Kikou.
Bon comme vous vous en doutez voici la suite, avec un chapitre beaucoup plus court que le précédent et qui en plus, ne me semble pas très convaincant, à mon goût.
Pas de réponses individuelles aujourd'hui, manque de temps, mais je remercie Xyrae, Coco, Ncislove, PBG, Lili, Septembre, Gwen, et Miryam,pour leurs reviews qui me font super plaisir.
Bonne lecture à toutes.
Abby sort de l'ascenseur à l'étage des bureaux du NCIS.
Elle passe devant le bureau de Ziva en lui faisant un sourire et s'arrête devant celui de Gibbs.
- Je voulais savoir si tu avais besoin de moi avant que je parte ?
- Nan c'est bon Abs.
- T'es sûr ?
- Sûr. Toi aussi Ziva tu peux rentrer chez toi.
- On n'attend pas Tony et McGee ?
- Je vais les attendre. Pas besoin d'être tous ici, ils ne vont pas tarder.
- Et Paxton ?
- On l'interrogera demain.
- Bien, comme vous voudrez.
Ziva éteint son ordinateur et se lève en prenant ses affaires.
- Ça te dit Ziva, de venir boire un coup avec moi, rien qu'entre filles.
- M'oui pourquoi pas !
- Super ! A d'main Gibbs.
- N'oubliez pas que demain, on bosse.
- Bien sûr, pour qui tu nous prends ?
- Pour des filles raisonnables. Bonne soirée.
- Bonsoir Gibbs !
Abby entrelace son bras avec celui de Ziva puis toutes deux quittent l'open-space sous le regard de Gibbs qui sourit en les voyant.
Il se lève à son tour pour aller se chercher un café, le dernier de la journée.
McGee trébuche sur une racine sortant de terre et manque tomber. Il s'arrête en posant une main sur un arbre pour se tenir, étant fatigué.
- Oh Tony, tu ne crois pas qu'on devrait s'arrêter. On n'y voit presque plus rien.
Tony s'arrête à son tour en soupirant et se tourne vers McGee.
- Qu'est-ce qu'y a encore ?
- Franchement, avoue-le, on est perdus et rien ne sert de continuer dans le noir.
Tony se retourne pour regarder autour de lui et se frotte le menton avec sa main puis refait face à McGee.
- On fait une pose de dix minutes et on se remet en route.
McGee s'assoit au sol en mettant son dos contre l'arbre.
- Tony, je ne veux pas être rabat-joie, mais moi je te dis qu'il vaudrait mieux rester ici jusqu'à demain matin.
Cette fois-ci Tony se frotte carrément son visage de ses deux mains ne sachant pas quoi faire.
- Je t'assure Tony que c'est la meilleure solution et dès le lever du jour on se remet en route.
- Ok, ok, t'as gagné.
Tony s'assoit à son tour en face de McGee le dos également posé contre un arbre, les jambes allongées et croisées. Ils lèvent tous les deux la tête en entendant le cri d'un animal, puis des branches craquer.
- Ah ! La forêt, je déteste la forêt depuis le jour où j'ai vu La Traque d'Antoine Blossier. Des paysans veulent protéger leurs terres et vont à la chasse dans la forêt après la découverte de plusieurs cerfs morts sur leurs clôtures, avec des profondes traces de morsures, mais ils deviennent les proies d'un mal inconnu . . .
- C'est bon Tony je n'ai pas envie de savoir.
- Bah alors le Bleu ! Tu ne racontais jamais des histoires qui faisaient peur quand tu campais gamin ?
- Non jamais.
- Même quand tu étais scout ?
- On se racontait tout simplement des histoires avec des brochettes de chamallow et un bon feu. Et c'était en campagne, là où on peut voir à des kilomètres à la ronde.
Ils relèvent la tête en entendant cette fois-ci un hurlement inconnu. McGee agrippe son blouson vers son col comme pour se protéger alors que Tony met la tête en arrière en fermant les yeux.
- Mouai, la nuit va être longue mais essaie de te reposer Tim, la journée de demain va être encore plus longue.
McGee regarde, Tony, étonné qu'il ait utilisé son prénom, mais se contente d'apprécier en le voyant à moitié endormi, sûrement de fatigue à cause du coup reçu plus tôt dans la journée. Il regarde ensuite autour de lui en entendant le bruit du vent s'engouffrer dans les branches au-dessus de lui et se recroqueville en boule, en pliant les jambes contre son buste pour poser sa tête dessus, en tremblant légèrement de froid à cause de la bise.
Gibbs regarde par la fenêtre la lune face à lui et examine encore une fois sa montre. Il prend de nouveau son portable pour joindre Tony puis McGee mais tombe directement sur leur boîtes vocales à chaque tentative.
Il se tourne vers les bureaux, tous vides. L'open space est plongé dans le noir à présent, si ce n'est la lueur de la lune pénétrant par les baies vitrées et les quelques lumières des écriteaux de sécurité rétro-éclairés ainsi que la lampe de bureau de Gibbs toujours allumée.
