Disclaimer: cf chapitre 1
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Merci à Mistycal, ma beta depuis le Livre I
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RéponseS sur mon forum aux commentaires de - Doucerfamille - Lul -
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*Meilleurs voeux pour 2012*
*Que cette année voit la concrétisation de vos projets et un bonheur quotidien*
Bisous !
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Evasion Massive 3 /3
Acte 5 : Un Long Chemin
Harry
Je ferme les yeux. La sueur dégouline sur mon front. Ma respiration est courte et mon cœur bat la chamade. Si vite et si fort qu'il va finir par exploser…
Mes genoux tremblent. Mes jambes ne me portent plus. Je m'effondre à genoux.
Mon cerveau se fissure dans un éclair violent qui me crucifie. Une silhouette se dessine dans ses ombres. Elle vient vers moi en courant. Je reconnais Ron et je cours vers lui moi aussi. Ses mains encerclent ma taille et soudainement une lueur rougeâtre s'allume dans ses yeux. Et sur ma taille, des griffes cruelles s'enfoncent dans ma chair. Ron se transforme en grizzly, la gueule ouverte sur une colère féroce. Il lève une patte et impitoyablement ses griffes s'abattent sur ma poitrine. Elles me déchiquettent les bras, arrachent mes tripes et je hurle la douleur atroce qui écrase mon cœur brisé…
« Harry ! Harry ! Ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas réel ! Tu dois lutter Harry ! Lutte ! » s'écrie une voix perdue dans l'horizon
Tristan…
Je veux l'écouter, lui obéir. Mais une boule de feu vient vers moi. Elle m'embrase, elle me supplicie en coups de poignards féroces.
« C'est de l'amour, Harry ! C'est de l'énergie ! Prends-la ! Prends-la ! » crie Tristan
« C'est de l'amour… C'est de l'amour… » murmure-je, en obligeant ma main calcinée à se refermer sur la flamme qui me dévore…
La flamme s'élève, claire et vive. Mais elle ne me brûle plus. Elle est douce est tiède.
« Oui, Harry, c'est bien, fils, c'est bien. Ne la lâche pas. Absorbe-la jusqu'au bout. » m'encourage la voix de Parrain
Je porte la flamme à mon visage, je l'aspire, je l'avale doucement et elle se précipite dans mon corps, pour l'alimenter de son énergie et de sa force…
« Harry ! Viens, viens, Harry ! Lève-toi ! » pleure Jérémy, en tirant sur mon bras.
J'ouvre les yeux.
« Je t'en prie Harry ! N'abandonne, pas, pas maintenant ! S'il te plait ! » pleure encore Jérémy, en passant ses bras sous mes aisselles pour essayer de me soulever.
« Ça va, bonhomme, ça va. C'était un cauchemar, juste un cauchemar. Et je vais mieux, maintenant, beaucoup mieux… » déclare-je, en le prenant dans mes bras pour le réconforter, avant d'ajouter : « On va y arriver. Tu vas voir. Ensemble on va y arriver. »
Il hoche la tête dans mon cou et je ramasse la Baguette que j'ai laissée tomber sur le sol, avant de me relever en serrant sa petite main dans la mienne.
Il presse le carnet et le couteau contre sa poitrine, tandis que je serre mes doigts sur la baguette de la Goule Venimeuse. Je n'aime pas la sensation de cette baguette dans ma main. Elle est instable, imprégnée de cruauté. Mais je peux en avoir besoin, alors je la garde précieusement…
Nous montons l'escalier, difficilement, car nos muscles se sont affaiblis et qu'ils sont raidis par des douleurs, noués de crampes. Enfin la porte se profile. Nous la passons, pénétrant dans un couloir étroit et sombre.
La lueur au bout du couloir m'angoisse. Je crains de l'atteindre et que ce soit la fin de notre évasion. Mais je ne faiblis pas. Je repousse mes pensées, les souvenirs de mes cauchemars. Trois pas et nous y serons. Je saurais si c'est encore un cauchemar ou la réalité. Je ferme les yeux, avançant dans le noir, guidé par la main de Jérémy.
Quatre pas. Il n'y a pas d'exclamation triomphante de Voldemort pour m'accueillir. Je peux rouvrir les yeux.
Le hall est sombre. A peine éclairé par la lueur des becs de gaz, baissés au maximum. Mais je distingue l'escalier.
« La porte est là, Harry ! » s'exclame Jérémy, en me tirant vers la gauche.
« Non, il faut monter l'escalier. C'est par-là que nous devons partir…» réponds-je, en l'incitant à me suivre d'un mouvement de tête…
« Tu es sûr ? » demande Jérémy, l'air plus qu'incertain…
Il n'a pas confiance. Il pense que je suis de nouveau en plein cauchemar et ne me croit pas…
« J'en suis sûr, Jérémy. Il y a un passage secret. Mon Parrain, Sirius me l'a dit. Son esprit est venu me voir… » insiste-je, en le tirant doucement vers moi.
Son regard me fait comprendre la folie apparente de mes paroles. Et je m'agenouille devant lui, portant mes mains sur ses frêles épaules.
« Ecoute, bonhomme. Sirius est mort. Et je ne sais pas comment expliquer comment il a pu venir jusqu'à moi. Mais je sais qu'il était là. Il est venu et m'a indiqué le chemin que nous devons prendre. Je ne suis pas fou, Jérémy. Et je ne fais pas de cauchemar. Je te dis la vérité. » assure-je, mon regard fixé dans ses yeux.
Il réfléchit. Il souhaite me croire. Plus que tout.
« Peut-être que je dormais, quand il est venu et c'est pour ça que je ne l'ai pas vu… » dit-il finalement, avec une confiance un peu vacillante dans les yeux.
« Peut-être, oui… » réponds-je, avec un petit sourire encourageant.
Je me relève en frissonnant de froid sous un courant d'air glacé qui vient de la porte d'entrée et nous nous dirigeons vers l'escalier, quand j'avise un placard.
« Attends, j'ai une idée. » décide-je, en lâchant la main de Jérémy.
Je vais vers le placard et il me suit. J'ouvre la porte, sur des capes, des toques et des manchons de fourrure ou de drap et de velours épais.
« De quoi nous réchauffer… » murmure-je, en tendant la main pour décrocher une cape de fourrure blanche.
Elle est douce et rien que son toucher me réchauffe déjà.
« Avec les compliments de la Gorgone » souris-je, en la posant sur les épaules de Jérémy.
Elle est beaucoup trop grande pour lui, mais je l'ajuste à sa taille d'un coup de Baguette.
« C'est qui la Gorgone ? » demande-t-il, avec un sourire, quand je lui enfonce une toque assortie à la cape sur la tête.
« Lucrèce Zabini… C'est Blaise qui l'a surnommée comme ça… » répond-je en décrochant un manteau long, de drap épais doublé de velours.
Il est masculin. Il doit appartenir à Preston ou au Basilic peut-être. Il est un peu trop grand pour moi et les manches couvrent mes mains. C'est aussi bien, ça les réchauffera. Alors je raccourcis juste le bas, pour ne pas trébucher dans ses pans…
« La Goule Venimeuse, c'était Deli… Comment tu appelles le Médicomage ? » demande Jérémy, tandis que nous commençons à monter le large escalier de marbre.
« Je ne sais pas. Il n'a pas de surnom encore. Tu veux lui en choisir un ? » réponds-je, en baissant mon regard vers lui.
Il acquiesce d'un hochement de tête et sa petite bouille pâle déformée par les coups et des hématomes qui s'élargissent sous ses yeux, se chiffonne, tandis qu'il réfléchit…
« Mmmmm… J'hésite entre le Kappa Bouffi, le Povrebine Hargneux et le Bicorne Pleutre… » répond-il finalement en levant son regard vers moi.
