Disclaimer: cf chapitre 1

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Big bisous à Mistycal, ma super beta...

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Eh bien comme promis la semaine dernière, ma décision concernant la publication du Livre IV est prise. Et c'est finalement mon calendrier qui m'a convaincue. En effet, après avoir bien pris en compte tous les paramètres, j'ai constaté que si je publie toutes les trois semaines à compter du 26 juin, vous n'auriez qu'un seul chapitre avant que je parte enfin en vacances à la mi-juillet… Pour une durée de quatre semaines… Vous n'auriez donc pas le suivant avant le 21 Août et le suivant encore le 11 septembre…

Un peu ridicule je trouve… J'ai donc pris la décision d'attendre le 4 septembre. Et si mes comptes sont bons et que rien ne vient se mettre en travers de mon écriture, je devrais pouvoir vous annoncer alors un rythme au pire de 1 chapitre toutes les deux semaines…

Et si mon surbookage annoncé jusqu'à mi-juillet s'achève un peu plus tôt que prévu (on peut toujours rêver…), je pourrais peut-être reprendre le rythme de 1/semaine, car j'ai également décidé de limiter dans la mesure du possible et à partir des prochains chapitres que j'écrirais, (il y en a 6 complets pour l'heure), la longueur de chaque volet aux environs de 7000 à 9000 mots contre 9000 à 12000 et plus actuellement… (Division systématique de chaque chapitre en trois minimum au lieu de deux minimum actuellement)… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre là…

Sur ce, bonne lecture !

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Réponse sur mon forum aux commentaires de: douceurfamille - Yuki - Lul -

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Mortelle St Valentin 3/4

Acte 6 : Carnage Consommé

Neville

Nous n'avons pas encore mis pied à terre, mais je sais déjà que nous ne pourrons pas éviter de nous battre. Car comment pourrions-nous passer à côté de deux pauvres femmes et un gamin d'environ trois ans qui se font salement torturer, sans intervenir ?

Je fonce sur ma cible et, depuis mon balai, je jette un Expulsio vers un Mangemort qui s'apprêtait à jeter un nouveau Maléfice vers le petit qui hurle déjà, à la fois de souffrance et de terreur. Le salopard est éjecté contre une fontaine, dont la statuette se casse sous l'impact, tandis que ses complices se retournent contre moi.

Mais dans mon dos, Marian, Elinor, Maryell et Luna interviennent à leur tour et les salauds n'ont pas d'autre choix que de se replier à l'intérieur d'une maison, dont ils ont probablement déjà massacré les habitants.

Je laisse Luna et mes amis s'occuper d'eux et je me pose près des femmes et du gosse. J'ai vite fait de comprendre que la plus âgée est mourante et que je ne pourrais rien faire pour elle. Mais l'autre femme, qui doit avoir une petite quarantaine d'année, bien que blessée, peut se lever. J'attrape son fils, qui pleure et gémit, puis je l'engage à venir se mettre à couvert avec moi.

Elle s'accroche à mon bras, courant vaillamment en baissant la tête, trébuchant ou glissant sur les pavés et je l'emmène vers les arbres bordant ce côté du village…

Dès que nous sommes à l'abri, je m'arrête et je me tourne vers elle. Elle est pâle, essoufflée, vacillante. Je sors aussitôt ma pochette de Soins et lui donne une Potion Revitalisante à boire, arrête le saignement de la plaie profonde de son dos…

« Il vous faut des soins tout de suite. Pouvez-vous Transplaner à Ste Mangouste ? » demande-je, inquiet, en administrant une Potion Antalgique à son fils.

Il a subi un Doloris et tous ses muscles sont crispés…

« Non… Non, je n'y arriverai pas. Je n'ai jamais bien su Transplaner et cela fait des années que je n'ai pas pratiqué… Et puis je ne veux pas aller à Ste Mangouste. Non, je n'irai pas là-bas. » répond-elle rapidement, le regard empli de détresse, tandis que je réfléchis à toute vitesse…

« Pourquoi ? souffle-je, surpris

« Je ne veux pas aller là-bas, c'est tout. J'ai peur pour mon fils. Mais je n'ai nulle part où aller.. explique-t-elle d'une voix hachée, visiblement angoissée et perdue

Elle ne peut pas rester non plus ici. Et il faut vraiment qu'elle se fasse soigner. Car je pense, à voir son teint et les grands cernes sous ses yeux, qu'elle s'est peut-être pris une saloperie vacharde… Je n'ose pas cependant l'emmener au QG, avec mon Portoloin. Je ne sais pas qui elle est…

Et puis, tous les Médicomages de l'Ordre doivent être en Irlande ou à Ste Mangouste…

Soudainement, une lumière se fait dans mon esprit.

