant droit devant moi, en direction du compartiment dont j'ai vu la trombine d'Astérion Thorpe dépasser un très bref instant, tandis qu'il jetait un rapide coup d'œil dans la travée.

Et quand j'arrive enfin dans le compartiment, je lui balance un coup de pied en pleine poire, tout en jetant un Stupéfix à son compère Piers Taylor et en fichant une manchette sur la carotide de Di Marco dans la foulée. De ce fait, les deux filles qui étaient avec eux laissent tomber leur baguette et lèvent les mains…

On va enfin pouvoir dégager complètement le terrain, me dis-je en m'apprêtant à lancer un sort de fermeture sur la porte que je viens de fermer, quand j'entends soudainement un « Kyyyyyyaaaaaaaaaaa ! » aigu et déterminé retentir dans mon dos…

Je me retourne vivement et j'ai la surprise de me recevoir dans les bras, un Vengeur à demi assommé par un coup en pleine tête de la part de Dennis Crivey, qui s'est mis en mode karatéka et lui a sauté dessus pied en avant…

Putain, il a peur de rien le môme, pour être sorti comme ça de son compartiment et m'avoir suivi avant de s'en prendre à un type qui doit peser trois fois plus lourd que lui…

« Il allait te tirer dans le dos, ce sale putain de lâche ! » s'exclame le gosse, poings sur les hanches et fier de son coup, tandis que j'assomme le Vengeur pour de bon et que je le renvoie dehors…

« Bravo, la crevette ! Et merci ! Mais maintenant, tu vas me faire le plaisir de rejoindre sagement Millicent ! Allez tout le monde ! On dégage ! » déclare-je d'une voix forte, tout en bouclant bien les Ânes Bâtés dans leur compartiment.

J'aurais dû foutre le Vengeur crasseux, pouilleux et puant avec eux, tiens. Ça leur aurait fait de la compagnie, me dis-je, en courant dans la travée.

Je rejoins vite la voiture 11 et je ferme la porte avec le fameux Sort de Fermeture ultra compliqué de Kingsley, avant de la renforcer avec quelques Boucliers…

Je renvoie ensuite Ritchie vers un autre compartiment, lui confiant le soin de mettre quelqu'un aux aguets de la porte au cas où et, comme nous avons quelques renforts de plus venant de la voiture d'à côté, je garde Cooper avec Blaise, Eddy et moi.

Et je reprends mon canardage intensif, mettant à terre presque systématiquement ma cible, qui se relève elle-même systématiquement presque aussi vite, sous l'impulsion d'un Enervate de l'un des siens…

Mais ce n'est pas grave. Ça les fatigue et tant que ça les retient dehors et loin de nous, ça me va…

« Allez, nom de Zeus ! Z'allez pon vous laisser filer eune schlaque (1) par ces morpions ! Allez sus bondiou d'boudiou ! » s'écrie soudainement la voix rauque et rocailleuse amplifiée de Parkinson, pour aiguillonner nos ennemis…

Putain ! Il est là, pas loin !

« C'est lui ! Là ! Le grand type avec sa robe grise ! » m'écrie-je, en visant aussitôt ma cible

« T'es sûr ? Je ne le reconnais pas… » s'exclame Blaise, d'un ton dubitatif

« C'est la barbe et les cheveux qui font ça mais, oh oui, je suis sûr ! Je sens son odeur rance d'ici ! Et si je ne me retenais pas, j'irais lui foutre une raclée à coups de poing dans la gueule… » gronde-je, en pilonnant encore et encore l'arbre derrière lequel Parkinson s'est réfugié.

Peu à peu le bois vole en éclats et Parkinson fonce finalement se mettre à l'abri derrière un rocher. Je le rate de peu et j'enrage…

A mes côtés, Cooper a plus de chance et il réussit un joli Sort de Saucisson sur un ado qui doit avoir à peu près mon âge et s'éclate le nez au sol…

« Joli coup Franck ! » le félicite-je, en jetant un rapide coup d'œil vers lui.

Il est pâle et son front perle de sueur.

« Ça va, tu tiens le coup ? » m'enquiers-je, en parvenant à arracher un morceau du rocher derrière lequel se tient Parkinson.

Peu importe ce que je lui balance comme Sort, tant que je réussis à l'empêcher de tirer vers nous, même si j'espère l'avoir et pouvoir en faire de la chair à pâtée, bien entendu…

Enfin de la chair à pâtée, peut-être pas, mais tout au moins lui démolir un peu le portrait, avant de le livrer aux Aurors…

« Ça peut aller. Mais je ne suis pas aussi résistant que vous… » souffle Cooper, qui envoie maintenant un Jambe-en-coton sur une bonne femme…

Fatigué Cooper… Il ne jette plus que des Sorts Mineurs que même des Premières Années peuvent réussir…

« Tu devrais t'inscrire au Club de Duel. Ça te permettrait de devenir plus endurant… » dis-je, tout en extirpant ma pochette de Soins de ma poche d'une main et en balançant un Sort de l'autre..

« Tu crois ? » demande-t-il, un peu essoufflé

« Sûr. Mais en attendant, bois ça, ça te donnera un coup de fouet … » réponds-je, en lui donnant une fiole de Potion

« Merci » dit-il, en prenant le flacon dont il boit aussitôt le contenu

Ça le remet sur les rails, si je puis dire et sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, je le promets… Il retrouve sa fougue et de nouveau des Sorts honorablement de son niveau…

« Allez haut les cœurs les gars ! On va les avoir ces fumiers ! » nous encourage soudainement Eddy qui vient de réussir un joli tir et d'envoyer sa cible cabrioler trente mètres en arrière…

Je voudrais pouvoir être aussi optimiste que lui…

Mais je ne peux pas. Parce que mon pif chatouille sec et que ça, ce n'est jamais bon…

Et comme pour confirmer ma pensée, voilà que Parkinson se dégage de son rocher, pour aller se mettre loin de ma portée de tir, mais du côté où se trouvent Ginny et Théo. Et que dans la foulée, je rate une autre cible. Une bonne femme, j'en suis sûre, qui porte une robe grise comme celle de Parkinson et qui me semble nettement moins crasseuse que les autres…

Elle remonte rapidement vers le Nord et je la perds de vue. Elle ne me manquera pas. Des cibles, ce n'est pas ce qui manque par ici…

Mais putain, quand les secours vont-ils enfin arriver ?