« Les trois lui conviennent parfaitement, mais il faudra choisir… » déclare-je, avec un sourire
« J'y réfléchirai plus tard… » décide-t-il, peu avant que je m'effondre en avant, crâne fendu en deux par une brûlure atroce…
Des images tourbillonnent dans ma tête.
Des dizaines d'hommes et de femmes grimacent ou crient, une main pressée sur leur bras. Parrain est parmi eux. Il se cabre et semble se débattre pour s'arracher à un cyclone qui l'emporte dans un tourbillon infernal, traversé d'éclairs et de souffrance, dans lequel se mêlent des bras et des jambes. Dans un effort qui lui arrache une plainte, le bras de Parrain se tend, vers l'extérieur du cyclone nimbé d'or, le bout de ses doigts touche l'or, le traverse et soudainement, il est violemment expulsé.
La douleur cesse brusquement. Mon cœur pincé se relâche. Je cherche mon souffle, mais ne le trouve pas, car la douloureuse brûlure recommence presque aussitôt qu'elle a cessé.
Les cris, les grimaces redoublent. Cette fois, Parrain n'est pas là et la brûlure me semble moins douloureuse, presque supportable. Le visage à peine crispé de Lucius, envahit mon esprit. La brûlure contient un sentiment de puissance souveraine mêlé de ténébreuse cruauté et de jubilation sadique.
De nouveau, la brûlure s'éteint subitement. Mon cœur, qui a compris que la marque des Ténèbres vient d'être activée par Voldemort, pleure celles et ceux qui vont souffrir avant de mourir. Mais il n'a le temps que d'une seule larme, car une troisième brûlure le foudroie
Un homme redresse la tête en éclatant de rire, dans un cachot très sombre, à peine éclairé par la lune. Il est sale, dépenaillé, pouilleux, échevelé et barbu. Ses yeux brillent d'une lueur de joie cruelle et triomphante. Il se lève de sa paillasse et il la rejette au loin, révélant une grosse poignée de Baguettes…
Il les prend en main, le cœur cruellement heureux, en choisit une et jette un Sortilège sur la porte, la faisant sauter hors de ses gonds. Puis il se précipite hors de son cachot, fait sauter d'autres portes, d'autres cachots, jetant une Baguette vers les prisonniers qui sont dedans, leur donnant l'ordre de se lever au nom de leur Maître…
Des Détraqueurs arrivent…
L'homme n'a pas peur d'eux. Il est fermement campé sur ses jambes.
« C'est l'heure de la révolte. Il nous appelle. Nous allons faire tomber la Barrière Anti-Transplanage, pour que les nôtres puissent venir nous chercher ! Libérez tous les prisonniers puis rassemblez tous les vôtres et tenez-vous prêts à nous suivre ! » s'exclame-t-il d'une voix basse et rocailleuse…
Et les Détraqueurs obéissent…
Et le rire fou de Voldemort explose en millions d'aiguilles glacées qui se plantent droit dans mon cœur… Il est triomphant. Surexcité. Azkaban est à lui ! Ses troupes vont être libérées ! Il va pouvoir avancer dans ses projets ! Faire régner la terreur dans les cœurs !
Et Salazar exulte avec lui. Il l'encourage à fêter dignement l'évènement en allant baiser le petit cul de Jérémy… Voldemort hésite, mais son désir se réveille et il anticipe déjà le plaisir de déflorer des chairs juvéniles et tendres de ce petit garçon si beau, si blond. Ce petit garçon qui lui rappelle Draco. Son désir est brûlant. Impérieux. Douloureux.
Il se voit caresser le petit cul. Ecarter les tendres fesses et lécher la petite fleur pour qu'elle s'épanouisse. Il anticipe le plaisir qu'il aura à le pénétrer de son sexe, tandis que Jérémy sucera Lucius…
« Tu as raison, Salazar. Pourquoi attendre l'aube…. » décide-t-il dans un souffle rauque de désir, tandis qu'un frisson d'horreur me soulève l'estomac
Mon cœur bat la chamade. L'effroi m'envahit de glace.
Voldemort va arriver. Il va venir ici. Il sera là dans quelques instants…
Nos rêves d'évasion s'envolent…
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Draco
Pour la première fois depuis dimanche, j'éprouve un réel espoir…
La Base de Londres vient de nous apprendre qu'on a localisé l'endroit où débouche le passage secret qui mène à Priest Hole Manor et c'est le cœur beaucoup plus léger, que je m'apprête à prendre le relai de Maman pour contenir le Dôme…
Mon Sort fuse, fluide, léger mais puissant. Le Dôme me semble opposer moins de résistance que d'habitude et ma confiance se renforce. Mais c'est de courte durée, car soudainement, une série d'éclairs traverse le Dôme qui enfle brutalement.
Et une folie furieuse se déchaine. Le Dôme ondule sous la pression exercée par de violentes bourrasques qui exercent des tonnes de pressions sur lui. Jamais il n'a été aussi noir, aussi terriblement menaçant. Il rue, regimbe et se cabre avec une rage effrayante.
« Putain, ça va craquer ! » s'écrie Gabe, qui tient sa Baguette à deux mains
J'en fais autant. La sueur dégouline depuis mon front et me brûle les yeux. Le Dôme gémit une plainte sinistre et douloureuse. Puis il se fissure et des étincelles de douleurs s'en échappent, nous frappant de plein fouet. Philippa s'effondre presque sous l'impact, relâchant involontairement son Sort Contenant et la tempête déferle dans l'annexe, libérant un corps violemment expulsé du Dôme et des vitres explosent en milliers d'éclats de verre, qui nous lacèrent la peau.
Et la tempête se calme, aussi vite qu'elle a commencé…
La porte de l'annexe s'ouvre tout aussi brusquement sur des copains du Comité. Ils se précipitent pour nous relayer, tandis que Richard court vers le corps expulsé.
« Putain ! Ça faisait un boucan infernal ! Le mur mitoyen avec l'infirmerie tremblait ! On voulait venir vous aider, mais on n'arrivait pas à ouvrir la porte ! » s'exclame Seamus, qui vient de prendre ma place.
Lavande Brown m'aide à tenir debout, tandis que je titube vers le mur pour m'y appuyer et reprendre mon souffle… Mais je suis aussi anxieux de savoir qui a été expulsé du Dôme et pourquoi. Que s'est-il passé ? Qu'arrive-t-il à Harry ? Alors je lui demande de m'aider à aller vers Richard.
Pa, c'est Pa qui a été expulsé. Il grimace en tenant son avant-bras gauche. Et je devine que la marque des Ténèbres a été déclenchée…
« Que s'est-il passé ? » lui demande Richard
« Je me suis retiré… Ma marque a brûlé et elle brûlait les autres aussi… Voldemort est en train de donner l'ordre d'attaque… » répond Pa, essoufflé.
Il tente de se relever, mais Richard l'arrête…
« Que fais-tu, Severus. Tiens-toi tranquille, tu as un bras cassé et tu es terriblement affaibli. » dit-il, d'un ton sévère
« Tu ne comprends pas... Il faut que j'y retourne. Harry a réussi à sortir de la cave. Mais Voldemort a l'intention de se rendre à Priest Hole Manor, maintenant. La Magie Noire va se déchainer et si je n'y vais pas, les Ondes Magique de Nally vont consumer Ron et Hermione… » répond très vite Pa, en repoussant Richard tandis que mon cœur bat une chamade infernale de terreur et de douleur…
Tout mon sang se retire vers lui. Et je flageole sur mes jambes.