« Ecoutez, j'ai une idée. Prenez mon Balai, survolez le terrain de Quidditch et allez à Poudlard. Vous en avez à peine pour trois minutes pour y arriver. Madame Pomfresh pourra vous soigner et ça vous donnera le temps de réfléchir à un endroit où vous vous sentirez en sécurité. Le professeur Dumbledore vous aidera… » décide-je, en faisant venir vite fait le Balai que j'ai laissé dans la rue.

Elle hoche la tête pour acquiescer, déglutissant avec difficulté…

« Oui, oui vous avez raison. Je vais aller à Poudlard. Je vais tout faire pour sauver mon fils. » dit-elle, les larmes montant dans ses yeux, lorsqu'elle regarde son petit garçon tout tremblant, accroché à mon cou.

Elle grimpe sur le Balai et je pose son petit devant elle. Elle l'entoure de son bras, dans un geste protecteur, tandis que je noue solidement mon écharpe autour d'eux.

« Je vais vous Désillusionner et le Balai aussi. Comme ça, les Mangemorts ne vous verront pas. Un simple Finite Incantatem vous permettra d'ôter mon Sortilège… Allez-y, faites aussi vite que vous pouvez, Madame…. » dis-je rapidement, avant de m'écarter un peu, pour jeter mon Sort.

« Merci de nous avoir sauvé la vie. Vous ne savez pas à quel point je vous en suis reconnaissante. Remerciez également vos amis pour moi… » souffle-elle, des larmes plein la voix

« Nous n'avons fait que notre devoir, Madame… » souris-je, en la Désillusionnant, ajoutant aussitôt que c'est fait : « Allez-y, maintenant. Faites vite… »

Je la sens s'élever et mon regard court aussitôt vers la rue.

Les Sorts fusent entre la maison où les Mangemorts se sont réfugiés et la Tête de Sanglier dans laquelle Luna et mes amis se sont repliés. Et trois autres salopards descendent la rue, détruisant tout sur leur passage. Je grimace et me Désillusionne, prenant une grande inspiration avant de me jeter en avant, vers l'arrière de la Tête de Sanglier, espérant que lorsque j'entrerai, je ne me prendrai pas un Sort de la part des copains ou un Maléfice perdu des Mangemorts…

Mais alors que j'atteins presque le bar louche, quelqu'un passe au-dessus de ma tête. Je lève machinalement les yeux sur un Mangemort qui fait demi-tour sur une courbe serrée et baisse sa Baguette vers le bar. La mienne se lève dans un automatisme et lui balance un Expulsio qui le désarçonne, l'envoyant à toute vitesse s'écraser dans une grande mare gelée, dont la croûte de glace se brise sous le choc. Le Mangemort coule aussitôt à pic…

Où il se réveille sous le froid et s'extirpe de là, ou il meurt moyé… me dis-je, le cœur battant.

Quoiqu'il en soit, je n'attendrai pas de savoir.

Et je me Désillusionne de nouveau avant de me faufiler le long du mur. Arrivé à hauteur d'une fenêtre, je vois une Baguette pointée vers la maison d'en face et je reconnais la voix d'Elinor, qui jette deux Bombarda successifs, fracassant à demi la façade du refuge de nos ennemis…

« J'entre, Elinor… » souffle-je, assez fort pour qu'elle m'entende..

« Vas-y, je te couvre… » répond-elle, dans un murmure, un poil avant qu'un Maléfice me frôle le sommet de la tête.

Je me ramasse sur moi-même et je bondis à l'intérieur de la Tête de Sanglier, évitant de justesse de me fracasser le crâne sur le coin d'une table renversée. Puis je me précipite aux côtés de Luna, qui tient une autre fenêtre, donnant sur la rue…

Et ce que je vois me fait frissonner…

Merde ! Je suis sûr que, caché sous le masque du Mangemort précédé d'un groupe de villageois visiblement sous Imperium, parmi lesquels d'autres de ses sales copains s'abritent, c'est ce putain de Bertram Yaxley, qui descend vers nous …

« Je vais sortir et le cueillir par derrière, ce salaud de mes deux ! » bougonne Marian, qui se tient derrière une table dressée devant la porte défoncée du bar, avec le propriétaire des lieux et Maryell Malyns…

« Vous êtes sûr de vouloir faire ça ? Vous êtes un peu jeune pour vous mesurer à ce genre de truand aguerri, vous ne croyez pas ? » commente le vieil homme, en jetant Sortilège sur Sortilège, pour faire tomber les villageois sans leur faire trop de mal…

« Ouais je suis sûr. Je ne suis pas si novice que ça, croyez-moi. Et sous Sortilège de Désillusion, il ne me verra pas arriver le sale enfoiré.… » répond Marian, d'un ton déterminé, tandis que je contre un Incendio, le renvoyant à son auteur, à demi-dissimulé par la porte de la maison d'en face…

Surpris de ma vive réaction, le Mangemort ne se décale pas assez vite et sa robe s'enflamme. Il se met à hurler, sort de la maison et se jette à terre pour se rouler dans la neige, d'un grand bonhomme qui a été détruit un peu plus tôt. Mais le Maléfice que je lui ai retourné était très puissant et le feu ne se laisse pas éteindre. Il gagne au contraire du terrain et je doute subitement qu'il s'agissait d'un simple Incendio…

