Disclaimer: cf chapitre 1
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Beta: Mistycal, que je remercie grandement
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Réponse aux commentaires sur mon forum pour: - Douceurfamille -
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Je vous souhaite, avec quelques jours d'avance, de passer un très Joyeux Noël !
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Evasion Massive 1 /3
Mardi 14 Janvier 1997
Acte 1 : De Nouveaux Développements
Severus
Une horloge sonne le quart de 02H00.
Pompom nous a réveillés il y a une demi-heure et nous a fait prendre une Potion Revitalisante suivie d'un solide repas. Nous attendons maintenant que Harry se réveille, pour aller lui offrir notre soutien et notre énergie Magique.
La jambe de Nally est de nouveau guérie. Depuis que les Végélines l'ont aidée à reconstituer ses réserves Magiques, le processus de transfert de son mal vers Kreattur est beaucoup plus rapide…
Lui, en revanche va si mal que je me demande comment il peut encore être en vie…
Je jette un coup d'œil sur l'horloge.
Voldemort est en retard. Ce n'est pas dans ses habitudes.
Pas que je m'en plaigne, bien au contraire ! Ce retard est bénéfique pour Harry.
Mais cela signifie que quelque chose retient son attention.
Qu'est-ce ? A-t-il résolu l'énigme qui permet de trouver la clef donnant accès au Tombeau de son Ancêtre ? Est-il là-bas, oublieux de l'heure, à chercher comment défaire les Protections qui empêchent la tombe d'être profanée ?
Je soupire, curieux de savoir, en jetant un coup d'œil vers le Miroir.
Narcissa, qui fait partie des veilleurs cette nuit, saisit mon coup d'œil et s'empare du Miroir, pour contacter Ralph Seymour, à la Base de Londres.
« Voldemort est au Manoir. Disons qu'il… euh… fête ardemment le retour de Lucius, maintenant que ce dernier lui a fait son rapport.» répond Ralph, dont le ton traduit quelque peu la gêne…
Narcissa pince les lèvres, dans une grimace de dégoût, devinant sans difficulté comment est fêté le retour de Lucius.
« Quand est-il rentré ? Qu'a-t-il dit ? » demande-t-elle, un peu brusquement.
Jamais elle ne lui pardonnera le mal qu'il a pu faire et veut encore faire à son fils. Je la comprends aisément. Tout comme je suis certain qu'elle le défiera encore, à leur prochaine rencontre. Qu'elle fera tout, pour se mettre en travers de ses projets concernant Draco.
« Il est rentré il y a quarante minutes. Il n'a pas dit grand-chose, il s'est contenté de donner une liste de noms à Voldemort. J'ai soigneusement noté ceux qu'il a prononcés à voix haute quand il l'a lue et les ai déjà transmis à Kingsley et Bill. Il y en a pas mal, malheureusement, qu'il a tus. » répond Ralph, beaucoup plus à l'aise avec cette question.
« Qu'a-t-il fait de la liste ? » demande Nally, sourcils froncés sur la réflexion.
« Il l'a posée sur le bureau. Elle y est toujours, grande ouverte, mais impossible de la lire. Dommage que nous ne puissions faire un gros plan dessus, nous aurions eu accès au moins aux noms inscrit sur le recto… » répond Ralph, d'un ton déçu.
« Mets cette cassette de côté. Nos experts pourront peut-être en tirer quelque chose quand même. On ne sait jamais. » interviens-je, avec un espoir réel.
Arthur et son équipe ont déjà réalisé pas mal de prouesses, peut-être réussiront-ils à agrandir l'image. Et s'ils n'ont pas d'idée, Albus ou Nally finiront par en avoir une. Du moins, espérons-le…
« C'est ce que j'ai pensé faire. Mais pour l'instant, je laisse courir la bande. On ne sait jamais, si nous avons de la chance, Voldemort la lira de nouveau et il le fera à voix haute, en la commentant point par point. » déclare Ralph, avec un sourire dans la voix
« Bien. Préviens-nous dès que Voldemort sortira du Manoir. » dis-je, en me recalant bien sur mon oreiller.
J'en ai assez, d'être allongé. Je voudrais pouvoir me dégourdir un peu les jambes. Mais Harry peut se réveiller à n'importe quel moment et avoir besoin de nous immédiatement. Je ne veux pas risquer de perdre de précieuses secondes…
« Harry fait un cauchemar.. » annonce soudainement Ron, d'une voix légèrement voilée.
« Merde ! Que faisons-nous ? » m'exclame-je, en regardant Nally.
Une fois de plus, la culpabilité m'étouffe. Harry a bien trop pris de cette Potion déjà. Son organisme n'élimine plus correctement certains de ses ingrédients les plus déterminants. La Potion se stocke donc dans ses organes, attendant le moment où il pourra l'éliminer. Et quand elle est libérée, Harry a des flashs. Il fait des cauchemars…
Si Voldemort cesse de lui donner de la Potion maintenant, d'ici quelques jours, tout rentrera dans l'ordre. Mais s'il lui en donne de nouveau, très bientôt, les effets de cette saloperie de Potion seront permanents…
Et Harry mourra d'épuisement, comme il a failli le faire déjà, il y a quelques heures…
Combien de Potion reste-il à disposition ? A-t-il demandé à ses empoisonneuses d'en analyser un échantillon et d'en refaire ?
Probablement…
Mais la formule est complexe. Parviendront-elles à la déchiffrer correctement ? Réussiront-elles à la reproduire fidèlement ou commettront-elles une erreur qui pourrait être fatale à celui qui la boira ?
Autant de questions que je me pose, en attendant la décision de Nally.
« Si nous intervenons maintenant, Preston s'étonnera que les réserves Magiques de Harry se reconstituent si vite, il pourrait s'interroger devant Voldemort ou lui signaler que ce n'est pas normal… Et qui sait alors ce que Voldemort fera… » souffle-t-elle à regret au bout de quelques secondes.
« Il cherchera comment c'est possible. Et il le fera dans la tête de Harry ! Et comme Harry est trop faible, il réussira à passer facilement son esprit en revue et il saura comment nous l'aidons. Alors il y mettra fin, en posant encore davantage d'obstacles qu'il y en a déjà entre Harry et nous. Voilà, ce qu'il fera… » déclare Ron, d'un ton dur.
Il serre les poings. Et son regard est terriblement assombri.
La colère gronde en lui…
« Alors nous n'avons pas d'autre choix. Il faut attendre le moment propice. » lâche Hermione, avec douceur, en enlaçant Ron,.
Il acquiesce d'un hochement de tête, en refermant ses bras autour d'elle en même temps que ses yeux. Il s'en va partager la souffrance de Harry. Au bout de quelques minutes, son visage se lisse et il s'endort. Le Cauchemar de Harry doit être terminé pour l'instant…
« A deux reprises, Ron s'est réveillé, en sueur et tourmenté, pendant que vous dormiez. Il n'a pas beaucoup de repos. Même s'il en bénéficie davantage que notre pauvre Harry.. » chuchote Molly, ses yeux emplis de douleur posés sur son fils
Il n'y a rien à répondre à cela et nous gardons silence, chacun économisant son énergie, en attendant le moment où nous devrons nous en servir. Il se passe environ un quart d'heure, avant que Ralph n'annonce que Voldemort sort du bureau du Manoir Malfoy.
Nous réveillons Ron et entrons aussitôt en Communion, parvenant auprès de Harry, avant qu'il ne se réveille. C'est une mer d'huile dans son esprit. Un peu angoissante. Soudainement, son cerveau se déchire et il se réveille en sursaut. Il secoue aussitôt le petit Costner et lui recommande de reprendre sa couverture et se tenir le plus loin possible de lui.