« D'accord, mais prends d'abord une Potion Revitalisante Renforcée… » accepte précipitamment Richard, en fourrant une fiole de Potion ouverte dans la main de Pa
Pa la boit en une seule gorgée tout en se précipitant vers le Dôme. Et quand il pénètre dedans, j'ai l'horrible impression qu'il vient de se faire gober comme une mouche par un caméléon…
« Toi aussi, tu as besoin d'une Potion Revitalisante, Draco » murmure doucement Lavande
Je la regarde, sans la voir car mes yeux sont brouillés de larmes…
Putain… Harry… Que va-t-il se passer pour toi ?
Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait tant d'obstacles à franchir ?
Pourquoi faut-il toujours que tous les évènements s'enchaînent et s'emmêlent ainsi pour nous pourrir la vie ?
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Remus
Le message d'appel signalant que l'ordre d'attaque contre Azkaban vient d'être lancé par Voldemort, fige tout notre groupe.
Mon ventre se tord. Et je songe à toutes celles et ceux de l'Ordre qui vont se battre dans un instant. Que Merlin les protège !
Je ferme mes écouteurs, pour ne pas me laisser distraire par les informations qui ne vont pas manquer de transiter de la Base d'Ecosse jusqu'à la Base de Londres. Je prendrais des nouvelles régulièrement, mais nous avons une tâche à accomplir ici. Dont dépend la vie de Harry…
Je relève les yeux sur les jeunes. Ils ont l'air abattus, découragés et soucieux aussi. Les jumeaux en particulier. Ils ont de quoi l'être, quand ils ont perdus un frère il y a peu et que leur père, ainsi que Bill et Charly vont se battre à Azkaban…
Je dois les rappeler à leur propre mission et réquisitionner leur attention ici.
« Allez, tout le monde ! Fermez vos écouteurs. Quoiqu'il se passe en ce moment, nous devons trouver le passage secret. Recommençons à sonder le sol en élargissant le périmètre de recherche. On s'y met par équipe de deux, comme tout à l'heure. » encourage-je chacun, en distribuant des tapes sur les épaules.
Je me mets en équipe avec Roger, songeant que je regrette plus que jamais, que Sirius ne soit pas là. Il aurait mis son Animagus à profit pour renifler le sol à la recherche de ce fichu passage secret. Et je suis sûr qu'il aurait trouvé.
Nous tournons autour de la ruine, à petit pas, examinant minutieusement le terrain. Mais il n'y a guère de tunnel, si ce n'est que les petites galeries d'une ou deux taupes et un terrier à lapin abandonné.
Le découragement commence à nous gagner sérieusement. Et je soupire, en scrutant le sous-bois où la neige commence à faire des petits paquets de-ci, de-là…
« Mais qu'on est con ! Regardez où se trouve le tas de bois, par rapport au pan de mur ! Je suis sûr que c'est là-dessous que devait se trouver le puits ! » s'exclame soudainement Roger
Je tourne la tête, dans la direction qu'il pointe.
Nous sommes aux limites de la zone où les bucherons ont commencé leur travail de déboisement. Et il y a une bonne vingtaine de gros troncs d'arbres rassemblés à trente pas du muret…
Si c'est le reste d'un mur du fond de la maison, alors Roger pourrait bien avoir raison, me dis-je, avec un nouvel espoir…
« On déplace ces fichus troncs d'arbre ! On se dépêche, mais sans prendre de risque ! Alors faites-le en équipe de deux ! Allons-y Roger, commençons. Nous irons tout déposer par-là ! » décide-je, en indiquant un coin du doigt
Les troncs pèsent sur nos baguettes et nous devons avancer prudemment, pour éviter de trébucher sur des racines cachées par les très nombreuses feuilles sèches que la neige commence à recouvrir.
Mais nos efforts sont récompensés, car au bout d'environ un quart d'heure, Fred pousse un cri de joie. Georges se précipite auprès de lui et regarde dans la direction qu'il indique
« C'est bien là ! Ouais, c'est bien là ! » s'exclame-t-il, en arrachant des touffes d'herbes couchées…
Nous nous dépêchons d'enlever les deux derniers troncs, tandis que Georges nettoie la zone, grattant la terre, mêlée de feuilles et d'herbe…
« Putain, qu'est-ce que c'est que ça ! C'est archi dur ! » maugrée-t-il soudainement.
Lee s'accroupit et examine ce que Georges a mis à découvert…
« Du béton armé. Bordel, on va en chier, pour faire sauter ça… » soupire-t-il, en fourrageant dans ses dreadlocks…
« Ouais… Ben on va peut-être en chier, mais on va le faire sauter quand même, ce putain de béton armé ! » déclare Fred, avec un regard terriblement déterminé…
« Ouais… Et peut-être même, que nous n'aurons pas à le faire ! Maintenant qu'on a trouvé ce puits, on peut sonder autour ! Avec de la chance, on trouvera le tracé du passage. Nous pourrons alors évaluer sa profondeur et Transplaner dedans ! » déclare quant à lui Olivier
Ce qui me semble une excellente idée…
Je demande à Roger d'informer la base de Londres, que nous avons trouvé le puits, tandis que je me mets déjà au travail.
« Merde ! Oh ! Les gars ! Ouvrez tous vos écouteurs il faut que vous entendiez ça ! » s'exclame Roger, d'un ton urgent, attendant notre signe de tête, pour demander à Dedalus de répéter ce qu'il vient de dire…
« Harry a réussi à sortir de la cave, mais Voldemort est parti à Priest Hole Manor avec Lucius ! Alors même si vous ouvrez le passage, vous ne devez pas aller le chercher tout de suite ou vous vous ferez massacrer et tout sera fichu ! Voldemort condamnera le passage et on ne pourra plus aller chercher Harry et le gosse ! » annonce Dedalus, la voix tremblante, tandis que mon sang se glace dans mes veines…
Que vont faire Voldemort et Lucius à Harry et au gamin qui est avec lui ?
« On va quand même préparer le terrain ! Au moins on sera prêt, quand on pourra aller les chercher… » décide-je, hésitant à peine, avant de demander des nouvelles d'Azkaban…
Elles ne nous sont pas favorables et je préfère ne pas m'étendre dessus, coupant très vite la communication pour me mieux me concentrer sur le sauvetage de Harry et Jérémy Costner.
« Coupez vos écouteurs. Nous appellerons dans une demi-heure pour prendre et donner des nouvelles. Occupons-nous de trouver le passage ! » encourage-je mon équipe, le cœur lourd…
Ils obéissent sans protester. Conscient des responsabilités qui leur incombent et du rôle important qu'ils jouent depuis l'aube…
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Charly
L'alerte vient d'être lancée.
L'attaque a déjà commencé, depuis l'intérieur même de la prison, selon ce que nous indique la voix tremblotante de Dedalus…
« L'alarme n'a pas sonnée au Ministère ! » s'exclame Hestia d'un ton affolé dans mes écouteurs
Putain de salopard ! Il s'est allié les Détraqueurs !