« Passez par la porte latérale dans ce cas, pour le contourner par la cour, puis les jardins des voisins. Il y a un passage étroit entre la cinquième et la sixième maison… » déclare le tenancier de la Tête de Sanglier, alors que Luna réussit à Stupefixer l'un des Mangemorts caché parmi les villageois

Marian acquiesce et il se précipite vers la petite porte indiquée par le vieil homme, tandis que nous redoublons d'efforts pour occuper les Mangemorts et les villageois qui ne sont pas encore à terre…

La bataille est âpre et Elinor jure soudainement. Quand je me retourne vers elle, elle est à demi allongée sur le sol

« Remplace-moi, Nev ! » souffle-t-elle, alors que je me précipite vers elle, ajoutant très vite : « Ce n'est rien. Un Maléfice de Brûlure. Je sais le contrer.. »

Et elle se jette le Contre Sort au niveau de l'épaule, grimaçant et gémissant aussitôt de douleur. Face à moi, le Mangemort qui l'a attaquée, certain de n'avoir plus rien à craindre, s'est mis à découvert dans un petit cri triomphant. Je me charge de lui faire ravaler sa joie, en le bombardant d'un phénoménal Stupefix qui le colle au mur, avant de le ligoter serré et d'appeler sa Baguette à moi pour la briser…

Encore un de moins, me dis-je, en évitant de penser à l'odeur de viande grillée qui se dégage du corps du Mangemort qui brûle encore mais ne crie plus…

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Severus

Je fonce à toute vitesse sur Pré Au Lard, courant à perdre haleine vers les grilles. A peine suis-je arrivé en vue du village, qu'un Mangemort fonce vers moi en Balai. Il me vise de quelques Maléfices, que j'évite en me jetant dans un petit bosquet buissonneux, me relevant presque aussitôt pour le prendre à revers.

Je fais mouche et le Mangemort est méchamment éjecté de son Balai, que j'appelle à moi d'un Accio, l'enfourchant immédiatement. J'effectue le tour du village, en décochant des tirs vers les Mangemorts que je survole, tout en guettant mes élèves du coin de l'œil. Je ne les repère pas. Mais au second tour, j'aperçois une chevelure blonde que je reconnais aussitôt, à une fenêtre des Trois Balais.

Je me précipite vers elle, entrant par la porte dégondée, rasant la tête d'un gros client moustachu qui l'a défend contre les Mangemorts et me pose auprès de Narcissa qui sursaute…

« Merlin tu m'as fait peur ! » s'exclame-t-elle, en décochant dans le même temps, un Sortilège puissant, vers un Mangemort qui s'abrite comme il peut derrière un arbre à Pipaillon décoré de cœurs, d'Angelots et de Cupidons en métal irisé.

« Où sont les filles ? » demande-je, en ajustant un tir vers l'extérieur

« J'ai réussi à les faire partir juste avant que la Cheminée explose. Heureusement que j'avais mes écouteurs et que nous étions ici ! Ils sont arrivés si vite ! » dit-elle, sans cesser de jeter des Sorts

« Sais-tu si des secours vont arriver ? » m'enquiers-je, en détournant les assauts d'un salopard qui a pris une vieille femme comme Bouclier…

« Albus va détacher des professeurs, mais il va aller lui-même à Dublin où les nôtres sont débordés et tâcher de nous faire parvenir quelques renforts. Mais il ne faut pas trop y compter. En revanche, Nally va venir ici ! » répond Narcissa, au moment même où un formidable coup de tonnerre fait tinter les verres qui ne sont pas encore tombés des étagères situées sur le mur derrière le comptoir

Nally est arrivée à Pré Au Lard. Et la première chose qu'elle ait entreprise, c'est de faire tomber la Barrière Anti-Transplanage. Aussitôt qu'ils l'ont compris, quelques clients filent, emmenant avec eux des blessés, jusqu'alors massés derrière le comptoir.…

Je jette un œil alentour, pour tâcher de la repérer, mais ce n'est pas Nally que je vois. C'est Grégory Goyle, qui surgit de nulle part derrière le Mangemort tenant la petite vieille en otage et l'assomme d'une manchette sur le cou. Puis il aide la femme à se relever et la charge sur son épaule pour courir vers un abri, sous les tirs de couverture nourris d'une tête rousse, que j'entraperçois à peine, avant qu'elle ne se dissimule derrière un volet à demi-dégondé…

Ginny !

Et il ne fait nul doute que les Sortilèges jetés depuis la fenêtre à l'étage, sont ceux de Théo. Je ne reconnais pas en revanche la technique des deux autres personnes qui sont avec eux et tirent au travers des clairevoies des volets…

« Que font-ils ici ? » demande Narcissa, surprise, avant de se baisser vivement pour échapper à un éclat de bois

J'hésite à lui dire la vérité. Mais je la connais. Quand elle apprendra que je lui ai caché que Draco est venu à son secours, elle m'en voudra de ne pas le lui avoir dit et me chauffera les oreilles. Sans compter que je perdrai sa confiance….