Il tente de résister à la douleur. Mais cet effort lui coûte, alors Ron lui conseille de se laisser aller, de conserver son énergie pour plus tard, quand Voldemort sera dans la cave. Harry l'écoute et ses maigres barrières cèdent. Nous sommes emportés avec lui, dans l'esprit de Voldemort.
C'est une torture de se trouver là. Pour Harry. Pour nous. La noirceur des pensées de Voldemort est terrifiante, douloureuse. Mais la douleur est un peu moindre que lorsque Harry lutte.
« Lucrèce, afin que personne ne se doute où se trouve Harry Potter, tu dois être présente tout à l'heure, pour le mariage de Lucius, comme cela était convenu. Tu viendras donc, avec ton cavalier. Je suppose qu'il s'agit de Harvey Preston. Je vous ferai prêter Serment de ne pas révéler où se trouve Harry Potter. Si vous ne tenez pas votre promesse, vous en mourrez ! Compris ! » siffle Voldemort, lourd de menaces.
« Oui, Maître » répondent Zabini et Preston, l'échine courbée
« Quant à toi, Chhaya, Lucrèce annoncera que tu es souffrante ! Tu resteras ici, pour veiller sur Potter. Tu iras le voir une fois par heure et tu me préviendras par la marque, si son état de santé se dégrade ! » assène Voldemort, tandis que les souvenirs du meurtre d'Hirkani Deli défilent dans son cerveau.
Il pense en réalité que chacun conviendra que Chhaya Deli ne pouvait décemment pas faire acte de présence, quand sa fille et son futur gendre sont décédés si récemment. Il se promet aussi qu'un jour, il lui révèlera ce qu'il a fait à sa fille, juste avant de lui réserver le même sort pour la punir d'avoir appuyé Parkinson dans son entreprise.
« Oui, Maître » acquiesce Deli, contrariée visiblement, d'être assignée à une tâche ingrate et de ne pouvoir paraître parmi les serviteurs de la haute société qui ne manquera pas d'être présente aux noces…
« Harvey, vient avec moi, maintenant. Allons voir Potter… » décide Voldemort, en se dirigeant sans attendre vers la cave, où est détenu Harry.
Un couloir, un escalier, un autre couloir et la porte est là. Nous offrons un peu d'énergie à Harry, pour qu'il puisse se retirer de l'esprit de Voldemort et nous l'aidons à faire barrage.
Preston jette un Sort de Diagnostic.
« Ce petit salaud m'étonnera toujours, tant il est physiquement fort. Il a bien récupéré, mieux que je l'espérais. » annonce-t-il presqu'aussitôt.
Le regard de Voldemort flamboie. Il n'aime pas la façon dont Preston parle. Il hait cet homme, il l'irrite à chaque fois qu'il ouvre la bouche.
Il se penche vers Harry.
« Je te donne le choix, Harry. La Potion ou la soumission à ma personne. Je te recommande de prendre la bonne décision, si tu ne veux plus souffrir inutilement. » dit-il, d'un ton soyeux comme une caresse.
L'esprit de Harry se cabre aussitôt.
« Je choisis la Potion ! » crache-t-il, de sa voix cassée, enrouée et à peine plus forte qu'un murmure.
Voldemort se redresse avec lenteur, toute sa personne irradiant de fureur. Nous nous empressons de jeter vers Harry, toute l'énergie qu'il nous est possible de lui donner, tous nos encouragements aussi, notre amour et notre tendresse pour lui, pendant que Voldemort fait disparaître son matelas et sa couverture. Puis il le soulève du sol et le positionne à genou, avant de tendre ses liens, pour qu'il ait les bras en croix. Les cordes lui cisaillent les mains et les chevilles et Harry gémit de douleur.
« Toi, viens ici ! Avec la Potion ! » siffle Voldemort, en direction du petit Costner
Harry lève les yeux vers l'enfant, une supplique pour qu'il obéisse tournant en boucle dans son esprit. Et pour la première fois depuis plus de huit jours, nous pouvons voir le gamin à travers ses yeux.
Il est nu, le corps balafré de coups de fouets et d'hématomes violacés, certaines plaies suintent, il est amaigri, cerné, tremblant de froid et de peur. Il vacille sur ses jambes, tenant la fiole de Potion entre ses deux mains, pour être sûr de ne pas la faire tomber.
Il ne regarde pas Voldemort. Il baisse les yeux sur Harry. Et il est visiblement en proie à un terrible tourment intérieur….
Voldemort rit. Preston ricane et Voldemort fait volte-face vers lui. Il le renvoie et Preston obéit prestement.
« Ainsi, tu t'es fait un allier de lui, Potter… Voilà qui est intéressant. Plus encore que je ne le pensais. Tu as de la chance, Jérémy Costner, aujourd'hui je dois réserver mon ardeur pour accomplir une autre tâche de la plus haute importance. Mais demain, elle sera toute consacrée à toi et à ton cher ami, Harry Potter ! » s'exclame-t-il, son regard courant avec concupiscence sur le jeune corps nu
Harry se cabre et se révolte dans ses liens.
« Tu ne le toucheras pas salopard ! Je te tuerai si tu essayes de le faire ! » s'exclame-t-il, aussi fort qu'il le peut
« Harry ! Petit Démon prétentieux ! Fier Chevalier au cœur pur défenseur de la veuve et de l'orphelin ! Si la Potion ne te fait pas plier, tu plieras, pour que je ne le touche pas. Et un jour prochain, c'est toi, qui baiseras son corps avec délectation. Je t'en fais la promesse solennelle… » déclare Voldemort, avec une conviction triomphante.
« Jamais ! Jamais ! » hurle Harry, en se cassant un peu plus la gorge.
Voldemort rit encore, puis il réclame la Potion.
Jérémy recule, sous le regard affolé de Harry
« Fais ce qu'il te dit, Jérémy ! » s'écrie Harry, au grand plaisir de Voldemort, qui s'amuse visiblement des supplices qu'il inflige à ses prisonniers.
« Oui, Jérémy. Obéis à Harry et fais ce que je t'ordonne. » dit-il, en tendant la main.
Le petit déglutit difficilement et regarde vers Harry qui hoche résolument la tête vers lui. Puis il avance, à contrecœur et pose la Potion dans la main tendue de Voldemort, qui lui jette un Doloris, aussitôt sa main refermée sur le flacon.
Le gamin tombe sur le sol en hurlant, sous le Maléfice qui ne dure, heureusement pour lui, pas trop longtemps. Bien que ce soit déjà bien trop longtemps à mon goût.
Voldemort se désintéresse de lui, pour lever la fiole devant ses yeux… Il ne reste plus beaucoup de Potion. Mais assez pour qu'il puisse tourmenter Harry pendant deux à trois jours encore… De quoi le faire tomber définitivement dans la folie…
« Dix gouttes, chaque heure, jusqu'à ce que je revienne ! Quelqu'un va s'assurer que tu le fasses. Si ce n'est pas le cas, cette personne aura l'autorisation de te torturer et de torturer Harry pour te punir… C'est compris ? » siffle Voldemort, en tendant le flacon vers le petit Costner.
Jérémy acquiesce, d'un hochement de tête. Les larmes roulant sur ses joues.
« Alors qu'est-ce que tu attends pour le faire, petit imbécile ! » siffle encore Voldemort, le regard flamboyant de menaces
Le petit Costner se relève difficilement, prend la fiole et se dirige en titubant vers un pot et un gobelet. Les mains tremblantes, il verse de l'eau dans le gobelet, en renversant une partie sur le sol, puis il laisse tomber dix gouttes de Potion dans l'eau, pose la fiole et revient vers Harry.
