Disclaimer : Cf chapitre
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Beta : Mistycal ! Mille mercis!
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Réponse sur mon forum pour - Douceurfamille -
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Espion Où Es-Tu ?
Dimanche 26 Janvier 1997
Acte 4 : Courts Mais Âpres Combats
Harry
« Allons ! Cet endroit est très plaisant, mais il est maintenant près de deux heures ! Vous allez donc retourner les uns et les autres dans vos quartiers ! Et sans faire de détours ! » s'exclame soudainement McGo, qui se tient près de l'entrée en nous fixant d'un air faussement sévère
« Nous n'arriverons pas à dormir, vous savez… » déclare Ron d'un ton doux, en se dirigeant néanmoins vers la sortie.
« Je m'en doute bien, Monsieur Weasley. Mais mieux vaut que l'on ne s'aperçoive pas de votre absence, n'est-ce pas ? » répond McGo, nettement radoucie
« Nous sommes si souvent hors de nos quartiers, que personne n'y prête plus attention. C'est de nous y voir, qui étonne maintenant… » affirme Ron, avec un sourire triste.
McGo soupire et lève les yeux au ciel. Mais le regard qu'elle pose ensuite sur Ron, est compatissant. Elle s'inquiète elle aussi et, tout comme nous, elle attendra les nouvelles avant de se coucher…
« Je suppose que vous allez vous rendre dans votre QG… Je dirais à Albus, Nally, Severus et Remus où vous êtes dès leur retour… Messire Salazar, je vous les confie ! Menez-les par le chemin Interne le plus court et de grâce, distrayez-les, voulez-vous ? » déclare notre prof de Métamorphose, en se tournant vers le Fantôme
« Avec plaisir, charmante amie ! Tout comme je compte venir vous distraire un soir, si vous me permettez de traverser votre porte… » répond le Fantôme de Salazar Serpentard, en inclinant la tête, le regard charmeur.
Diable ! Il persiste à la draguer ouvertement devant nous !
« Je n'ai guère de temps à consacrer à la distraction, Messire ! Et vous en aurez vous-même bien assez dans le QG de la Maison Serpentard ! Je gage que dès demain à la première heure, tous les jeunes gens du C.C.S.A.B.P.M. vont s'organiser pour venir par petits groupes, faire votre connaissance et réclamer l'histoire de votre vie ! » réplique McGo, en adoptant un petit air pincé, avant de sortir.
Le Fantôme la suit et se porte vivement à ses côtés en lui tendant galamment un bras, que notre prof accepte en se gardant bien cependant de le toucher. Ron me fait un clin d'œil rieur, avant de s'engouffrer dans le couloir à la suite de Draco qui se marre en douce.
« Certes, très chère, certes ! Et je ne doute pas un instant que leur compagnie me sera très agréable. Mais elle ne saurait l'être autant que la vôtre, Milady. Ne vous plairait-il point, que je vous conte quelques charmantes anecdotes du temps passé ? Sans doute ai-je connu, certains de vos Ancêtres dont vous aimeriez m'entendre vous parler ? Oh ! Peut-être voudriez-vous en apprendre davantage de Gillanders McGonagall ! Je me souviens fort bien de lui, du temps où il portait encore le nom de Fidelius Malfoy ! C'était un charmant garçon et vous lui ressemblez beaucoup ! » s'exclame le Fantôme de Serpentard, tandis que McGo s'arrête net devant sa porte
« Qu'est-ce que c'est que vous me chantez-là ! Je n'ai aucun lien de famille directe avec les Malfoy ! Merlin merci, mes Ancêtres se sont toujours tenus éloignés de cette mauvaise branche Sorcière ! » se récrie vivement McGo, l'air pincé, avant de se tourner vers Draco pour ajouter : « Je ne dis pas cela en mauvaise intention pour vous, Draco. Vous redorez admirablement le nom que vos misérables ancêtres se sont acharnés à ternir ! »
« Oh ! Je comprends tout à fait, Madame. Mais voyez-vous, j'ai appris récemment que je n'ai pas été le seul bon garçon de la famille ! Seulement, ceux qui m'ont précédé ont choisi pour leur bien et celui de leur famille, de le faire dans l'anonymat et sans en rien révéler à leurs descendants… Nous sommes bien cousins, Madame, au dixième degré. J'étais d'ailleurs ravi de l'apprendre ! Et nous avons d'autres cousins communs actuellement à Poudlard… Les Weasley en sont. Mais ça, vous connaissez déjà l'histoire, je crois. Je me demande seulement comment Sire Salazar connait ce fait… » répond Draco, avec un immense sourire
Depuis le temps qu'il attendait l'occasion de lui annoncer ça, c'est fait ! Et il en est vraiment ravi ! Presque extatique !
« Vraiment ? Il faudra que vous me racontiez tout cela dans les détails ! » s'exclame McGo, en rendant son sourire à Draco, avant d'ouvrir la porte de ses appartements.
« Sachez déjà, jeune gentilhomme, que la Famille Malfoy est l'une de celles que j'ai suivies attentivement au cours des siècles ! Il m'a donc été permis de connaître les projets de certains d'entre eux. De voir naître des amours condamnables aux yeux de leurs parents parfois aussi. Et je me ferai une joie de vous accompagner, auprès de votre délicieuse cousine et professeur, pour compléter les détails dont vous n'avez point connaissance ! Tout au moins, si vous le permettez, très chère amie… » intervient le Fantôme de Salazar, l'œil empli d'espoir.
« Nous verrons cela ! En attendant, il se fait vraiment tard, alors bonsoir ! » répond un peu sèchement McGo, avant d'entrer chez elle et de fermer la porte sans plus attendre…
« Elle ne m'a point laissé le temps de lui faire un baisemain. Lui déplais-je à ce point ?… » soupire le Fantôme de Salazar, en fixant la porte l'air désappointé…
« Oh ! Vous savez, le baisemain, aujourd'hui c'est surfait ! Les filles préfèrent qu'on leur fasse la bise ! » s'exclame Blaise, en me faisant un clin d'œil…
Misère ! Il n'espère tout de même pas voir le Fantôme de Salazar proposer un de ces quatre de faire la bise à McGo !
Si, il en est bien capable !
« Ouais… Et je croyais que vous aimiez conquérir les citadelles ! Où serait la conquête si elle tombait dès la première attaque ? » renchérit Ron, avec un sourire moqueur…
« Vous avez tout à fait raison, jeune gentilhomme ! Au plus la citadelle résistera, au plus la victoire sera plaisante ! Je m'en vais donc m'armer de patience et établir le siège avec acharnement ! Et lorsque j'aurai mis le doigt sur le point faible de la défense, je m'engouffrerai avec panache dans la brèche ! Métaphoriquement, bien sûr ! Uh ! Uh ! Uh ! Uh ! » répond le Fantôme, toute joie retrouvée
Du coin de l'œil, je vois Hermione qui lève les yeux au ciel, avant de chuchoter quelque chose à l'oreille de Ginny qui s'esclaffe… Moui… Je ne serais guère étonné qu'elle ait effectué une remarque acide, à propos de la propension de la gente masculine, à penser essentiellement avec ce qu'elle a entre les jambes…
Je concède que Salazar Serpentard a l'air particulièrement branché sexe. Depuis que nous l'avons rencontré cet après-midi, il y a fait maintes références et en revient finalement toujours à ça, même s'il s'est pas mal contenu devant McGo. Mais quand même, de là à généraliser !
Bon… D'accord, je ne suis pas un saint et mes hormones sont souvent en ébullition. Mais est-ce ma faute, si j'ai un splendide petit ami ? Et puis, je dirige rarement la conversation sur le sexe. De toute façon, je préfère nettement m'y adonner qu'en parler…
Le Fantôme de Salazar nous conduit par les Passages Internes à vive allure, prenant des tas de raccourcis bien utiles à connaître. Bien sûr, encore une fois, il nous en indique les petits pièges. Rien de dangereux, toutefois. Juste de quoi rester coincer le temps qu'un prof vienne nous chercher, pour les pires.