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Neville

Je dépose délicatement le corps sans vie de Wilmott sur une banquette puis, d'un geste de ma baguette, je soulève une cape tombée à terre et je le recouvre. Je demande ensuite à Luna de me poser, tandis que je m'accroche sur les rebords du wagon.

Luna s'exécute et je me traîne, pour sortir la tête dehors. En dessous, je vois la voiture 5, couchée sur le flanc et luisante de sang frais. Je grimace. La voiture est pas mal déglinguée et je ne vois rien bouger à l'intérieur. J'ai beau tendre l'oreille, je n'entends rien non plus. Au-delà, ce n'est pas mieux. Les quatre premières voitures ne ressemblent plus à rien et la loco est complètement hors service, c'est sûr…

J'ai une boule dans la gorge soudain. Le Poudlard Express, représente tellement aux yeux des élèves ! C'est une véritable institution. Le prendre, c'est un rite de passage d'une vie à une autre vie. Faire le premier voyage, c'est doucement quitter l'enfance pour entrer dans l'adolescence et faire le dernier, c'est quitter l'adolescence pour entrer dans la vie d'adulte…

Les salauds qui l'ont détruit ont fait plus que démolir un train. Ils ont brisé un symbole fort du Monde Sorcier. En ont-ils seulement conscience ?

Je n'ose pas appeler, pour vérifier si Harry, Phillipa et Gabe sont dans le coin, même si je brûle de le faire. Il n'est pas dans notre intérêt d'attirer l'attention d'un des salauds qui nous attaquent…

En tout cas, une chose est sûre. C'est trop risqué de sortir par-là. Nous nous retrouverions à découvert et il y a beaucoup de débris coupants et dangereux…

« Nev ? Ça va ? Tu crois qu'on peut sortir par-là ? » crie Miranda, le ton anxieux.

« Non ! Il vaudrait mieux sortir d'en bas, côté montagne, longer le train et demander à Hugh de nous ouvrir une fenêtre pour entrer dans son wagon ! » réponds-je, en me tournant vers elle, avant d'ajouter : « Justin et toi, vous allez descendre, l'un après l'autre. Gil va vous faire Léviter. Après, vous ferez sortir les autres, un par un, tout doux. Il faut procéder d'un côté puis de l'autre en alternance, du haut vers le bas, pour tâcher de conserver l'équilibre de la voiture. Désillusion, dès la sortie et on ne s'attarde pas ! Quand tous les nôtres seront sortis, Gil, tu me feras Léviter jusqu'au compartiment des Ânes Bâtés. Je les sortirais de là un par un. Justin et Miranda se chargeront d'eux ! Ok ? »

« Ok ! J'y vais d'abord ! Gil, tu me fais descendre ! » répond Miranda, d'une voix claire et ferme.

Gil se met en place et il fait descendre Miranda tout en douceur. Elle éclaire le fond et soudainement pousse un cri.

« Quoi ? » crions-nous tous à sa suite.

« Il y a une fille morte, ici en bas ! Nuque cassée ! Je crois que c'est une Gryffondor… » répond Miranda, la voix un peu tremblante.

Ce doit être elle, qui a volé au-dessus de moi tout à l'heure, au moment du déraillement. Et je crois savoir qui c'est…

« Ce doit être Erin Engleford, la petite amie d'Arnold Wilmott. C'est lui qui était ici et ils ne vont jamais l'un sans l'autre depuis deux ans déjà… » déclare-je, la gorge nouée…

Si c'est elle, alors maintenant ils seront vraiment allés partout ensemble, même dans l'au-delà, me dis-je, avant de secouer la tête. Ce n'est pas le moment de penser à ce genre de chose…

Miranda remue en bas. Elle doit faire comme moi et mettre le corps de la jeune fille qu'elle a trouvé morte, dans un compartiment vide. Il se passe une ou deux minutes avant qu'on ne l'entende de nouveau

« On va pouvoir sortir d'ici, mais il faudra être prudent et ne pas se couper sur les morceaux de tôle et le verre qu'il y a partout ! Justin, tu pourras peut-être dégager un peu le terrain, pendant que je réceptionne les autres ! » dit-elle, d'une voix un peu plus assurée…

« Ok ! Pas de problème ! Fais-moi juste descendre ! » répond notre ami, en se laissant doucement glisser hors de son compartiment.

Tout se passe bien. Même si le wagon gémit et vacille de temps en temps, il tient bon. Et quelques minutes plus tard, tous les copains et copines sont descendus. Il ne reste plus que moi et les Ânes Bâtés. Gil me fait Léviter doucement jusqu'à leur compartiment. Je retire les bagages un à un et je les laisse glisser jusqu'en bas où Justin et Miranda les réceptionnent et les répartissent d'un côté et de l'autre du couloir, pour préserver l'équilibre du train qu'ils évaluent à ses petites oscillations…

Enfin, je peux dégager Diamond Casey, qui a la chance de n'avoir que quelques contusions et coupures superficielles. Elle est tendue cependant, figée et morte de trouille…

« Laisse-toi aller, Diamond, Aie confiance. Nous allons y aller tout doux et tout se passera bien. Allez, c'est quand tu veux. Fais-moi un signe de tête quand tu es prête. » dis-je d'une voix douce.

Elle me regarde un peu bouche bée, surprise que j'utilise son prénom et cette douceur avec elle. Elle semble réfléchir une seconde ou deux, puis se détend et hoche la tête. Je la mobilise avec lenteur et lui tends la main quand elle arrive à ma hauteur. Elle s'y accroche avec force.

« Merci » souffle-t-elle en osant à peine me regarder.