« Draco s'est précipité avec quelques amis, pour vous chercher, toi et les filles, dès qu'il a vu que Pré Au lard était attaqué. J'ai fait le tour en Balai au-dessus du village, mais je ne les ai pas vus… Ils devaient être sous sortilège de Désillusion. » explique-je précipitamment, à Narcissa qui en reste d'abord sans voix

« Mais comment a-t-il pu être aussi inconscient ! » explose-t-elle soudain, jetant dans sa colère un Sortilège si puissant, que le Mangemort atteint de plein fouet, effectue un formidable vol plané, qui l'envoie contre le pilier soutenant un avant toit d'une maison, située au moins trente mètres plus haut dans la rue.

Le pilier craque et se rompt sous l'impact et l'avant toit s'écroule sur le Mangemort…

S'il n'est pas mort, il a au moins les reins cassés…

« Il faut aller le chercher ! » s'exclame maintenant Narcissa, en se levant…

« Je suis d'accord avec toi. Mais ne partons pas au hasard. Allons demander à Ginny si elle sait de quel côté il se trouve.. » la retiens-je, en lui désignant la maison, où j'ai vu Ginny un instant plus tôt, avant de me souvenir brusquement qu'elle a un Micro et de me raviser : « Ou plutôt non, tâche de le savoir par la Base d'Ecosse… »

Narcissa se met aussitôt en relation avec Ralph Seymour…

« Il l'a vu brièvement du côté de chez Zonko ! Mais il a perdu sa trace presque aussi vite ! Apparemment, Draco et ses amis se mettent bien sous Sortilèges de Désillusion quand ils se déplacent… Il ne peut les voir que de façon sporadique ! » explique Narcissa, dès qu'elle a sa réponse…

Au même moment, une série de Plop se fait entendre derrière nous. Remus vient d'arriver, avec Adrian Pucey, Filius, Pomona, Rolanda, Bathsheba, Septima et Aurora. Nally est également avec eux et elle arbore un visage terriblement inquiet…

« Il y a trop d'ondes, de souffrance et d'émotions. Je n'arrive pas à localiser Draco et les autres élèves ! » s'exclame-elle, en se précipitant vers une fenêtre d'où elle jette un Sort vers le ciel

Elle vient de faucher un Mangemort en plein vol, déviant dans le même temps, la direction du Maléfice qu'il jetait vers nous. Il touche un sycomore qui s'embrase aussitôt.

« Allez tout le monde ! On sort par deux, un tireur et un défenseur, comme à l'entraînement ! On se déploie dans le village, on rassemble tous les défenseurs éparpillés et on refoule ces salauds hors du village ! Sev et Narcissa, dégagez le terrain à gauche. Je me charge de la droite avec Hagrid ! Défense aérienne, couvrez nous ! » s'exclame Nally, le regard déterminé.

« A vos Balais ! » s'écrie Filius, en enfourchant le sien, en direction de Pomona, Rolanda, Bathsheba, Remus, Adrian, Aurora, et Septima

Et il effectue une sortie par la fenêtre la plus proche, suivi de Remus, Adrian et des cinq autres professeurs, tandis que nous sortons à pied avec Madame Rosemerta, qui suit Nally, au moment même où Hagrid arrive depuis le chemin menant au Château.

Des Maléfices fusent de partout dès que nous avons le nez dehors.

Narcissa nous protège tous deux d'un Bouclier, tandis que je décoche des Sortilèges pour couvrir notre course vers la maison suivante, dans laquelle nous surgissons pour en déloger un Mangemort, qui détale par la porte de derrière. Nous n'arrivons malheureusement pas à le neutraliser et je suis certain que nous le retrouverons un peu plus loin…

Pas à pas, pouce après pouce, Narcissa et moi-même arrivons à gagner du terrain, jusqu'à rejoindre Ginny, Théodore, Vincent, Gregory et le couple propriétaire de la maison…

« De quel côté se trouve Draco ? » demande-je avec urgence, vers Théo

« Je ne sais pas ! Il devait venir avec nous mais il a changé d'avis en dernière seconde et je ne sais pas avec qui il est parti finalement ! Il peut aussi bien être dans le quartier Pieddodu, que dans le Quartier Tête de Sanglier, à la sortie Nord ou en face ! » souffle-t-il, en jetant un Sortilège vers un Mangemort dissimulé dans le bureau de poste…

Nally et Hagrid ne sont pas loin de l'endroit. Je ne vois plus Madame Rosmerta, qu'ils ont dû laisser en route, à s'occuper peut-être d'une personne blessée.