Pardon, demandent ses lèvres muettes et son regard.
Harry lui sourit, puis il boit le gobelet d'eau.
Aussitôt, des images d'horreur explosent dans son cerveau. Elles se mêlent aux pensées ignobles de Voldemort, qui ne reste heureusement pas longtemps pour le voir se débattre dans ses liens. Et dès qu'il quitte la cave, nous tentons d'établir le contact avec Harry. Nous le sentons essayer de lutter contre la Potion. Et nous l'encourageons autant que nous le pouvons.
Bientôt cependant, nous devons le quitter. Nos appels le distraient et il perd de l'énergie à tendre son esprit vers nous.
Alors nous le laissons, sur la promesse de revenir lui donner des forces dès que nous sentirons qu'il en a besoin.
En espérant qu'alors il ne nous intégrera pas dans ses cauchemars et acceptera de s'en saisir…
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Draco
« Putain de Bordel ! Il faut tirer Harry et le gosse de là ! » gronde Ron, aussitôt de retour à la conscience
Le Grizzly est sur le point de sortir, je le vois à son regard sombre, à ses poils un peu plus longs et foncés que d'habitude. Ses ongles aussi ont poussés, constate-je, en baissant les yeux sur ses mains.
Il ferme les yeux et effectue un effort visiblement colossal, pour rentrer ses griffes.
« Albus a demandé au maximum de monde d'effectuer les recherches de la Ferme des Grives, où débouche l'autre issue du Passage Secret. Et une équipe ira chercher Harry, dès que l'alerte qu'elle a été trouvée sera donnée. Il n'y a malheureusement rien de plus que nous puissions faire, Ron. » déclare doucement Tante Molly, en passant un bras compatissant autour de ses épaules.
« Je sais, mais il fallait que je gronde ou le Grizzly serait sorti. Les pensées immondes de Voldemort le font surgir hors des gonds. Et il faut vraiment que nous parvenions à secourir Harry et le petit Costner, car ses intentions sont claires. Il a décidé de violer le gamin demain, dans l'espoir que Harry se soumette à ses volontés. Je connais Harry. Jamais il ne laissera faire sans réagir. Il ira jusqu'à se faire tuer, pour l'empêcher… » répond Ron, d'une voix blanche en se dégageant doucement de sa mère
Il s'assoit en tailleur et ferme les yeux. Pour méditer cette fois. Aller chercher en lui le calme qui lui permettra de retrouver toute sa maitrise de lui-même, à défaut de la quiétude.
« Il a redonné de la Potion de Cauchemar à Harry ? » demande Théo, le regard anxieux.
Pa nous le confirme d'un hochement de tête, déclarant que pour l'heure Harry arrive semble-t-il à contrer son effet. Tatie ajoute qu'ils iront lui redonner de l'énergie quand Harry en aura besoin.
Je jette alors instinctivement un coup d'œil vers Kreattur. Cela me parait impensable, mais il est encore en vie. L'ourlet de ses oreilles est violet maintenant, tirant de plus en plus vers le noir. Et il n'a presque plus que la peau sur les os. C'est comme si son corps se nourrissait de sa propre chair, pour lutter contre le mal et survivre…
« Que s'est-il passé exactement ? » ne puis-je m'empêcher de demander, mon regard revenant vers Pa
J'ai besoin de savoir exactement ce que vit Harry. Pas par curiosité morbide. Mais je sais ce que c'est, que d'être torturé. Et c'est parce que je le sais, que j'ai besoin de savoir. Pour pouvoir évaluer comment Harry peut se sentir. Comment je pourrais l'aider à s'en remettre …
Comme il m'a aidé moi…
Pa nous rapporte tout ce qu'ils ont vu et entendu.
« Si nous pouvions intervenir pendant le mariage de Lucius, ce serait idéal. Il n'y aurait que la Goule Venimeuse à maîtriser et donc beaucoup plus de chances pour que Voldemort ne soit pas averti que nous sommes sur place… » murmure-je, lorsqu'il termine son récit.
« Arrête de dire nous. Tu ne seras pas de l'équipe de secours, Draco… » me fait remarquer Maman, d'une voix douce, mais le regard pointu
« Je sais… » soupire-je, marquant un bref silence, avant d'ajouter : « Je serais néanmoins ici, pour aider à contenir le Dôme, s'il est nécessaire de le faire pendant l'opération de sauvetage… »
Maman me sourit, avec une pointe de tristesse. Elle a compris je pense, que j'ai un besoin absolu de me rendre utile à mon frère, même si c'est indirectement. Elle vient vers moi et me serre doucement contre elle. Je lui rends son étreinte, avec tout mon désespoir, mon chagrin pour Harry.
« Il faut accumuler des forces, pour le moment venu. Nous allons tous préparer l'évasion de Harry, comme si elle devait avoir lieu dans l'heure. Viktor, je te saurais gré d'aller chercher Albus, nous allons élaborer un plan d'action pour… » commence Tatie, quand la Base nous appelle d'un ton urgent.
« Que se passe-t-il ? » demande Maman, sourcil froncés.
« Voldemort vient de revenir ! Et il a annoncé à Lucius qu'il va faire évader ses Mangemorts d'Azkaban aujourd'hui ! Il n'a pas précisé à quel moment ! King est prévenu ! Il ne peut pas mettre les Aurors et les Tireurs de Baguette en alerte, étant donné qu'il y a au moins un traître parmi eux, qui pourrait aller dire à Voldemort que nous connaissons ses projets ! Mais il demande d'ores et déjà, qu'on tienne prête une bonne partie de l'Ordre ! » s'exclame Ralph Seymour, d'un ton fébrile.
« Putain, non ! Tout le monde doit aller à la recherche de la Ferme et du Passage Secret dès l'aube ! On ne peut pas arrêter les recherches et ainsi abandonner Harry ! » m'écrie-je, au bord de craquer.
« Du calme Draco ! » tonne Ron, le dernier que j'aurais cru entendre me donner un tel ordre en cette circonstance : « Il n'est pas question d'abandonner Harry ! Ceux qui doivent partir à la recherche du Passage Secret seront équipés de micros. Ils pourront poursuivre les recherches jusqu'au moment où l'ordre d'intervenir sera lancé. Il faut également penser à la fille que Lucius va épouser. Si son père est libéré à temps, il pourra peut-être empêcher le mariage ou tout au moins, éviter à sa fille de subir des infamies… »
Je suis scotché par son regard autant que par son discours et le ton de sa voix. Dans mon esprit, le visage de Pa se superpose au sien. Je n'avais pas voulu le voir jusqu'à présent, mais depuis deux jours Ron a changé. Intrinsèquement, profondément. Hormis quand Voldemort met le Grizzly hors de ses gonds, il est d'un calme olympien, dur, déterminé au possible. Inflexible. Exactement comme j'ai déjà vu Pa l'être, à l'heure d'un combat…
Il était déjà un redoutable adversaire avant. Maintenant c'est sûr, je ne voudrais pas l'avoir comme ennemi. Il me balayerait comme un fétu de paille, avant que j'aie eu le temps d'armer ma Baguette…
« Ron a raison. Viktor, s'il te plait, vas chercher Albus. Plus vite nous aurons arrêté nos décisions, plus vite nous pourrons nous reposer en attendant l'heure d'aider Harry…» déclare doucement Tatie Nally, tandis que je fixe toujours Ron, qui a de nouveau fermé les yeux sur sa méditation.