Et je me dis que tout n'est peut-être pas perdu avec cette fille, avant de la laisser aux soins de Justin et de m'occuper des autres. L'un d'eux, Brutus Brandburgy en personne, a un bras cassé et Kurt Wagner a le genou démis. Je leur pose à chacun une attelle avant de les sortir. Ils se gardent bien de me remercier. Au contraire, ils n'ont pas l'air content de me devoir quelque chose. Le troisième garçon qui était avec eux, semble complètement choqué. Il ne dit rien et se laisse faire avec indifférence…

Et bientôt, Miranda, Gil, Justin, les Ânes Bâtés et moi nous faufilons tous vers le wagon suivant, en faisant bien attention de ne pas tomber ni faire de bruit. C'est Albert Griffith qui vient nous ouvrir une fenêtre et nous aide à monter dans la voiture. Et c'est en rejoignant Hugh en sa compagnie, que je prends la mesure des combats…

Putain ! Ils ont la rage au ventre ces Vengeurs ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce ne sont pas des tendres !

Plusieurs élèves sont blessés et Padma Patil organise les Soins, rassure les gosses dont certains pleurent silencieusement, dans les bras d'un copain ou d'une copine. Je comprends parfaitement qu'ils aient la trouille, qu'ils soient choqués, traumatisés par cette situation…

Et je sens la moutarde qui me monte au nez, devant la lâcheté de ces salopards qui nous attaquent sans état d'âme.

Alors j'entre dans la bagarre moi aussi. Je mitraille d'un côté et d'autre, à coups de Sortilèges d'Expulsion et de Stupéfix. L'un dans l'autre, les copains et moi nous débrouillons pas mal et nous commençons même à prendre le dessus sur nos assaillants, parvenant à les refouler une ligne plus haut…

A mes côtés, Luna chantonne tout en jetant ses Sortilèges. Elle ajuste rapidement ses tirs, faisant mouche à chaque fois et je suis fier d'elle. Son attention semble soudainement prise par quelque chose et elle cesse de tirer, pour regarder vers la gauche, l'air chiffonnée

Je m'apprête à me pencher un peu, pour voir ce qui la tracasse ainsi quand un Maléfice fuse vers nous et j'ai tout juste le temps de tirer Luna vers moi en lui baissant la tête et en me jetant de côté. Le Maléfice traverse notre compartiment et s'écrase contre la paroi de la travée en laissant un trou dedans

Je ne sais ce que c'était comme Sort, mais je suis heureux qu'il n'ait pas rencontré la tête de ma petite amie et je la serre contre moi.

« Merci Neville ! Mais va vite aider Gabe ! » déclare Luna, d'un ton très inquiet, en se dégageant vivement de mes bras…

Je n'ai pas le temps de lui demander où se trouve notre ami. Un cri triomphant retentit. Je me tourne dans sa direction et sans réfléchir, je me Désillusionne avant de sauter par la fenêtre brisée, mes amis protégeant ma course, sous un feu nourri de Sortilèges...

Mais c'est trop tard…

Et mon coeur rate un battement tandis que je me laisse tomber auprès de mon ami...

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Hermione

Ça va mal… Très, très mal…

Il y a des Vengeurs en pagaille dehors et dans le wagon d'à côté. La porte qui nous sépare d'eux va bientôt céder et nous aurons beaucoup de mal à les contenir, c'est sûr…

« Draco ! Mais qu'est-ce que tu fiches ! » m'écrie-je, en voyant mon ami se diriger vers la sortie de notre compartiment…

« Je vais ouvrir une fenêtre de l'autre côté, me glisser dehors et contourner les wagons, pour entrer par la porte arrière de la dernière voiture et prendre ces salauds à revers ! Cameron et Magnus vont venir avec moi. » répond-il, l'air très décidé.

« Non ! Tu restes ici ! Tu es trop vulnérable Draco ! Et c'est toi qu'ils cherchent ! Dès qu'ils te verront, ils vont tous se liguer contre toi ! C'est de la folie ! » m'exclame-je, en le retenant par le bras…

« J'ai la Cape d'Invisibilité de Harry ! Ils ne verront pas d'où ça vient ! » se défend Draco, tout en jetant un Sortilège par-dessus mon épaule, pour repousser un Vengeur qui s'est approché d'un peu trop près du wagon…

« C'est hors de question ! Les secours vont bientôt arriver ! » assure-je, déterminée à le retenir coûte que coûte…

« Ah oui ? Quand ? Il y a plus de 40 minutes que les Hiboux sont partis ! Et plus de 20 minutes que l'on se bat ! Et les autres ont le dessus ! Ils sont en position de force Hermione ! Nous sommes piégés, sans issue possible ! » s'écrie Draco, l'air très convaincant

D'autant plus qu'il a raison, je dois bien le reconnaître. Même si nous nous battons comme des beaux diables, nous ne sommes pas du tout avantagés, face à de très nombreux ennemis qui ont libres mouvements, quand nous sommes coincés dans le train…

Ils ont déjà pris le dessus sur les deux wagons de queue qui ont dû être évacués et abandonnés aux mains des Vengeurs… Notre voiture est bondée. Il y a plusieurs blessés dont nous n'avons même pas vraiment le temps de nous occuper. Et c'est la même chose dans d'autres wagons aussi, selon ce que j'entends depuis mon Miroir Magique que j'ai laissé connecté comme convenu avec les autres chefs de groupes…

Mais je ne peux pas laisser sortir Draco. Ce serait vraiment de la folie pour nous, de nous risquer dehors, quand nos ennemis attendent que nous le fassions, pour nous tirer comme des lapins au sortir du terrier… Même sous Cape d'Invisibilité ou Sort de Désillusion, c'est de la folie. Nous nous ferions vite repérer et dépasser par le nombre. Par ailleurs, il suffit également que seulement quelques-uns d'entre nous sortent, pour que les Vengeurs soient en surnombre face à la voiture et réussissent à l'envahir aussi…

Nous perdrions sur les deux tableaux… C'est quasiment certain.

