Disclaimer : cf chapitre 1
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Beta: Mistycal
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Réponse sur mon forum aux commentaires de: -Douceurfamille - Saky -
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Espion Où Es-Tu ?
Acte 1 : Le Tombeau De Salazar
Severus
Finalement, je suis passé voir Miho juste avant de venir dans la Base d'Espionnage du Village des Elfes. Je me sentais trop coupable d'être ici et de ne pas aller l'embrasser. Elle était ravie de me voir bien sûr et savait que j'étais déjà venu ce matin, mais elle ne m'en voulait pas car Plumki lui a dit que j'avais un travail urgent à faire…
Miho a retrouvé sa pleine forme et s'amuse visiblement beaucoup avec les autres enfants présents dans le village, dont elle est incontestablement la chef de file depuis son arrivée. Elle regrette cependant, de ne pas être à Poudlard et de ne pas avoir pu parler avec le Fantôme de Salazar Serpentard, m'a-t-elle discrètement chuchoté à l'oreille…
Sacré Plumki ! Il vient donc fouiner dans le Château ! Et il fait ses comptes rendus à Miho, la tient informée de ce qui arrive à ses amis. Et je ne doute pas une seconde, que s'il venait à surprendre des conversations qui pourraient nous intéresser, il demanderait à Miho de nous en faire part aussitôt.
Assurément, il est le meilleur Espion que nous puissions avoir. Mais je me refuse à impliquer Miho davantage qu'elle ne l'est déjà dans cette guerre.
Il faudra donc que je lui parle sérieusement encore une fois un de ses jours…
23h30 sonne à la Comtoise de la Base.
J'avoue être tendu et fébrile, maintenant que je n'ai plus Miho pour me distraire dans l'attente des nouvelles de Voldemort et je sursaute, quand Ralph attire mon attention sur l'un des écrans.
Ça y est. Nagini sur les épaules, Voldemort vient d'arriver à Stonehenge et il se dirige sans hésiter vers le chêne millénaire, au pied duquel git un rocher sous lequel nous avons creusé la fausse tombe de Salazar Serpentard…
Quelle coïncidence que ses ossements aient été trouvés aujourd'hui par les gamins et que nous puissions maintenant voir son Fantôme !
Je suis bien évidemment éminemment curieux de connaître son histoire et de savoir tout ce qu'il sait sur chacun. Mais il se joue ce soir des évènements bien plus importants et il sera toujours temps demain d'en prendre connaissance…
Lui aussi, aura peut-être des choses très intéressantes à nous dire, de précieux renseignements qu'il aura glanés à droite et à gauche…
Voldemort stoppe net devant le chêne. Il éclaire le rocher et en fait le tour lentement, puis il étend sa main au-dessus et son regard s'éclaire d'une vive lueur froide. Il sent les ondes du Maléfice que j'ai posé il y a quelques semaines, avec l'aide de Harry. Et il siffle. Il ordonne en Fourchelang au Tombeau de s'ouvrir pour lui.
Le rocher frémit et se soulève avec lenteur, révélant un escalier poussiéreux, cernés des fortes racines du chêne sous lequel il s'enfonce. Voldemort jette le Contre-Maléfice qui va lui permettre de pénétrer en toute sécurité dans le Tombeau, avant d'éclairer largement les marches de vieilles pierres.
Il balaye les toiles d'araignées d'un geste de Baguette vif, puis il s'avance, pour poser le pied sur la première marche. Il s'arrête dessus, les yeux fixés sur un assez gros insecte noir, immobile sur la seconde. Probablement mort depuis longtemps déjà.
A quoi pense-t-il ? Pourquoi hésite-t-il soudainement quand il était si impatient durant toute la journée, de découvrir enfin le tombeau ? Aurait-il des doutes ? Aurais-je commis une erreur dont il vient de se rendre compte ?
Son visage se tord soudainement et son regard flamboie de rage. D'un geste sec, il jette un Maléfice qui fait flamber la bestiole, puis il écrase avec violence sous sa semelle, le minuscule tas de cendre qu'il en reste quand le feu s'éteint…
Il reste ensuite immobile, ferme un instant les yeux, pour reprendre son calme, puis il descend lentement l'escalier, tandis que je retiens mon souffle, de concert avec Remus et Nally, qui m'ont accompagné ici, en Ecosse. Curieux eux aussi, de voir le résultat de cette longue chasse au trésor, dont l'issue est un enjeu si important pour nous…
Mon regard change d'écran pour suivre Voldemort. Progressivement le Tombeau s'éclaire et il entre enfin dans le caveau, son regard se fixant immédiatement sur le gisant représentant son ancêtre, trônant au milieu de la salle funèbre carrée. Elle est assez haute pour que Voldemort puisse se tenir debout.
D'un geste de la main, il balaye l'air. Les toiles d'araignées et les kilos de poussières que nous avons répandus partout, en couche uniforme, se volatilisent dans le néant, révélant le marbre gris et l'albâtre sertis d'argent et d'or, dont nous avons sculpté le gisant, représentant Salazar Serpentard plus âgé que sur la seule toile qui le représente et la fameuse Statue de la Chambre des Secret, que Harry nous a décrite avec précision…
Mais Voldemort ne prête nullement attention aux détails du visage, des mains, des pieds et des vêtements, patiemment ciselés dans l'albâtre. Ses yeux sont fixés sur les émeraudes ternies du Collier, enchâssé sur la poitrine du gisant. Un nouveau geste de la main et elles brillent de mille feux, éclaboussant le marbre et l'albâtre de la tombe, d'éclats de lumière chatoyants…
Voldemort tend la main avec prudence, puis, dans un souffle, il prononce le Contre-Maléfice interdisant de passer entre les quatre colonnes de marbre torsadées de serpents, gardiennes farouches du gisant. Puis il avance, le visage marqué de ferveur, se penche pour poser ses lèvres sur le front du gisant figurant son Ancêtre et enfin, sa main ose effleurer le Collier…
Il caresse délicatement chaque émeraude, le regard luisant de convoitise et de triomphe…
« Enfin, Salazar, enfin… » murmure-t-il, dans l'air sec…
A son ordre, Nagini glisse de ses épaules, vers une colonne de marbre autour de laquelle il s'enroule, avançant son énorme tête triangulaire pour humer l'air au-dessus du gisant, avant de s'en désintéresser.
Maintenant, Voldemort prononce le Sortilège libérant le Collier et son regard flamboie tandis qu'il s'en saisit, le levant devant ses yeux pour le contempler quelques secondes, avant de le passer à son cou en un geste lent et révérencieux…
Puis il ferme les yeux, inspirant profondément et il lève les deux bras, incitant le gisant à libérer les ossements de son Ancêtre. Le lourd couvercle de marbre sculpté du gisant s'élève, glissant entre les colonnes, avant de s'arrêter à leur sommet, comme un ciel de lit à baldaquin. Alors Voldemort ouvre les yeux, souffle suspendu, pour regarder le squelette vêtu d'une lourde robe de velours verte brodée d'argent et coiffé d'un petit chapeau assorti, qui repose sur un confortable coussin de soie brodée d'argent. Les bras sont croisés sur la poitrine et, au doigt de l'une de ses mains, brille l'émeraude d'une Bague assortie au Collier.
Mais ce n'est pas ce qui retient son attention.