« Je vous aiderai à en faire une Carte, si vous le voulez ! Ainsi, vous pourrez sortir des sentiers battus sans risque et aller seuls dans la Salle Secrète de Godric… » propose le Fantôme, qui n'arrête pas de bavasser depuis tout à l'heure…
Franchement, je le trouve un peu pénible par moment. Il n'y a pas moyen ou presque d'en placer une quand il est dans les parages. Peut-être que j'aurais mieux fait de rentrer dans mon dortoir quand même.
« Tiens… Appelle Daphnée… » me glisse Ron à l'oreille, en me filant son Miroir Magique
Il faudra que je m'en procure un autre. Le mien s'est cassé et je ne veux pas m'approprier l'un de ceux du Comité. J'en parlerai à Maman Nally tout à l'heure…
Jérémy va bien, m'apprend Daphnée. Il gigote un peu dans ses rêves, mais rien de bien méchant à priori…
Tant mieux.
Je rends le Miroir à Ron, en le remerciant de si bien me comprendre. J'avais effectivement besoin d'être rassuré concernant mon petit frère. Et je me sens maintenant prêt à écouter le Fantôme de Salazar Serpentard, nous raconter quelques-unes de ces anecdotes dont il est si friand…
Ça nous évitera peut-être de penser à la bataille qui doit battre son plein à l'heure qu'il est…
A moins qu'elle ne soit bientôt finie ?
Je ne sais pas…
A quelle heure a-t-elle commencé ?
Est-elle seulement commencée ?
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Bill
Nous avons un gros avantage. Un bon tiers des Mangemorts a été pris dans les pièges des jumeaux, à peine pied à terre, quand ils se sont déployés dans le Village. Presque un devant chaque maison. Les Galettes se sont refermées sur eux dans des claquements secs et j'ai nettement entendu le cri de rage de Voldemort, retentir dans la vallée, quand il s'est rendu compte que nous l'attendions de pied ferme…
Les Mangemorts pris aux pièges aussi sont enragés. Pour certains d'entre eux, c'est la seconde fois que cela se produit. Ils ne se débattent pas cependant, sachant que cela ne servira à rien d'autre que de rendre leur prison plus étroite et inconfortable encore. Mais leurs regards sur nous promettent des souffrances atroces, si leur chemin vient à croiser le nôtre à nouveau…
Il est seulement dommage que ce ne soient pas les plus retors de ces salopards de Mangemorts qui se soient fait prendre. Je suis actuellement aux prises avec Antonin Dolohov et ce chien galeux a failli m'envoyer mordre la poussière trois fois déjà. Ça commence à bien faire ! J'en ai ma claque de ce gredin là…
Ah ! Je crois que j'ai trouvé la faille. Il développe une petite faiblesse quand on le prend trois ou quatre fois d'affilée à revers, dirait-on… Ouais… Si j'arrive à en lui mettre cinq coup sur coup, possible qu'il se retrouve sur le cul l'antipathique…
Et voilà ! C'est fait ! Mais un bon Stupefix dans les gencives en prime, ça ne lui fera pas de tort je crois. Quelques chaînes pour faire bonne mesure, ça l'immobilisera au moins pour quelques minutes.
Jusqu'à ce que l'un de ses comparses le délivre sans doute…
Bien… Où en sont les autres ?
Rapide coup d'œil alentour. Ce sale rat de Pettigrew se débine sous l'assaut de Remus, qui doit rêver de le renvoyer à Azkaban. Un bond, deux bonds… Et hop, dans l'égout ! Saleté ! Il a réussi à s'échapper.
Mais ce n'est pas le moment de relâcher ma garde. Un Maléfice vient de me frôler le coude. Cornegidouille ! C'est cette charogne de Bertram Yaxley ! Il s'est réfugié derrière le clocher, sur le toit de l'église et canarde tout ce qui se trouve à sa portée !
Je Transplane sur le toit de l'école, qui est juste à côté et je le bombarde à mon tour. Il sursaute, perd l'équilibre et sa Baguette en prime, avant de dégringoler et de rouler tout le long du toit. Il a de la chance cet enculé de mes deux, de se rattraper de justesse à la gouttière. Mais je le chope d'un Stupefix bien placé et il chute lourdement sur une vieille tombe, dont la pierre se fend sous l'impact.
J'irais bien l'enchaîner, mais la salope de Flamstead gardait un œil sur son fiancé, bien planquée sous l'ombre d'une petite porte cochère et elle se précipite vers lui, pour l'emmener.
Ah merde non ! Putain de salope !
Bellatrix Lestrange vient de descendre Dave Jordan qui se battait contre Greyback, d'un Avada dans le dos !
Lee se précipite vers elle en hurlant tout ce qu'il peut et lui balance un Stupefix du feu de Merlin, mais elle se carapate en Transplanant et j'ai tout juste le temps de couvrir Lee, pour qu'il ne se prenne pas un coup en traître de la part d'un Mangemort masqué que je n'arrive pas à reconnaître. Il fiche le camp lui aussi, sous la puissance de mon tir. Un jeune sans doute, pas assez entraîné pour se coltiner avec un combattant aguerri…
Greyback, lui, s'est tourné vers Viktor qui lui fait front avec aisance…
De l'autre côté de la place, Severus est aux prises avec trois adversaires qui semblent bien décidés à lui faire la peau, dont Rabastan Lestrange et Parkinson père. Charly vient à son aide, avec Nadya. Alors je rejoins Lee et je le somme de ramener le corps de son père dans le grenier du QG. Il m'obéit machinalement, tandis que je vois arriver Lucius, qui balance des Sorts pour faire sauter les Protections des Maisons, sans cesser d'avancer.
Il déblaye le terrain pour les autres dirait-on…
Et soudainement, quelqu'un bondit devant lui et le défie…
Alexeïevitch…
Il a dû entendre ce qu'il se passait au village, depuis sa propriété située à cent mètres d'ici et il s'est décidé à venir prendre part aux festivités funèbres…
Et il est hargneux, coléreux, déterminé…
Le duel s'engage entre les deux anciens compères. Âpre et rude. Lucius, qui combat à visage découvert, a l'air ravi d'avoir l'occasion de faire la peau de son beau-père. Mais le Russe ne va rien lui lâcher, c'est sûr…
Je délaisse ce combat, pour en rejoindre un autre, dans la ruelle adjacente, quand soudainement j'entends un bruit sec et sourd tout à la fois qui vibre assez longuement dans l'écho de la nuit…
Un coup de fusil. J'en suis certain !
J'en ai entendu parfois dans la campagne autour du Terrier, à l'époque de la chasse Moldue !
Comment se fait-il ?
Qui a tiré ?
Un villageois qui s'est rendu compte de quelque chose ?
Nous avons pourtant bardé toutes les maisons de Sorts de Silence, pour que les habitants n'entendent rien… Les Protections de celle-là ont dû être mises à mal et tomber.
Un deuxième coup.
Je me précipite vers l'endroit, à la sortie du petit village.
Un cottage. Un homme est à sa fenêtre au premier étage. Il recharge son fusil.
Devant le jardinet de sa maison, deux corps allongés. Celui d'un Mangemort, la tête en bouillie et celui de mon pote Martin Curry, qui se tient l'épaule en grimaçant.
Putain ! Il s'est fait descendre par l'un des Moldus que nous sommes venus protéger !
Le type visiblement apeuré, épaule son fusil. J'hésite un quart de seconde, à le Stupefixer pour protéger mon pote qu'il est en train de viser à nouveau, mais une lueur verte fend l'ombre de la nuit, éclairée par une lune aux trois quarts pleine et le type s'effondre en arrière, la main crispée sur la détente de son fusil qui crache ses balles. Le plafond dégringole dans un hurlement de femme tandis que mon Stupefix se retourne contre le Mangemort qui vient de tuer l'homme.