« Non, tu ne peux pas… » souffle-je, déterminée, avant d'être interrompue par un boum au-dessus de nos têtes, suivi de deux autres dans la foulée…

« Putain ! Ils sont sur le toit ! Ils vont faire un trou dans le plafond ! » s'exclame Seamus Finnigan, tout juste une demi-seconde avant une explosion qui fait hurler de frayeur les petits

Il avait raison. Il y a maintenant un grand trou dans le toit du couloir. L'ombre d'un Vengeur approche, mais Seamus balance un Expulsion qui envoie valser la saleté ailleurs, avant qu'il ait eu le temps de sauter à l'intérieur. Cependant, des sorts fusent maintenant depuis le trou…

« Bordel ! On va se faire avoir ! On est pris de tous les côtés ! » s'exclame Dean, en jetant un Sortilège du côté de la porte qui vient de céder à son tour, tandis que Seamus et Gary Nichols s'occupent de riposter vers le toit…

« Laisse-moi aller Hermione… » gronde Draco, en amorçant un pas vers le compartiment d'en face

« Non ! Attends, j'ai une idée ! Ne visez plus ni le trou, ni la porte ! » m'écrie-je, juste avant de balancer deux Sorts successifs, vers les deux points les plus vulnérables de notre défense.

Aussitôt après, deux hurlements de douleur et de rage mêlée retentissent

« Qu'est-ce que tu as fait, Hermione ? » me demande Draco, d'une voix blanche…

« C'est un Maléfice. Tous les Sorts qu'ils vont jeter par le trou ou par la porte, se retourneront contre eux » réponds-je, d'une voix ferme, presque dure…

« Merde ! Mais c'est de la Magie Noire ! » souffle Draco, en me regardant d'un air horrifié…

« Ce n'est pas le pire des Maléfices Draco ! Et puis on est en guerre et en très mauvaise posture ! C'est eux ou nous ! » riposte-je, déterminée…

Ce n'est pas que je sois fière de ce que viens de faire, mais nous avons des enfants à protéger et Draco, Ginny et Théo risquent leur vie s'ils sont pris… Je n'ai pas l'intention d'employer systématiquement des Maléfices de Magie Noire, cependant je le ferais en cas de nécessité absolue, comme maintenant…

Draco déglutit difficilement, mais il hoche la tête pour signifier qu'il comprend ma position.

« Maintenant, reprends ta place Draco. Et si jamais ces salauds réussissent à entrer dans le wagon, j'exige que tu te caches sous la Cape d'Invisibilité et que tu te glisses sous une banquette… Cameron, Magnus, s'il ne fait pas ce que j'ai dit, assommez-le et cachez-le ! » ordonne-je, d'un ton impératif.

« A vos ordres, gente damoiselle ! Allons Messire Draco, je gage que notre Chefretaine Hermione aura par tans une idée lucide pour nous sortir de cet attrapoire ! Paumoyons de notre baguette sans attermoyement, jusqu'alors ! (2) » s'exclame Magnus, tout en attaquant sans relâche nos ennemis…

Il compte sur moi pour avoir une idée pour nous sortir de ce piège ? Il en a de bonnes ! Il pourrait au moins essayer d'en trouver une, lui aussi, au lieu de se reposer entièrement sur moi !

« Hermione ! Les Vengeurs ont renoncé au toit et à la porte ! » s'exclame Seamus, d'un ton joyeux

Enfin une bonne nouvelle !

Du moins, une mini bonne nouvelle. L'entièrement et énormément bonne nouvelle, ce sera quand on annoncera que nos renforts arrivent… Si seulement on pouvait Transplaner pour aller en chercher !

Oh ! J'ai une idée !

J'attrape mon miroir et demande à Megan, qui est dans le wagon précédant le nôtre, si elle peut nous envoyer deux personnes en renfort. Elle accepte aussitôt et je me tourne vers Seamus.

« Seamus ! Nous allons sortir par le toit ! Et tu vas m'aider à grimper hors de la zone Anti-Transplanage ! » décide-je, en regardant la paroi presque en à-pic, que j'aperçois à travers la vitre du compartiment d'en face…

Je n'aime pas plus l'escalade que de voler. Mais ce n'est pas le moment de faire ma chochotte. Comme l'a dit Ron, quand on a vaincu sa peur de voler pour gagner un match de Quidditch, on peut tout faire…

« Hermione ! Tu ne vas pas faire ça ! Tu risques de te prendre un Sort perdu ! » s'exclame Draco, en se tournant vers moi, l'air inquiet.

« C'est beaucoup moins fou que ce que tu t'apprêtais à faire ! Nous allons nous Désillusionner. Seamus grimpera le premier et dès qu'il est là-haut, il m'assurera… » explique-je rapidement.

« Et avec quoi ? Tu as de la corde invisible dans ton sac à main ou enroulée autour de ta taille peut-être ? » demande Draco, un rien moqueur, sans cesser de jeter ses Sortilèges

Il y a un cri à côté. L'une des nôtres vient d'être touchée. Ce n'est pas trop grave, j'espère !

« Je peux y aller seul et sans corde. Grimper le long de cette façade ne sera pas bien compliqué pour moi. » affirme Seamus, qui vient d'aller jeter un œil par la fenêtre du compartiment d'en face…

« Je n'en doute pas, Seamus. Mais tu ne pourras pas Transplaner ailleurs qu'aux portes de Poudlard pour trouver du secours. Et tu n'es pas suffisamment entraîné pour le faire en une seule fois. Il te faudra au moins deux Transplanages, avec une pause de deux minutes au moins entre les deux. En plus, arrivé là-bas, tu vas devoir remonter à pied jusqu'au Château. Et tout ça va prendre pas mal de temps. Plus que si je grimpe après toi. Et moi, une fois là-haut, j'irais directement au QG de l'Ordre… A moins que… » déclare-je, une autre idée me venant brusquement en tête, juste au moment où la porte du compartiment des Ânes Bâtés saute hors de ses gonds et que Jones en surgisse baguette en avant, directement pointée vers moi…

Il ne manquait plus que ça ! me dis-je, en l'envoyant valser au bout de la travée…

Je ne dois mon salut qu'à mes réflexes qui me jettent à terre, quand mon Maléfice la renvoie à toute vitesse vers moi…

Saloperie de Magie Noire ! Comme dit Tonton Sev, ça finit toujours par se retourner tôt ou tard contre celui qui l'utilise …

Et avec moi, cela a été sacrément tôt…

Même pas 5 minutes que j'ai jeté ce fichu Maléfice !