Non. Son regard est fixé sur la Baguette, protégée par les bras croisés…
« Ta Baguette… Tu m'offres également ta Baguette, Salazar… Quel grand honneur tu me fais… » souffle-t-il, dans un murmure à peine audible, l'air émerveillé, tandis que Remus pose une main sur mon épaule, respiration coupée…
Voldemort avance une main hésitante, son regard flamboyant oscillant entre incrédulité et joie suprême et il effleure la Baguette du bout des doigts. A peine la touche-t-il, qu'un souffle de vent siffle et tourbillonne sous le gisant, la robe du squelette frémit et un petit cyclone de poussières s'en élève, tandis que Voldemort se recule vivement en fermant brièvement les yeux sous leur brûlure. Et tout aussi soudainement qu'il est venu, le cyclone cesse, ne laissant sur l'épais coussin de soir argentée, que la Bague et la vieille Baguette…
« Tes ossements sont tombés en poussière et se sont envolés dans le vent, comme tu l'avais prédit, mon cher Ancêtre ! Tout se passe, comme tu l'avais prédit, toi, le plus grand des quatre Fondateurs de Poudlard ! Toi, dont j'honore la puissance et la grandeur, qui a fait de moi ton unique et digne successeur ! Et dès que le rituel sera accompli, que nos deux esprits et nos Magies auront fusionnés, je serais le plus grand Sorcier de tous les temps ! Immortel et Invincible… » murmure Voldemort, le regard fixé dans la tombe…
Un sourire hideux illumine sa face serpentine, son regard flamboie de folie pure et il se saisit avec vivacité de la Baguette. Il la lève devant ses yeux, l'examine longuement, caressant amoureusement le bois, avant de jeter un Maléfice, qui lui fait cracher une dizaine de serpents…
De maigres Serpents. D'inoffensifs orvets en réalité…
Mais cela a l'air de ravir Voldemort quand même…
« Elle n'est pas à ma main pour l'heure, mais elle le sera bientôt… Oui, je sens que nous ferons des merveilles avec cette Baguette, quand nous serons un seul et unique, Salazar… » déclare-t-il, ses longs doigts osseux caressant de nouveau le bois avec révérence, l'air extasié
A mes côtés, Remus éclate de rire et me tape vivement sur l'épaule…
« Cela m'étonnerait que cette Baguette lui obéisse pleinement un jour… » dit-il, hoquetant encore de rire, avant d'ajouter : « Je me demande ce qu'il dirait, s'il savait qu'en réalité, c'est la vieille Baguette usée d'un Loup-Garou qu'il vénère ainsi ! Il s'en étoufferait de rage, assurément ! »
Il explose encore de rire, tandis que Nally et moi sourions, aussi amusés que lui…
Jamais un Sorcier digne de ce nom ne serait enterré sans sa Baguette et l'idée de mettre entre les doigts du faux squelette de Salazar Serpentard, l'ancienne Baguette d'un Loup-Garou, amusait Remus. Aussi, quand je lui ai demandé ce qu'il comptait en faire après en avoir acheté une nouvelle et compris quel était mon projet pour elle, m'a-t-il donné avec plaisir sa vieille Baguette, abimée par les ans et un usage intensif, …
Et c'est une Baguette contenant un crin de Licorne, qui ne pourra d'autant jamais s'accorder avec la main d'un Mage Noir, que celui-ci a osé boire du sang de ces précieuses créatures pour survivre…
Remus riait d'avance, de voir la réaction de Voldemort, quand il constaterait qu'elle lui résistait. Il l'imaginait, fulminant de rage et de dépit. Mais finalement, celle, emplie de ferveur et de confiance qu'il nous donne à voir, le ravit d'avantage encore, que la déception coléreuse à laquelle il s'attendait… Et il a raison. Voldemort, sûr qu'un jour il réalisera des prouesses et affichant cette mine pleine de dévotion pour une Baguette qui lui sera toujours récalcitrante, est un spectacle purement réjouissant…
« Ah ! Il va prendre la Bague ! » s'exclame Nally, rappelant mon attention sur les écrans
Et effectivement, Voldemort se saisit maintenant de la Bague. Mais soudainement, tandis qu'il ramène sa main vers lui, il se fige, le regard dans le vague. Et Nagini tombe de la colonne sur le sol, avec un bruit sourd, avant d'entortiller ses anneaux et de siffler, de claquer des mâchoires, en proie visiblement à la souffrance…
Un long frisson remonte le long de mon échine, tandis que me reviennent en mémoire, les conversations entre Voldemort et Salazar, que j'ai entendues lorsque nous étions en Communion avec Harry, lors de son séjour dans la cave de Priest Hole Manor… Je les avais comprises alors, sûrement car nous étions si étroitement liés à l'esprit de Harry et à sa Magie, que nous pouvions tout comme lui comprendre le Fourchelang…
Ce n'est plus le cas maintenant…
La conversation ne dure pas longtemps, mais à son terme, Voldemort semble à la fois contrarié et fort d'une découverte…
Je suis curieux de savoir laquelle…
« Il faudra que Harry nous traduise cela… » déclare Nally, avec un soupir un peu douloureux.
Oui, il faudra que Harry nous traduise ce qui a été dit. Et je plains de tout cœur mon fils. Je comprendrais qu'il refuse de le faire, d'entendre une fois de plus les délires de ce salopard…
Il en a tellement souffert !
Mais je sais, qu'il ne refusera pas. Il puisera en lui tout le courage qui lui sera nécessaire pour le faire. Comme toujours...
Sur l'écran, Voldemort effectue un geste pour que le gisant vienne à nouveau clore le tombeau maintenant vide. Il n'attend pas que la manœuvre soit terminée. La Statue couchée de son Ancêtre ne l'intéresse déjà plus. Il sort à grands pas, dans la nuit claire et piquante de Stonehenge, replace le gros Rocher et le Maléfice en Fourchelang.
Il faudra que nous pensions à aller l'ôter, quand nous serons certains que Voldemort ne reviendra pas ici… me dis-je, en le regardant Transplaner…
Et sans plus attendre, nous partons nous aussi. Vers le QG de Londres, où nous pourrons voir Voldemort remettre la Bague à Lucius…
Du moins, l'espérons-nous…
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Acte 2 : Joute Epique
Ron
« Comment cela a-t-il pu se produire ? » demande Hermione, en regardant autour d'elle, l'air émerveillée
Le vieux mobilier patiné par le temps, les tapisseries, le sol de marbre, les lourdes tentures de velours… Tout est propre comme une noise neuve et la vieille armure qui monte la garde entre les bibliothèques est rutilante…
Il y a même des plantes superbes et des arbustes en pleine santé dans les vieilles vasques de pierre, de l'eau qui jaillit en chantonnant, de la fontaine d'intérieur…
« La Magie de Godric. Ce lieu qu'il chérissait peut de nouveau respirer la vie ! C'est sa façon, je crois, de vous inviter à venir ici, aussi souvent que vous le désirez, vous et vos amis, chère damoiselle » répond le Fantôme de Salazar Serpentard, en effectuant lentement le tour de la pièce remise à neuf.
Son regard attendri se pose sur l'armure auprès de laquelle il s'arrête pour la contempler longuement. Harry s'approche de lui, ses yeux fixés sur l'armure, dont le fourreau est vide sur le flanc.