C'est Hadès, le frère de Greyback…
Il s'écroule à son tour et je cours vers Martin, pour l'emmener se faire soigner au QG…
J'espère que Richard et Mondingus vont pouvoir réparer son épaule, car ce n'est pas beau à voir du tout …
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Remus
Si King tarde trop à arriver avec ses Aurors et les Tireurs de Baguette, ça va tourner vinaigre pour nous, je le sens…
Nous avions pourtant un bel avantage, grâce aux Mines Caméléon des Jumeaux Weasley. Mais les Mangemorts encore en lice sont revanchards et ils se sont jetés sur nous plus rapidement que des chiens affamés sur un os.
Et j'ai la sale impression d'avoir la poisse depuis que Queudver m'a échappé.
Il ne perd rien pour attendre celui-là !
En attendant, moi, il faut que j'arrive à me débarrasser de Crabbe et Goyle…
Arthur arrive à la rescousse, au moment où je détourne l'un des Maléfices qui me sont destinés, tout en me jetant au sol pour éviter l'autre. Le Maléfice s'en va fracasser la fenêtre d'une maison dont les Protections sont tombées il y a une minute, sous les assauts répétés de Sorts perdus. Et j'entends des cris effrayés.
Les Oubliators vont devoir venir faire un tour par ici, me dis-je, tout en réussissant à faire un beau croc en jambe à Goyle. Il tombe lourdement en avant et son nouveau Maléfice fuse par dessous mon bras, vers la cour de l'école communale. Un arbre s'embrase dans des craquements secs et une fumée âcre s'en dégage aussitôt…
D'autres hurlements. Un coup d'œil de côté m'apprend qu'une petite fille s'est précipitée à la fenêtre cassée…
« Recule ! Va te cacher ! » lui crie-je, tout en Stupefixant Goyle…
Mais c'est trop tard pour la gamine.
Lucius, qui vient d'abattre son beau-père, lui a jeté un Avada Kedavra et la petite, fauchée par l'éclair vert, est projetée loin de la fenêtre…
Et ce salopard ricane…
Je me retourne aussitôt contre lui. La rage au ventre.
Mon Expulsio le cueille en pleine poitrine et il part en arrière à toute vitesse, droit vers l'église. Il ne l'atteint pas cependant. Il s'empêtre dans des branches d'un if, avant de dégringoler sur la grille qui entoure le petit cimetière et l'édifice religieux. Et j'entends avec plaisir son hurlement de douleur.
Sa cuisse est traversée par deux des pics de la grille, sur laquelle il reste suspendu, tête en bas, par la seule force de sa jambe blessée et il pisse le sang. Je lève ma Baguette, pour l'assommer, avant de l'emmener illico au Ministère, mais je n'ai pas le temps de le faire. Une douleur terrible me déchire les reins et je tombe à genoux sur les pavés.
Je savais bien que j'avais la poisse, me dis-je, juste avant qu'un second Maléfice m'atteigne dans le dos et me couche à terre…
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Charly
King débarque enfin avec ses Aurors !
Je ne suis pas mécontent de le voir arriver !
Putain qu'ils sont coriaces ce soir ! C'est à croire qu'ils ont bouffé de la Harpie enragée avant de venir !
Sev et moi venons de courser les Lestrange beau-frère et belle-sœur jusqu'à la sortie du village et nous nous retrouvons maintenant sous les tirs croisés de ces deux bouffes cadavres et ceux des Carrow frère et sœur, embusqués derrière les piquets épais de la clôture d'un pré, dans lequel des moutons effrayés bêlent à fendre l'âme…
Plus loin, le professeur Dumbledore livre un combat acharné contre Voldemort. Maugrey se tient un peu plus loin et il ajuste dans sa ligne de mire les jumeaux Brandburgy, qui massacrent les moutons à coups de Sorts de boucher en riant aux éclats, tandis que derrière eux, Fred et Georges se bigornent avec Parkinson fille et les Parkes, père et fils…
Les Parkes qui comprennent que la fête est finie pour eux ce soir, déguerpissent vite fait, non sans avoir lâché un dernier Avada que mes frangins évitent avec panache, en se jetant vite fait dans un fossé. Mais ils se relèvent vite fait et ils envoient finalement Pansy Parkinson sur un tas de fumier en attente d'être épandu dans le champ d'à côté, avant de courir donner la main à Maugrey…
Hercule Selwyn et un masqué anonyme donnent du fil à retordre à Fleur et Nadya. Mais j'ai confiance dans les filles. Elles vont les avoir, ces deux enfoirés !
Sev balance Alecto Carrow cul par-dessus tête dans un abreuvoir. Elle réussit à s'en extirper en crachotant pour mieux y replonger dans la seconde… De mon côté, j'envoie son frangin flirter un peu avec des fils de fer barbelés.
Un Maléfice me frôle. Bellatrix Lestrange s'acharne sur moi et le mur de la grange derrière laquelle nous avons trouvé refuge Sev et moi, tremble sur ses fondations sous ses assauts répétés. Si ça continue, elle va s'effondrer sur nous
Il y a un trou déjà, au-dessus de ma tête…
Si seulement je pouvais descendre l'arbre qui lui sert d'abri, j'aurais plus de chance de me débarrasser de cette pouffiasse !
Un autre Maléfice passe au-dessus de moi. Un Incendio… Il s'engouffre dans le trou et la paille entassée dans la grange pour l'hiver s'enflamme dans un ronflement. Il va falloir que je bouge d'ici, si je ne veux pas me faire griller les fesses…
Alors je décide de Transplaner, en espérant que la salope ou son beauf ne me prenne pas pour cible au même moment.
Ouf, ça marche. Je me retrouve derrière la pouffiasse en chef de Voldemort et je lui balance un Stupefix qui la colle à son arbre. Mais son beauf Transplane auprès d'elle au même moment, la chope par le bras et l'emmène aussi sec.
Voldemort aussi est parti. Et toute sa troupe de malfaisants en fait autant…
Il ne nous reste plus qu'à faire le bilan des dégâts…
Et surtout, le compte des blessés…
Et des morts…
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Actes 5 : De Lourdes Responsabilités
Ron
La voix du Fantôme de Salazar me parvient dans un brouillard depuis environ un quart d'heure. Pas que ce qu'il raconte ne soit pas intéressant. Sûrement que ça l'est. Mais mon esprit est ailleurs. Il est bientôt trois heures. La bataille doit être terminée, non ?
J'espère que mon père et mes frangins vont bien !
Quant à Maman, je sais qu'elle devait rester au QG aujourd'hui, avec Tante Narcissa, pour s'occuper des blessés avec les Médicomages. J'en suis heureux. Je sais qu'elle est beaucoup plus forte qu'on pourrait le croire et dans un duel, elle aurait le dessus sur bien des Mangemorts. Mais ces salauds sont des spécialistes pour attaquer par derrière. Et puis, ferait-elle le poids, contre Lucius Malfoy ou l'un des Lestrange ? Je n'en suis pas certain… A moins qu'elle soit sacrément remontée auquel cas… Ouais, elle pourrait les avoir…
Le Tableau qui masque l'entrée des Passages Internes s'ouvre et je me lève d'un bond.
« Alors ? » m'exclame-je, à peine Tonton Sev a-t-il un pied dans le QG
Il est pâle, cerné, visiblement très fatigué. Sa robe est déchirée et tâchée de sang. Mais ce n'est pas seulement le sien, j'en suis sûr, même s'il arbore une vilaine écorchure sur son bras….
« Ton père et tes frères vont bien, Ron. » répond Tonton Sev, d'une voix un peu enrouée.