Soudainement, alors que Nally se charge de neutraliser un Mangemort placé en embuscade sur un toit, Hagrid plonge le bras au travers d'une fenêtre et il en sort un autre, qu'il assomme proprement en lui cognant violemment la tête contre le mur. Puis il ouvre un tonneau destiné à recueillir les eaux de pluie et il plonge le type dedans avant de refermer le couvercle, sur lequel il s'empresse d'accumuler quelques grosses pierres de taille bien lourdes…

S'il y a de l'eau dans le tonneau, d'ici qu'on le délivre, le Mangemort sera mort de froid…

« Attention ! » crie soudain Vincent, en se jetant sur moi, alors que je tenais un ennemi dans ma ligne de mire sur ma droite

Nous nous écroulons au sol, tandis qu'un Maléfice venu de ma gauche, nous rase la tête. Il s'écrase derrière nous, sur une comtoise qui explose, propulsant des morceaux de bois et de métal dans tous les coins.

Aucun de nous heureusement n'est atteint et je me relève très vite, pour riposter, tandis que dans le ciel, je note machinalement, que Seamus, Dean, Kathie Bell et Justin Flint-Fletchley ont rejoint la défense aérienne…

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Arthur

La Bataille bat son plein de ce côté du Village.

Nous avons réussi à évacuer des femmes et des enfants, en reprenant possession des abords de l'issue Est vers la ville. Mais il en reste encore beaucoup dans les maisons dont la cheminée a été abattue dès le début de l'attaque.

Et les Mangemorts qui les ont repérées, s'acharnent sur ces habitations. L'une d'entre elle a été incendiée et, malgré tous nos efforts, nous n'avons pas pu aller secourir les personnes enfermées dedans. Elles ont essayé de lutter contre le feu. Mais il était plus fort. Et les Sorts Anti-Transplanage dont Voldemort et ses Mangemorts ont de nouveau couvert le Village, dès leur arrivée, ont empêché quiconque de s'enfuir…

Puis les quelques malheureux et malheureuses qui ont tenté de s'échapper par les fenêtres ou le toit, se sont fait cueillir comme des lapins au sortir du terrier. Et les autres sont morts dans les flammes et des hurlements de souffrances atroces qui me hanteront à jamais…

Les Membres de mon groupe et moi-même nous battons âprement, pour gagner peu à peu du terrain. Plusieurs Aurors et Membres de l'Ordre Français se sont joints à nous. Ils ne s'attendaient visiblement pas à un combat d'une telle ampleur. Mais ils réagissent bien et, malgré la barrière de la langue, nous nous comprenons, grâce au langage par signes qu'ils ont appris durant leur Entraînement avec Nally, Viktor et quelques autres des Membres de l'Ordre du Phénix Britannique.

Je donne quelques instructions précises à mon groupe, par l'intermédiaire de mon Micro, réglé sur une fréquence qui nous est propre. Puis, dans un effort conjugué, nous parvenons à refouler les Mangemorts cinq précieux mètres en arrière et, pour échapper à l'assaut du groupe d'Amos, qui vient derrière eux, ils sont obligés de s'engouffrer dans une impasse.

Depuis les toits, Florian Fortarôme et quelques-uns des Membres de son groupe, jettent des Bombes Larmoyantes.

« Vas-y Viktor ! C'est le bon moment ! Tu peux évacuer quelques personnes ! On vous couvre ! » murmure-je hâtivement…

Viktor, qui a dû abandonner le combat aérien après avoir perdu son balai, acquiesce et il se détache de notre formation, s'engouffrant dans une ruelle latérale, pour aider des femmes et des enfants à sortir d'une maison par une fenêtre.

Et nous profitons de la position de faiblesse des Mangemorts, pour les neutraliser à coups sûr et les enchainer. Aussitôt que c'est fait, les Tireurs de Baguette alertés, les emmènent au Ministère, par Portoloin…

Dix-neuf de moins qui nous attaqueront ou tueront des personnes sans défense

Mais il reste bien d'autres Mangemorts, qui ont maintenant compris notre tactique et qui bougent sans arrêt, attaquant par vagues, sur des Balais, jetant des Maléfices pour faire exploser les maisons ou les incendier. Ils sont redoutables, malgré notre défense aérienne, qui les poursuit inlassablement.

« Arrrthurrr ! Ils nous prrrennent à rrreverrs ! » entends-je soudainement Viktor crier

Je me retourne vivement, me précipitant aussitôt vers le groupe de femmes et enfants qu'il est seul apparemment à couvrir, en marchant à reculons tout en maintenant un solide Bouclier…

Merde ! Où sont donc Tarendra et Ramaya ?

Je me porte, avec quelques autres Membres de mon groupe, aux côtés de Viktor. Il transpire à grosses gouttes et relâche son Bouclier aussitôt que nous l'avons relayé.

Les Mangemorts qui nous font face sont nombreux. Ils nous assaillent de Maléfices et, tandis qu'un Membre sur deux de notre groupe nous protège de Boucliers, les autres ripostent.