« C'était la sienne, n'est-ce pas ? » demande-t-il, ajoutant, après que le Fantôme ait hoché positivement la tête : « Il était plutôt grand, pour l'époque… »
« Grand ? C'était un géant voulez-vous dire ! Il dépassait tout autre d'une tête pour le moins ! Et quand il arrivait sur un champ de bataille, ses ennemis tremblaient de frayeur ! Ah ! Il fallait le voir au combat ! Il lançait son coursier au grand galop, hurlant à la charge et fracassait avec fougue les écus à grands coups d'épée, déployant une force surhumaine ! Combien en a-t-il fendu des boucliers et des casques ! Combien en a-t-il brisées, des lances et des épées ! J'ai vu un géant courber l'échine devant lui, avant même le combat, un Dragon capituler au premier assaut et un groupe de pas moins de dix Trolls s'égailler à toutes jambes, en piaillant comme des donzelles effarouchées ! Quel magnifique Chevalier il était ! Le plus brave des héros de notre époque assurément ! » s'exclame le Fantôme de Salazar, pourfendant l'air à grands gestes…
« N'exagéreriez-vous pas un peu ? » glisse Harry, le regard allumé d'une lueur d'amusement
« A peine, mon jeune ami, à peine ! Croyez-moi, à lui seul, Godric terrassait plus d'ennemis que toute une armée réunie ! » répond le Fantôme, sa voix caverneuse quelque peu tremblante de fougue…
« Mmmmm… Oui… Mais il avait l'avantage de posséder une épée Magique… » murmure Harry, les yeux fixés sur le fourreau vide au flanc gauche de l'armure…
Le regard du Fantôme de Salazar s'assombrit de gravité et il se penche légèrement vers Harry
« Vous avez senti sa puissance, lorsque vous avez combattu le Basilic d'Artemus avec cette épée… De la Magie Gobeline. Ce sont eux qui l'ont forgée. En ces temps troubles, parfois les Sorciers combattaient aux côtés des Moldus, dans les deux camps. Et les Sorciers combattaient les uns contre les autres, à armes égales…. Mais Godric était loyal et jamais il n'a terrassé un Moldu avec cette arme glorieuse. Rares étaient ceux qui profitaient de la Magie de leurs armes pour faire cela, dans les combats mêlant Moldus et Sorciers. Et ceux-là se voyaient impitoyablement poursuivis par Godric, qui n'admettait pas leur lâcheté. Et faisant cela, il a sauvé bien des vies, croyez-moi, mon jeune ami. Et soyez assuré également, qu'il a bien davantage combattu durant les guerre contre des Trolls, des Harpies et des Vampires, beaucoup plus belliqueux alors qu'ils ne le sont aujourd'hui, que lors de batailles impliquant des Moldus…» explique le Fantôme, avant de tapoter l'épaule de Harry…
Harry hoche la tête, en grimaçant un peu sous les tapotements glacés.
« Et vous, combattiez-vous, Messire Salazar ? » demande McGo, un sourcil haussé sur sa question.
« Oh, non ! Très chère ! Je maniais bien mieux la langue que l'épée et j'excellais davantage dans les missions diplomatiques ! Nous étions Godric le Pourfendeur Héroïque et Salazar le Parlementeur Fantastique, comme nous présentait parfois mon cher ami ! Je vous ferai grâce des plaisanteries grivoises qui s'en suivaient, incluant l'épée glorieuse de Godric et ma langue habile ! Uh ! Uh ! Uh ! Uh ! » répond le Fantôme, avec belle humeur…
« Messire ! » s'exclame McGo, l'air plus que scandalisée
« Oh, très chère ! Pardonnez ma grossière grivoiserie ! Je me laisse emporter par le souvenir des paillardises de mon ami Godric ! N'ayez crainte cependant, je suis certain de ne guère avoir choqué de chastes oreilles, car ces jeunes gens sont clairement au fait des choses de la vie et de l'amour, n'est-il point ? » s'exclame le Fantôme de Salazar, en effectuant un petit clin d'œil dans ma direction…
Je ne puis m'empêcher de rougir et de me demander s'il nous a déjà surpris, Harry et moi, dans une position… euh… embarrassante…
Oh ! Merlin ! Est-ce qu'il y a d'autres Fantômes invisibles qui nous épient sans que nous le sachions ? J'ose espérer que non !
« Messire ! » s'écrie encore McGo, l'air très, très, très réprobatrice
Oh ! Là, je crois que le Fantôme de Salazar Serpentard vient de dégringoler bien bas dans l'estime de ma prof ! Et qu'il lui faudra des trésors de diplomatie pour regagner quelques points…
« Désolé, Milady ! Je ne voulais point vous offusquer ! Comment puis-je me faire pardonner ? Vous plairait-il de m'entendre déclamer quelques vers ? Une chanson, peut-être ? J'avais, ma foi, la réputation d'avoir une jolie voix autrefois ! » s'empresse de s'excuser le Fantôme de Salazar, avant de mettre un genou à terre devant McGo et de chanter en anglois, une chanson à laquelle je ne comprends pas grand-chose…
Je comprends en revanche fort bien les mines énamourées et les coups d'œil charmeurs accompagnant la voix de baryton qui empli tout l'espace et fait vibrer l'air ambiant de ses émotions. Et j'ai la surprise de voir l'expression de ma prof de Métamorphose, qui se laisse pourtant rarement attendrir, s'adoucir considérablement, puis s'allumer d'amusement…
Harry, mes amis et moi, regardons la scène, en riant sous cape. Merlin que c'est cocasse, de voir le Fantôme de Salazar Serpentard en personne, draguer ouvertement la Directrice de Gryffondor ! Artemus doit se retourner dans sa tombe et pleurer de dépit ! Et Godric se marrer comme une baleine…
Enfin, le chant s'éteint sur un « bel amooooooouuuurrrrrrrrr » prolongé qui finit quand même par mourir dans les graves, le genou toujours planté en terre, les mains tendues vers McGo en une supplique et le regard littéralement adorateur…
« Suis-je absous, ma somptueuse Lady ? » demande ensuite le Fantôme, d'un ton empli d'espoir
« Cessez ces pitreries, c'est ridicule ! Godric Gryffondor avait tort ! Vous n'avez rien d'un fantastique parlementeur ! Vous avez plutôt tout du royal bouffon ! » répond McGo avec sécheresse, mais son regard luisant trahissant son amusement.
Puis elle tourne brusquement le dos, droite et raide, pour aller examiner les instruments de musique d'un peu plus près, tandis que le Fantôme nous adresse un petit clin d'œil de connivence…
« Ah ! Quelle répartie ! Voilà une femme de caractère comme je les apprécie ! Que de belles joutes verbales en perspective aurons-nous ! Je n'étais peut-être pas un fier et preux combattant comme Godric, mais je me suis toujours fait fort de faire baisser garde aux citadelles et d'y pénétrer le front haut ! » s'exclame-t-il à mi-voix, pour que McGo ne puisse l'entendre…
« Je ne voudrais pas vous manquer de respect, mais je crains fort qu'il vous soit impossible de pénétrer celle-ci… » réponds-je sur le même ton, en lui rendant son clin d'œil, sur un sourire goguenard
« Uh ! Uh ! Uh ! Uh ! Vous avez raison, mon jeune ami ! Mais à défaut de goûter aux plaisirs de la chair, j'aurais au moins l'occasion de goûter les plaisirs de délicieuses conversations ! » réplique-t-il, avant d'aller de nouveau papillonner autour de McGo
« Quel cabot ! Ils ne devaient pas s'ennuyer, les Fondateurs ! Je me demande comment étaient Helga et Rowena… » déclare Draco, en regardant avec amusement le Fondateur de sa Maison, engager une nouvelle conversation avec notre prof de Métamorphose.
« Il nous suffit de lui demander. Je suis sûr qu'il aura des tas de choses à nous apprendre sur elles aussi. » répond Harry, avant de se tourner vers le bureau et de se pencher prudemment vers un parchemin étalé dessus
Il est à demi noirci d'une écriture énergique. C'est écrit en latin et Harry, qui n'excelle pas vraiment dans cette langue, a l'air de buter sur certains passages.