Il ne faut pas longtemps, pour que Viktor revienne avec le professeur Dumbledore. Et les plans sont vite établis. Fred, Georges, Terry, Lee, Olivier Dubois, Alicia Spinett, Angelina Johnson et Roger Greengrass resteront quoiqu'il arrive sur la recherche du Passage Secret. Remus se joindra à eux après sa classe, si d'ici là, ils n'ont pas trouvé. Les autres membres du Phénix sur le terrain, répondront à l'appel d'Hestia Jones et Dedalus Diggle, qui seront de garde à la base toute la journée et en charge de donner l'alerte, dès que Voldemort lancera l'attaque.
Maman, Viktor et Tante Molly resteront ici, avec nous. Les plus puissants des élèves du Comité seront mis à contribution. Se relayant autant de temps que nécessaire. Neville est chargé de les prévenir et il y va sans attendre. Les professeurs McGonagall, Flitwick et Chourave viendront après leur classe.
Tous les autres Membres de l'Ordre seront également mis en alerte. Y compris le professeur Dumbledore.
Je comprends cela. Il faut faire barrage à cette évasion massive. Eviter que le gros des troupes de Voldemort soit de nouveau à sa disposition…
« Pourquoi n'allez-vous pas tout de suite à Azkaban ? En étant déjà sur place, vous pourriez empêcher Voldemort de s'approcher… » demande innocemment Annabelle, qui est restée avec nous, depuis son retour de Castle Combe.
« Les relations entre les Détraqueurs et le Ministère sont très fragiles. Hormis les prisonniers, ils n'acceptent pas de Sorciers sur l'île, si ce n'est pour une visite d'inspection annuelle, qui a lieu en été. Si nous leur imposons notre présence, ils considéreront notre venue comme une attaque, une mise en doute de leurs compétences et de leur fiabilité. Ils se retourneraient aussitôt contre nous et cela en serait fini de nos chances d'empêcher l'évasion. Attendre que l'attaque débute, nous permet de conserver un mince espoir qu'ils restent fidèles au Ministère. De leur réaction, dépendra notre action. Où ils se rangent du côté du Ministère et nous n'aurons pas peut-être pas à nous battre et les Aurors et Tireurs de Baguette seuls suffiront à empêcher l'évasion. Ou ils se rangent du côté de Voldemort et nous aurons à les combattre également. » répond le professeur Dumbledore, avec patience et douceur.
Annabelle hoche la tête, pour signifier qu'elle comprend.
Une horloge sonne 03H45
« Allons, il faut que tout le monde aille se reposer, maintenant. Madame Pomfresh donnera l'alerte quand le moment sera venu d'intervenir. Ron et moi-même resterons à tour de rôle à l'écoute, de Harry … » décide Tatie Nally, en nous encourageant du regard à obéir très vite.
Pour une fois, personne ne rechigne. Nous avons tous trop conscience des enjeux qui vont se jouer dans les heures qui viennent.
Et je prie Merlin avec ferveur, pour que nous puissions libérer Harry aujourd'hui…
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Acte 2 : Une pénible attente
Bill
« Entrez, Monsieur Weasley.. . » m'invite le Directeur de Gringotts, à peine ai-je passé la porte de son antichambre.
Il a laissé celle de son bureau ouverte et je peux le voir penché sur un gros registre. Il relève cependant la tête à mon entrée.
« Bonjour, Monsieur le Directeur. Je suis désolé de vous avoir dérangé d'aussi bon, matin » le salue-je, attendant respectueusement qu'il m'invite à m'assoir.
« Il n'y a pas de dérangement, Monsieur Weasley. Avez-vous eu le temps de prendre un petit déjeuner, avant de venir ? » répond-il, me désarçonnant un peu avec sa question.
« J'ai seulement pris un thé. » réponds-je en retour, ne masquant pas mon étonnement.
Il n'y a plus de faux semblants entre nous. Nos rapports sont francs, cordiaux oserai-je même dire.
« Dans ce cas, vous me ferez plaisir en vous assoyant à ma table. » déclare le Directeur, en se levant tout en m'indiquant une porte à sa droite.
Il m'invite à le précéder dans une salle où je suis certain qu'aucun sorcier n'a pénétré avant moi. Le plafond voûté est très bas et je dois courber le dos pour entrer. L'atmosphère est feutrée, reposante. La décoration est sobre, mais élégante, bien que l'or et l'argent soient très présents.
La table sur laquelle est présenté le repas est basse. Il faut s'asseoir à même le sol, sur un tapis très épais. Comme le fait le Directeur, je m'assois en tailleur. Il m'indique les plats et m'invite à me servir, tout en versant du thé dans des tasses de porcelaine.
Je remplis mon assiette avec de la purée, des champignons et une espèce de fricassée qui me semble être de la volaille, tandis que mon vis-à-vis, le regard avide de gourmandise, préfère se servir d'un steak épais bien saignant.
La fricassée est délicieuse. Moelleuse et délicatement épicée. Ce n'est pas du poulet, ni de la dinde, mais je ne saurais dire ce que c'est… De la pintade peut-être ou du faisan…
« Vous m'avez indiqué l'objet de la rencontre que vous m'avez prié de vous accorder, mais je sens que vous êtes préoccupé par autre chose, Monsieur Weasley. Est-ce en rapport avec le jeune Potter ? » demande le Directeur, avant de porter un morceau de viande à sa bouche.
« En grande partie, oui. Nos informations nous indiquent qu'il est très urgent de parvenir à le sauver des griffes de Voldemort. Mais nous ne savons pas encore avec exactitude où il se trouve, même si nous avons bon espoir de le faire sous peu. » réponds-je, en prenant ma tasse de thé.
« L'Ordre du Phénix m'étonnera toujours, pour sa capacité à obtenir des informations, là où tout autre ne saurait en obtenir… » déclare le Directeur, avant de s'empresser d'ajouter : « Mais ce n'est pas pour que vous me révéliez comment il fait, que je vous fais cette réflexion. Les Gobelins sont inquiets pour le jeune Potter et soucieux de sa santé. Comme je vous l'ai déjà dit, si vous avez besoin de notre aide pour le sauver, celle-ci vous est acquise, sans condition. »
Il est tout à fait sincère, je le sais. Il n'a exigé aucune contrepartie, quand je l'ai prié de m'accorder la faveur d'accéder au coffre de la mère de Blaise. Et je lui assure que l'Ordre du Phénix saura se souvenir de sa proposition et fera appel à ses services si besoin est…
« Harry n'est pas le seul objet de nos préoccupations. » enchaine-je, « J'ai su, juste avant de venir, que Voldemort projette de faire évader ses Mangemorts d'Azkaban aujourd'hui. Bien sûr, l'Ordre du Phénix va tâcher d'empêcher que cela arrive, mais si Voldemort a envisagé de faire évader ses Mangemorts, c'est qu'il a d'autres projets pour eux, qu'il compte mettre à exécution bientôt, peut-être même avant demain matin, pour fêter comme il se doit, les noces de Lucius Malfoy. Gringotts pourrait être dans sa ligne de mire… »
« Nos défenses à Gringotts sont prêtes. Je recommanderai cependant à nos dirigeants de renforcer encore leurs protections personnelles. Quant à moi, je vais prendre quartier ici, avec ma famille… » affirme le Directeur, dont l'appétit n'est pas coupé par la perspective d'une attaque, puisqu'il continue imperturbablement à manger.
« Cela me semble effectivement une précaution à prendre » acquiesce-je, avant de peler une orange.