« Merde ! Et dire que je n'ai plus de Pétards Métamorphosants, ni de Bombes Larmoyantes ! » s'exclame Florian, en jetant Sorts sur Sorts

« J'arrive à la rescousse ! J'suis là dans une minute ! » annonce Amos Diggory

Mais, faute de pouvoir nous atteindre, grâce à la force de nos Boucliers Protecteurs, les Mangemort explosent les portes et les fenêtres des maisons, faisant voler des éclats coupant de pierre, de verres et de bois vers nous. Et des hurlements retentissent dans l'une d'elle, que nous croyions vides et qui vient de prendre feu, juste avant qu'une femme surgisse, un bébé dans ses bras. Un Avada la cueille aussitôt et dans un réflexe, Viktor bondit en avant. Il rattrape l'enfant, juste avant que le corps de sa mère ne tombe mollement au sol. Puis il se retourne pour nous faire face, glisse à terre, à genou et tête courbée, protégeant l'enfant de tout son corps, tandis qu'un éclair vert fuse vers lui et que tout mon groupe décoche des Sortilèges pour le contrer..

Son attaquant vole en arrière et d'autres Mangemorts avec lui, juste avant qu'une volée de Pétards tombe sur eux. Et une formidable pétarade en chaine les Transforme en animaux de basse cours caquetant.

Mais c'est trop tard pour Viktor. Il ne se relèvera jamais…

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Hermione

« A quel niveau est-il ? » demande-je, hâtivement dans le Miroir Magique, courant aussi vite que je peux

« Aux trois-quarts du Passage. Il avance vite. Mais vous serez en place avant lui, Hermione ! » répond le Fantôme de Salazar dans le Miroir

« Prévenez-moi quand il montera l'escalier, s'il vous plait » déclare-je, avant de clore la conversation et d'engager Pattenrond, que je viens d'aller chercher dans la Tour Gryffondor, à aller plus vite encore

J'arrive essoufflée près de la Statue de la Sorcière Borgne et je fais signe aux copains que tout va bien, avant de me pencher et de saisir Pattenrond dans mes bras.

« Tu vas rester assis sur la Statue et tu ne bougeras pas d'une oreille, Pattenrond. Tu laisses tranquille le rat qui va sortir d'ici. Nous allons le Stupefixer. C'est seulement après, que nous aurons besoin de toi. Compris ? » explique-je à mon chat, qui miaule comme pour acquiescer

Puis je le pose sur la tête de la Sorcière Borgne. Il se ramasse sur lui-même, pour se faire le plus petit possible et il ne bouge plus d'une oreille. Je me tourne alors vers Croquemitaine, assis au pied du socle, à l'opposé de l'ouverture du passage.

« Couché et immobile Croquemitaine ! Comme Pattenrond ! » ordonne-je, d'un ton autoritaire.

Le labrador me regarde en penchant la tête, avant de se dresser sur ses pattes arrière en prenant appui sur le socle de la Statue. Il observe Pattenrond durant une seconde ou deux, puis il se tourne vers moi dans un aboiement bref et se couche, dans une imitation parfaite de mon chat…

« Très bien ! Bon chien, Croquemitaine ! » le félicite-je, avant de lever les yeux vers Pattenrond qui pousse un petit miaulement et d'ajouter : « Très bien aussi, Pat. Tu es un bon chat… Et maintenant silence tous les deux…»

Et je prends soin de masquer leur odeur avec un Sortilège.

Deux petites minutes plus tard, le Miroir vibre dans ma poche.

« Le voilà… » souffle discrètement le Fantôme de Salazar.

Aussi vite, les copains et moi nous répartissons de chaque côté du couloir, avant de nous Désillusionner, guettant le pied de la Statue. Notre attente silencieuse est bientôt récompensée, quand un rat pointe le bout de son nez, humant l'air avec précaution. Il avance lentement et, lorsque je l'ai bien dans ma ligne de mire, je jette un Stupefix du feu de Merlin.

Ah, zut ! Raté !

Le rat effectue un saut en arrière pour détaler par où il est venu. Mais, d'un bond élégant, Pattenrond saute sur le sol, lui barrant le passage et faisant le dos rond, tandis que Croquemitaine se place à ses côtés et se met en position d'attaque, avec un grondement sourd et menaçant. Le rat en reste interdit une seconde et cette fois, le Petrificus Totalus de Cameron ne le rate pas. Il fait un petit saut en l'air puis tombe raide sur le côté…

Je me précipite aussitôt vers lui et le ramasse par la queue…

« Nous allons vous conduire dans le bureau du professeur Dumbledore. Un seul frémissement de moustache et Pattenrond vous croque, c'est compris ? » assène-je, d'un ton sec, ma main crispée sur ma Baguette, me démangeant quelque peu…

J'ai une horrible envie de faire souffrir ce sale rat. Je ne lui pardonne pas tout le mal qu'il a fait à Harry et à Remus…

Le petit œil noir du rat luit d'une brève lueur haineuse. Et je pince les lèvres, avant de le présenter devant Pattenrond, qui se pourlèche les babines…

« Je te le confie, Pattenrond. C'est un prisonnier pour le professeur Dumbledore. Alors ne le croque pas, sauf s'il cherche à s'échapper. Dans ce cas, tu peux lui donner un bon coup de dent et le couper en deux. » lui explique-je, en le regardant droit dans les yeux.