Nous allons devoir les combattre autant que les Mangemorts, me dis-je, tout en me faisant la réflexion que je ne devrais pas en être étonné, puisque la sueur me dégouline sur la nuque depuis ce matin et que les poils de Bill ont commencé à se dresser dans l'après-midi…
Nous avons intérêt à veiller l'un sur l'autre, sur Papa, Fleur et ma Nadya…
« Tenez-vous prêts ! » entends-je Albus ordonner
Et depuis les petites îles sur lesquelles nous sommes venus attendre l'alerte, je scrute l'océan en direction d'Azkaban. Soudainement, une lumière éblouissante tonne dans un craquement sec au-dessus de la prison…
« Maintenant l'alarme doit sonner » murmure Bill mes côtés…
Et nous Transplanons immédiatement vers Azkaban, sous les Ordres d'Albus, pour contenir au maximum les prisonniers, en attendant les renforts de Kingsley, qui débarquera au plus tôt avec tous les Aurors et Tireurs de Baguette possible…
Les rochers sur lesquels nous posons pied sont rendus glissants par les algues visqueuses qui s'y accrochent. Une clameur triomphante s'élève de la prison qui dégorge de prisonniers heureux d'être libres, une odeur de pourriture salée me saute aux narines et le froid est saisissant…
Je lève les yeux. Il y a des centaines et des centaines de Détraqueurs au-dessus de nos têtes…
« Voldemort envoie ses troupes chercher les prisonniers qui n'ont pas de Baguette ! » nous prévient Dedalus, tandis que nos Sorts fusent déjà…
En direction des Détraqueurs, pour ceux qui ont été chargés de les tenir loin de nous et en direction des prisonniers délivrés pour d'autres, qui tâchent de les refouler à l'intérieur de la prison…
Mais certains d'entre eux ont une de Baguette. Ça explique que la Barrière Anti-Transplanage a pu sauter, avant même que Voldemort ait envoyé ses troupes…
Je comprends tout, maintenant… C'était pour ça, qu'il n'avait pas libéré Rodolphus et Rabastan Lestrange, Dolohov et compagnie… Il leur a laissé des Baguettes, quand il est venu chercher Lucius et les autres mais les a gardés en réserve à Azkaban, en prévision du jour où il aurait besoin d'eux, pour libérer les prisonniers que nous ne manquerions pas de faire durant ses différentes attaques…
Avait-il prévu qu'il y en aurait tant ?
Ça m'étonnerait quand même…
J'engage un duel, avec Dolohov qui me surplombe depuis le haut de l'escalier qui permet d'accéder à la porte d'entrée de la prison dont les murs noirs dressent leurs ombres sinistres vers le ciel envahit de Détraqueurs.
Ce putain de salaud a la hargne, après des mois d'enfermement et d'attente. Et même s'il est un peu faiblard, ses Maléfices sont sacrément vicieux…
Des « plop » retentissent autour de nous. Malheureusement, ce ne sont pas encore les Aurors et les Tireurs de Baguette, mais des Mangemorts. Et ça barde illico pour nos fesses…
Du coin de l'œil, j'avise qu'ils visent en priorité ceux qui repoussent les Détraqueurs. Quelques-uns tombent et des Détraqueurs parviennent à se rapprocher dangereusement pour nous. J'arrive enfin à me débarrasser de Dolohov et je me porte au secours de James Cooper, lui évitant de justesse un baiser qu'il n'aurait certainement pas apprécié.
Mon Patronus se déploie et nettoie le coin avec grand soin, mais un Maléfice me frôle le bras. Je lâche mon Patronus et me retourne contre le fumier qui m'attaque…
Merde, Lestrange ! Bellatrix Lestrange…
Plus folle que jamais… Réjouie et décidée à faire quelques victimes dans nos rangs.
Elle y va à coups d'Avada Kedavra et je dois danser la gigue pour échapper à la mort, sautant de rocher en rocher. Je dérape sur les algues glissantes, me rattrapant de justesse deux ou trois fois, mais finalement, je tombe à la baille, sous les éclats de rire de la foldingue.
Le froid me coupe le souffle et je coule à pic. Mes mains sont immédiatement gelées. J'essaye de nager, pour remonter à la surface, mais mes membres et mon cerveau sont engourdis. Mes poumons prennent feu, des moucherons volent devant mes yeux…
Et c'est le grand trou noir…
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Harry
« Qu'est-ce que tu as ! Harry ! Harry ! » crie Jérémy, en me secouant l'épaule.
La douleur pulse derrière mes yeux et des éclairs éblouissants obscurcissent ma vue déjà sérieusement troublée. Je tremble de tous mes membres. J'essaye de me lever, mais mes jambes refusent de me porter…
Je comprends confusément tout ce qu'il vient d'arriver et pourquoi je suis si faible…
La marque activée par Voldemort a dû brûler sur le bras de Parrain qui était encore avec moi dans mes pensées… Elle a dû manger toute l'énergie Magique qu'il m'a donnée tandis que je luttais contre la douleur de sa brûlure…
Me laissant affaibli, épuisé, vidé…
Putain…
Voldemort va venir… Il arrivera bientôt…
Nous devons partir…
« Harry ! Réponds-moi, Harry… » supplie Jérémy, tandis que je pousse sur mes jambes avec toute la force qu'il me reste pour me relever…
« Voldemort va arriver bientôt… Il faut partir Jérémy… » murmure-je, dans un halètement fébrile et apeuré…
Je me force à grimper l'escalier, en m'appuyant un peu sur l'épaule de Jérémy, dont j'entends les battements de cœur affolés. Un étage est monté. Il en reste encore un autre à gravir…
Merlin, je n'y parviendrais pas…
« Harry ! Appelle-les, Harry ! Ron, ta Marraine, Hermione… Ils sont encore là Harry, tu le sais, tu le sens au fond de toi ! » me presse Tristan…
Ron, mon cœur…
Je me concentre et je le cherche.
Il est là, c'est vrai…
Mais il est loin… Si loin… Derrière des Barrières sombres, mouvantes, épaisses, hérissées de piquants affutés comme des lames de rasoirs…
M'entendra-t-il ? Pourra-t-il passer cette Barrière sans se faire mal ?
Je ne sais pas… mais je dois essayer. Pour pouvoir protéger Jérémy, l'éloigner d'ici le plus vite possible…
« Ron, j'ai besoin de toi… » chuchote-je, à bout de souffle…
Il ne m'entend pas. Je n'ai pas dû l'appeler assez fort…
Je rassemble mon souffle et je l'appelle encore une fois…
Cette fois, mon appel s'envole vers lui. Comme une petite flèche de fumée grise. Elle touche Ron. Il se précipite vers moi, mais il se heurte à la Barrière. Il rue, il se cabre. Il s'empale sur les piquants avec force, ne se blessant heureusement pas, sa Magie formant un solide bouclier autour de lui. Mais la Protection résiste à ses assauts..
Alors il gronde, grogne et rugit avec hargne et le Grizzly sort ses griffes. Il arrache des piquants, déchire la mer Noire mouvante et la traverse, entraînant derrière lui une petite silhouette qui brille comme de l'argent poli sous les rayons du soleil…
La silhouette jette une liane vers moi…
Je la saisis au vol…
Elle est chaude. Elle vibre d'une énergie vivace, ardente et vaillante, comme Hermione, ma petite sœur de cœur.
Je laisse la liane s'enrouler autour de mon bras et sa chaleur pénétrer dans chaque fibre de mon corps. Il y a tant d'amitié, tant d'affection et de confiance dedans, qu'une larme coule sur ma joue…
Je t'aime aussi Hermione s'écrie mon cœur…
« Quand tu seras en haut de l'escalier, jette un Sortilège de Confusion en direction du hall, Harry ! Le plus puissant que tu peux ! Ça dispersera tes Ondes Magiques et ça retardera son entrée dans la maison ! » me crie Hermione, en s'accrochant à Ron pour résister à une force invisible qui la tire en arrière, …
J'acquiesce d'un hochement de tête. Je promets de le faire dans mon cœur. Et elle lâche Ron, se laissant aller en arrière, sur la promesse de revenir si j'en ai besoin…
« Je reste avec toi, bébé… » souffle quant à lui Ron en luttant contre ce qui le tire en arrière
Sa présence m'enlace, douce et tendre. Et j'ouvre les yeux sur la marche d'escalier sur laquelle mon front est appuyé
« Harry ! Il faut y aller, Harry ! Ne t'en vas pas dans un cauchemar, s'il te plait ! » sanglote Jérémy qui me secoue l'épaule avec un terrible désespoir.