Nous échangeons ensuite sur l'objet de ma venue et qui concerne les quelques noms que Ralph Seymour a notés cette nuit, au retour de Lucius. Nous convenons de ne pas bloquer immédiatement les comptes de ces personnes, mais de les faire surveiller par les banques de leur pays respectif, à savoir la Suède, la Finlande et l'Islande. Il sera toujours temps de les bloquer, dès le premier mouvement bancaire suspect.
Car pour l'heure, nous ignorons si ces personnes ont prêté allégeance à Voldemort ou si elles subissent des pressions. De son côté, l'Ordre du Phénix surveillera leurs activités annexes.
« Je suppose que vous êtes en état d'alerte et que vous vous tenez prêt à intervenir pour essayer d'empêcher l'évasion d'Azkaban » déclare le Directeur, tandis que notre entretien prend fin.
« Effectivement. » confirme-je, en lavant mes mains au-dessus de la petite bassine en or, qu'à fait venir le Directeur, après avoir débarrassé nos assiettes vides.
« Dans ce cas, je vous offre votre journée, Monsieur Weasley. Reposez-vous, pour être en pleine état de forme au moment venu. » décide-t-il, en s'essuyant les mains dans une serviette de coton blanc
Je suis agréablement surpris de cette proposition. Je ne comptais vraiment pas sur cela…
« Je vous remercie infiniment, Monsieur le Directeur. J'accepte d'autant plus avec plaisir, que j'ai peu dormi ces dernières nuits. » réponds-je, en inclinant la tête.
« Ne me remerciez pas. Votre famille a déjà payé un lourd tribut, dans cette guerre et je serais personnellement chagriné, s'il vous arrivait malheur. Car voyez-vous, je m'enorgueillis de vous compter parmi mes amis, Monsieur Weasley. Or, comme vous le savez, si les Gobelins comptent un grand nombre d'ennemis, très rares sont leurs amis. Ce qui les rend d'autant plus précieux. Or les Gobelins aiment ce qui est rare et précieux. Rassurez-vous cependant, je ne vous enfermerai pas dans l'un de mes coffres privés… » affirme le Directeur, en inclinant la tête à son tour, avec un petit sourire quelque peu malicieux…
Pour le coup, il me laisse presque sans voix. Ce Gobelin n'est décidément pas comme les autres. Et je suis vraiment heureux d'avoir appris à le connaitre.
« Je suis très honoré et je vous assure également de toute mon amitié, Monsieur le Directeur. » réponds-je, avec un sourire sincère.
« Dans ce cas, appelez-moi donc Griborg, William… » déclare… Eh, bien Griborg, puisque c'est ainsi qu'il se prénomme et me demande de l'appeler.
J'accepte avec plaisir et nous scellons cet accord d'amitié d'une poignée de main, avant qu'il ne me raccompagne à la porte de son bureau.
J'hésite un peu, en sortant de la banque. Dois-je rentrer à la maison ou me rendre au QG ? Finalement, Fleur faisant partie de l'équipe de recherche du Passage Secret vers Priest Hole Manor, je décide l'aller me reposer au QG, où je serai près des nouvelles..
La tante Pétunia est dans la cuisine, à faire la vaisselle du petit déjeuner, pendant que son fils fait ses devoirs. Elle tourne brièvement les yeux vers moi, tandis que je referme la porte, avant de poursuivre son travail. Elle qui n'était déjà pas grosse, a encore minci je trouve, depuis la dernière fois que je l'ai vue.
« Je ne sais pas si quelqu'un vous l'a dit, mais nous avons l'espoir de bientôt trouver le moyen d'aller chercher Harry… » déclare-je, en m'avançant vers elle.
Elle lève son regard dans le mien, laissant retomber dans la cuvette l'assiette qu'elle lavait, sans se préoccuper des éclaboussures que cela produit. Puis elle prend machinalement un torchon, pour s'essuyer les mains et s'assoit sur le banc qu'elle a écarté de la table pour être plus à l'aise dans son travail.
Son fils la regarde faire, une lueur mécontente, mêlée de jalousie, dans les yeux.
« Savez-vous comment il va ? » demande la tante Pétunia, visiblement anxieuse
« Qu'est-ce que ça peut faire ? On s'en fiche de lui ! » lâche brusquement son fils, avant que j'aie eu le temps d'ouvrir la bouche pour répondre.
La tante Pétunia se retourne tout aussi brusquement sur lui et lui assène une gifle qui résonne longuement dans la cuisine. Dudley la regarde bouche-bée, avant de porter lentement une main à la joue sur laquelle rougit déjà la marque des doigts de sa mère…
« Tu es mon fils, Dudley et je t'aime de tout mon cœur. Mais je t'ai tout expliqué l'autre jour, des erreurs que j'ai commises dans ma façon de t'aimer, dans ton éducation, également de l'injustice dont j'ai fait preuve envers Harry et des sentiments que j'éprouve maintenant pour lui. Que tu n'aimes pas ton cousin est une chose et je ne t'obligerai pas à l'aimer. Mais je ne peux pas accepter que tu parles ainsi aujourd'hui, quand nous savons qu'il est prisonnier d'un monstre qui le fait souffrir ! » déclare la tante Pétunia, en soutenant le regard de son fils, qui finit par baisser la tête.
Mais je sais que ce n'est pas de honte. Il rumine. Il tient Harry pour responsable et lui en veux. Il est jaloux de l'intérêt que sa mère porte pour lui et je suis convaincu au fond de moi, qu'il ne l'a croit pas, quand elle affirme que Harry souffre.
« Que sais-tu, de la situation actuelle de Harry, Dudley ? » m'enquiers-je doucement
Il hausse les épaules et prend un crayon en main, avant de feindre de se plonger dans son devoir.
Je contourne la table et m'assois à côté de lui, sous l'œil attentif de sa mère, avant de lui enlever livres, cahiers et crayons. Il lève vers moi un regard mécontent. Mais je ne m'en préoccupe pas.
« Je t'ai posé une question, Dudley et j'aimerais que tu y répondes. Comment les choses se passent-elles pour Harry, à ton avis ? » redemande-je, du même ton doux
Il ne répond toujours pas.
« Peut-être penses-tu que Harry est simplement dans une pièce, avec un lit ou un matelas à sa disposition et une couverture pour lui tenir chaud. Qu'on le soigne, qu'on lui apporte à manger et à boire régulièrement et qu'il n'a qu'à attendre tranquillement qu'on vienne le chercher… » dis-je, mon regard vrillé dans le sien.
Il garde toujours silence, mais je vois dans ses yeux que j'ai fait mouche. La porte de la cuisine s'ouvre dans mon dos, mais je n'y prête pas attention. La seule chose qui m'importe, c'est d'essayer d'ouvrir les yeux de Dudley, en lui disant tout de la situation exacte de Harry, de son calvaire actuel…
« Eh bien cela ne se passe pas comme cela, Dudley. Certes, Harry a reçu les soins d'un Médicomage, ce qui est l'équivalent d'un médecin Moldu et ses blessures ont été guéries. Mais ce que tu dois savoir, avant que je t'en dise davantage sur sa situation, c'est que Voldemort est un monstre sanguinaire et cruel au cerveau rongé par la folie, pour lequel la vie des autres n'a pas d'importance et qui n'accepte pas qu'on lui résiste. Il veut régner sur le monde. Tuer les Moldus et les Sorciers qui sont issus de Moldus. Soumettre tous les autres à sa volonté et à son plaisir. C'est pourquoi nous le combattons, ainsi que ceux qui font alliance avec lui, soit parce qu'ils sont aussi fous et cruels que lui, soit parce qu'ils espèrent échapper au massacre. Ce en quoi ils se trompent. Mais ça, c'est leur problème. Ils ont fait leur choix, à eux de l'assumer. Revenons en plutôt à Harry. Voldemort pense qu'il est le seul sorcier au monde à pouvoir le vaincre, à cause d'une Prophétie, qui a été faite quelques mois avant la naissance de Harry. C'est pourquoi il a tué ses parents, en essayant de le tuer lui, alors qu'il était un bébé. Maintenant, il ne veut plus tuer Harry. Ce qu'il veut, c'est le dominer et le soumettre, que Harry se donne à lui, corps et âme. » explique-je, marquant une petite pause, pour que mes explications fassent leur chemin dans la tête de Dudley.