C'est vraiment pas de bol et profondément injuste, si l'on considère que Voldemort l'utilise à tout va depuis des décennies et qu'il n'en pas encore payé le prix !

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Draco

Je me précipite auprès d'Hermione, jetant un œil du côté de Jones. Elle s'est effondrée sur la porte de communication entre la voiture précédente et la nôtre. Je pense qu'il lui faudra un peu de temps avant de revenir à elle.

De l'autre côté de la travée, Lavande Brown a attrapé ce petit con de Ramsey par les cheveux et elle lui file une bonne baffe tandis que sa copine Pavarti le défait de sa baguette. Puis Brown fait pivoter Ramsey et le renvoie d'un coup de pied au cul, au fond de son compartiment.

Derrière elle, Verona Forbes se charge d'Elladora Parkes et Imako Tanaka, les mettant à terre de deux coups de manchette bien appliqués, avant de les renvoyer également d'où elles viennent. Puis elle attend qu'Oliver Moon ait ramené Jones, pour boucler de nouveau tout ce petit monde…

« Bon alors, qu'allais-tu dire avant cette petite interruption, Hermione ? » s'enquiert Seamus Finnigan, en se tournant vers mon amie…

« Euh… Ah oui, j'allais dire à moins que tu ne prennes ça… »répond-elle, en retirant le pendentif qu'elle a autour du cou…

Seamus tend la main, les sourcils froncés, mais avant qu'il ait eu le temps de toucher la Pierre de Lune, Hermione tire vivement le pendentif vers elle…

« Qu'est-ce que c'est ? » demande Finnigan, en haussant un sourcil.

« Un Portoloin. Touche la pierre et pense Aloïsius Confindus et il t'emmènera droit dans le QG de l'Ordre. Peu importe que tu n'aies pas l'adresse. C'est un moyen d'urgence. Aussitôt dans le grenier, fonce au premier, prend le couloir de droite et entre dans la première chambre à gauche.» explique Hermione, sur un débit rapide

« Aloïsius Confindus, grenier, escalier, premier, droite, gauche… Compris… » répond Finnigan, l'air sérieux comme un garde de Sa Majesté, avant de répéter plusieurs fois Aloïsius Confindus…

« Très bien… » commente Hermione, en passant le pendentif autour du cou de Seamus, avant de le glisser sous son pull et d'ajouter : « Fais vite, mais sois prudent Seamus… »

Finnigan hoche la tête, puis il s'assure que ses chaussures sont bien ajustées, assouplit rapidement trois ou quatre fois ses doigts et se déclare près pour effectuer une petite promenade de santé.

Il se Désillusionne et Hermione retire le Maléfice qu'elle a posé, il y a un instant. Nous entendons aussitôt Finnigan escalader en deux temps trois mouvements la paroi pourtant lisse de la travée et deux secondes plus tard, il nous souffle qu'il est dehors…

Et nous entendons aussitôt son pas s'éloigner…

Je croise les doigts pour qu'il arrive sans encombre là-haut. Mais je suis confiant. Seamus Finnigan est le meilleur grimpeur de toute la bande… Et puis c'est un Malfoy par sa mère, un bon Malfoy et son sang va parler, j'en suis certain… Il va donner le meilleur de lui-même, comme Nyle Lane l'a fait, quand il a escaladé le mur du Château des Malloy, là-bas, à Inis Bó Finne…

Et je retourne au combat, avec un nouvel espoir au cœur qui me donne la pêche…

La bagarre est âpre. Les Vengeurs sont enragés de nous voir résister avec autant de ténacité et de succès. Parkinson, qui ne s'attendait certainement pas à autant de résistance de notre part, galvanise ses troupes.

Quelques-uns de ses hommes et femmes, tentent alors de donner l'assaut, mais nous les fauchons en pleine course, impitoyablement.

Je me demande comment s'en sortent mes frères et tous mes amis. Je ne me laisse cependant pas distraire par mes pensées. Je jette Sort après Sort, essayant de m'économiser au maximum en ajustant mes tirs avec précision. La fatigue me gagne cependant. Mais dans ma tête, je calcule le parcours de Seamus et je me dis qu'il doit être arrivé là-haut maintenant et que dans un instant, l'alerte sera donnée…

J'entends une explosion, un peu plus haut et mon cœur rate un battement…

Pourvu qu'aucun élève n'ait été blessé ou tué !

En même temps, je me dis que cela doit être inévitable, quand nous avons autant d'ennemis à combattre… Des ennemis qui se relèvent toujours et reviennent à la charge avec chaque fois plus de hargne.

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Poudlard vingt-cinq minutes plus tôt

Severus

Albus nous a convoqués dans le bureau de Nally, pour une petite réunion d'avant rentrée et nous échangeons nos avis concernant quelques élèves en difficultés scolaires, quand je ressens soudainement une très faible et très brève vibration au niveau de mon annulaire droit…

Je fronce les sourcils, tout comme Remus et Nally

« Que se passe-t-il ? » demande Albus, en nous voyant tous les trois effectuer le même geste, de porter notre main gauche à notre annulaire droit.

