Kikou.
Bon voici la suite que je poste avec beaucoup de stress, car vous avez l'air, à mon plus grand soulagement et plaisir, toutes très enthousiasmes pour ce McNozzo.
Je vous remercie vraiment pour vos reviews, neuf pour un chapitre, pour moi c'est extra. J'espère que ça continuera.
Coco : J'espère que cette histoire te plaira.
PBG : « Grandiose » waouh, j'espère ne pas te décevoir.
Furieuse : Bon, je vais la continuer alors et jusqu'au bout.
Lili : Une fic de Dilinzzo sans Tibbs, tu crois que c'est possible ? Et le bébé c'est une fille mais il a déjà un fils de seize ans.
Shallia : Voici la suite pour voir si tu aimes toujours.
Xyrae : Torturer moi ? Je ne sais pas, peut-être!
Gwen : Ah le trappeur, un personnage que j'avais en tête depuis un moment alors on verra.
Ncislove : En espérant que ce chapitre soit digne du premier.
Miryam : Comme je l'ai dit à Gwen, j'espère vous satisfaire avec le trappeur. Pour ta fic je rattrape mon retard demain.
Puis bien sûr, je vous souhaite une bonne lecture.
- Tony !
- . . .
- TooNyy !
Tony allongé sur le côté, les mains attachées dans le dos avec une corde et ses pieds reliés entre eux, se réveille doucement en bougonnant.
Il tourne le dos à McGee assit dos contre une commode, également attaché. McGee regarde Tony bouger doucement et l'appelle en chuchotant pour l'aider à revenir à lui.
- Tony, aller on se réveille !
Tony ouvre les yeux en papillonnant des paupières pour que sa vision revienne à la normale. Il fronce les sourcils en voyant enfin ce qui s'offre à lui et sursaute d'horreur. Il se tourne ensuite sur son autre côté et y voit McGee.
- McGee ça va ? . . . Tu n'as rien ?
- Ouais ça va, je n'ai rien. Et toi comment tu te sens ?
Tony regarde autour de lui et essaie de s'asseoir pour visualiser la situation au mieux. Après quelques secondes d'effort, il réussit et se cale contre un mur.
- J'en reviens pas, je me suis fait avoir comme un Bleu.
- Tony, tu n'y es pour rien. Moi aussi je me suis fait avoir.
- Oui mais toi, tu es un Bleu.
- Un Bleu qui a quand même 8 ans d'expériences maintenant.
- Waouh, 8 ans et tu te fais encore avoir comme un Bleu, le Bleu ?
- Hey !
- Bon fini de rigoler, où on est, toi qui était conscient quand Davy Crockett . . ., t'étais bien conscient hein, il t'a rien fait ?
- Il n'avait pas envie de faire le ménage avec une petite cuillère.
- Mon coup sur la tête doit-être plus important que ce que je crois. Je rêve ou tu viens de faire du sarcasme ?
- C'est ce qu'il m'a dit, si j'avais bougé, il aurait tiré et après . . .
- Hey oh, McBavard je m'en fiche. Je veux juste que tu me dises, si tu es capable de m'expliquer la situation, en m'expliquant où nous sommes et pourquoi, j'ai comme la sensation qu'on est mal barré ?
- C'est une cabane de chasseur qu'il y a, à quelques mètres derrière sa maison et il fait encore jour comme tu peux le remarquer, avec la lumière qui passe à travers les fissures entre les lattes de bois.
- Son autre cabane tu veux dire ?
- Mouai, si c'est important pour toi.
- Cela explique toutes ces peaux de bête pendues et la tête décapitée de . . . de quoi au fait ?
Tony tourne la tête vers l'animal mort en grimaçant et reporte son attention vers McGee.
- De belette, à mon réveil. Quoi d'autre McStory ?
- Ce que je sais, c'est qu'il m'a emmené ici puis ligoté et ensuite t'a trainé ici par les jambes, inconscient et . . . et quand je t'ai vu, je croyais que . . . que . . .