« Qu'est-ce ? » demande Hermione, qui bave d'envie devant les livres Anciens depuis tout à l'heure, mais n'ose pas les toucher tant que Madame Pince n'aura pas posé les Sortilèges qui conviennent pour les empêcher de tomber en poussière et les préserver des temps futurs…
« Des notes. Elles concernent un cours que Godric Gryffondor voulait dispenser à ses élèves, mais Helga semble l'avoir persuadé que le Sort qu'il désirait enseigner était un peu trop complexe pour des étudiants n'ayant pas encore atteint leur pleine maturité Magique… » répond Harry, en plissant les yeux sur sa lecture…
« Et quel est ce Sort ? Le dit-il ? » m'enquiers-je, en avançant pour lire par-dessus son épaule…
Je me demande s'il y a dans tous ces vieux bouquins et ces tonnes de parchemins, des Sortilèges oubliés, que nous pourrions exploiter à notre avantage…
« Expecto Patronum… Godric soutenait qu'il n'y avait pas de raison de ne pas l'enseigner à des élèves de sixième année, quand lui le maîtrisait parfaitement à quinze ans… Mais Helga a rétorqué qu'il était exceptionnellement doué sur ce Sort, qu'elle-même n'avait pas pu le réussir avant ses dix-sept ans, Rowena à seize et que la plupart des Sorciers, à condition d'être assez puissant, ne parvenaient à produire un Patronus qu'après l'âge de vingt ans… Ils ont fini par décider d'un commun accord, de le mettre au programme en Septième année, pour les élèves les plus doués... » explique Harry, avec un grand sourire.
« Mazette ! Tu es plus fort que Godric sur ce Sort là ! Tu n'avais pas quatorze ans quand tu as produit ton premier Patronus ! » m'exclame-je, fier de mon petit ami.
Harry hausse les épaules
« Il n'avait peut-être pas été dans l'obligation de l'apprendre avant ses quinze ans… » répond-il, avec modestie, en embrassant toute la pièce du regard…
Je le reconnais bien là. S'il concède être un peu plus doué et puissant que les autres Sorciers de son âge, jamais il ne reconnaitra l'être exceptionnellement. Il pense juste avoir la chance d'avoir d'excellents professeurs qui savent lui faire exploiter ses talents à leur maximum…
Certes, il a en partie raison. Il a d'excellents professeurs, c'est bien vrai. Mais il n'est pas à son maximum encore. Il a encore une belle marge, avant de l'être. Et les meilleurs professeurs, ne peuvent aider leurs élèves à exploiter davantage de capacités et potentiels qu'ils en possèdent…
« Sire Salazar ! Les Fondatrices avaient-elles leurs jardins secrets également ? » demande soudainement Ginny, qui, jusqu'à présent, admirait surtout les tapisseries en compagnie de Théo.
« Naturellement, ma jeune amie ! Naturellement ! Et vous ne croyez point si bien dire, car concernant cette chère Helga, il s'agissait bien d'un jardin, qu'elle dérobait jalousement aux yeux de chacun ! Mais contrairement à Godric, elle n'en a point scellé l'accès, pour qu'après son trépas, d'autres puissent en jouir… Madame Chourave connait fort bien ce jardin et l'entretient amoureusement, pour le plaisir des yeux de vos professeurs qui s'en réservent l'usage ! C'est un havre de paix charmant, n'est-il point, très chère ? » explique le Fantôme, en se tournant vers McGo qui acquiesce d'un signe de tête.
« Et Rowena Serdaigle ? » s'enquiert Hermione, l'air vivement intéressée.
Je suis sûr qu'elle espère que la Dame de Serdaigle a laissé une immense Bibliothèque quelque part dans le château. Et qu'elle s'imagine parcourant les allées, effleurant tous ces vieux bouquins écrit en latin, grec ou que sais-je encore comme langue éteinte, emplis de savoirs depuis longtemps oubliés…
« Ah ! Rowena ! Cette chère et brillante Rowena ! C'est à son esprit remarquable, que nous devons le concept de Poudlard, de ses escaliers facétieux et de ses salles qui changent parfois d'emplacement ! Elle créa en outre une pièce spéciale, que vous connaissez bien, dont elle seule eut l'usage durant fort longtemps, jusqu'à ce qu'un heureux hasard, permette à celui qui en eut besoin de la découvrir, à la condition expresse d'être dans ses parages… » explique le Fantôme de Salazar, avec un regard malicieux…
« La Salle sur Demande ! » s'exclame Neville, avec un grand sourire
« Exactement jeune gentilhomme ! Rowena était très fière de cette Salle, où elle pouvait se retirer dans les décors de son goût ou correspondant à son humeur du moment… Elle y a passé beaucoup de temps, sur ses derniers jours, cherchant à y retrouver les temps heureux… Hélas, ils s'étaient enfuis et son désir de vivre aussi… Une bien triste histoire, que je vous conterez peut-être un jour… » poursuit le Fantôme, son regard s'assombrissant de tristesse…
Un petit silence s'installe, durant lequel le Fantôme reste plongé dans ses pensées, tandis que je me dis que nous connaissons en vérité bien peu de choses, concernant les Fondateurs de notre Ecole. Certes, ils ont laissé leur empreinte dans ses murs, mais de leur vie personnelle, que savons-nous ? A peine quelques bribes, glissées dans l'Histoire de Poudlard et c'est tout. Quelques faits ou rumeurs, qui ont perduré dans les mémoires…
Je suis heureux, finalement, à la perspective d'en apprendre davantage par le Fantôme de Salazar. Et sûrement dans les écrits que Godric Gryffondor a laissés…
« Et vous, Sire Salazar ? N'aviez-vous pas prévu de vous ménager un petit havre de paix ? » demande doucement Blaise, qui découvrait jusqu'à présent ce que dissimulent les coffres.
« Plait-il ?... Oh ! J'étais une fois de plus tourné vers le passé ! Avais-je prévu un havre de paix, c'est cela ?... Oui, j'en avais un en chantier. Que je n'ai point eu le temps d'aménager selon mes goûts mais qu'Artemus s'est empressé d'investir selon les siens, dès qu'il m'eut enfermé dans cette grotte où je finis sombrement mes jours… Un lieu de punitions et de tortures, voilà ce qu'il en a fait. Fort heureusement, il n'a pu mener ses projets à son terme et ce lieu a été fort peu usité… » répond le Fantôme, la mine très sombre et les lèvres pincées…
« Les Cachots Perdus… » murmure à peine Draco, avec un frisson…
Il n'est pas le seul à frissonner. Tout le monde frissonne. Surtout Ginny et Théo…
« Oui… Fort malheureusement, vous en avez fait connaissance dans de terribles circonstances. Comme j'aurais aimé pouvoir retenir le bras de cette aliénée furieuse ! » répond le Fantôme, en regardant Draco, Ginny et Théo tour à tour, l'air profondément désolé…
« Vous étiez là ? Vous avez vu ce qu'elle nous a fait ? » demande Draco, la gorge nouée.