« Ça va, Jérémy, ça va… » chuchote-je, en me relevant, avant d'ajouter : « J'avais juste besoin de reprendre des forces. Et tu vois, je vais bien maintenant, ça va aller… On va y arriver… »
Il attrape ma main et grimpe vaillamment les marches. Nous montons jusqu'au deuxième étage d'une seule traite, même si Jérémy peine beaucoup sur les dernières marches. Arrivé sur le palier, je me penche un peu par-dessus la rampe et, pensant à la promesse faite à Hermione, je pointe la Baguette de la Goule Venimeuse vers le hall…
« Qu'est-ce que tu fais Harry ! » demande Jérémy, d'une voix angoissée
« Ce qu'il faut, pour retarder Voldemort et l'empêcher de nous retrouver. » réponds-je, en serrant mes doigts sur la baguette
Je la sens récalcitrante dans ma main. Mais je rassemble toute mon énergie, toute ma volonté, toute ma détermination à protéger Jérémy et je la dompte. Mon Sortilège fuse, emplissant tout le hall, s'insinuant dans les couloirs, sous chaque porte de chaque pièce du Manoir…
Je vacille. Je me suis presque vidé de toute mon énergie pour jeter ce Sortilège et mon cerveau est cotonneux, un peu embrumé..
« Allons-y, Jérémy.. » murmure-je, en saisissant sa main…
Il parait un peu hagard. Le sortilège le rend confus…
J'ai oublié de l'en protéger…
« Qu'est-ce qu'on fait ici ? On va où ? » demande-t-il, en tournant la tête de tous les côtés…
C'est vrai, ça… Par où doit-on aller ? Qu'a dit Sirius déjà ? Je ne m'en souviens plus…
« A droite ! Tu dois aller à droite ! 3ème chambre à gauche ! » me souffle Tristan…
Oui, il a raison, je me souviens maintenant.
J'entraîne Jérémy vers la droite. Le couloir est sombre, mais je ne veux plus utiliser la Magie, maintenant. Car quand Voldemort comprendra qu'il est abusé par un Sortilège de Confusion, il l'annulera… Il y parviendra, j'en suis certain… Et alors il me repérerait aux Ondes Magiques que je laisserai derrière moi, si j'utilise à nouveau la Baguette pour faire de la lumière…
Un léger sanglot…
Ce n'est pas Jérémy. Ce n'est pas dans ma tête…
Il y a quelqu'un dans le couloir. Qui cela peut-il être ?
J'avance prudemment. Forçant mes yeux dans l'ombre et je finis par dénicher une petite silhouette, recroquevillée contre le socle d'une statue. C'est un Elfe de maison…
Je devrais passer mon chemin, me dépêcher vers le passage. Mais si cet Elfe appartient à la mère de Blaise, il pourrait lui dire que nous sommes passés par ici, mettre Voldemort sur notre trace. Je ne peux pas courir ce risque.. Il faut que je l'interroge, que j'évalue la situation avant de décider de son sort…
« Que fais-tu ici ? » m'enquiers-je, avec douceur
« Stilky est perdue… » répond l'Elfe en sanglotant
« Est-ce qu'il y a d'autres Elfes ici ? » m'enquiers-je encore, soucieux de savoir, s'il y a un autre risque d'être repéré…
« Non. Stilky est toute seule. Les Elfes de la Maîtresse Lucrèce ont été autorisés à sortir pour aller préparer le mariage au Manoir du Maître Malfoy… » révèle Stilky, en redoublant de sanglot
« Est-ce que tu appartiens à Lucrèce Zabini ? » demande-je, toujours avec la même douceur
« Non. Le Maître de Stilky est mort. Mais le Maître de Stilky a renié son fils qui ne peut plus hériter et il a oublié Stilky dans ses volontés, alors Stilky n'appartient plus à personne. Stilky ne sait pas quoi faire… » répond l'Elfe en se tordant les oreilles.
Voilà qui me soulage considérablement. Je n'aurais pas à la tuer, pour couvrir notre fuite…
« Viens avec moi. Roi Dobby te conseillera… » décide-je, en rangeant la Baguette de la Goule Venimeuse dans ma poche, pour pouvoir lui tendre la main…
« C'est vrai ? Stilky peut venir ? » demande l'Elfe avec espoir..
« Oui, prends-ma main et suis-moi… » réponds-je, avant de vaciller durement sur mes jambes
Ma tête est fendue en deux par une hache, comme celle de Scrimgeour.
Voldemort est-là. Il vient de passer le portail. Il est excité, fébrile, impatient. Il se délecte déjà du petit cul de Jérémy. Et il n'est pas seul, Lucius est avec lui…
Je repousse les pensées salaces de Voldemort, avec toute la volonté qu'il me reste, appelant Ron à l'aide. Il me donne sa force. Il me prend de ma douleur. Et je saisis la main de Stilky, avançant aussi vite que je peux vers la troisième chambre à gauche, demandant à la petite Elfe de l'ouvrir sans Magie
La chambre est spacieuse. Mon regard en fait rapidement le tour et je repère l'armoire dont m'a parlé Sirius. J'ordonne à Stilky de s'accrocher à moi et j'ouvre la porte. Mais mes pensées s'embrouillent de nouveau. Voldemort est furieux. Il ne comprend plus ce qu'il fait devant la porte de la maison et il rebrousse chemin. Lucius le suit, le regard un peu confus. Quelques pas plus loin cependant, Voldemort se retourne.
Et il revient, lentement, des pensées suspicieuses dans la tête…
« Dépêche-toi, Harry ! Appuie sur le nœud du panneau, puis tire sur le clou ! » me presse Tristan.
Je lui obéis, dans un automatisme. Je pousse très fort sur le nœud. Le panneau coulisse dans un bruit feutré, laissant apparaître un mur de pierres taillées. Je repère le clou, planté entre deux pierres. Il dépasse à peine. Je tire dessus mais il résiste et je bataille avec lui, le secouant un peu, espérant que cela décollera la poussière qui s'accumule autour depuis des dizaines d'années sans doute….
« C'est bien ! Tu vas-y arriver Bébé !… » m'encourage Ron.
Son image se mêle aux pensées de Voldemort. Je le sens bander toutes ses forces, pour y faire barrage et me prendre encore une part de ma douleur.
Enfin, le clou cède. Il vient vers moi et le mécanisme qui ouvre le mur s'active, s'ouvrant sur un escalier en colimaçon.
« Vas-y, bébé, Vas-y… » m'encourage encore Ron…
Je m'engouffre dans le passage, soulagé de l'entendre se refermer derrière moi. Je descends les escaliers dans le noir, marche après marche, aussi vite que je le peux. Il me semble descendre trois étages, avant d'arriver enfin en bas. J'avance, l'espoir au ventre, bien que mon cœur batte la chamade. Mais Voldemort vient de comprendre. Il hurle sa rage dans le puissant Maléfice de Magie Noire qu'il jette pour annuler mon Sortilège, tandis que je tombe à genou sous la douleur abominable qui vrille et broie mon cerveau dans le même temps.