Je ressens un immense soulagement. Mon Pif ne chatouillait pas seulement à cause d'eux. Il chatouillait pour tout le monde. Les Membres de l'ordre que je connais, mais aussi les autres… Et pour les Moldus du village.
Il y a des morts c'est sûr. Des blessés aussi sans doute, en pagaille…
Mais ma famille est saine et sauve et ça m'ôte un gros poids sur le cœur.
Mon soulagement est cependant de courte durée. Le regard de Tonton Sev n'augure rien de bon. Il a une mauvaise nouvelle à annoncer, c'est certain…
« Qui est mort ? » demande Harry, le regard anxieux, la voix un peu tremblante.
Je sens son angoisse monter d'un énorme cran et je saisis sa main, pour lui donner un peu de mon énergie et d'apaisement.
« De ce que je sais pour l'instant, le père de Lee et Philémon Cop, le Chef des Tireurs de Baguette… » répond Tonton Sev, son regard peiné posé sur Harry…
Le père de Lee… Merde !
Ça me troue le cœur pour Lee. Il adore ses parents et son père était un type vraiment sympa. Je pense aussi à sa petite sœur Keina, à laquelle McGo va devoir annoncer la mauvaise nouvelle, tout à l'heure. A moins que Lee ne vienne lui-même. Ou son oncle peut-être…
Harry me serre la main. Il est vraiment très angoissé. Et je le comprends. Le regard que Tonton Sev a sur lui laisse craindre le pire. Que se passe-t-il bordel ?
« Harry, Remus est très grièvement blessé. Il a dû être transféré à Ste Mangouste et nous ne savons pas s'il va passer la nuit… » révèle Tonton Sev, la gorge nouée.
La main de Harry serre la mienne si fort qu'il me fait mal. Il est livide et ferme les yeux, sur les larmes qui roulent sur ses joues et le souffle court. Hermione se joint à moi, pour l'exhorter à respirer calmement. Je sens Harry lutter, pour rester en surface et ne pas sombrer dans la mer sombre qui agite son cœur et son esprit.
« Remus est solide comme un roc. Il ne va pas mourir. Il va s'en sortir, tu vas voir…» chuchote Hermione, elle-même très pâle.
Harry fait oui de la tête. Il accueille l'amitié d'Hermione et mon amour pour lui sans réserve et s'appuie sur eux, pour chasser le plus gros de son angoisse.
« Qui a fait ça ? » souffle-t-il soudainement, si bas que je l'entends à peine…
C'est le chagrin qui le submerge à présent. Et dessous je sens poindre la colère et la haine pour la saleté de Mangemort qui a blessé Remus…
« Je ne sais pas… » répond Tonton Sev, en venant prendre Harry dans ses bras…
Il serre Harry très fort contre lui et lui chuchote à l'oreille qu'il faut garder espoir… Harry se laisse aller. Il pleure dans son cou en lui rendant son étreinte, s'accrochant si fort à sa robe, que la déchirure de la manche de Tonton Sev s'agrandit…
Vraiment vilaine, cette écorchure. Il devrait aller se faire soigner ça au plus vite…
Mon regard croise celui des copains. Tout le monde est triste. Les yeux de Ginny et Hermione sont embués. Remus est apprécié, aimé de chacun de nous. Il nous a tant appris, tant apporté ! Il nous a aidés à grandir, à aimer la vie, malgré ce qu'elle peut vous réserver de pire. A prendre les épreuves comme une leçon, non comme une punition ou un calvaire inutile…
« Ça va aller, fils ? » demande Tonton Sev, en regardant Harry dans les yeux au bout de quelques longues minutes.
« Oui… Oui, ça va aller. Je vais garder espoir. Tu me tiendras au courant, n'est-ce pas ? » répond Harry, en essuyant ses larmes.
Tonton Sev acquiesce, d'un hochement de tête et éteint brièvement Harry, avant de se détacher de lui et de se tourner vers Draco, qui se raidit aussitôt.
« Syssoï Alexeïevitch est mort, Draco. Il a été tué par Lucius. Il t'incombe maintenant de lourdes responsabilités envers sa fille… » dit-il, d'un ton désolé.
Draco a l'air assommé durant quelques secondes…
« Je les ai acceptées, je les assumerai. » répond-il néanmoins, la voix blanche et un peu tremblante, en redressant le dos et la tête avec fierté.
« Tu ne seras pas seul pour le faire. Tout le monde t'aidera à veiller sur elle… » assure alors Théo, en venant serrer l'épaule de son frère adoptif.
Draco le remercie d'un hochement de tête, avant de s'enfoncer dans ses pensées, tandis que Tonton Sev revient vers Harry…
« Je sais que ce n'est pas le bon moment pour te demander ça Harry et si tu ne veux pas, cela ne fait rien. Je comprendrai ton refus. Voldemort… Il faudrait que tu… » commence-t-il à dire, avec hésitation, avant que Harry ne l'interrompe
« Je vais le faire. C'est aussi une responsabilité qui m'incombe. Et je suppose que le plus vite sera le mieux. Alors allons-y dès maintenant, si tu veux bien… » soupire-t-il, en passant une main tremblante dans ses cheveux, plus livide encore qu'il y a un instant et l'air harassé…
« De quoi parles-tu ? » demande Blaise, sur le qui-vive…
A quoi pense-t-il ? Il ne croit tout de même pas que Harry va aller défier Voldemort dans la seconde ?
« Une traduction des délires en Fourchelang de Voldemort. C'est ça n'est-ce pas ? C'est arrivé avant ou après l'attaque ? » répond Harry, son regard fixé sur Tonton Sev, au soulagement de Blaise
Si, il a bien eu l'idée saugrenue que Tonton Sev et Harry parlaient d'aller défier Voldemort… Mais il ne peut comprendre que ce serait peut-être plus facile pour Harry de faire ça, que d'avoir à se plonger dans ses délires…
Je me rappelle trop bien, ce que cela fait de les entendre. De partager dans la souffrance, les pensées immondes de Voldemort… Combien de fois le Grizzly a-t-il eu le désir de sortir ses griffes et d'arracher la tête de ce dégénéré !
Bien sûr, ce sera différent cette fois. Harry ne sera pas dans son esprit. Il regardera une cassette. Mais la douleur des souvenirs sera là… Nagini qui charge Parkinson pour le tuer, avant de se retourner contre des Aurors… Voldemort et son Salazar, qui torturent Hirkani…
Leurs pensées malsaines, leur plaisir anticipatoire à l'idée de violer Jérémy…
A baiser Harry et Draco…
Je frissonne longuement. Le cœur au bord des lèvres au souvenir de ce cortège d'horreurs…
« C'est ça, oui. Et c'est arrivé avant les combats. Pendant qu'il était dans le faux tombeau. Nous pensons savoir de quoi il s'agit, mais il vaut mieux vérifier. Nous te montrerons une conversation entre lui et Lucius et peut-être n'auras-tu pas à traduire littéralement, mais seulement à confirmer que cela correspond à ce qu'il a confié à Lucius. Mais ce n'est pas urgent, cela peut attendre demain matin, si tu préfères te reposer avant…» explique Tonton Sev, qui souhaite visiblement ménager Harry au maximum.
Lui aussi mesure avec exactitude ce que cela peut coûter comme efforts à Harry, que de traduire cette conversation délirante…
« Non. Je préfère y aller maintenant… » souffle Harry, en passant de nouveau une main tremblante dans ses cheveux…
« Je viens avec toi… » décide-je, profondément désireux de l'aider comme je le peux, dans cette corvée.
Je ne le laisserai pas aller au QG sans moi pour affronter cette épreuve, même si je ne peux que lui apporter le maigre réconfort de ma présence.
« D'accord. Allons-y alors. Autant se débarrasser de ça tout de suite… » répond Harry, d'un ton déterminé.
Sa main est glacée dans la mienne, quand il m'entraîne vers le Tableau. Mon regard croise celui du Fantôme de Salazar. Il a l'air désolé et il m'adresse un signe de tête d'encouragement.