« Oui, j'étais présent à chaque instant. Pour tout vous avouer, je l'ai vu sortir de l'infirmerie et son regard m'a frappé. J'ai décidé de la suivre, pour voir ce qu'elle avait en tête. Je suis resté auprès de vous, à chaque instant, priant pour que ces tortures cessent et que quelqu'un vous trouve à temps. Et plus que jamais j'ai souffert de ne pouvoir vous être d'aucun secours… Il s'était déjà produit des ignominies dans cette Ecole, mais rien qui m'ait autant arraché le cœur… Comment des jeunes gens peuvent-ils déjà avoir l'âme aussi noire et cruelle ? » soupire le Fantôme de Salazar, en secouant la tête avec peine
Un nouveau silence. Des souvenirs douloureux qui nous étreignent le cœur. Draco, Ginny et Théo sont particulièrement pâles. Et je repense à ce dessin que Vincent m'a donné ce soir-là. J'y tiens comme à la prunelle de mes yeux et il est soigneusement rangé, à l'abri de la poussière, dans une chemise cartonnée. J'ai posé dessus un Sort de Conservation et une Protection pour rien ne puisse l'abimer. Pas même l'eau ou le feu…
« Sire Salazar, puisque vous nous avez souvent… suivis, vous savez que nous sommes à la recherche d'un Espion parmi les élèves, n'est-ce pas ? » demande soudainement Harry, d'un ton doux, presque ailleurs…
Je suis sûr qu'il a eu sur le bout de la langue le mot « épié », avant de se raviser et de dire « suivis », pour ne pas froisser le Fantôme…
« Oui, je le sais. Et croyez bien que si j'avais su qui il est, je vous en aurais déjà fait part, mon cher jeune ami… Hélas, je ne saurais point dire qui est ce vil sycophante ! J'ai cru un temps qu'il s'agissait de ce jeune freluquet, embastionné dans la Tourelle Est ! Mais vous l'avez démasqué fort heureusement avant qu'il ait accompli son forfait et cela n'a point résolu l'affaire… Mes soupçons se sont ensuite portés sur un autre jeune homme, mais je l'ai suivi des heures durant, en vain. Il n'a jamais rien dit ou fait qui soit suspect… Ces derniers temps, je me suis penché sur un autre cas. Hélas, lui aussi, semble totalement innocent. Tout au moins, concernant la possible position d'Espion… Car pour le reste, ses idées penchent en faveur du descendant d'Artemus, cela j'en suis certain… » répond le Fantôme, son regard franc planté dans celui de Harry
« Vous parlez de Harvey Preston, n'est-ce pas ? Je vous ai vu le suivre ces derniers jours. Savez-vous avec qui il a noué des liens, à part sa petite amie, Bridget Palmer ? Moi, je ne le vois jamais avec personne d'autre… » intervient Luna, en penchant la tête sur le côté
« Vous pouviez me voir, avant ce jour béni ? » demande le Fantôme de Salazar, l'air franchement étonné.
« Oui, je peux voir ce qui est invisible aux yeux des autres. Mais je n'ai pas pu vous parler, car jamais vous n'êtes venu assez près de moi. Et le temps que je vienne vers vous, vous aviez filé ailleurs… Alors, c'est bien de Harvey Preston dont vous parlez, n'est-ce pas ? » répond Luna, de sa voix chantante, son regard candide fixant Salazar sans ciller…
« Oui… Oui, c'est de lui, jeune damoiselle. Oh ! Quand je pense que vous pouviez me voir et que je ne le savais point ! Pourquoi ne m'avez-vous point hélé ? » s'exclame le Fantôme, avant de se tourner vers Harry pour ajouter : « J'aurais pu vous aider ! Secourir vos frères et votre amie ! Ah ! Que de pièges aurais-je pu vous éviter, si j'avais su que cette jeune fille pouvait me voir ! Quel funeste destin que celui qui ne m'a point permis de le savoir ! »
« Comme vous dîtes, c'est le destin. Et si Luna avait pu penser que vous pouviez nous aider, elle nous aurait dit que vous étiez là… Ce qui est important, c'est que maintenant, nous savons… » répond Harry, en haussant les épaules, l'air fataliste
Fichu destin, me dis-je. Car effectivement cela nous aurait bien rendu service, de savoir que le Fantôme de Salazar était parmi nous…. Pourquoi Luna ne nous a-t-elle jamais dit, qu'elle voyait ce Fantôme ?
Bon, c'est vrai, l'aurions-nous crue, si elle l'avait fait ? Non, sûrement pas…
Et nous aurions été bien idiots…
« Artemus ! Voilà le nom de ce funeste destin ! S'il ne m'avait point fait cette réputation désastreuse, je gage que votre amie n'aurait guère hésité à me héler ! » tempête le Fantôme, agité de colère
« Ce n'est pas à cause de votre réputation, Messire Salazar ! C'est à cause de la mienne ! Les autres pensent déjà que je suis folle… Je ne voulais pas leur donner davantage de raisons de le croire… Même mes amis ne me croient pas quand je leur dis que je vois des Nargoles, des Joncheruines ou des Luminates. Mais cela ne fait rien, je les aime bien quand même. Ils sont gentils avec moi et ne m'ont jamais joué de vilains tours…» déclare Luna, d'un ton tranquille
« Je ne savais pas que cela te blessait, que l'on ne te croit pas, ma Luna. Je suis désolé. Et tu peux être assuré que dorénavant, je ne mettrais plus en doute tes affirmations, concernant ces Créatures que tu peux voir, au contraire de nous… » affirme alors Neville, l'air contrit, en lui prenant la main pour la serrer avec tendresse
Il n'est pas le seul, à se sentir contrit. Nous le sommes tous et nous nous regardons avec une expression coupable sur le visage. Nous aimons tous beaucoup Luna mais nous admettons tous également, qu'elle est un peu fantasque… Et c'est vrai, que nous ne la croyons pas au sujet des Nargoles et autres Créatures dont elle parle. Devons-nous ?
Je ne sais pas. Mais je sais avec assurance, que nous avons raison d'être convaincus qu'elle a un jugement très sûr, en ce qui concerne les personnes…
« Ce n'est rien, mon Neville ! Je t'aime comme tu es ! Et je sais que tu me fais confiance sur tout le reste ! » s'exclame Luna, ses grands yeux écarquillés plein d'innocence posés sur Neville, qui se penche pour l'embrasser…
« Ah ! L'amour ! Quelle belle émotion, n'est-il point ? » clame aussitôt le Fantôme de Salazar, le regard attendri
Là-dessus, je suis bien d'accord avec lui !
OoOoOoO
Acte 3 : Prises De Conscience
Remus
Nous arrivons juste à temps dans le QG, pour voir Voldemort entrer dans son bureau, non sans avoir au préalable demandé au planton, d'aller chercher Lucius.
Il jette dehors les Jumeaux Brandburgy qui ont de nouveau élu domicile dans ses quartiers, les enjoignant de rejoindre le reste des troupes, lance un Sortilège autour de lui, puis fait les cents pas devant la cheminée, l'air profondément enfoncé dans ses pensées.
…
« Un Sortilège de Restauration ? » interroge-je Nally et Severus du regard.
« Oui… Je crains fort de comprendre. Et nous aurons sans doute confirmation dans un instant… » murmure Nally, son regard fixé sur les écrans…
Je crains fort d'avoir deviné, moi aussi. Et cela ne promet pas de bons jours pour l'une de nos connaissances…
…
A l'extérieur du Manoir, autour de feux de camp, la majorité des Mangemorts semble s'impatienter. Avant de partir tout à l'heure, Voldemort leur a promis de l'action pour cette nuit et elle tarde trop à leur goût…
Lucius ne tarde pas, lui, à se précipiter vers son Maître. C'est à peine si le planton a eu le temps d'ouvrir la bouche qu'il dégringolait l'escalier. Il ouvre la porte à la volée et se jette quasiment aux pieds de Voldemort…
« Lève-toi, Lucius » lâche ce dernier, un peu abruptement.
…
Ça marche, me dis-je, en entendant sa voix résonner dans trois haut-parleurs différents… Ceux en lien avec le bureau et le Collier, clairs et forts et celui lié à la Bague, au son plus étouffé. C'est normal. Elle est dans la poche de Voldemort…
…
Lucius obéit vivement et son regard accroche aussitôt le Collier qui repose sur la poitrine de son Maître.
« Vous avez réussi ! » s'exclame-t-il, nettement admiratif.
« Oui, Lucius, j'ai réussi. En aurais-tu douté ? » répond Voldemort, le ton vivement contrarié, en toisant son serviteur, d'un air hautement supérieur…
Pour le coup, Lucius semble n'y rien comprendre. Sans doute s'attendait-il à bien plus d'enthousiasme de la part de son Maître…
« Non. Pas un seul instant, Monseigneur. Je suis en revanche surpris de vous voir si contrarié.. » déclare-t-il, un peu sur la réserve, tant dans le ton qu'il emploie, que dans son attitude.