Mais ce n'est pas ce qui me fait le plus mal. Non, le plus douloureux, c'est de voir Ron propulsé vers la Barrière hérissée de piquant acérés. Elle le saisit, s'enroule autour de lui et lacère son corps, qui n'est plus protégé d'un bouclier, dans des éclaboussures de sang. J'entends ses hurlements de douleurs, mais je suis paralysé et je ne peux pas aller à son secours…
Et soudainement il n'est plus là. Et je ressens un vide si grand, que je voudrais m'allonger sur le sol et mourir…
« Harry ! On doit partir Harry… » sanglote une petite voix à mon oreille.
Je sens ses pleurs dans mon cou.
Jérémy…
Je faisais un cauchemar…
J'espère que c'était un cauchemar. Car je ne sens plus la tendre chaleur de Ron…
Mais c'est déjà arrivé et il est revenu…
Je serre doucement Jérémy contre moi, me réchauffant le cœur à sa présence. Puis j'assure ma prise d'un seul bras et je me relève en m'appuyant de l'autre contre le mur…
Aurons-nous le temps de fuir loin d'ici, avant que Voldemort ne repère notre trace et se lance à notre poursuite ? me demande-je, en sentant la colère de Voldemort reprendre ses droits sur mes pensées…
Et sur ma douleur…
OoOoOoO
Bill
Putain ! Charly vient de tomber dans la flotte et il coule à pic !
Je jette toutes mes forces, dans mon combat contre Walter Nott, mais le salaud est aussi sadique et mauvais que l'était feu son cousin ! Aussi hargneux et pugnace également…
Des « plop » retentissent dans tous les coins… Cette fois c'est King qui arrive, avec des Aurors et des Tireurs de Baguette.
Nott se débine, en voyant deux d'entre eux courir vers nous, mais je ne perds pas de temps à le courser. Je me tourne vers l'endroit où Charly est tombé. Je suis soulagé de voir Nadya penchée au-dessus de la flotte, un Sortilège d'Attraction au bout de sa Baguette. Charly émerge de l'eau. Nadya l'attrape par le bras et Transplane aussi sec vers la Base d'Ecosse…
Les Mangemorts ne sont plus très nombreux. Beaucoup ont filé, emmenant un ou deux prisonniers avec eux. Mais il reste des centaines et des centaines de Détraqueurs dans le coin et les Patronus commencent à faiblir sérieusement. Nous avons intérêt à nous barrer vite d'ici où il y aura bientôt beaucoup de casse dans nos rangs…
Il y a une brèche sur ma droite. Je me dépêche de jeter mon Patronus. Il va flanquer la pagaille parmi les Détraqueurs qui s'engouffraient dans la brèche et je fonce vers là-bas, pour voir si quelqu'un a besoin de mon aide… Et j'ai la douleur de découvrir mon amie Rachel allongée sur le dos, sa longue chevelure dénouée flottant dans l'eau d'une flaque entre deux rochers et les yeux fixes…
De toute évidence elle a été touchée par un Stupéfix et un Détraqueur en a profité pour l'embrasser. Je m'agenouille à côté d'elle et je ramène son corps contre moi, la gorge nouée, les oreilles bourdonnante du chagrin qui me comprime tout entier, dans l'intention de l'emmener en Ecosse.
Mais le froid me glace le sang et je me retrouve soudainement dans le petit cimetière de Loutry Ste Chaspoule, devant la tombe de Percy. Et je sanglote en serrant le corps chaud de Rachel dans mes bras. Elle ne chantera plus. Son corps est une coquille vide qui pourrira dans la terre comme celui de Percy…
« Bill ! Bill ! On s'en va, mon amour, on s'en va… » entends-je chuchoter à mon oreille.
Je lève les yeux. Fleur est là. Sa splendide beauté assombrie par la tristesse de son regard. Sa main posée sur mon épaule me semble un feu brûlant qui me réchauffe tout entier.
« On s'en va, Bill. Tout le monde s'en va… » dit-elle, en appuyant son front sur le mien, avant d'effleurer ma bouche d'un baiser.
Je hoche la tête et je me relève doucement. Prenant garde à ne pas glisser sur les rochers. Car si je m'en fous de me blesser en tombant, je ne veux pas que le corps de Rachel soit meurtri.
« Ça va aller ? » demande Fleur avec inquiétude.
Je fais signe que oui. Puis j'enfouis mon visage dans le cou de Rachel et je Transplane, devant le petit pont de bois. Je le traverse et je porte Rachel dans mes bras, jusqu'à l'hôpital où Mondingus et les autres Médicomages de l'Ordre s'affairent autour des blessés.
Je ne veux pas savoir combien il y en a, ni qui ils sont, encore moins ce qu'ils ont. J'ai bien assez de chagrin pour le moment. Assez d'inquiétude pour mon frère aussi.
J'allonge doucement Rachel sur un lit. Le cœur serré. Je dégage une mèche de cheveux collée sur sa joue et je l'embrasse, avec toute l'amitié que j'ai pour elle.
Et je pars à la recherche de Charly.
Je le trouve neuf lits plus loin. Son visage est aussi pâle que le drap replié sur les couvertures. Nadya lui tient la main et lui caresse la joue. Il semble dormir paisiblement.
« Comment va-t-il ? » m'enquiers-je en m'assoyant auprès de Nadya.
« Il est costaud. Il va s'en rrremettrrre … » répond-elle, avec un petit sourire soulagé.
Ça me soulage moi aussi. Perdre un autre frère me serait insupportable et je ne sais pas comment réagirait Maman si un autre de ses fils meurt. Je crois qu'elle en deviendrait folle…
Une main se pose sur mon épaule. Je lève les yeux sur Papa.
Il a l'air grave et je lis toute son angoisse dans son regard. Et mes cheveux toujours dressés me disent que ce n'est pas pour Charly…
« Qu'y a-t-il ? » lui demande-je, la voix tremblante, le cœur serré, au bord des larmes.
« Je viens d'avoir des nouvelles de Poudlard. Ron a été durement éjecté du Dôme. Son corps est lacéré de toutes parts. Il a perdu beaucoup de sang et il est physiquement et Magiquement épuisé. Il est dans un état critique… » répond Papa, tandis que mon sang bourdonne à nouveau dans mes oreilles.
Non, Ron, mon petit frère…
Putain non !
OoOoOoO
Harry
J'effectue un effort surhumain, pour repousser la colère de Voldemort qui explose mon cerveau à grands coups de marteaux. La douleur s'estompe un tout petit peu et je me force à avancer à tâtons dans le noir, pour m'éloigner au plus vite.
« Il faut boucher le passage derrière-toi, Harry.. » souffle Tristan à mon oreille.
« Si je fais de la Magie, Voldemort me trouvera très vite… » réponds-je dans un murmure.
« Demande à Stilky de le faire. Il n'y a pas de danger, nous sommes dans le sous-sol de la maison. La présence de la Magie d'un Elfe de maison ne l'étonnera pas et l'égarera… » chuchote Tristan
Je réfléchis un court instant. Tristan a raison. Voldemort ne pensera pas qu'une Elfe de maison puisse m'aider. Alors je demande à Stilky de dresser un mur épais et solide à l'entrée du boyau souterrain. Elle accepte vivement et se retourne aussitôt pour commencer son travail, en s'accrochant à ma cape.
Dans ma tête, je vois Voldemort voler sans balai vers la cave. Lucius le suit en courant. Les pensées de tortures de Voldemort me vrillent le ventre. Mais c'est Salazar, qui hurle de rage en voyant la porte ouverte et sa colère explose le cadavre de la Goule Venimeuse qui éclabousse Voldemort, la porte, les murs et le plafond de sang et de morceaux de chair…
« Comment ont-ils pu savoir ? Comment ont-ils pu venir ? » fulmine Voldemort, en se tournant vers Lucius qui vient d'arriver, tout essoufflé.