- McGee ! Je vais bien, très bien, d'accord ?
- Euh ouais, bien sûr.
- Même si mon pire cauchemar est en train de se réaliser.
- Je sais ce que tu ressens. Etre pris en otage par un trappeur fou, un chasseur expérimenté qui plus est, puis enfermé, moi aussi ça me donne des frissons. J'ai toujours détesté les fourrures d'animaux. Vivants ça me donne de l'allergie et morts ça me donne des frissons. Sans parler des entrailles dans le seau là-bas derrière qui embaument toute la pièce et qui me donnent la nausée.
- Pas du tout le Bleu. J'ai l'habitude des fous furieux. Je te rappelle que j'ai été enfermé dans les égouts avec un cadavre en décomposition par une serveuse d'un bar. J'suis sûr que tu t'en rappelles puisqu'à mon retour tu étais à mon bureau !
- C'était Gibbs qui me l'avait dit. J'en avais pas à l'époque.
- Mouai.
- Mais alors, ton cauchemar ?
- De te trouver à mon réveil, dans une pièce plongée dans la pénombre, avec des peaux de bêtes. Manque plus que le feu de cheminée et ça serait un vrai p'tit cocon !
- Ah très drôle Tony ! Vraiment très drôle ! Mais ça ne l'est pas. Même Gibbs sait qu'on ne capte pas dans les bois et qu'on est presque à trois heures de route. Alors le temps qu'il se rende compte qu'on est . . .
- Oh, oh doucement. Faut bien détendre l'atmosphère et à ce que je vois ce n'est pas du luxe.
- Mmm.
- Et Paxton, tu l'as revu depuis ?
- Il nous a fouillé et a pris tous nos effets persos. Téléphones, armes, portefeuilles, clefs de voiture, co. . .
- Couteaux!
- Aussi.
- Nan couteaux.
- Je viens de te dire qu'il avait pris nos couteaux Tony.
- J'ai ma ceinture le Bleu, je vais te sortir d'ici. On va sortir d'ici tu vas voir !
- Hein ? Comment ?
Tony fait un clin d'œil à McGee en souriant.
- J'ai un plan. Alors écoute . . .
Tony s'arrête de parler en entendant le loquet de la porte se déverrouiller. Les deux agents tournent la tête vers celle-ci qui s'ouvre, laissant la lumière du jour pénétrer dans la cabane alors que Paxton entre. Tony et McGee le regardent comme s'il était une ombre, étant à contre-jour, alors qu'il s'arrête dans l'encadrement de la porte, avec vraisemblablement une petite machette dans la main. Il s'avance ensuite en faisant claquer ses grosses bottes sur le plancher de bois brut puis s'arrête devant Tony pour le regarder longuement et se tourne vers McGee.
- Pourquoi vous êtes venus chez moi ?
- Nous sommes des agents fédéraux du NCIS, nous voulions vous poser des questions ?
- Pas la peine de préciser que vous êtes des agents, vous puez le poulet à des kilomètres à la ronde, surtout toi le blanc-bec.
Tony étouffe un rire forcé pour attirer son attention, ce qui fonctionne. Paxton se tourne vers lui.
- Y a quelque chose de drôle, le petit malin ?
- Bah son surnom c'est surtout le Bleu.
Paxton fait un pas vers lui, obligeant Tony à lever la tête au maximum pour garder contact avec lui.
- Tu es le patron ?
McGee lui fait signe de se taire mais c'est sans compter avec Tony.
- Je suis son supérieur, alors si vous voulez savoir quelques choses, adressez-vous à moi.
- D'accord, alors sache une chose le beau gosse. Je ne réponds pas aux questions et encore moins celles qui viennent de deux petits morveux comme vous.
- Va bien falloir pourtant, si vous ne voulez pas aller en prison.
Paxton s'accroupit pour être à sa hauteur et le regarde droit dans les yeux.
- Franchement gamin, est-ce que j'ai une tête à aller en prison ?