Il doit craindre la réaction de son Maitre face à l'audace qu'il vient d'avoir. Voldemort n'admet pas qu'on lui fasse remarquer ses humeurs coléreuses. Cela attise généralement sa fureur et il est alors prompt à punir…
« Je le suis, car j'ai pris conscience de deux faits importants, Lucius… » siffle Voldemort, tandis que Lucius recule imperceptiblement.
« Est-ce indiscret de vous demander lesquels, Monseigneur ? » demande-t-il néanmoins, d'un ton plus prudent encore que précédemment…
« Si j'aborde le sujet, Lucius, c'est que je désire t'en faire part ! » claque la réponse de Voldemort, qui fulmine sérieusement maintenant…
…
« Ça ne sent pas bon pour les fesses de Lucius, ça. Mais j'avoue que cela ne me bouleversera pas outre mesure s'il se prend une branlée… » murmure Lee, qui est de garde ce soir…
Tout au moins, jusqu'au moment où nous devrons partir au combat. Hestia le remplacera alors, tandis que Dedalus relèvera Viktor qui observe la scène en silence…
…
Sur l'écran, Lucius s'incline avec déférence devant son Maître qui ne prête pas attention à lui et reprend ses cents pas devant la cheminée…
« Je sais maintenant avec certitude qui est l'Espion, Lucius ! Et je suis surpris que tu ne m'aies jamais suggéré son nom ! » siffle soudainement Voldemort, en s'arrêtant brusquement, le regard flamboyant de fureur posé sur son serviteur…
Lucius se raidit. De toute évidence, il s'attend cette fois à recevoir un Doloris. Il lève cependant un regard incertain sur son Maître.
« Je suis désolé, Monseigneur. Je ne voulais pas vous manquer et je ne vois pas… » dit-il, avant d'être interrompu par le Maléfice qui le met genoux à terre…
De toute évidence, il souffre terriblement, mais il crispe les mâchoires et c'est à peine un gémissement qui s'en échappe…
« Le Scarabée, Lucius ! » tonne Voldemort, d'une voix haineuse, en relâchant son Maléfice, avant d'assurer de nouveau sa prise sur lui…
…
Ah ! J'avais bien compris. Et c'est pour cela qu'il a enflammé cet insecte mort tout à l'heure. C'est en le voyant qu'il a eu cette idée…
« Il faut prévenir Rita. Elle ne doit plus être vue à l'extérieur de chez elle… » déclare Nally, en tapotant avec compassion sur l'épaule de Mondingus, qui est venu aux nouvelles en attendant de gagner le grenier, qu'il a préparé cet après-midi pour recevoir les blessés de l'attaque.
« Ça va pas lui plaire ! J'serai pas long…» soupire Mondingus, en se levant pour aller chez la journaliste.
Je ne doute pas qu'il fera très vite. Et je ne doute pas non plus qu'il va essuyer les foudres de Rita, le pauvre. Car si elle est toujours ravie que Nally ou Albus lui donnent des informations lui permettant d'écrire d'excellents articles, elle est toujours également furieuse, de ne pouvoir sortir sans escorte.
Alors quand elle va apprendre qu'elle sera désormais confinée jusqu'à nouvel ordre, j'imagine assez les récriminations que ce pauvre Mondingus va devoir supporter…
…
Lucius gémit un peu plus ouvertement. La sueur dégouline sur son visage crispé et cela semble satisfaire Voldemort, qui relâche totalement son Maléfice cette fois…
« Je vous jure, Maître, que pas un instant je n'ai pensé à elle ! Comment a-t-elle pu passer la Barrière du Fidelitas ? » demande Lucius, après avoir récupéré quelques secondes, essoufflé et s'appuyant sur le fauteuil de bureau pour se mettre péniblement debout,.
« Parce qu'elle était présente, sous sa forme Animagus quand j'ai donné l'adresse à mes fidèles ! Sa forme animale est discrète, elle peut se faufiler partout ! Et elle ne s'en est pas privée pour nous espionner, depuis Halloween ! Et même avant peut-être ! Cela aurait dû te frapper ! N'a-t-elle pas toujours les meilleures informations ! Elle s'est alliée à l'Ordre du Phénix, cela ne fait aucun doute ! Et elle leur livre nos secrets quand elle les surprend ! » répond Voldemort d'un ton rageur.
Lucius regarde partout autour de lui et sa main tremblante cherche maladroitement sa Baguette dans sa poche
« Ne te fatigue pas ! Et surtout ne me prend pas pour un imbécile, Lucius ! Je m'en suis assuré dès mon retour, elle n'est pas ici en ce moment ! » siffle Voldemort, avec un regard meurtrier
Lucius déglutit difficilement et semble se dire qu'il a de la chance de ne pas être de nouveau en proie à la douleur atroce du Doloris. Il reste silencieux quelques instants, regardant Voldemort de biais. Le Lord Noir enrage visiblement. Il réfléchit en tapotant sa Baguette sur sa main et des étincelles s'en échappent, effectuant des petits trous qui fument sur le devant de sa robe…
« Qu'allons-nous faire, Maître ? Voulez-vous que nous partions pour les Cavernes du Diable ? » ose finalement demander Lucius, en frottant ses membres douloureux.
« Non ! Ce domaine est inconfortable et trop petit pour accueillir mes troupes ! Et je ne les laisserai pas ici, sachant que cette journaliste peut venir les espionner à tout instant et glaner même les renseignements les plus insignifiants ! Par ailleurs, personne n'en connait l'emplacement et je veux que cela reste ainsi car j'ai d'autres desseins à mener là-bas, Lucius. Des desseins qui ne concernent que nous... » répond Voldemort, qui se calme quelque peu à ses perspectives…
« Le Rituel… Vous voulez qu'il ait lieu là-bas… » murmure Lucius, une lueur de compréhension traversant son regard…
« Oui, Lucius… Le Rituel… C'est là-bas que nous l'accomplirons, dès que Potter et Draco seront entre nos mains… Et je compte bien également que l'on me ramène bientôt ce qui nous manque, pour faire éclore une nouvelle couvée de Diablotins dont tu te chargeras toi-même cette fois ! » explique Voldemort, son regard flamboyant de nouveau de colère.
Lucius grimace. De toute évidence, la perspective d'avoir à s'occuper d'une couvée de Bestioles ne l'enchante pas, mais il n'ose pas protester et le silence s'installe durant une ou deux minutes, pendant lesquelles les yeux de Voldemort fixent l'âtre où flambent de grosses bûches.
« Autre chose, Lucius… » siffle-t-il, en se retournant avec brusquerie vers son serviteur, qui lève un sourcil prudent, dans le silence que Voldemort a à peine brisé avant de s'interrompre.
« Oui, Maître ? » se risque-t-il, tout mouvement suspendu, au bout de quelques secondes
« Nous n'avons pas fait les choses comme il fallait, Lucius, au soir de ta nuit de noces. J'en ai également pris conscience tout à l'heure. Nous avons été trop hâtifs pour déflorer l'ingénue. » répond Voldemort, tendu et crispé, en portant une main à sa poche.