Lucius hoche la tête pour signifier qu'il ne sait pas.
Et Voldemort tourne en rond dans la cave…
« Stilky a fini, maître… » entends-je, dans un petit écho lointain…
Je m'efforce de revenir dans le Passage Secret, fermant les yeux, comme si cela pouvait m'aider à ne plus voir par les yeux de Voldemort… Je n'y arrive pas tout de suite, mais une vague de chaleur me parvient. Elle vient de Parrain j'en suis sûr et je m'empresse de la faire mienne.
Les pensées de Voldemort s'éloignent. Elles ne sont plus qu'un faible écho…
Alors j'avance prudemment, lentement, me guidant de ma main contre le mur de pierre. Je traverse des toiles d'araignées, je dérange quelques souris qui fuient en couinant. Je trébuche parfois sur un pavé disjoint. Je traverse des flaques d'eau qui clapotent sous mes pieds nus…
Mais dans mes bras, Jérémy est de plus en plus lourd…
Mes bras fatiguent. Mes jambes aussi…
« Il faut que je te pose, Jérémy. Il va falloir que tu marches… » murmure-je, en m'arrêtant.
Jérémy acquiesce et je le pose doucement. Il se saisit de ma main et avance bravement dans le noir…
Car j'ai refusé que Stilky allume de la lumière, maintenant que nous nous éloignons de la bâtisse. Si Voldemort repère de sa Magie en dehors du Manoir, il pourrait se douter de quelque chose… Nous détecter…
Et venir nous chercher…
Mes pensées vacillent. Elles se remplissent de nouveau de celles de Voldemort. Des ombres oscillent. Des images se forment lentement devant mes yeux. J'ai de plus en plus de mal à les repousser…
« C'est elle… C'est Lucrèce Zabini ! Elle seule a eu la possibilité de prévenir l'Ordre du Phénix, quand elle est allée chercher le Médicomage ! Elle a mis trop longtemps à revenir ! J'aurais dû me méfier davantage de cette femelle avide de richesses ! » s'exclame Voldemort dans le lointain…
« C'est fort possible, Maître. Mais comment sont-ils entrés sur le Domaine ? Vous avez-vous-même interdit tout passage et toutes les Protections sont en place… » fait prudemment remarquer Lucius…
Voldemort se retourne sur lui.
Ses pensées s'entrechoquent. Cette question il se la pose depuis qu'il a compris que nous n'étions plus là… C'est la seule chose qui l'empêche d'aller torturer Lucrèce Zabini sur-le-champ… Pour l'heure il se retient. Car il est trop en colère et ne pourrait pas contrôler sa puissance. Il la tuerait et il ne saurait jamais…
Or il doit savoir. Parce qu'il a besoin de ce Manoir, pour y cacher ses Mangemorts évadés, maintenant que je n'y suis plus. Et qu'il ne pourra pas le faire en toute sécurité, si l'Ordre du Phénix peut y pénétrer comme il veut… Venir surprendre ses troupes dans leur sommeil…
Et puis il veut éviter qu'une telle infamie se reproduise ! Il est intolérable que tous ces misérables vermisseaux portent ainsi atteinte à sa toute-puissance en se moquant de lui !
Des vermisseaux… Son regard flamboie soudainement. Il tient une idée…
« Elle a dû ménager un passage quelque part… Un passage souterrain… » dit-il, comme pour lui-même…
Lucius sursaute…
« Si cela est, le passage doit être très long pour les emmener hors de la propriété et de la Barrière de Protection ! Au moins trois à quatre kilomètres selon son orientation ! Ils sont peut-être encore dedans ! Nous pouvons peut-être les rattraper ! » s'exclame Lucius, son regard guettant la réaction de Voldemort…
Voldemort jette aussitôt un Sortilège de Localisation. Mais le Sortilège de Confusion que j'ai jeté tout à l'heure a dispersé nos Ondes Magiques dans tout le Manoir et il enrage de nouveau…
Et sa rage jette des coups de poignards chauffés à blanc dans ma tête, tandis qu'il décide finalement de rentrer au Manoir Malfoy, où il pense Lucrèce Zabini rentrée d'Azkaban où elle est allée aider ses troupes à s'évader…
Elle doit parler ! Et payer pour sa traîtrise ! Et elle va le faire ! Chèrement !
Il remonte de la cave, sort dans la nuit et la douleur s'éloigne peu à peu, pour s'évanouir tout à fait quand il quitte le Domaine…
Et je me sens un peu plus léger et alerte, tandis que Tristan me souffle à l'oreille que je peux maintenant mettre un peu de lumière car mes Ondes seront dissipées quand Voldemort reviendra. S'il revient un jour…
Quand je le fais, Jérémy s'arrête en papillonnant ses yeux levés vers moi, dans une interrogation surprise et muette…
« Voldemort est parti. Nous sommes sauvés… » déclare-je, ma voix terriblement enrouée un peu nouée par ce bonheur auquel j'ai presque du mal à croire….
Jérémy a l'air de ne pas comprendre durant un bref instant, mais soudainement il pousse un cri de joie et se jette dans mes bras. Je le serre avec précaution contre moi, me faisant la réflexion que la joie rend ses joues chaudes comme des braises. Nous rions et nous pleurons aussi, durant quelques minutes, avant de reprendre notre route…
Le chemin est long, pénible. Mais le plus dur est derrière nous et chaque pas nous rapproche de notre vraie liberté, alors nous continuons bravement à marcher. Malgré la douleur qui se réveille de plus en plus dans nos corps meurtris par les tortures, malgré la soif et la faim qui sont de plus en plus cruelles, malgré la fatigue qui nous fait tituber, trébucher et nous brûle les yeux…
Jusqu'au moment où nous nous heurtons à un mur, marqué d'une ouverture bouchée…
Alors, Jérémy éclate en sanglot. Et je me laisse glisser à genou. Je le prends dans mes bras et je m'adosse au mur…
« Pourquoi Sirius ? Pourquoi m'as-tu menti ? Tu m'avais dit que Remus allait ouvrir le passage… » murmure-je, avant de fondre en larmes désespérées…
OoOoOoO
Remus
Nous avons sondé tous les alentours du puits, pour essayer de repérer la profondeur et le tracé du passage. Mais la roche sous la terre est trop dure, et nous avons eu beau sonder, tous nos efforts sont restés vains…
Alors, nous nous sommes attaqué au béton, le cœur lourd, mais sûr au fond de nous que nous en viendrions à bout moins difficilement que Lee avait l'air de le penser, parce que nous avons la Magie avec nous…
Mais nous avions oublié que si la Magie peut accomplir des prouesses, elle n'accomplit pas pour autant des miracles…
Nous avions oublié aussi que nous nous attaquions à un ouvrage Moldu. Et que parce que les Moldus n'ont pas la Magie pour les aider à les faire durer dans le temps, ils mettent beaucoup de soins à faire les choses solidement, quand ils veulent qu'elles traversent les ans sans s'effondrer…
Et pour solide, celui qui a bouché le puits a vraiment fait solide…
Il a mêlé de la pierre dure et de gros morceaux de ferrailles au ciment. Sans compter que les fondations du puits ont souffert des infiltrations de la pluie, des pressions exercées par le béton et le gel des hivers successifs.
Parce ce que nous étions impatients et brouillons dans notre travail, deux fois déjà, elles se sont effondrées. Entrainant avec elle de la terre pour recouvrir ce que nous avions si péniblement dégagé…
Alors nous avons bridé notre impatience. Et nous ôtons maintenant le ciment par petites touches, pour dégager pierre par pierre, morceau de métal après l'autre, coupant parfois une barre de fer pour avancer prudemment. Et nous renforçons les parois des fondations à mesure, pour qu'elles ne s'effondrent plus et que nous ne risquions pas ainsi de faire s'ébouler le Passage Secret…
Nous travaillons sans relâche, nous relayant par équipe de quatre autour du puits, depuis plus de trois heures trente maintenant.