Nous marchons rapidement et en silence, dans les Passages Internes, Tonton Sev nous guidant par le plus court chemin, pour aller dans le bureau de notre Directeur, afin de prendre la Cheminée.
La Tante Pétunia est dans la cuisine du QG. Elle s'affaire à servir des boissons chaudes et des sandwichs aux Membres de l'Ordre assis autour de la table. Elle ne nous voit pas et c'est mieux ainsi. Même si elle est beaucoup plus sympa avec Harry et moi, je ne la porte toujours pas dans mon cœur.
Fred et Georges sont là également. Ils sont tristes. Sans doute pour leur copain Lee…
Nous nous faufilons discrètement vers la porte. Saluant d'un signe de tête ou de la main celles et ceux qui nous voient. Ils comprennent que nous ne souhaitons pas nous attarder dans la cuisine et ne nous interpellent pas…
Nous passerons quelque temps avec eux, tout à l'heure. Mais là tout de suite, ce qui nous importe, c'est de nous débarrasser de la corvée le plus rapidement possible…
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Draco
Ça me semble long, avant que Harry et Ron reviennent.
J'ai eu tout le temps de réfléchir aux conséquences de la mort du père de Ievguenia. Il m'a fait parvenir tous les papiers il y a quelques jours et je les ai lus rapidement avec Maman. Il a placé sa fille sous la tutelle de Maman, en attendant ma majorité. Je deviendrai alors à mon tour son tuteur si c'est nécessaire encore et j'aurai à gérer tous ses biens et son domaine en Cornouailles, jusqu'à ce qu'elle soit en état de le faire. Et, si par malheur elle ne se remettait pas et venait à mourir, je serai chargé de faire don de tout cela à des œuvres en faveur des orphelins de la guerre, ici, en Angleterre, mais également en Russie, si jamais les conflits se généralisent dans toute l'Europe.
Je n'y connais rien en gestion. Mon géniteur devait tout m'apprendre à ce propos, dès que j'aurais atteint ma majorité. Sans doute m'aurait-il surtout appris à escroquer les autres, à les plumer jusqu'au trognon…
Ouais, je préfère ne pas penser à ça. Et surtout pas à lui…
Comment vais-je faire, pour gérer les affaires de Ievguenia ?
Le mieux, je crois, c'est de confier le dossier à Bill. Il règlera toutes les questions d'héritage et liquidera les affaires en cours. Il sera temps plus tard, d'envisager ce qu'il y a lieu de faire concernant le domaine, les titres de propriété, les commerces et le reste…
En revanche, il est urgent que je prenne des dispositions, pour assurer que quelqu'un prendra le relai, s'il m'arrive malheur…
« Puis-je faire quelque chose pour vous, mon jeune ami ? » demande soudainement le Fantôme de Salazar.
Il est resté auprès de nous, depuis tout à l'heure, mais ne s'est pas mêlé des conversations, ni n'a cherché à combler les silences. Il a seulement proposé de relayer Dean et Seamus auprès de la Carte, afin qu'ils puissent tout à leur aise, partager ce moment plutôt triste avec nous. Ils ont accepté, avant de reprendre leur garde, il y a quelques minutes…
« Non, merci… C'est gentil à vous de vous soucier de moi. » réponds-je sur un soupir, avant de jeter un nouveau coup d'œil sur l'horloge.
Le Fantôme me fait un signe de tête compatissant et s'en va se poster un peu plus loin, faisant mine de s'asseoir sur l'un des fauteuils. Comme le temps doit sembler long aux Fantômes, la nuit, quand tout le monde dort ! Que font-ils, alors ? Se rassemblent-ils pour parler de leurs journées ? Echanger sur l'évolution du monde depuis l'époque où ils étaient eux-mêmes plein de vie ? Vont-ils explorer d'autres lieux ? Regrettent-ils parfois, d'avoir choisi de rester accroché à la terre ?
Je n'ai pas envie de mourir. Mais j'ai encore moins envie de passer une éternité à regarder les autres vivre…
Enfin, le Tableau s'ouvre. Harry et Ron entrent, pâles et défaits.
« Des nouvelles de Remus ? » demande précipitamment Hermione
« Pour l'heure, son état ne s'améliore pas. Il a perdu beaucoup de sang et les Médicomages sont inquiets, car il a reçu deux Maléfices qui, lorsqu'ils sont combinés, ne peuvent pas être complètement levés avant au moins une semaine… Or la pleine Lune est proche… Et ils ne savent pas quel effet cela aura sur Remus alors (1)… » révèle Harry, la gorge si nouée, que les mots ont peine à passer ses lèvres…
« Il est fort. Il s'en sortira ! Je suis sûr qu'il s'en sortira ! » s'exclame Neville, dans un murmure, en pressant l'épaule de Harry
Ron nous fait part ensuite des autres nouvelles. Six blessés graves, qui s'en sortiront cependant et trois autres morts, dans notre camp. Deux que je ne connais pas et un commerçant du Chemin de Traverse chez lequel je me souviens être allé parfois avec mon géniteur, pour acheter des tenues de soirée très chics, quand j'étais enfant…
Il y a un seul mort, parmi les Mangemorts. Un type abattu d'un coup de fusil, dont l'identité n'est pas encore connue, car il n'a plus de visage. Et cinquante et un prisonniers… Un beau coup de filet, assurément. Comment va s'organiser leur garde, maintenant qu'il n'y a plus de Détraqueurs pour le faire ? Ce sera la charge des Aurors et des Tireurs de Baguette sans doute…
Beaucoup de travail pour eux en perspective…
Chez les Moldus, il y a cinq victimes. L'homme qui a tiré le coup de fusil, sa femme tuée par l'effondrement du plafond et d'une partie du toit de la maison, un jeune couple sauvagement assassiné dans son lit probablement par Greyback et une petite fille…
« C'est Lucius qui a tué la gosse. Remus était en train de neutraliser Goyle quand c'est arrivé. Il a eu un coup de colère et il s'est précipité sur lui. Il l'a violemment expulsé et Lucius est tombé sur une grille sur laquelle il s'est empalé la cuisse. Remus s'apprêtait à le neutraliser, quand il a été atteint dans le dos. Heureusement, mon père n'était pas loin. Il a pu aller à son secours et l'emmener assez vite au QG. Il n'a pas vu qui a attaqué Remus. Il pense cependant que ce pourrait être Queudver, car il y avait une bouche d'égout derrière Remus, or, quelques minutes auparavant, Pettigrew s'était justement transformé en rat et engouffré dans une bouche d'égout, pour lui échapper…. » achève Ron, avant de se passer une main sur le visage…
« Saloperie de rat ! Et je suppose que Lucius en a profité pour s'envoler… » souffle-je, le ventre noué…
Ce putain d'enculé s'en est sorti, encore une fois ! Sinon, Pa m'aurait déjà informé de sa capture, n'est-ce pas ? Avant même de me dire que je devrai désormais assumer la charge de la pauvre Ievguenia…
« Ouais… Nous l'avons vu dans le salon qui jouxte le Bureau de Voldemort. Preston Sr l'a soigné et il se faisait dorloter par les jumeaux Brandburgy… » répond Ron, en faisant la grimace…
Je préfère ne pas imaginer comment ces deux putes le chouchoutent…
Ginny sert une tasse de thé pour tout le monde et j'accepte celle qu'elle me propose avec plaisir. J'ai froid de l'intérieur depuis tout à l'heure. La fatigue et le choc de mes nouvelles responsabilités sans doute…
« Et la traduction ? » s'enquiert doucement Hermione, en reposant sa tasse de thé, dont elle a bu une gorgée, sur sa soucoupe…
« Ça concernait les élucubrations de Voldemort au sujet des Chevaliers… Bref, je vous passe les détails. Il veut que Lucius trouve une autre jeune fille vierge à mettre enceinte… Il pense que de toute façon ça n'aurait pas marché avec Ievguenia, parce qu'il n'avait pas la Bague et le Collier à ce moment-là…. » explique laconiquement Harry, d'un ton faussement détaché.