- Nan, vous avez raison, votre tête me fait plutôt penser au Père Noël mal luné, sale, aigri, en manque de vie sociale et surtout dans la merde pour la séquestration de deux agents fédéraux.
Paxton lui crache à la figure et lui attrape les cheveux pour lui pencher la tête en arrière puis lui pose sa machette sur son cou.
- Tu viens chez moi, dans Ma forêt et tu oses m'insulter. Pour qui tu te prends espèce de p'tit con ?
- Pour celui qui te promet un bon bain et du dentifrice avant ton incarcération.
Paxton sourit en regardant Tony le regarder droit dans les yeux malgré la menace de son grand couteau et le relâche avant de se relever.
- T'es courageux, stupide, mais courageux. Ça me plaît !
Paxton se détourne de lui et croise le regard de McGee qui a l'air paniqué. Il se dirige vers le fond de la pièce pour récupérer le seau remplit d'entrailles d'animaux puis repasse devant les agents. Il s'arrête de nouveau à leur niveau et donne un grand coup de pied dans les côtes de McGee qui se recroqueville sur lui-même surpris par ce geste et par la douleur que cela entraine.
Paxton tourne sa tête vers Tony.
- Fais pas le malin le caïd, ou c'est lui qui en subira les conséquences, ce qui serait dommage avec son joli minois.
Tony contracte la mâchoire alors que Paxton sort de la pièce en claquant la porte derrière lui.
McGee se redresse doucement et prend une grande inspiration en posant sa tête en arrière contre la commode derrière lui tout en fermant les yeux. Tony attend quelques secondes en regardant vers la porte puis s'essuie le crachat sur sa joue en haussant l'épaule. Il tourne ensuite son regard vers son collègue, une fois sûr, que Paxton soit parti.
- McGee tout va bien ? Rien de cassé ?
- Nan, c'est bon, j'crois pas.
- Tu crois que tu peux te déplacer ?
McGee rouvre les yeux et remet sa tête droite, face à Tony.
- Pour aller où ? Je te rappelle que mes mains sont dans mon dos et me déplacer en sautillant à pieds joints à cause de la corde autour de mes chevilles, risque fort de me ralentir.
- Arrête de faire ton McSarcasme, ça ne te va pas du tout. Tu avais raison tout à l'heure ?
- Pardon, je n'ai pas bien entendu ?
- Ok, le Bleu, tu as raison profite, je ferais de même à ta place. Tu avais raison, sur le fait que Gibbs va mettre trop de temps à venir nous chercher et j'ai peur que Bigfoot ne nous mette en conserve pour ses rations d'hiver.
- Tu crois vraiment qu'il va nous tuer ?
- J'en sais rien et je n'ai pas envie de le découvrir.
- Mouais, moi non plus. Je te suis, quel est le plan ?
- On va se hisser tous les deux au milieu et tu vas te mettre dos à moi pour enlever la boucle de ma ceinture qui est en fait un couteau.
- T'as une ceinture avec une boucle qui se transforme en couteau ?
- C'est Gibbs qui me l'a offert et tu te rappelles les égoûts, et ben si j'ai pu m'en échapper c'est grâce à elle.
- Et pourquoi à moi, il ne m'en a jamais offert ?
- Ah tu sais, les préférences ça ne se contrôle pas, mais je suis sûr qu'il a de l'estime pour toi McJalou !
- Mouais, je crois surtout qu'il sait que tu t'attires toujours des ennuis, alors il protège ses arrières en protégeant les tiens.
Tony regarde Mcgee qui lui sourit, en soupirant de lassitude.
- Bon, tu veux sortir d'ici, nan ?
McGee se hisse au milieu de la pièce suivit de Tony. Ils se retrouvent assis l'un derrière l'autre et avec ses doigts, McGee essaie de défaire la ceinture de Tony.
- Rentre le ventre, je n'arrive pas à la desserrer.
- Et dire qu'y a deux minutes, je croyais que c'était une bonne idée.
- Ca ne me plaît pas plus qu'à toi cette situation Tony.