C'est épuisant. A cause des efforts fournis, mais aussi à cause de l'attente…
Et c'est d'autant plus pénible que Ron a eu juste le temps de dire que Harry et Jérémy avaient réussi à entrer dans le Passage secret, avant de sombrer dans le coma. Ils doivent être arrivés au bout du tunnel maintenant. Et si l'attente est pénible pour nous, je n'ose imaginer ce que c'est pour eux…
Ils sont blessés, fatigués, affamés et assoiffés. Coincés dans un tunnel étroit et sombre…
Un plop me fait sursauter. Je me retourne et dans un automatisme, je jette un Stupefix.
« Foutre de Merlin ! Remus ! C'est moi, King ! » s'exclame mon ami, en écartant ses bras un peu relevés en signe de paix, avant de préciser : « Je suis l'avant-garde. Alors ne jette plus de Sortilège sur ceux qui vont arriver, Ok ? »
« Désolé, on est un peu sur les nerfs… » réponds-je, en remisant ma baguette, avant de demander : « Azkaban ? »
« Je suppose que vous connaissez déjà le bilan de notre côté… » répond King, d'un ton grave
Je le connais, oui. Une trentaine de blessés, trois décès et quatre personnes embrassées par les Détraqueurs… Autant dire qu'elles sont mortes, elle aussi… J'acquiesce simplement, tandis que d'autres plop se font entendre.
Maugrey, Tonks et Adam Shore avancent directement vers le puits et proposent aussitôt leurs services…
« Il ne reste plus grand monde à Azkaban. Du menu fretin qui n'est même pas sorti de cellule et qui tremblait de peur. Des Vengeurs pour la plupart… C'est vraiment dommage que l'accord pour disperser les prisonniers dans les différentes prisons d'Europe n'ait pas encore été signé… Ceci dit, Rodolphus Lestrange est mort. Il s'est cassé le cou, en dégringolant sur les rochers. Les autres sont tous au Manoir Malfoy, à fêter leur libération…. Au détriment de Lucrèce Zabini. On peut dire qu'elle n'est pas à la fête, elle… La petite Parkinson est parmi ses tortionnaires. Voldemort lui a donné l'occasion de faire démonstration de ses talents, après l'avoir punie de deux ou trois Doloris pour avoir failli tuer Draco… Edgar Boo, n'est pas le dernier à participer non plus… Mais après tout, il croit que c'est elle, qui nous l'a livré… » explique King, tout en étant attentif au travail qui se poursuit autour du puits
Je songe un instant à Queudver, de nouveau libre lui aussi. Quelle sera sa prochaine mauvaise action ? Et Greyback, qui sera sa prochaine malheureuse victime ? Il doit être assoiffé de chair et de sang…
« Et le Russe ? » m'enquiers-je, l'image fugace de la si douce Ievguenia me traversant l'esprit…
Merlin sait dans quel état elle doit être la pauvre fille, à cette heure-ci !
Je sais par Dedalus, que Lucius l'a ramené dans sa chambre de jeune fille, sous le prétexte de passer un tendre moment en amoureux pendant que les invités dansaient, aux environs de 19H10. Et que Voldemort les a rejoints, moins de 5 minutes plus tard, tandis que Lucius mignotait sa jolie épouse, qui se pâmait d'amour.
Et dans le secret de son alcôve, ses hurlements ont immédiatement succédés à ses soupirs d'aise et il n'était pas besoin d'avoir les images, pour comprendre ce qu'il s'est passé…
La pauvre fille a été violée par Lucius, que Voldemort baisait avec frénésie…
Et quand leur œuvre ignoble a été accomplie. Lucius a froidement menacé Ievguenia de tuer ses chers parents, si elle laissait transparaître quoi que ce soit de sa détresse…
« Pour l'instant, le Russe semble copain comme cochon avec son gendre… Mais il ne lui a rien dit, de la petite entrevue que nous avons eue avec lui, avant son incarcération à Azkaban. Et il a eu quelques regards éloquents, quand Lucius ne le regardait pas… Il ne nous reste plus qu'à attendre qu'il saisisse une opportunité. » explique King, en marquant une brève pause, avant d'ajouter : « Ce sera peut-être pour cette nuit. Vu la façon dont les esprits sont en train de s'échauffer, je ne serais pas étonné que Voldemort lâche ses chiens. Ni qu'il les accompagne… »
« Nous sommes donc toujours en état d'alerte… » conclus-je, en soupirant…
King se contente d'acquiescer de la tête…
Et je sens une lourde lassitude me tomber dessus…
« Base de Londres à équipe du Passage Secret. Poudlard demande où vous en êtes et si vous pouvez accélérer la manœuvre. » appelle Ralph, qui a remplacé Dedalus pour la nuit
« Ici Remus. Nous faisons aussi vite que nous pouvons. Quelles sont les nouvelles de Poudlard ? » réponds-je, mes tripes se tordant, car je subodore que les nouvelles ne sont pas bonnes..
« Pas fameuses. Ron est toujours dans le coma et Nally a dû interrompre le contact avec Harry. Elle est à bout de forces. Les Fées vont la mettre dans un cocon, ainsi que Ron. Hermione et Severus ne sont pas brillants non plus, ils n'ont pas repris connaissance encore, nous ne savons donc pas ce qu'il advient de Harry et du gosse. » m'apprend Ralph, d'une voix atone
« Merci, Ralph » dis-je machinalement, tandis que King me serre l'épaule avec amitié
Il sait combien Harry compte pour moi.
Le silence est lourd autour de moi. Et je ne saurais dire pendant combien de temps mes pensées se sont envolées vers mes souvenirs, quand un cri de triomphe me fait sortir de ma torpeur. Je me précipite vers le puits, bousculant Roger et Angelina, pour pouvoir me pencher au-dessus du trou maintenant profond d'une quinzaine de mètres…
« Harry ! Harry ! C'est nous ! On est là ! On est venu te chercher ! » s'écrie Georges, le nez collé contre le mur au ras du sol, d'un ton davantage marqué de soulagement que de joie
« Non ! Ne t'approche pas ! Je ne te laisserai pas lui faire de mal, tu m'entends ! Espèce de salopard ! » répond Harry, dont la voix cassée monte jusqu'à moi dans un écho.
Et un Sort fuse, rasant Georges, qui a eu tout juste le temps de se jeter de côté pour l'éviter…
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Sources : E.H.P.
Bicorne : La corne de cette créature est utilisée comme ingrédient pour les potions. Le nom "Bicorne" laisse supposer que l'animal a deux cornes. Le Bicorne est une créature mythique et démoniaque qui se nourrit de chair humaine.
Kappa : Démon des eaux ressemblant à un singe couvert d'écailles et muni de pattes palmées, le Kappa attrape et étrangle les gens qui s'aventurent dans son étang. D'après Rogue, on trouve le Kappa principalement en Mongolie, mais le livre de soins aux créatures magiques affirme que le Kappa est une créature d'origine japonaise.
Povrebine : Ces irritantes petites créatures sont natives de Russie. Elles aiment suivre les gens, leur insufflant un sentiment de désespoir jusqu'à ce que la personne s'effondre, moment où elles essayent de la dévorer. Le Povrebine a un corps velu mais il se dissimule en s'accroupissant par terre pour qu'on le confonde avec un caillou inoffensif.
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