Mais il est profondément dégoûté, j'en ai la conviction….
Qui ne le serait pas parmi nous ?
Un nouveau ventre vierge. Qui sera la malheureuse à subir les outrages ignobles que ces salopards vont lui infliger ?
« Autre chose. Voldemort pense que Rita Skeeter est venue l'espionner sous sa forme Animagus et il a aussi parlé de l'Espion de Poudlard, ainsi que d'Astoria et de Dennis. Enfin, il a dit vouloir infiltrer un Espion dans l'Ordre, parce qu'il pense, à la suite d'un rapport que lui a fait son Espion de Poudlard, que nous prenons une Potion qui permet d'accroitre notre résistance au combat et la puissance de nos Sorts. Il sait que nous avons des pochettes de Soins… La Potion dont il pense qu'elle accroit notre résistance, ce doit être la Potion Revitalisante Renforcée. Quelques-uns d'entre nous en ont pris durant la bataille, quand ils accusaient une baisse d'énergie…» intervient Ron, avant de nous rapporter la conversation qui a eu lieu juste avant la Bataille, entre mon géniteur et le Lord Noir…
« Dommage qu'il n'ait pas pris contact avec son Espion pendant que j'étais à Priest Hole Manor. Il aurait longuement pensé à l'échange qu'ils ont eu et avec un peu de chance, j'aurais surpris son image dans sa tête… La seule fois où il a pensé à lui pendant ma captivité là-bas, il l'a fait trop brièvement et j'étais dans un sale état. Je n'avais qu'une envie alors, faire barrage à son esprit. Je ne voulais pas qu'il sache que je n'étais pas inconscient, comme il le croyait… » soupire Harry, à la fin du récit de Ron…
Une lueur de souffrance traverse son regard et mon cœur se serre. Il ne pourra jamais oublier ce qu'il a vécu. Tout comme Théo et moi, il devra apprendre à vivre avec le souvenir des horribles tortures dont il a été victime…
« Ça ne nous apprend pas grand-chose, ce que Voldemort a dit à Lucius… » soupire Seamus, l'air découragé…
Salazar les a de nouveau relevés, Dean et lui. Je suis sûr cependant, qu'il ne loupe pas une miette de notre conversation. Après tout, la nuit est calme. Et hormis du côté du Bureau de notre Directeur, il ne doit pas y avoir de mouvement sur la Carte…
« Si… Cela nous apprend au moins que son Espion n'était pas dans le wagon où tu te trouvais Seamus. Sinon, il aurait sans doute su aussi pour le Portoloin qu'Hermione t'a confié. Une chance qu'il n'y ait eu à proximité, que des gars et filles du Comité, sinon tout le monde aurait vite su qu'Hermione disposait d'un Portoloin et de là à extrapoler en ce qui concerne Harry et Draco, il n'y avait qu'un pas… » répond Blaise, avant d'ajouter : « On peut exclure aussi ceux qui étaient dans le nôtre, Ron, puisque tu as sorti ton Portoloin pour me le donner, quand j'ai voulu emmener Miho se faire soigner… »
« Non, on n'exclut pas ceux qui étaient dans le nôtre. Au moment où j'ai sorti mon Portoloin, nous étions seulement trois : toi, moi et Miho… Et tu l'as gardé dans ta poche tout le reste du temps… Il pouvait aussi être dans la voiture d'Hermione et Draco, mais trop occupé pour capter ce qu'il se passait de leur côté. Quant aux pochettes de soins, elles ont été sorties dans toutes les voitures. Il pouvait donc être n'importe où dans le train…» fait remarquer Ron, sourcils froncés
« Et nous revenons donc à la case départ… Personne ne peut être exclu. Hormis les gars et filles du Comité. Tatie a sérieusement sondé tout le monde parmi nous. Ça laisse pas mal de suspects quand même… A vue de nez, je dirais deux cents garçons à peu près, si l'on compte à partir de la 4ème année… » soupire-je, son cerveau réfléchissant à toute vitesse
Nous restons silencieux, un petit instant, chacun plongé dans sa réflexion. Je passe en revue les gars qui étaient dans mon wagon. A partir de la 5ème Année, chacun d'entre eux a combattu les Vengeurs, j'en suis sûr. Quelques 4èmes l'ont fait aussi, dans la mesure de leurs possibilités. Des jeunes qui sont inscrits au Club de Duel.…
Mais ça ne veut rien dire. L'un d'eux a pu faire semblant. Et puis, l'Espion devait savoir que ce n'était pas Voldemort qui avait fomenté l'attaque. Il n'avait donc pas intérêt à dévoiler qu'il était contre nous…
« Bon… Récapitulons… Il faisait nuit, quand Voldemort a été en contact avec son Espion, exact ? » déclare Blaise au bout d'un moment.
Et comme nous hochons la tête pour acquiescer, il ajoute : « Nous le saurions, si un élève s'était absenté de Poudlard durant la nuit de vendredi ou même une autre nuit. Son Espion n'a donc pas besoin de sortir du château, pour que le contact s'établisse. En revanche, Voldemort doit se rapprocher de l'Ecosse… A quelle distance, on ne sait pas. Et nous pouvons éliminer les hiboux ou un Miroir Magique, comme moyens de communication… »
« Il est possible que l'Espion laisse un message quelque part ou envoie un animal familier, autre qu'un hibou mais assez intelligent pour comprendre où il doit porter son message, en dehors de l'enceinte de Poudlard… » suggère Hermione, sur un soupir.
« Euh… Un animal familier apparaîtrait sur la Carte, ils ont tous des noms. Nous verrions si l'un d'eux quitte Poudlard la nuit ou même n'importe quand. » fais-je remarquer, sourcils froncés.
Tout mouvement attire inévitablement l'œil sur la Carte, la nuit. J'ai assez eu l'occasion de le constater pour en être certain,…
« Oui, mais il y a tellement d'animaux familiers ici, que nous n'y prêtons pas vraiment attention et nous ne traçons pas leurs mouvements. Une fois que nous avons vu que c'est un animal qui se balade, nous cessons de l'observer. Ils peuvent donc très bien sortir sans que nous nous en rendions compte. Les hiboux vont pour la plupart chasser la nuit. Comme Hedwige, d'autres le font le jour. Quant aux chats, ils vont et viennent comme ils veulent, même s'ils restent généralement dans le Château. Un animal familier messager entre Voldemort et l'Espion reste donc une possibilité… A part ça, je ne vois pas comment ils pourraient faire pour entrer en contact tous les deux.. » déclare Ron, également sur un soupir…
Il a raison, je dois bien le reconnaître.
« Ben si on doit maintenant surveiller les animaux en plus, on n'est pas sortis du Chaudron Baveur ! Va falloir doubler les gardes auprès de la Carte !… » s'exclame Dean, l'air un peu découragé…
« Il n'y a qu'à poser sur les étiquettes des chats, un Sort de Filature qui permettra de suivre leurs déplacements, seulement s'ils quittent l'enceinte du château ou plus exactement ce que nous connaissons du Château, que ce soit par une porte ou un Passage Secret, connu ou non. » déclare Hermione, sourcils froncés sur la réflexion.