Il soupire longuement et se retourne vers la fenêtre en crispant ses poings.
- Où êtes-vous bon sang ?
McGee se réveille en sursaut ne s'étant même pas rendu compte qu'il s'était endormi. La nuit est à présent complète, juste la lueur de la lune se frayant un chemin parmi les branches, permet de voir à un ou deux mètres. Il ne voit plus Tony face à lui et tourne la tête pour le voir de dos, debout sur son côté, qui regarde face à lui, droit comme un piquet.
- Tony ?
Tony lève son index en signe d'attendre un instant. McGee se concentre pour écouter ce qui intrigue son collègue et se lève précipitamment en entendant au loin le son provenant d'un harmonica. McGee s'avance de Tony et chuchote.
- Paxton ?
- L'homme à l'harmonica.
- J'avais reconnu le son.
- Non, il fait la mélodie de "Il était une fois dans l'ouest", juste avant un duel. Il a été civilisé avant de devenir un trappeur et il connait ses classiques.
- Il nous cherche ?
- On est ses gibiers !
- Tu ne veux pas dire qu'il nous chasse comme le lapin !
- Il n'est pas loin et nous fait bien savoir qu'il est là. Aller viens McBunny, ne perdons pas de temps, nous sommes peut-être deux mais il a l'avantage d'être armé et chez lui, dans son élément.
Ziva et Abby sortent d'un bar en rigolant.
- Ah ! C'était super Abby, merci.
- Tu vois, on devrait faire ça plus souvent.
- Chite !
- Hein ? Ziva ! Ah ! Oh attends, nan, on dit chiche, parce que le chite ce n'est pas très bon pour la santé, tu vois !
Ziva sourit et sent vibrer dans sa poche.
- Attends une seconde Abs !
Elle prend son portable et regarde le correspondant.
- Tiens c'est bizarre, c'est Gibbs !
- A cette heure-là, ça ne me dis rien qui vaille !
Ziva décroche en fronçant les sourcils.
- Gibbs ! . . . Je suis encore avec Abby ! . . . Ok on arrive.
Elle raccroche en évitant de regarder Abby.
- Qu'est-ce qui se passe Ziva ?
Elle relève finalement la tête.
- Il faut qu'on retourne au NCIS !
- Tony et McGee ?
- Ils ne sont pas rentrés.
- Oh mon dieu !
Les deux filles se mettent à avancer d'un pas rapide vers leur voiture.
- Gibbs est parti en voiture pour aller en direction de chez Paxton. Il a prévenu le directeur pour qu'il nous rejoigne au siège, pour qu'on organise une recherche.
- Ziva, j'ai un mauvais, très mauvais pressentiment.
- Moi aussi Abby, mais il faut qu'on se contrôle pour les garçons, d'accord.
- D'accord !
McGee et Tony, l'un à côté de l'autre, marchent aussi vite qu'ils le peuvent en direction opposée d'où provenait le son de l'harmonica, en évitant tant bien que mal les branches et arbustes sur leur chemin.
Tony s'arrête brusquement en tendant son bras sur le côté pour stopper McGee qui dérape légèrement, à cause d'un ravin.
- Bon sang c'est pas vrai !
McGee se retourne pour regarder en direction de là où ils venaient et regarde Tony mettre un coup de pied dans le vide d'énervement.
- Ok ! Pas de panique ! Réfléchis DiNozzo, réfléchis. Que ferait Gibbs ? Pff, Gibbs ne se serait pas fait prendre et encore moins perdu dans une forêt. Bah oui Tony, ton père t'avais dit que tu finirais dans les égouts, mais il s'était trompé. Tu vas finir en décoration sur un mur, la tête en guise de trophée chez le trappeur fou, et ta peau en tapis devant la cheminée . . .
- Tony, Tony !
- QUOI !
- Qu'est-ce que tu nous fais là ?
- C'est bon, c'est rien le Bleu. J'évacuais une sorte de frustration, d'être dans cette Putain de Forêt.
McGee fait un pas vers Tony.
- Tu sais Tony, j'aimerais bien être comme toi. Tu as été courageux depuis le début et tu as pris les directives.
- Et regarde où ça nous a mené !
- Loin de là où on était enfermés. Alors que moi . . .
McGee ne finit pas sa phrase, le sol s'écroulant sous ses pieds. Il tombe à plat ventre et se fait entraîner par la terre dévalant le ravin, ayant aucune prise pour éviter cela.
Tony l'attrape de justesse par l'avant-bras mais ses chaussures n'adhèrent pas au sol et glisse également pour se retrouver assis face à McGee. Il l'attrape donc avec son autre main, son autre bras et essaie au mieux de tirer McGee vers lui en poussant avec ses pieds. Mais cela fait tomber une autre motte de terre et les deux agents se font entraîner dans le vide.
Bon ben voilou ! Il fallait bien un chapitre qui annonce le commencement du début de la fin du début, non ?
Reviews please !