Je sens le regard de sa mère posé sur moi. Je jette un œil vers elle. Ses yeux sont embués de larmes et l'une de ses mains est posée sur sa gorge sûrement très nouée. Elle comprend visiblement toute la portée de mes paroles. Elle sait que je m'apprête à dire des choses horriblement affreuses, mais elle m'y autorise, d'un hochement de tête à peine perceptible.
Je reporte mon attention sur Dudley. Je crois qu'il commence à comprendre, bien qu'il s'y refuse encore, à voir l'air buté, mêlé d'incertitude, qu'il affiche.
« Quand je dis que Voldemort veut Harry corps et âme, je signifie par-là, qu'il veut que Harry lui prête allégeance, mais aussi qu'il devienne son amant. Qu'il accepte de se faire baiser par lui. De se soumettre à toutes ses volontés, ses plaisirs pervers et qu'il massacre le monde à ses côtés. Et comme Harry refuse cela, il le torture en permanence. Il lui fracture les os, il le fouette jusqu'au sang, il lui inflige des brûlures, des coups, des Maléfices qui vrillent ses muscles, broient ses organes, lui tordent les tripes et le cœur, à le faire devenir fou de douleur. Il lui fait boire une Potion, qui le fait vivre dans des cauchemars permanents. Hier soir, le cœur de Harry a failli lâcher de douleur et d'épuisement. Et comme il ne capitule toujours pas, après plusieurs jours de tortures, cette nuit, Voldemort a dit à Harry que demain, il violerait sous ses yeux, le petit garçon de douze ans actuellement prisonnier avec lui. Il sait que Harry ne supportera pas de le voir faire cela et il compte là-dessus pour que Harry cède à sa volonté. Mais Harry ne cédera pas. Il se fera tuer plutôt que d'accepter de laisser Voldemort faire du mal à cet enfant. Il protègera ce petit garçon au prix de sa vie. Nous le savons, parce que Harry est un jeune homme merveilleux. Plein de générosité et d'amour pour les autres. C'est pour cela que nous l'aimons, que nous sommes terriblement inquiets pour lui et que nous dépensons toute notre énergie pour tâcher de le sauver des griffes de son monstrueux tortionnaire. » explique-je encore, avant de me lever de mon banc.
Je n'attends pas de réponse, ni de commentaire de sa part. Je préfère le laisser réfléchir.
« Pétunia, je vais demander que l'on vous tienne au courant dès que nous avons des nouvelles. Quelles soient bonnes ou non… » souffle-je vers la tante Pétunia, dont les larmes roulent sans retenue sur ses joues
Elle hoche la tête pour acquiescer, incapable de prononcer un mot et je me tourne vers la porte. Vernon Dursley et sa sœur sont là, debout à trois pas de moi. Ils ont l'air horrifiés et je comprends que ce sont eux qui sont entrés tout à l'heure et qu'ils ont entendu tout ce que j'ai dit.
Tant mieux, ça les fera peut-être réfléchir eux aussi. Et revenir à de meilleurs sentiments pour Harry….
Puis j'avise la boîte à outil dans les mains de Vernon.
« Les travaux peuvent attendre un peu. Occupez-vous plutôt de votre femme, elle a besoin de votre soutien… » lui dis-je, avant de le dépasser et de monter vers la base.
Je rencontre Mondingus dans l'escalier
« J'm'en vais en Ecosse préparer un hôpital de campagne. C'est là-bas qu'devront aller les blessés si y en a… » déclare-t-il, le regard anxieux.
Je me contente d'acquiescer d'un hochement de tête et je vais demander à Dedalus de prévenir Pétunia Dursley de toutes les nouvelles concernant Harry, à mesure qu'il y en a. Je l'informe ensuite que je vais rejoindre Fleur et le groupe de recherches.
Je rentrerai tout à l'heure pour faire une sieste, mais après tout ce que je viens d'expliquer à Dudley Dursley, j'ai besoin de me laver un peu la tête.
Autant le faire utilement et que cela serve Harry.
Et cela rendra l'attente des évènements moins pénible…
OoOoOoO
Blaise
Avant même de me réveiller, je sais que quelque chose ne va pas. J'ouvre les yeux.
C'est Miho, elle pleure, son visage enfoui contre Plumki.
« Qu'y a-t-il, ma poussinette ? » souffle-je, en la retournant doucement vers moi.
J'écarte Plumki de sa figure. Ses yeux en amande sont tout bouffis et je me demande depuis combien de temps elle pleure ainsi, silencieusement, tandis que je dormais tranquillement
Je me fais l'effet d'être un grand frère complètement nul sur ce coup-là…
« Je voulais savoir où est Harry, parce que je l'ai pas vu hier soir et Plumki m'a dit qu'il est prisonnier de l'Homme Serpent… » répond-elle dans un souffle, ses pleurs redoublants.
Je soupire et je regarde son lapin en peluche défraîchi. Pourquoi Plumki lui a-t-il dit ça ?
Non pas qu'elle n'ait pas le droit d'être au courant. Elle l'aurait vite appris de toute façon. Mais il aurait pu choisir un moment où j'étais réveillé. Au moins, elle n'aurait pas été seule pour gérer ça…
« C'est vrai ma poussinette. Mais nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour le libérer. » affirme-je, en lui caressant le dos.
Je jette un coup d'œil sur l'horloge. Il est 10H42. Où en sont les recherches du Passage Secret ? Est-ce que Ron, Hermione, Tatie et Tonton sont entrés en Communion, depuis cette nuit ?
C'est bientôt mon tour de garde auprès d'eux. Il faudrait que quelqu'un vienne veiller sur Miho. Je ne veux pas la laisser seule, alors qu'elle a du chagrin…Je pense à Milli. Elle sait y faire avec les gosses et j'ai toute confiance en elle, pour qu'elle la distrait de ses sombres pensés…
Neville se réveille à son tour. Il s'ébroue la tête et fourrage dans ses cheveux, en baillant à se décrocher les mâchoires.
« Tu as toujours le Miroir avec toi ? » lui demande-je, dans un chuchotement
Ce n'est pas la peine que les deux malades de l'infirmerie m'entendent…
Il répond oui d'un hochement de tête et sort le Miroir de sa poche, avant de se lever, pour venir s'assoir sur mon lit. Il ferme le rideau d'un coup de baguette, puis pose une Bulle de Silence autour de nous.
Je lance un appel dans le Miroir, espérant que quelqu'un va pouvoir me répondre. J'ai la chance que Daphnée Greengrass soit justement l'une des personnes à laquelle un Miroir a été confié aujourd'hui et qu'elle soit en cours avec Hagrid.
« Dis à Milli de venir à l'infirmerie, s'il te plait. J'ai besoin d'elle pour veiller sur Miho.. » demande-je, avant d'embrasser les cheveux de ma petite sœur de cœur.
« Et sous quel prétexte ? » demande-elle en retour, sourcil haussé.
« Je ne sais pas, moi. Un truc de fille peut-être ? » réponds-je, avec un sourire moqueur.