« Neville est blessé. Une blessure mineure certes, mais si la bague s'est déclenchée, c'est qu'il a perdu conscience même si cela a été extrêmement bref et qu'il ne s'en est peut-être même pas rendu compte lui-même… » répond Nally, l'air préoccupée

« Il a peut-être simplement fait une chute et se sera cogné la tête ? » propose Aurora Sinistra, en haussant un sourcil

« Possible… Mais, je préfère que l'on s'assure qu'il ne s'agit pas d'autre chose… » répond mon épouse, en se dirigeant vers la Cheminée

Elle prend contact avec le QG et sa conversation, quoique courte, me semble bien longue.

« Lee dit que tout est calme au Manoir. Voldemort est plongé dans les mémoires de son ancêtre. Il n'a pas encore trouvé le mécanisme qui déclenche l'ouverture de la cachette où se trouve la fiole de souvenir. Lucius est avec lui. Il lit également… Personne n'a quitté le domaine, hormis Willy Larbrouss, comme tous les jours. » nous apprend-elle en sortant de la Cheminée…

« S'il se passait quelque chose d'important, ne serait-ce qu'une petite échauffourée entre élèves, le chauffeur aurait déclenché l'alerte. » fait remarquer Filius, avant de nous servir à tous une tasse de thé.

« Oui, il s'agit sans doute d'un simple accident ou d'une mauvaise blague. A chaque voyage il se trouve un idiot qui se croit malin en faisant un croche-pied à l'un de ses camarades… Allons, reprenons où nous en étions ! » commente Rolanda Bibine, en acceptant volontiers la petite assiette de biscuits que lui propose Pomona

J'échange un regard avec Nally. Il est clair que tout comme moi, elle espère que ce ne soit que cela. Mais dans ce cas, il faut alors compter que la chute a été assez violente, pour provoquer une inconscience, même très passagère… Un mauvais coup des Ânes Bâtés ?

La réunion reprend. Mais j'avoue que mon esprit est ailleurs. Nous avons rejeté la possibilité d'une attaque sur le train, car Voldemort n'a pas suffisamment d'effectifs pour une opération de cette envergure, mais il n'empêche que je suis préoccupé.

Puis je m'admoneste, si quelque chose de grave se produisait, Harry, Draco, Ron, Hermione et Neville peuvent parfaitement nous envoyer un message d'urgence grâce à cette Bague de Communication… Il n'y a donc aucun lieu de s'inquiéter !

Mais je croise cette fois le regard un peu flou de Remus. Il n'est pas non plus bien présent dans la réunion…

Et merde ! Si cette bague n'avait pas vibrée, me serais-je rappelé que je l'ai au doigt ? Maintenant que nous avons des micros, des écouteurs et des bipers pour communiquer à l'extérieur de Poudlard et lors des attaques, j'avoue que je ne la porte plus que par habitude…

Ceci dit, Filius a raison. En cas de problème, le chauffeur aurait déclenché l'alerte. Et comme ce n'est pas Reynold Oken qui conduit le train aujourd'hui, nous pouvons être rassurés sur ce point.

Mais si ce salaud avait saboté le système d'alarme il y a quelques jours déjà ?

Non, il est vérifié chaque matin…

Il a pu cependant le saboter avant le départ… Après tout, il connaît suffisamment la gare, pour se glisser en catimini jusqu'au train, grimper dans la locomotive et faire son sale travail avant de repartir tranquillement…

« Severus ! Soyez avec nous, enfin ! Cela fait quinze minutes au moins que vous n'intervenez pas ! Nous parlons de Lynn Flint ! Cette petite n'arrive visiblement pas à surmonter les deuils qui ont frappé sa famille lors des Batailles d'Halloween. » s'exclame soudainement Sinistra Vector, visiblement impatiente.

« Excusez-moi, mais effectivement, je suis un peu ailleurs… » avoue-je, en me saisissant de ma tasse de thé

Je grimace, à peine mes lèvres trempent-elles dedans. Il est tiède..

« Ce n'est tout de même pas cette histoire de Bague qui vous préoccupe encore ? » demande Sinistra, l'air quelque peu agacée.

La patience n'a jamais été son fort…

« Eh bien si. Et je ne suis pas le seul que cela ennuie encore… » réponds-je, avec un coup d'œil rapide vers Remus et Nally

Mon épouse ne réagit pas. Elle est tendue. Je suis sûre qu'elle essaye de saisir les émotions de Harry, en remontant le long de la ligne de chemin de fer…

Albus me regarde, par-dessus ses lunettes en demi-lune, légèrement penché en avant. Puis il pince brièvement les lèvres, tout en s'adossant à son fauteuil.

« Voulez-vous que nous… » commence-t-il, avant d'être interrompu par un ronflement de flammes vertes dans la Cheminée…

Et la tête affolée de Lee en dépasse bientôt

« Dedalus vient d'arriver ! Hedwige lui a apporté un message chez sa fille où il passait la journée ! Le trio pense que le train va être attaqué ! Ils ont remarqué des choses bizarres et le pif de Ron chatouille ! » s'exclame-t-il, sur un débit très rapide

Je bondis aussitôt sur mes pieds, tout comme Nally et Remus, tandis que certains de mes collègues poussent une exclamation étouffée.

« Quand Dedalus a-t-il reçu ce message ? Où vit sa fille ? » demande précipitamment Nally

Elle n'a pas dû réussir à se connecter à Harry et semble vivement inquiète…

Lee se retire de la Cheminée et Dedalus vient le remplacer.

« J'ai reçu le message il y a trois, quatre minutes au plus ! Ma fille habite près de York ! » révèle-t-il, avant de tendre l'oreille derrière lui et d'ajouter : « Il n'y a pourtant toujours rien de suspect au Manoir ! »

Il se recule et Lee revient pour préciser qu'il n'y a pas non plus de mouvements suspects ailleurs parmi les Mangemorts, selon nos différents observateurs.