« Il faut en poser un également sur les étiquettes de tous les élèves, filles ou garçons… » décrète Harry, l'air grave
« Pourquoi tous ? » demande Théo, sourcil haussé
« Car ainsi, si l'un des petits ou l'un d'entre nous est envoyé dans un piège, enlevé ou je ne sais quoi d'autres, nous serons avertis et nous pourrons retracer son parcours pour le retrouver… Il y a trop de monde dans ce château. Nous avons eu de la chance de pouvoir localiser rapidement les gamins cet après-midi, car ils avaient quitté la Salle Commune depuis peu. Mais à une ou deux minutes près, ils auraient été définitivement perdus… » répond Harry, dans un souffle…
Il a raison, nous avons la responsabilité de protéger les gosses et pas seulement en les évacuant en cas de grabuge généralisé. La possibilité d'attaques individuelles doit être prise en compte…
« C'est vrai. Et en même temps, c'est faux, puisqu'ils ont trouvé les ossements de Messire Salazar Serpentard. Son Fantôme nous aurait prévenus… » fait remarquer Ginny, en posant une main réconfortante sur le bras de Harry.
« Ouais. Mais à supposer que les gosses n'aient pas trouvé les ossements, nous ne les aurions jamais retrouvés. Alors Harry a raison. Il ne faut pas seulement que la Carte nous serve à espionner les mouvements ennemis ou à repérer rapidement les profs et les copains du C.C.S.A.B.P.M. . Il faut également qu'elle serve à la protection de chacune de toutes les cibles potentielles des Ânes Bâtés. C'est-à-dire tout le monde et les petits en particuliers…» soutiens-je mon frère.
Un petit silence s'installe, tandis que chacun mesure la portée que cela aura, de mettre en place une telle surveillance. Il va nous falloir une belle quantité de parchemins, plumes et encrier. Doubler, voire tripler les gardes en journée…
A moins que le Sous-Comité de Recherche n'ait une idée de génie pour permettre un retraçage à postériori… Peut-être faudrait-il aussi plusieurs Cartes, qui auraient des fonctions différentes. L'une pour suivre les mouvements des Ânes Bâtés, une autre pour suivre les animaux, une autre encore pour les profs et ceux du Comité et une dernière, pour les autres élèves…
Je fais part de mon idée à Hermione et elle acquiesce. Elle songeait à quelque chose comme ça, elle aussi… Ça permettrait de faire le tri plus rapidement. Un code couleur pourrait également distinguer les années, voire même la Maison à laquelle appartient le propriétaire de l'animal familier, ajoute-t-elle… Et pourquoi pas le nom du propriétaire...
Il y a du pain sur la planche pour son équipe…
Quoi que la plupart des solutions sont trouvées et la nouvelle Carte prévoit déjà les codes couleurs. Ce qu'il faut découvrir, c'est le moyen de faire des Cartes sélectives et d'identifier précisément les propriétaires de chaque animal présent à Poudlard…
« Il est temps aussi, qu'on fasse des exercices d'évacuation avec les gosses. Il faudra les faire à des horaires aléatoires et sur des itinéraires précis en fonction de l'heure. Mais en préservant celui qui sera pris en cas d'attaque réelle. Comme ça les Ânes Bâtés ne pourront pas leur tendre un piège. Du moins, je l'espère… » déclare finalement Harry, sur un gros soupir…
« En cas d'attaque réelle, nous utiliserons les Passages Internes. Par ailleurs, je vais voir Claryce et Miranda pour que nous réfléchissions sur l'aménagement de nouveaux passages secrets pour sortir de Poudlard. Car il va falloir condamner les autres un de ces quatre, ceux qui sont connus par Queudver. Au moins, ce sale rat ne pourra-t-il pas nous réserver de mauvaises surprises. Je verrai avec mon groupe, s'il est possible de condamner les issues actuelles et faire bifurquer les passages vers une nouvelle sortie sûre… » affirme Ron, sourcils froncés sur sa réflexion
« Puis-je me permettre d'intervenir, mon cher ami ? » demande soudainement le Fantôme de Salazar Serpentard…
« Euh… Oui, bien sûr… » répond Harry, en se tournant vers lui
« Il manque justement sur votre merveilleuse Carte, un Passage Secret permettant d'accéder hors de l'enceinte de Poudlard. Son accès se trouve dans le jardin de la Liseuse… » déclare le Fantôme, penché sur la carte, les sourcils froncés
« Vraiment ? Où exactement dans le jardin ? » demande Harry, en se levant pour se rendre auprès du Fantôme.
Nous nous levons tous pour les rejoindre. Le Fantôme indique un point précis sur la Carte.
« Ici. Il y a un banc, surmonté d'un Faune, dissimulé aux regards par un taillis. Il faut s'asseoir sur le banc, tapoter quatre fois avec votre Baguette, sur la flûte de pan dont joue le Faune et le passage secret s'ouvre… Bien évidemment, j'ignore si la galerie est encore en état. Mais autrefois, il menait jusqu'à une grotte, dans la Montagne à cinq cent mètres de Pré Au Lard… Naturellement, le Passage Secret est également dissimulé aux regards à son extrémité, mais là aussi, il suffisait de tapoter quatre fois sur la roche, pour que celle-ci vous laisse passer… » explique-t-il, l'air ravi de nous rendre service…
« Merci, sire Salazar. Cela pourrait nous être fort utile. Nous le dirons tout à l'heure à Miranda et Claryce. Elles dépêcheront une équipe qui ira vérifier ce Passage Secret… » déclare Harry, d'un ton chaleureux.
« Vous devriez demander au Baron Sanglant d'accompagner cette équipe. Il pourrait partir en avant-garde, évaluer l'étendue des dégâts, si une ou plusieurs parties de ces Passages Secrets se sont éboulées. Sous ses airs renfrognés et rébarbatifs, se cache un cœur blessé et un brave homme. Je suis certain qu'il sera enchanté de vous être utile… » recommande le Fantôme, avec douceur, avant d'ajouter, devant l'hésitation de Harry : « Je me cacherai de lui, si vous devez l'inviter ici. Il me suffira de retourner dans le labyrinthe secret d'Artemus… »
« Ce ne sera pas utile, que vous retourniez là-bas, Sire Salazar. Papa Sev peut lui demander de nous aider, depuis son bureau, celui de Maman Nally… ou du Directeur… » répond Harry, en se passant une main lasse sur le visage.
Il commence à sérieusement fatiguer et ça se voit. Il n'est pas encore remis totalement de sa captivité, la journée a été longue, riche en émotions et la nuit l'a été aussi.
Et je gage que la journée qui va suivre, ne sera pas de tout repos non plus…
OoOoOoO
Harry
Mon cerveau pulse, sous un mal de tête carabiné.
C'est la fatigue. Mon inquiétude pour Jérémy hier, la nouvelle angoissante concernant Remus, les délires de Voldemort que j'ai dû écouter et traduire…
Ses réactions rageuses que nous avons vues sur l'écran à la suite de l'échec de l'attaque menée contre ce village en Cornouailles, m'ont également perturbé…
Heureusement qu'il ne se soit pas vengé, en allant attaquer ailleurs, quelque part au hasard…
Bien sûr, il rend Rita Skeeter responsable de cet échec. Il est persuadé qu'elle s'est accrochée à lui le matin, quand il est allé à Amesbury, qu'elle l'a entendu dire pour lui-même qu'il allait attaquer le village la nuit suivante et qu'elle en a prévenu l'Ordre du Phénix…
Pour une fois, j'ai pitié d'elle et j'espère que pour son propre bien, elle restera à l'abri de son logement protégé par un Fidelitas. Car il a donné l'ordre qu'on la lui amène vivante, afin qu'il puisse lui-même assouvir sa vengeance…
Je me frotte les yeux, sors ma pochette de soin et avale une Potion Antidouleur et une Potion Revitalisante. Je me sens immédiatement soulagé et un peu plus en forme. Et je vais me servir un thé…
« Il faut maintenant s'organiser pour protéger Dennis, Astoria et par extension Alioth et Jérémy. Ils ne seront sûrement pas ravis, mais il est hors de question qu'ils puissent à aucun moment, échapper à notre vigilance et aller se balader seuls dans les couloirs. Il faut également qu'ils nous préviennent immédiatement s'ils réceptionnent des menaces ou des lettres bizarres. Pas question non plus qu'ils ouvrent eux-mêmes les colis qu'ils pourraient recevoir. » déclare-je, sur un soupir.