Pattenrond miaule, l'air de me demander, s'il ne peut pas juste le mâchouiller un tout petit peu..

« Non, Pattenrond. Pas de mâchouillage. Nous ne sommes pas des tortionnaires, nous ! Ne le croque que s'il cherche à s'échapper ! » refuse-je, le regard sévère

Il miaule encore une fois, d'un air résigné et j'ajoute, sur un ton quelque peu radouci :

« Je suis fière de toi Pattenrond. Et je demanderai aux Elfes de Maison, te bien vouloir te donner un beau morceau de poisson, pour te récompenser. »

Mon chat se pourlèche de nouveau les babines, miaulant avec satisfaction. Puis il happe délicatement Pettigrew dans sa gueule.

« Et toi, Croquemitaine, tu escortes gentiment Pattenrond et tu auras un beau morceau de viande ! Tu as bien travaillé, toi aussi ! » ajoute-je, en direction du labrador, qui aboie pour acquiescer, en prenant place aux côtés de Pattenrond.…

Et mes amis et moi-même nous nous dirigeons vers le bureau du Directeur, escortant mon chat, Baguette en main, prêts à faire face à toute éventualité. De temps en temps, Pattenrond produit un sourd grondement menaçant, comme pour rappeler à Pettigrew ce qu'il risque, au moindre mouvement et Croquemitaine se rappelle également tout aussitôt à son bon souvenir.

« Qu'est-ce que vous faites-là ! Les élèves ne doivent pas quitter la Grande Salle, ordre de la Sous-Directrice ! » s'exclame soudainement Rusard, en surgissant d'un couloir latéral, Miss Teigne dans les bras.

La chatte se hérisse, soufflant et crachant vers Pattenrond et Croquemitaine. Mais mon chat reste stoïque et garde sa gueule bien fermée autour du corps de ce sale rat et le labrador détourne la tête, fixant Pettigrew.

Rusard baisse ses yeux vers l'Animagus, dans un automatisme.

« Ce rat est un prisonnier de guerre et nous l'amenons au professeur Dumbledore ! » déclare Gil, sous l'œil rieur de Cameron et Magnus.

Et comme le visage de Rusard rougit de fureur et que ce n'est pas le moment choisi pour qu'il nous cherche des crosses, j'interviens avant qu'il n'explose, expliquant qu'il s'agit de Peter Pettigrew, sous sa forme Animagus, avant de préciser qu'il peut l'identifier grâce à l'extrémité en argent de sa patte avant.

Le regard du concierge s'arrondit lorsqu'il constate que je dis la vérité et il se recule, nous invitant à nous dépêcher d'aller chez le Directeur. Nous ne nous faisons évidemment pas prier et la Gargouille s'empresse d'ouvrir le passage sur l'escalier en colimaçon, dès que je lui donne le mot de passe.

Le professeur McGonagall, qui faisait de toute évidence les cent pas en attendant les nouvelles de Pré Au Lard et d'ailleurs, sursaute en nous voyant entrer. Et aussitôt que ses yeux avisent ce que mon chat, qui a sauté sur le bureau, tient dans sa gueule, elle les relève écarquillés vers moi…

« Merlin ! Il ne manquait plus que ça ! » s'exclame-t-elle, avant de demander aimablement à Pattenrond, de bien vouloir lâcher son prisonnier…

Pattenrond laisse tomber Pettigrew sur le bureau, gardant le museau bas, prêt à le croquer au moindre mouvement, tandis que Croquemitaine monte également la garde. McGo fait aussitôt venir à elle une cassette d'argent, qu'elle vide de son contenu, avant d'y enfermer le rat, tournant la clef dans la serrure d'un geste vif et rageur, puis nous demande de lui rapporter précisément où et comment nous l'avons capturé…

« Toutes mes félicitations pour cette bonne prise. Maintenant, rejoignez la Grande Salle, s'il vous plait… » déclare-elle, à la fin de mon récit

Mais je n'esquisse pas le moindre geste, pour lui obéir. Pas plus que mes amis.

« Avez-vous des nouvelles ? » demande-je, soucieuse

« L'attaque à Dublin est, d'après la Base de Londres, un véritable carnage. Et ce n'est pas mieux à Pré Au Lard, d'après les observateurs d'Ecosse…. Je n'ai malheureusement pas de nouvelles plus précises.. » répond-elle, la voix tremblante, avant de laisser son regard s'égarer vers la fenêtre.