« Allons ! Je ne vois pas pourquoi tant d'affolement simplement parce que le nez de Monsieur Weasley chatouille ! » fait remarquer Sinistra, en haussant les épaules

« Le nez de Monsieur Weasley ne chatouille jamais au hasard ! Il annonce toujours des ennuis très sérieux ! » assène-je, un peu sèchement, avant de me tourner vers Abus : « Il faut tâcher de déterminer où se trouve le train actuellement et se rendre sur place ! »

« Je suis d'accord avec vous Severus. Minerva, je vous prie de vous rendre à l'infirmerie pour prévenir Pompom et ses aides, que nous aurons sans doute à ramener des blessés. Qu'elle prévienne Ste Mangouste et leur demande de tenir des équipes de secours prêtes à intervenir à notre demande. Filius, allez voir Hagrid, qu'il se tienne prêt avec les calèches, aux portes de Poudlard pour accueillir les blessés légers et les élèves indemnes. Lee, mettez les Membres de l'Ordre en alerte, joignez également Kingsley au Ministère, nous aurons besoin des Aurors et des Tireurs de baguette. Que les professeurs se tiennent également prêts au portail, pour acheminer les blessés jusqu'à l'infirmerie, hormis Severus, Nally et Remus qui vont venir avec moi au Q.G.. Il nous faut déterminer où l'attaque a lieu avant de rejoindre les combats… » décide Albus, en se levant de son fauteuil, pour se diriger vers la Cheminée…

« Parce que vous croyez que.. » commence Sinistra, d'une voix blanche maintenant

« Oui très chère… Je crois que le Poudlard Express est attaqué en ce moment même et que nos élèves sont en train de se battre, depuis plus de vingt minutes déjà, selon l'horaire auquel s'est déclenché le signal d'alerte de la Bague de Monsieur Longdubat…Peut-être même depuis plus longtemps… » dit-il, avant de jeter de la poudre de Cheminette dans le feu…

Aussitôt tout le monde se précipite pour rejoindre son poste, tandis que Nally, Remus et moi nous engouffrons rapidement l'un après l'autre dans la Cheminée, derrière Albus

Nous nous précipitons dans la Base d'Espionnage pour examiner le plan qui est affiché là-bas, tâchant de déterminer d'où a pu être envoyé le message et dans quelle région se trouve actuellement le train, quand nous entendons une cavalcade dans l'escalier. Soudainement la porte du QG s'ouvre et Seamus Finnigan, échevelé, les vêtements sales et déchirés, s'arrête net sur le seuil, au moment même où Nally semble enfin capter quelque chose du côté du Poudlard Express

« Faut v'nir à la rescousse ! Vite ! Dans les Pennines ! Le deuxième col ! » s'écrie-t-il, avant de reprendre son souffle et d'ajouter : « Par où je dois aller pour y retourner ? »

Et sans même attendre de réponse de notre part, il fait demi-tour pour mettre son projet à exécution, mais Maugrey, qui vient d'arriver derrière lui, le stoppe net dans son mouvement

« Pas si vite, p'tit gars. On a besoin d'en savoir un peu plus… Qui attaque ? Combien sont-ils ? Quelle est la situation exacte ? » demande-t-il, en poussant Seamus dans la Base

« Ils sont au moins deux cents ! Ce sont des Vengeurs ! Ron dit qu'ils sont commandés par Parkinson qui les a bernés pour les utiliser dans sa vengeance contre Draco, Théo et Ginny ! Ils ont fait dérailler le train ! De ce que j'ai pu voir en arrivant en haut, il y a beaucoup de dégâts en avant du train ! Mais on avait évacué les premières voitures alors il ne doit pas y avoir trop de blessés ni de morts… Enfin j'espère… Tous les grands se battent, sauf les Ânes Bâtés qu'on a enfermés et on a mis les gosses en retrait dans les compartiments qui ne sont pas face aux combats, mais ça va mal ! Ils sont trop nombreux ! On n'arrive pas à en venir à bout ! Ils se relèvent toujours ! Nous avons déjà perdu plusieurs wagons ! » explique très vite Seamus, qui ne cesse de regarder vers la porte…

« Ok, ok, p'tit gars. Montre-nous sur la carte comment ça se présente. Dis-nous aussi comment t'as fait, pour te sortir de là et arriver ici. » demande Fol Œil, en le tournant vers la carte

Il a bien compris que Seamus a hâte de filer pour rejoindre ses amis et il reste sur le qui-vive, prêt à le retenir…

« J'ai dû grimper le long de la paroi de la montagne, ici, avant de trouver un endroit d'où j'ai pu prendre le Portoloin que m'a donné Hermione ! Le train est là, tout au long de cette ligne et ces Sagouins de Vengeurs sont là…. » répond le jeune homme, en nous désignant les différents lieux concernés sur la carte.

« Bien… Nous allons Transplaner ici, avec nos balais, par vagues de vingt et fondre aussitôt sur l'ennemi. Deux secondes entre chaque vague. » décide Nally, plus que pâle, en nous montrant le point de Transplanage sur la carte, avant de se tourner vers Lee et d'ajouter : « Que tous les effectifs se rendent immédiatement sur la place de Pré Au Lard, c'est de là que nous allons coordonner les départs ! Les premiers arrivés, seront les premiers partis ! En route ! »

« Ah ! Non ! Pas toi, p'tit gars ! T'en a assez fait comme ça ! Tu restes ici ! On va te servir un chocolat dans la cuisine ! » s'exclame Fol Œil, en retenant Seamus par le bras

« Vous rigolez ! Il n'est pas question que je boive du chocolat pendant que les copains risquent leur peau ! » s'exclame Seamus, avant de brusquement se dégager de la poigne de Fol Œil et de filer dans l'escalier…

Personne n'essaye plus de le retenir…

Personne ne le pourrait de toute façon et ceux qui sont ici n'ont pas envie de perdre davantage de temps, quand il est urgent d'aller au secours des nos élèves qui se battent seuls contre de nombreux ennemis, depuis déjà trop, beaucoup trop longtemps…

OoOoOoO

Blaise

« Rendez-vous les p'tits morpions ! Vous pourrez point vô z'en tirer d'toute façon ! Z'avez qu'à stopper l'tir et met' un drapeau blanc aux f'nêt' ! » s'exclame la voix amplifiée de Parkinson

« Va te faire foutre connard ! C'est à toi de te rendre ! Ou on te fout la pâtée du siècle ! Allez les amis, tous ensembles ! Go ! » répond la voix amplifiée de Marian, quelque part à l'avant du train de toute évidence

Et à son ordre, nous jetons tous un Stupefix, dans un ensemble parfait, mettant à terre pas mal de nos ennemis. Mais la riposte est rude et à mes côtés, Franck Cooper valse en arrière, touché par un Maléfice. Sa tête cogne très dur contre la paroi du couloir. Au point de faire un trou dedans.