Je sais que je peux compter sur Hermione pour organiser un planning qui tienne la route, pour assurer leur escorte et leur sécurité. Mais voilà qui va terriblement nous compliquer la vie…
« Il faut également surveiller la Volière, noter tous les déplacements là-bas. Ainsi, s'ils reçoivent plusieurs lettres de menaces, nous pourront peut-être faire des recoupements et démasquer l'Espion… » intervient Hermione, en prenant note dans son carnet dans lequel elle consigne toutes les tâches que nous devons remplir.
« Je crois que tu rêves, là, Hermione. Depuis le fameux Samedi Noir, il y a des élèves qui écrivent tous les jours à leurs parents… » grimace Ron, avant de porter sa tasse de thé à ses lèvres.
« Ce sont des petits. Les plus grands ont repris leur rythme normal. Leurs parents ont dû leur dire de ne pas s'inquiéter et de consacrer ce temps d'écriture à leurs devoirs. » réplique Hermione, l'air assurée.
« Ouais… Mais on ne peut pas exclure la possibilité que l'Espion se serve de l'un ou plusieurs des petits justement, pour poster son courrier… En le ou les mettant sous Impérium, peut-être même…» rétorque Ron, tandis qu'un frisson me remonte le long de l'échine.
Il a parfaitement raison. Cet Espion est très prudent. Très retors également, à n'en pas douter…
Et il agit sur les conseils de Voldemort…
Cela le rend d'autant plus dangereux et perfide…
« Alors que tout le monde ouvre l'œil et observe les gosses pour détecter s'ils sont ou non sous Impérium. » déclare Draco, d'un ton las.
Hermione acquiesce et prend note. Elle va faire passer le mot, je peux compter sur elle pour ça aussi…
« J'ai l'impression de devenir de plus en plus parano… » soupire Blaise en se laissant aller sur le dossier de son fauteuil.
« Ce n'est pas de la parano, c'est de la prudence. Tu seras parano le jour où tu te méfieras de nous et que tu n'accepteras plus de boire le thé que nous te servirons…» sourit Ron, avant de se pencher brusquement vers lui et de tonner, en imitant Maugrey : « VIGILANCE CONSTANTE ! »
Blaise sursaute et le renvoie d'une bourrade tout en éclatant de rire.
Et nous rions un peu avec lui…
Cela nous détend un chouia.
« Bon, revenons-en à nos Hippogriffes… Je vais laisser un message pour Magda afin qu'elle renforce le tour de garde auprès de la Carte en tenant compte des mesures qui vont être prises pour assurer la sécurité des enfants » déclare Hermione, en se saisissant d'un Parchemin, avant de faire venir à elle les emplois du temps des différentes Maisons
Ce sera sûrement très compliqué, de tout concilier. Peut-être est-il temps de recruter d'autres Membres. C'est ce que nous avions prévu de faire après tout. D'un autre côté, peut-être vaut-il mieux n'en rien faire. Le Club de Duel marche bien. Il y a eu un autre afflux d'inscriptions, après la Bataille du Poudlard express, au point que Maman Nally et Remus ont dû organiser trois soirs d'entraînement, pour que toutes celles et ceux qui le désiraient puissent s'y inscrire.
Oui, peut-être vaut-il mieux se limiter au nombre que nous sommes dans le C.C.S.A.B.P.M.. Je demanderai conseil à Papa Sev et Maman Nally à ce propos…
« Je vais vous aider à élaborer les Cartes des Passages Internes et du Labyrinthe d'Artemus. Et si je puis vous être utile par ailleurs, n'hésitez point à faire appel à mes services, mon jeune ami ! Je peux par exemple, surveiller les Cartes la nuit ! Après tout, je n'ai guère besoin de dormir quant à moi et cela pourrait vous apporter soulagement ! » s'exclame soudainement le Fantôme de Serpentard, en relevant son regard vers moi.
« Oui, bonne idée… Et… Vous êtes érudit et devez connaître quantité de Sorts, n'est-ce pas ? Vous pourriez devenir membre honoraire du Sous-Comité Expert en Recherches. Qu'en dites-vous ? » réponds-je, en lui souriant.
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, là-bas, dans la Chambre Secrète de Godric Gryffondor, mais dès que j'y ai mis un pied, le zeste de méfiance viscérale que j'éprouvais envers lui s'est envolé…
Et je suis convaincu qu'il sera effectivement très utile dans ce Sous-Comité. Après tout, il a un esprit fin, subtil et astucieux, sous sa personnalité fantasque…
« Merveilleux ! Vous ne pouviez me faire plus plaisir ! J'admire profondément tous ces jeunes gens qui en font partis ! Ils sont si brillants ! Ce sera une joie profonde que d'échanger des idées avec eux et de participer au progrès ! » s'exclame le Fantôme de Salazar, d'un ton ravi.
« Alors c'est entendu ! Votre nom va être ajouté sur la liste officielle des Membres du C.C.S.A.B.P.M…. Et nos archives consigneront à jamais votre participation à la lutte contre le descendant d'Artemus et de ses Partisans. L'Histoire pourra désormais retenir votre nom pour de nobles causes, Messire Salazar… » déclare-je, en inclinant la tête vers lui…
« Ah ! Mon jeune ami ! Quel bonheur vous m'accordez là ! Grâce à vous, mon nom va retrouver son honneur ! Comment pourrais-je jamais vous remercier ! » s'exclame-t-il, l'air si comblé qu'il pourrait en exploser
« Appelez-moi Harry, cela suffira. Au moins saurais-je avec certitude, que c'est à moi que vous vous adressez… » souris-je, avant de piocher l'un des petits sandwichs que Théo fait passer à la ronde.
« Harry ! Ma reconnaissance vous est acquise pour l'éternité, mon ami ! Et je chanterai vos louanges, aussi longtemps que mon Âme restera attachée à cette terre ! » déclame le Fantôme sur un ton grandiloquent, avant de se pencher avec enthousiasme sur la Carte pour reprendre sa surveillance…
J'avoue que je suis soulagé qu'il ne me demande pas en retour de l'appeler Salazar tout court, me dis-je sur un long frisson… Je me serais vu contraint de décliner l'offre… J'aurais l'impression de devenir comme Voldemort…
Nous échangeons encore quelques idées, sur l'Espion, notre organisation pour défendre la sécurité des gosses, mais aussi sur les évènements de la nuit. Je m'inquiète profondément pour Remus et mes pensées reviennent souvent vers lui.
Au-delà du fait qu'il est celui qui a le mieux connu mon père et Sirius, j'ai pour lui une affection profonde et sincère. Je ne veux pas qu'il meure. Ce serait si injuste, quand il peut enfin connaître un vrai bonheur dans sa situation personnelle. Je sais qu'il envisage de se marier avec Tonks...
Elle doit se faire un sang d'encre elle aussi…
« Oh ! Il y a du mouvement, chez les Gryffondors ! Votre petit protégé est réveillé et vient de se lever, Harry ! Il est parti vers le cabinet de toilette et ses commodités ! » annonce le Fantôme de Salazar Serpentard d'une voix forte.
« Merci, Messire Salazar. Je vais me rendre auprès de lui… » réponds-je en me levant, aussitôt imité par Ron, qui déclare avoir besoin de prendre une bonne douche
Mais je sais qu'avant tout, il ne veut pas me laisser seul avec mes pensées…
OoOoOoO
Si vous effectuez une vérification, vous constaterez que je n'ai pas tenu ) compte du calendrier lunaire. Je ne l'ai jamais fait jusqu'à présent.
En revanche, pour le reste, les jours et dates sont exactes depuis le début de la fic.
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... Votre avis m'intéresse vivement ...
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