« Qu'aurions-nous dû attendre ? » demande Lucius, dans un souffle retenu, les sourcils froncés sur l'incompréhension
« Nous aurions dû attendre que j'aie le Collier de Salazar, Lucius… Et ceci… » répond Voldemort, en sortant la Bague, qu'il montre à Lucius dans la paume de sa main présentée à plat
Lucius se lève et s'approche d'un pas vacillant de douleur, son regard fasciné fixé sur le bijou
« Cette Bague appartenait également à votre Ancêtre, n'est-ce pas ? » murmure-t-il, le souffle tendu d'excitation…
« Oui, Lucius. Et c'est grâce à elle, que tu concevras l'héritier que tu veux m'offrir… Nous aurions dû attendre, avant d'ôter sa pureté à l'Agnelle. Car c'est de la pureté que doit naître le premier… » répond Voldemort, son esprit visiblement tourné vers l'intérieur de ses pensées délirantes…
« Le premier ? » demande Lucius, l'air de s'interroger sur ce que Voldemort vient de révéler…
Voldemort ne lui a pas tout confié de ses projets futurs et Lucius ne sait rien des « Chevaliers » que son Maître veut voir naître à la vie, pour mener ses armées glorieuses à la conquête du monde. Et Lucius a vu, dans le fait que Voldemort le sodomise tandis que lui-même déflorait sa jeune épouse, le désir de son Maître de lui adoucir ce qu'il désignait lui-même comme une horrible corvée…
Et Voldemort sursaute à sa question, le regard flamboyant de fureur contre lui-même pour avoir laissé échapper un peu trop d'informations et contre Lucius aussi sans doute, pour l'avoir relevée…
« Oui, le premier… de nos héritiers ! » se reprend-il vivement, avant d'accorder un sourire crispé à Lucius et d'ajouter, sur un ton nettement radouci : « N'est-il pas mieux, qu'il y en ait plusieurs, afin de pouvoir choisir le meilleur d'entre eux pour mener nos armées dans le monde ? »
« Oui, sans doute, Maître… Que de corvées en perspective… » répond Lucius, avec une petite moue de dégoût…
Je suis certain cependant, qu'il n'est pas dupe et qu'il sera désormais à l'affût de nouvelles informations, concernant les projets cachés de son Maîtres et des énigmatiques héritiers auxquels il vient de faire allusion bien involontairement…
Quant à lui, Voldemort éclate d'un rire froid, avant de se saisir de la main droite de Lucius et de la lever à hauteur de sa poitrine
« Préfères-tu que je confie le soin de cette Bague à un autre ? » demande-t-il, en présentant la Bague devant la main de son serviteur…
Lucius écarquille ses yeux, qui luisent d'une lueur d'incrédulité, avant de briller de convoitise satisfaite…
« Non, Maître… Vous savez que je ferais n'importe quoi pour vous plaire, jusqu'à mon dernier souffle ! » s'exclame-t-il dans un murmure à peine audible…
« Alors je t'offre cette Bague, Lucius… Qu'elle ne quitte jamais ton doigt et le jour où tu auras trouvé un nouveau ventre vierge et pur, j'adoucirai ta corvée, comme je l'ai fait la dernière fois… » déclare Voldemort, en passant la Bague au majeur de Lucius…
« Merci, Monseigneur !… » s'exclame Lucius, en se mettant à genou, avant d'embrasser les mains de Voldemort avec ferveur…
…
Voilà, c'est fait. Mission accomplie, me dis-je, en jetant un œil vers Severus.
Il sourit largement, visiblement soulagé et satisfait. Son plan a marché de bout en bout, sans aucune anicroche. Un plan parfait, ficelé à la Serpentard…
Et je me dis que nul autre que lui n'aurait pu imaginer un plan aussi remarquable pour piéger Voldemort. Pour réussir à lui faire porter en permanence un micro et l'amener à en confier un autre à Lucius…
Nally est la plus brillante des stratèges concernant les Batailles. Il est le plus brillant, pour concevoir les stratégies d'Espionnage…
…
« Relève-toi, Lucius. Tu me remercieras comme il se doit tout à l'heure. Sers nous un thé, nous avons encore à parler… » sourit Voldemort, avant de prendre place dans son fauteuil
Lucius s'exécute, faisant venir un thé des cuisines et servant son Maître avant de prendre place dans le fauteuil qui lui fait face. Il grimace encore, sous la raideur de ses muscles endoloris par les Maléfices reçus, mais retrouve vite son air impassible et serein en apparence.
L'orage est passé pour lui…
Il a retrouvé la faveur de son Maître et porte à son doigt la Bague de Salazar Serpentard… Du moins le croit-il… Et il y a de quoi se sentir pleinement rassuré, quant à sa position auprès de son Maître.
Voldemort sirote son thé à petites gorgées, l'air de réfléchir encore un peu avant d'entamer la conversation. Enfin, il pose sa tasse sur le guéridon qui jouxte son fauteuil…
« Priest Hole Manor n'est toujours pas sûr. Cette idiote de Bellatrix n'a pas réussi à trouver comment Potter et l'enfant ont pu fuir. Cet imbécile de Rabastan non plus. Et mon petit Espion de Poudlard n'a pas su me renseigner davantage. Aucune information n'a filtré sur la manière dont a été menée l'évasion… » déclare-t-il, l'air de nouveau fortement contrarié.
Je crois qu'il n'est pas près d'avaler ce morceau là…
« Vous l'avez donc vu récemment ? » interroge Lucius, en posant sa tasse à son tour…
« Non, je ne l'ai pas vu depuis l'été dernier. » répond Voldemort, tandis que je dresse l'oreille…
Peut-être aurons-nous la chance d'en savoir davantage sur ce fameux Espion de Poudlard !
« Vous ne m'avez jamais dit, comment vous l'aviez rencontré… » glisse Lucius, de toute évidence désireux d'en savoir davantage lui aussi…
« Par un heureux hasard, Lucius. J'ai eu nécessité de retourner à Little Hangleton, pour récupérer des Potions que j'avais laissées là-bas. Cet enfant s'y trouvait. Il avait surpris une conversation, au cours de laquelle il a entendu parler du Manoir de mon géniteur et il a voulu visiter la demeure où j'avais séjourné un temps. Il a été très heureux de me voir et m'a aussitôt offert ses services. Nous avons bavardé très longuement. Il m'a apporté une foule de précieux renseignements, sur les étudiants qu'il connait et se proposait de m'en donner d'autres dès son retour à Poudlard. Et je n'avais pas été déçu, jusqu'à aujourd'hui… » répond Voldemort, ses yeux rougeoyants exprimant tour à tour la satisfaction et la déception profonde.
« Vous ne le voyez pas, mais vous êtes en contact. Ce n'est pas par hibou, j'en suis certain. Hormis celui qui apporte la Gazette du Sorcier, vous n'en tolérez plus aucun sur le domaine et vous refusez d'utiliser ce moyen pour communiquer car les hiboux peuvent être interceptés. Il ne peut non plus vous contacter par Cheminée depuis Poudlard et de toute façon, les Cheminées du Manoir ne sont pas connectées au réseau. Par ailleurs, j'ai noté que c'est toujours après une sortie que vous aviez des renseignements venant de lui. J'en conclus que vous devez vous rapprocher du Château, n'est-ce pas ? Mais vous ne pénétrez pas sur les terres de l'Ecole, Dumbledore le saurait. C'est donc l'enfant qui doit sortir probablement. Mais il risque de se faire prendre. Il y a de nombreuses allées et venues au Château, même la nuit. Rondes des professeurs, du Cracmol, des Fantômes. Les Tableaux pourraient le trahir aussi… » réfléchit tout haut Lucius.
Voldemort éclate de rire, une nouvelle fois.
« J'aime te voir essayer de résoudre ce genre d'énigme, Lucius ! Et je ne doute pas que ton brillant esprit te mènera à la solution ! » s'exclame Voldemort, amusé maintenant.