- J'te jure McGee, si tu descends trop bas avec tes mains et que tu me frôles l'objet de rêve de mes conquêtes, tu regretteras que je ne puisse plus te coller les doigts sur ton clavier parce que t'en auras plus.
- Si je le fais, je me couperais les doigts tout seul, t'inquiète pas.
- Tu peux pas aller plus vite !
- Je n'aurais pas la corde qui empêche la circulation de mon sang d'atteindre mes doigts, il se pourrait que je puisse, mais ce n'est pas le cas. Sans parler que tu as grossi. Rentre le ventre Tony !
- T'en peux plus d'être drôle McGuignol. Puis j'te signale que j'suis à fond.
- Ah ça y est, je l'ai !
- Bien, super ! Attends je me tourne et tu coupes mes liens.
Tony se met dos à dos avec McGee qui a le couteau entre ses doigts et commence à scier la corde.
Tony écarte au mieux ses deux mains de l'une de l'autre pour tendre la corde et d'un coup celle-ci cède. Il récupère au plus vite le couteau pour défaire celle à ses pieds puis détache McGee.
Les deux agents se lèvent aussitôt après.
McGee soulève son t-shirt pour vérifier ses côtes alors que Tony ferme les yeux prit d'un vertige s'étant levé trop vite. Il se frotte l'arrière de sa tête, là où il a reçu le coup de cross, au moment où McGee rebaisse son haut soulagé de ne rien avoir, si ce n'est une rougeur qui se transformera sans doute en hématome. Il fronce les sourcils en voyant Tony et pose sa main sur son épaule.
- Ça va ?
Tony rouvre les yeux et sourit.
- Impeccable, on va enfin sortir de ce trou à rat.
Il se dirige vers la porte et grâce à son couteau dé-crochète le verrou. Il ouvre doucement la porte et vérifie l'extérieur.
- On fait quoi Tony ?
- On va voler notre voiture !
- Hein ?
- T'as plus les clefs, alors on va bricoler et la démarrer.
- Tu sais faire.
Tony tourne sa tête vers McGee en le regardant exaspéré.
- McConfiant, tu as devant toi The DiNozzo.
- Ok bon ben qu'est-ce qu'on attend alors ?
Tony soupire et revérifie l'extérieur puis fait signe à McGee de le suivre. Les deux hommes se dirigent en courant en direction de là où ils s'étaient garés en arrivant.
Après quelques minutes ils s'arrêtent bouche bée. Tony fait un tour sur lui-même alors que Mcgee se met face à lui.
- Elle n'est plus là !
- J'avais remarqué McPerspicace !
- Il a dû la prendre pour la camouflée au cas où quelqu'un viendrait ici nous chercher.
- Ou il est en train de la mettre dans un fossé pour faire croire qu'on a eu un accident.
- Qu'est-ce qu'on fait Tony ?
Tony regarde vers la maison puis le chemin et de nouveau la maison.
- Tony, qu'est-ce qu'on fait ? On ne peut pas prendre le chemin au risque de tomber sur lui à son retour, et on n'a pas le temps d'aller fouiller la maison pour vérifier s'il a encore nos armes !
- Je sais, je sais.
- Tony ?
- T'as été Louveteau non ?
- Hein ?
- J'espère que tu te rappelles, de comment on s'oriente dans une forêt McScout.
- Par la forêt ?
- Aller viens, on n'a pas le choix et évite le sumac vénéneux, tu te rappelles la dernière fois !
- Oh ça va Tony !
Les deux agents se mettent à courir et pénètrent dans la forêt.
Paxton sort de chez lui avec un gilet de chasseur et s'arrête sous le perron en regardant en direction où les deux agents se sont faufilés dans la forêt. Il tend juste le bras vers l'intérieur de sa maison et récupère son fusil de chasse. Il vérifie s'il est chargé et prend une boîte de munitions qu'il vide dans ses différentes poches.
Il amorce son fusil puis crache au sol avant de se mette en route.
- Que la traque commence !
Alors, ça vous plaît toujours ?