« Eloïse, ici ! » appelle Ron, sans cesser de tirer

Eloïse Midgen arrive très vite, à quatre pattes, pour venir au secours de Franck. Elle s'active dans mon dos quelques secondes

« Je ne peux rien faire… Je ne sais pas comment neutraliser ce Sortilège, il a une grosse commotion cérébrale et nous n'avons plus aucune Potion à Disposition…Il y a beaucoup de blessés ! » souffle-t-elle, d'un ton inquiet…

« Merde ! » s'écrie Ron et il balance un Expulsio du tonnerre de Merlin, ratant sa cible mais touchant un assez gros rocher qui valdingue à toute vitesse en arrière

Un Vengeur se le prend dans le ventre avant de tomber sur le dos et le rocher poursuit sa course en lui roulant sur la tête… A mon avis, mon pote vient de tuer ce type…

Je n'en éprouve aucune horreur cependant… Il n'avait qu'à pas être ici, à attaquer un train plein de gosses sans défense…

Soudain, j'entends une clameur, qui se répand comme une traînée de poudre et avant même de les voir, je comprends que les secours sont enfin arrivés !

Il était temps me dis-je, tout en criant de joie à mon tour, quand je vois une escouade d'Aurors, de Tireurs de Baguette et de Membres de l'Ordre, débouler dans le ciel, fondre sur notre ennemi comme des rapaces et les mettre à terre.

Putain ! J'en pleurerais de soulagement…

Je vais pouvoir emmener ma poussinette se faire soigner !…

Les renforts sont arrivés en grand nombre. Je vois pas mal de Vengeurs commencer à Transplaner en le constatant.

« Merde ! Il va foutre le camp le salaud ! » s'exclame soudain Ron, en bondissant sur ses pieds.

Il s'engouffre par la fenêtre et saute du train, vers Parkinson. Mais il n'a pas le temps de l'atteindre. Un Membre de l'Ordre monté sur un balai vient de fondre sur sa cible et de la mettre à terre, avant d'atterrir à côté. Je reconnais Tarendra.

Mais ça n'arrête pas Ron, il jette un Enervate sur Parkinson, se penche vers lui, le soulève de terre d'une seule main et lui balance un coup de poing phénoménal dans la figure

« Ça, c'était pour Percy ! Et ça, c'est pour ce que tu as fait ici sale pourriture ! » s'écrie-t-il, en balançant une seconde fois son poing dans la gueule de Parkinson…

Puis il le jette aux pieds de Tarendra.

Partout les combats cessent très vite. Les membres de l'Ordre, les Aurors et les Tireurs de Baguette mettent pied à terre et commencent à rassembler leurs prisonniers dans un même périmètre, juste un peu devant notre wagon.

Soudainement, je vois Richard et je me précipite pour prendre Miho dans mes bras. Je la serre doucement contre moi et je déboule hors du train pour courir vers le Médicomage, en l'appelant comme un perdu. Il stoppe net et vient vers moi. Ron, Draco, Hermione, Ginny et Théo accourent aussi…

« Richard ! Elle a une commotion cérébrale ! » m'exclame-je, au moment où Tonton Sev, Tatie Nally et le professeur Dumbledore se posent à côté de nous…

Je pose Miho doucement sur le sol, gardant Plumki dans ma main. Richard jette un Sort de Diagnostic, bien plus élaboré que le mien et je le vois tiquer…

« Il me faut les Potions qui ont été concoctées pour Draco et le matériel acheté pour lui, en novembre dernier. Je vais l'emmener à Poudlard où je resterai le temps nécessaire. Que l'on achemine tous les élèves atteints de graves commotions cérébrales là-bas… » déclare-t-il, en enveloppant Miho dans un Brancard Anti-Choc…

« C'est très grave ? Elle va s'en sortir ? » m'enquiers-je, avec une énorme boule dans la gorge et des larmes roulant sur mes joues…

Je serre Plumki contre mon cœur.

« C'est très sérieux. J'en saurais davantage dans une heure… » répond Richard, avant de Transplaner avec Miho…

J'ai l'impression que le sol s'ouvre sous mes pieds et qu'il va m'avaler…

Putain ! Je crois que je vais aller faire à Thorpe ce que Ron a fait à Parkinson, me dis-je, en sentant maintenant une bouffée de rage me prendre aux tripes…

Soudainement, Neville déboule à toute vitesse, suivi de Gabe. Ils s'arrêtent net devant Tonton Sev et Tatie Nally, qui a l'air de chercher désespérément quelque chose …

« J'vous cherchais ! » dit Neville d'un ton urgent, avant de reprendre une goulée d'air et d'ajouter : « Harry !… Harry est salement blessé et a été fait prisonnier ! Il a été emmené par l'un d'eux ! »

OoOoOoO

(1) schlaque = correction, punition

(2) « A vos ordres, gente damoiselle ! Allons Messire Draco, je gage que notre Chefretaine Hermione aura par tans une idée lucide pour nous sortir de cet attrapoire ! Paumoyons de notre baguette sans attermoyement, jusqu'alors ! » s'exclame Magnus, tout en attaquant sans relâche nos ennemis…

A vos ordres, gente demoiselle ! Allons Messire Draco, je gage que notre Capitaine Hermione aura sous peu une idée lumineuse pour nous sortir de ce piège ! Manions hardiment notre baguette sans délai en attendant. » s'exclame Magnus, tout en attaquant sans relâche nos ennemis…

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