« Oui, je finirai par comprendre et je me ferai une joie de vous en faire part aussitôt. » répond Lucius, avec un sourire en coin, avant d'ajouter, l'air innocent : « Est-ce indiscret de vous demander ce qu'il vous a appris dernièrement ? »
« Ça l'est, Lucius… Néanmoins, je vais te répondre… Je suis entré en contact avec lui, deux jours après l'évasion de Potter. Il ne savait rien sur cette évasion, mais il m'a appris alors que Chhaya avait raison, lorsqu'elle affirmait que des élèves de Poudlard sont bien entraînés. Apparemment, le Club de Duel auquel ils appartiennent porte ses fruits. Mais ce sont surtout les proches de Harry Potter et Draco, qui sont très forts. Peut-être bénéficient-ils d'un entraînement particulier… Ils détiennent également sur eux des Potions de Soins et des Onguents, dont ils se sont servis pour soigner des blessés, mais surtout d'autres Potions qui leur permettent d'accroître leur résistance au combat et la puissance de leur Sorts… » déclare Voldemort, d'un ton sinistre…
Ces nouvelles ne lui plaisent pas, de toute évidence…
« Des Potions pour accroître la résistance au combat et la puissance de leurs Sorts…Je n'ai jamais entendu parler d'une telle Potion. Ni lu quoique ce soit à ce propos. Mais ce diable de traître Snape est capable d'en avoir inventée une… Oui, Snape est derrière cela, sans aucun doute… Et cela explique que Harry Potter, Draco et leurs amis, se soient aussi bien défendus au Ministère, que nous l'a affirmé Bertram Yaxley…» murmure Lucius, sourcils froncés…
« Oui. Cela explique beaucoup de choses. Leur résistance au combat, la puissance du Sort de Confusion qui a été jeté sur le Manoir de Priest Hole Manor, mais aussi la résistance de Potter aux tortures physiques et mentales que je lui ai infligées. Sûrement a-t-il pris de cette Potion qu'il a dû cacher quelque part dans la cave et prendre à notre insu. Preston m'avait fait part de son étonnement, face à sa résistance. Maintenant que j'y réfléchis, il avait l'air de penser que ce n'était pas naturel. Mais cet imbécile ne l'a pas clairement exprimé… » approuve Voldemort, de nouveau très contrarié
Assurément, à la première occasion, il punira sévèrement Preston, toujours emprisonné dans le cachot sous le salon du Manoir Malfoy…
« Il faudrait que nous puissions jouir du même avantage ! Car tous les Membres de l'Ordre prennent de cette Potion, c'est une certitude. Ils nous résistent trop ! » s'exclame Lucius, le regard coléreux
« J'y ai pensé, naturellement ! Et j'ai déjà trouvé un Potionniste, qui réfléchit à cette question. Mais cela risque de prendre du temps… » révèle Voldemort, plus contrarié encore
« Si seulement il pouvait avoir accès aux travaux de ce traître de Snape ! » explose à demi Lucius, poings crispés.
« A cela aussi, j'y ai pensé. Mon Potionniste, a pour mission de s'infiltrer dans l'Ordre du Phénix. Je ne l'ai pas marqué, au cas où ils voudraient vérifier son bras. Il paraîtra donc parfaitement innocent. Et dès qu'il sera admis dans leurs rangs et aura gagné leur confiance, mon petit Espion de Poudlard aura ordre de faire tuer Snape et le fils renégat de Chhaya, qui le remplace quand il est absent. Ainsi, le Potionniste pourra proposer sa candidature à l'école et avoir accès à toutes ses notes…» sourit Voldemort, son regard flamboyant d'une joie anticipatrice et cruelle …
Et Lucius ricane, visiblement heureux de cette idée, même s'il affirme ouvertement regretter infiniment de ne pouvoir me tuer lui-même…
« Avez-vous eu d'autres précieuses informations ? » demande-t-il ensuite, ouvertement curieux.
« Oui, Lucius. Quelques-uns des amis proches de Potter et Draco communiquent entre eux, grâce à des Miroirs Magiques… Un artefact que Potter avait sans doute également caché dans la cave. A moins qu'il ne se soit brisé durant l'attaque, quand il a été éjecté du train… » répond Voldemort, avec un geste qui signifie que cela n'a pas grande importance cependant
« Des Miroirs Magiques, vraiment ? » glisse Lucius, avec un sourire en coin…
« Non, Lucius, tu te trompes. Ce n'est pas ainsi, que je communique avec mon jeune Espion. Il ne me serait pas utile de me rapprocher de l'Ecosse si cela était… » déclare Voldemort avec un sourire amusé
« C'était tout de même une possibilité plausible. Après tout, vous sachant espionné, vous pouviez avoir choisi de le contacter ailleurs que d'ici pour plus de sécurité… » déclare Lucius, avec une moue désappointée, avant d'ajouter, avec meilleur humeur : « Finalement, cette attaque orchestrée sans votre aval par Edmond Parkinson aura été utile, puisqu'elle a permis à votre jeune Espion de Poudlard, d'observer ces intéressants faits… Vous a-t-il appris autre chose, depuis ? »
« Insatiable en toutes circonstances, n'est-ce pas, Lucius ? » rit Voldemort avec amusement, avant de poursuivre : « Puisque tu veux tout savoir à ce propos, j'ai eu un autre contact, avec mon jeune Espion, vendredi, tard dans la nuit. Il n'a rien pu m'apprendre d'autre au sujet de l'évasion de Potter et l'enfant, qui sont sortis de l'infirmerie jeudi matin. Même eux, n'ont rien laissé filtrer à ce sujet. En revanche, cela t'amusera d'apprendre qu'à cette heure, l'affront à notre race que la petite sourde et muette des Greengrass représente, doit être effacé. Je lui ai indiqué comment faire, sans que nul ne puisse le soupçonner. Et bientôt, le jeune frère d'Accrux et Arcturus sera vengé comme il se doit, selon les instructions que je lui ai données également. A ce propos, il faudra que je songe à aller voir cet enfant, pour le remercier de sa fidélité à mon égard et avoir révéler devant tous, l'ignominie que représentait la présence de cette infirme à Poudlard ! »
…
Je frémis à ces paroles.
Ainsi, Voldemort était derrière ce qu'il s'est passé cet après-midi à l'école !
Et nous avons tout intérêt à protéger Dennis de la vengeance qui se prépare contre lui !
…
« Tout cela est très intéressant, Maître. Mais maintenant, dites-moi, qu'allons-nous faire, au sujet de Skeeter ? » demande Lucius, au bout d'un petit temps de silence
« Je n'entrevois qu'une solution, Lucius. Après que nous nous soyons assurés que le Scarabée n'est pas dans les parages, nous allons défaire le Fidelitas et le poser à nouveau. Je serai toujours le Gardien du Secret mais cette fois, je ne délivrerai l'adresse à mes Mangemorts, qu'à l'abri de ce bureau, pour davantage de sécurité encore. Cela compliquera l'accueil de nos futures recrues, car il faudra que j'aille dans un lieu sûr, pour leur donner accès au Manoir, mais il faudra nous en accommoder… » répond Voldemort, sa mâchoire se crispant de nouveau de contrariété, avant qu'il n'ajoute : « Je veux que cette femme paye, Lucius. Alors que tous mes partisans ouvrent l'œil et qu'elle soit capturée et amenée devant moi aussitôt que possible ! »
Lucius incline la tête pour acquiescer tandis que le regard furieux de Voldemort se perd quelques instants dans les flammes de l'âtre. Puis, sur une inspiration profonde, il se lève et Lucius en fait autant…
« Allons-y, Lucius. Il est temps d'aller offrir à mes chiens, la sortie qu'ils attendent avec tant d'impatience… » déclare le Lord Noir avant de sortir en hâte du bureau
…
Voilà, le moment viendra bientôt où nous allons avoir à nous battre…
Je me demande comment réagira Voldemort, quand il constatera que toutes les habitations du village qu'il compte attaquer, sont bardées de Protections et que tous les alentours sont aussi piégés ou presque, que l'était Dunvegan Castle…
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