Daphnée soupire et lève les yeux au ciel avant de couper la conversation sans sommation. Mais je ne me fais pas de soucis. Dans quelques minutes, Milli va débarquer ici..
« Tu vas aider Harry ? » demande Miho, tandis que nous attendons Milli
« Oui, ma poussinette. Je vais aider Harry. Nous le faisons tous, comme nous le pouvons. » réponds-je doucement, en regrettant vivement de ne pouvoir faire davantage que ce que je fais.
« Plumki dit que c'est dangereux ce que vous faites. Et plus encore Parrain Grognon, Tatie Nally, Ron et Hermione… » déclare Miho, le visage chiffonné d'inquiétude.
« C'est vrai, mais Plumki devrait s'abstenir de t'inquiéter en te disant tout cela. » soupire-je, en la serrant un peu plus fort contre moi.
« Il dit qu'on ne doit pas cacher la vérité aux enfants. Parce que ça finit par leur faire plus de mal de ne pas savoir que de la connaître. » rétorque-t-elle, la tête penchée vers son lapin en peluche.
Je soupire encore une fois. Ce Plumki a toujours réplique à tout…
« Et qu'est-ce qu'il t'a encore révélé ? » demande Neville, en étirant ses muscles pour les détendre.
« Il a dit qu'un Elfe de maison empêche Tatie Nally de mourir. Comment il fait ? » répond Miho, le regard interrogatif.
J'hésite un instant. C'est bien joli, de dire qu'on ne doit pas cacher la vérité aux enfants, mais comment expliquer certaines choses ? Sont-ils toujours en capacité de comprendre, d'intégrer ce qu'on leur explique, sans en avoir une vision erronée, voire cauchemardesque ?
« Il a fait un vœu, pour prendre sa maladie… » répond Neville à ma place, tandis que je le remercie silencieusement d'avoir trouvé des mots simples, pour expliquer quelque chose d'aussi compliqué que ce que Kreattur fait…
« Il va mourir à sa place, alors ? » demande Miho, sans quitter Neville du regard.
« Oui, c'est un grand sacrifice qu'il fait. » réponds-je, hésitant une fois de plus, avant d'ajouter : « Il le fait, parce qu'il veut trouver le respect de lui-même. Et pour que Tatie Nally puisse aider Harry, en attendant que nous puissions aller le libérer. »
« Je pourrais mettre des fleurs sur sa tombe, comme je l'ai fait pour maman quand elle est partie au ciel ? » demande encore Miho, après un petit temps de réflexion
« Eh bien, je ne sais pas quelles sont les coutumes, quand un Elfe meurt, mais je me renseignerai sur ce qu'il convient de faire et nous le ferons ensemble… » réponds-je, en lui caressant la joue.
« D'accord » dit-elle, au moment où la porte s'ouvre sur Milli, accompagnée de Daphnée…
Elles viennent vers nous, avec un sourire pour Miho, qu'elles embrassent toutes les deux avec chaleur.
« On dirait que les trucs de filles, c'est contagieux.. » ne puis-je m'empêcher de plaisanter en direction de Daphnée.
Elle me file une petite claque sur la tête, en guise de réponse, avant de me recommander de filer voir ailleurs ce qu'il se passe.
J'embrasse Miho et je me rends dans l'annexe, avec Neville.
Mon regard se porte immédiatement sur Kreattur. Il ne passera pas la journée, j'en suis convaincu, même si sa résistance m'a impressionné jusqu'à présent. Je m'approche doucement et je me penche vers lui.
« De la part de Miho et de la mienne. Merci, Kreattur… » souffle-je, avant d'embrasser son crâne glacé.
Et je vais prendre place auprès de Draco, dont la mine est soucieuse… Je l'interroge d'un sourcil haussé…
« Ils sont entrés en Communion deux fois depuis cette nuit. La première fois, cela a été à peu près. La seconde a été beaucoup plus difficile. Harry fait de gros efforts pour lutter, mais il commence à perdre sérieusement les pédales… » murmure-t-il, pour ne pas troubler le sommeil de celles et ceux qui se reposent.
Je ne dis rien et je m'installe pour une attente qui me semble plus pénible de minute en minute.
OoOoOoO
Terry
Voilà, encore une parcelle de terrain quadrillée systématiquement.
Nous avons interrogé tous les fermiers du coin et il y en a un sacré paquet. Mais aucun n'a jamais entendu parler de la Ferme des Grives…
J'appelle les copains, pour leur signaler que nous allons ratisser une autre parcelle, mais je n'arrive pas à établir le contact.
« Merde. Mon micro foire…. » maugrée-je, en tapotant sur mon boîtier, espérant que ça va rétablir le système…
« Je vais les appeler. Pendant ce temps-là, retourne au QG en chercher un autre. Et prends de la bouffe, pendant que tu y es. Je commence à avoir les crocs et il ne doit pas y avoir de pub, ni la moindre boutique où en acheter, à dix kilomètres à la ronde… » me recommande Lee, avec lequel je fais équipe.
J'acquiesce et je Transplane illico dans le grenier du QG, dégringolant vite fait les escaliers jusqu'au premier.
« Salut ! Je viens chercher du matos, le mien est nase.. » explique-je, en direction de Dedalus et Hestia qui montent la garde auprès des écrans…
« Oui, bonjour Terry. Nous savons, Lee viens de nous informer.. » répond Hestia, sans se retourner.
Je prends un équipement neuf dans l'armoire, avant de retirer l'autre et de le placer sur l'étagère où l'on dispose toujours le matériel défectueux en attendant de pouvoir le réparer.
Et tandis que je m'équipe, je viens jeter un œil sur les écrans.
« Mazette ! Ils vont faire les choses en grand ! » m'exclame-je, en fixant celui donnant sur la salle de bal, préparée pour le mariage.
« Ça, tu peux le dire. Tout pour éblouir la petite et le monde… Saligaud de Lucius ! Non, mais regarde le se pavaner, ce paon vicieux ! Il mériterait qu'on lui coupe les glaouis ! » siffle Dedalus, qui me surprend par son propos injurieux.
Jamais je ne l'avais entendu proférer une seule grossièreté…
Et mon regard glisse automatiquement sur l'écran qu'il désigne.
Lucius se déplace vers le bureau, droit et fier, dans une tenue chic. Ce n'est pourtant pas encore l'heure du mariage, qui a lieu à quatorze heures trente, selon ce que nous savons… Or, il n'est pas tout à fait midi…
« Lucius, tu as l'air dans une forme éblouissante ! » s'exclame Voldemort, en le regardant entrer.
Je grimace aussitôt. Ce genre de propos est généralement suivi d'une partie de jambes en l'air. Je suis content d'échapper à celle qui se profile, me dis-je, en bouclant la fermeture éclair de mon blouson, avec la ferme intention de ne pas m'attarder ici davantage.
« Je ne suis pourtant guère enthousiaste, Monseigneur. Même si votre participation adoucira considérablement l'aspect répugnant de la chose, la perspective d'avoir à baiser cette péronnelle ce soir m'insupporte… » répond Lucius, tandis que je me dirige déjà vers la porte.
« Pense que nos amis seront libres bientôt. Tu pourras te réjouir en leur compagnie et fêter dignement tes noces et leur libération… » intervient Voldemort, d'un ton sarcastique, alors que j'étais sur le point de passer la porte…
Cela me retient et je reviens vers les écrans, tout en contactant Lee, pour lui annoncer que je le rejoindrai un peu plus tard…
Je suis trop curieux de savoir si Voldemort va révéler autre chose. L'heure de l'attaque par exemple. Ce sera avant, ou après le banquet de noces ?
Sur l'écran, Lucius parait toujours boudeur.
« Quand pensez-vous les libérer ? Avant ou après que j'aie défloré l'ingénue ? » demande-t-il, en faisant mine de chasser une poussière de la manche de sa robe…
« Tu ne veux quand même pas que je gâche toute la surprise Lucius ! Tout ce que j'accepte de te dire, c'est que je désire que tu déflores l'ingénue au coucher du soleil… » répond Voldemort, son regard flamboyant amusé, autant que cruel.
Lucius lève les yeux vers lui, tandis que je calcule l'heure approximative…
Ce sera entre 19H15 et 19h30…
« Excellent moment, qui nous laisse toute la soirée et toute la nuit libres… » sourit Lucius, le visage éclairé d'une joie féroce
« Oui, Lucius… Je te recommande néanmoins de garder quelques forces, car à l'aube, j'aurais un autre présent à t'offrir pour tes noces… » vient susurrer Voldemort à son oreille.
« Vraiment ? Quelle charmante attention me réservez-vous ? » demande Lucius, en penchant la tête, pour laisser son Maître lui lécher la gorge tout à son aise.
« Comme tu es curieux… Cette fois, cependant, je vais tout te révéler… Ton présent, ce sera un mignon tout petit cul et une bouche vierges, que nous pourrons déflorer ensemble… » répond Voldemort, en baisotant le cou de Lucius, tandis que je frissonne de dégoût et d'horreur…
Hestia hoquète carrément et se sauve pour aller vomir dans les premières toilettes venues. Dedalus serre les poings. Il est blafard. Enragé.
Lucius, lui, sursaute et fait volteface vers Voldemort, le regard et le visage éclairés d'agréable surprise… Jouissif, même…
« Le petit Costner ! Vous allez m'emmenez voir Potter. Et nous allons baiser le petit cul de Jérémy Costner ! Quel merveilleux cadeau ! » s'exclame-t-il dans un murmure, en laissant ses mains caresser la poitrine de son Maître
Putain ! Quel abominable monstre ! Roi des salopards ! Comment peut-il envisager avec plaisir de baiser un gosse ? Si je le pouvais, je traverserais l'écran pour lui casser la gueule avant de lui faire bouffer son service trois pièces !
« Oui, Lucius. Tu as bien deviné… » acquiesce Voldemort, avant de laisser la bouche de Lucius couvrir la sienne pour un baiser bref mais langoureux
« Aaaaah !… Comme je me languis d'être à l'aube !… » soupire Lucius, quand le baiser prend fin, tout en déboutonnant sa robe et celle de son Maître…
Ça me dégoûte profondément ! J'en ai la nausée, de l'entendre parler comme ça ! J'espère de tout cœur que nous pourrons arracher Harry et le petit Costner des griffes de ces ignobles pourritures !
« Je me charge de faire en sorte que le temps ne te paraisse pas trop long, en attendant cet instant. Mais dis-moi, Lucius. Je suis sûr que tu as longuement réfléchi et que tu as deviné, où je cache Potter… » demande Voldemort, tandis que Lucius empoigne leur deux sexes dans une même main pour les caresser
Lucius redresse sa tête, qu'il avait rejetée en arrière, comme pour mieux apprécier sa caresse et sourit
« Oui, Monseigneur. Je pense que vous le gardez chez Lucrèce Zabini…» répond-il, l'air sûr de lui.
« Comment es-tu arrivé à cette conclusion ? » demande Voldemort, en titillant l'un des tétons de Lucius avec ses ongles
« Elle vous a demandé en ma présence, de lui faire l'honneur de poser le Fidelitas sur sa demeure, qui était déjà Incartable. Et elle a par la même occasion révélé quelles autres Protections elle envisageait de poser. J'ai d'ailleurs moi-même participé à la mise en place de ces Protections… Son petit Manoir est une véritable forteresse. Complètement inaccessible. Une jolie retraite, à propos de laquelle vous m'avez dit, tandis que nous visitions la propriété, envisager d'en faire le quartier et la base d'entraînement de nos amis lorsque vous les aurez libérés … » répond Lucius, en poursuivant ses caresses sur un rythme lascif
Voldemort rit et gratifie Lucius d'un baiser.
« Tu comprendras qu'il n'est plus question maintenant, que nos amis trouvent asile chez Lucrèce. Je ne veux pas prendre le risque que l'un ou l'autre de ces imbéciles décide, un soir d'ennui ou de beuverie, d'aller s'amuser avec Potter, même si c'est contraire à mes ordres. Edmond Parkinson et Chhaya Deli nous ont démontré récemment que certains se croient permis de les transgresser ou de prendre des initiatives dangereuses pour mes projets… Alors ils resteront ici. Et quand j'en aurai assez de leur dérangeante présence, je réquisitionnerai un autre Manoir… » déclare Voldemort, en encourageant Lucius à accélérer un peu son rythme de caresse…
« Pourquoi ne pas déplacer Potter ici ? » demande Lucius, haussant un sourcil
« L'emplacement du Manoir Malfoy est connu de l'Ordre du Phénix et du Ministère, tandis que tout le monde ignore où se terre Lucrèce. Or, l'ignorance est une arme puissante qui affaiblit l'ennemi, réduisant son espoir à néant. Par ailleurs, que l'Ordre du Phénix n'ait pas tenté de donner l'assaut ici, en espérant pouvoir libérer son précieux petit Potter, me conforte dans la crainte qu'il y ait toujours un espion dans nos rangs pour les renseigner, Lucius… » déclare Voldemort, sa main sur celle de Lucius, l'empêchant cette fois de poursuivre sa caresse.
« A qui pensez-vous, Monseigneur ? Willy Larbrouss, peut-être ? Après tout, il est possible que cet ivrogne soit abusé… Snape peut très bien mettre ses talents de Légilimens à profit, pour lui extorquer des informations et lui faire oublier ensuite leur rencontre, par exemple… » commente Lucius, sourcils froncés sur la réflexion..
« Non, j'avais envisagé cette éventualité et j'ai minutieusement fouillé l'esprit de Willy, quand il est venu m'apporter le Journal de mon Ancêtre. Il n'y a aucune trace de Snape dans son esprit. Aucune trace non plus qu'on lui ait jeté l'Oubliette.. » répond Voldemort, les lèvres pincées…
« Qui, alors ? » demande Lucius, interrogatif
« J'ai quelques soupçons, mais je ne suis pas sûr encore… Et je désire que tu éprouves la fidélité de chacun de mes serviteurs, Lucius… » déclare Voldemort, en imprimant une pression sur la main de Lucius, pour l'inviter à reprendre le travail
« Vos désirs sont des ordres, Monseigneur… » répond Lucius, avant d'accueillir la langue de Voldemort dans sa bouche.
Cette fois, ils ont l'air partis pour achever leur partie de jambes en l'air et je détourne mon regard, tout comme Hestia l'a fait dès qu'elle est revenu dans la Base. Son visage ruissèle de larmes et il est aisé, de comprendre pourquoi. Dedalus est très pâle, sous son air pincé de colère…
« Putain de salopards ! Avec tout ça, on ne sait pas encore avec certitude quand va avoir lieu l'attaque d'Azkaban ! Merde ! Allez, moi je retourne auprès de Lee. Faut vraiment que nous trouvions ce Passage Secret aujourd'hui ! A plus tard ! » m'exclame-je, juste avant de partir.
Je suis tellement dégouté et énervé, que j'en oublie de passer par la cuisine pour prendre de la bouffe. Je m'en souviens au moment de Transplaner et je peste tout ce que je peux en redescendant.
Il me tarde plus que jamais, de trouver ce foutu Passage Secret !
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