Au loin, en direction de Pré Au Lard, nous pouvons voir des colonnes de fumée, monter haut dans le ciel.

« Descendez, maintenant. Je vous rejoins dans quelques minutes. Et ne dîtes pas un mot à qui que ce soit, au sujet de Pettigrew, s'il vous plait. Albus verra ce qu'il y a lieu de faire à ce propos… » déclare McGo, après un petit silence, d'une voix pleine de larmes..

Cette fois, nous obéissons et c'est le cœur serré, qu'après un petit détour par les cuisines pour récompenser Pattenrond et Croquemitaine de leurs bons services, je gagne la Grande Salle où tous les élèves attendent les nouvelles dans l'anxiété…

Enfin, presque tous… Les Ânes Bâtés, eux, se réjouissent visiblement…

« Voici la liste des élèves manquants… » me chuchote Megan, lorsque je prends place à la table des Gryffondors

Absents chez les Gryffondors : Neville Longdubat, Dean Thomas, Seamus Finnigan, Ginevra Weasley, Gabe Harrison, Sophie Faucett, Kathie Bell, Maryell Malyns

Absents chez les Serpentards : Draco Malfoy, Blaise Zabini, Théodore Nott, Oliver Moon, Gregory Goyle, Vincent Cabbe, Elinor Lobban, Marian Higgs

Absents chez les Poufsouffles : Hannah Abbot, Justin Flint-Fletchley, Keith Petrie, Ursula Leigth

Absents chez les Serdaigles : Luna Lovegood, Terry Boot, Antony Goldstein

Absents parmi les Ânes Bâtés : Astérion Thorpe et Magnus Marsden…

Après vérification, aucun de ces élèves n'est à l'infirmerie, lis-je

Je suis catastrophée…

N'était-il pas suffisant, que je tremble déjà pour Viktor, les Weasley, Remus, Tonton Sev et tous les Membres de l'Ordre que je connais et apprécient ?

Je comprends que Draco ait voulu aller chercher sa mère, Annabelle et Ievguenia. Mais comment les autres ont-ils pu le laisser partir et le suivre dans son entreprise suicidaire ?

Et combien parmi eux seront-ils blessés ou tués ?

Et pourquoi Thorpe et Marsden sont-ils absents ?

OoOoOoO

Alicia

Moi qui ait déjà trouvé les Batailles d'Halloween et de Dunvegan Castel horribles, comment puis-je qualifier celle-ci ?

Atroce ? Monstrueuse ? Abominable ?…

Aucun mot ne peut convenir…

C'est un massacre pur et simple.

De toute évidence, le maître mot de Voldemort a été « pas de quartier »…

Et vu du ciel, c'est le plus abominable cauchemar que l'on puisse vivre.

Un véritable enfer sur terre…

Aussi bien du côté Moldu que du côté Sorcier…

Avant même que la bataille s'engage ici, des explosions ont secoué tous les quartiers de Dublin et de terribles incendies ravagent la capitale Irlandaise, tandis que le village Sorcier est rasé ruelles après ruelles…

Il y a des morts partout. Dans les rues, les décombres et sur les toits des maisons encore debout. Des maisons brûlent, l'incendie se propageant aux habitations mitoyennes. Des blessés appellent à l'aide, dans les cris de ceux qui se font torturer et les sirènes des voitures de secours Moldues retentissant à l'extérieur de l'enceinte du village…

Et dans le ciel, la bataille fait rage. A une vitesse parfois si vertigineuse, que certains ne peuvent éviter de se percuter avec violence…

« Gaffe derrière Alicia ! » s'écrie Olivier, en me poussant du pied vers la droite.

Il vient de m'éviter de prendre un Maléfice, qui fauche finalement un Mangemort venant en face et que poursuivait l'un des nôtres…

« Occupe-le ! Je l'dégomme ! » me crie Olivier, montant brusquement en chandelle, espérant prendre les salopards qui nous coursent à revers.

Mais ce n'est pas moi que les Mangemorts que nous avons à nos trousses poursuivent, c'est mon petit ami. Alors je me lance à mon tour derrière eux, balançant des Sortilèges à tout va. Je finis par en toucher un, qui s'en va s'écraser je ne sais où, tandis que dans une feinte osée, Oliver échappe à ses poursuivants et vient me rejoindre derrière le second…

De sa Baguette comme de la mienne, des Sortilèges fusent. Avec puissance et violence.

C'est épouvantable…

Car nous ne cherchons plus seulement à faire des prisonniers…

Nous cherchons à nous débarrasser de nos adversaires durablement…

Et si je préfère encore pour l'heure qu'ils soient juste assez sérieusement blessés pour ne plus pouvoir reprendre le combat, je crains un jour me foutre complètement qu'ils soient tués…

OoOoOoO

Remus

Dans le ciel, la situation s'éclaircit un peu et Filius, qui a toujours préféré combattre à terre, se pose, pour engager Thorpe Sénior. Le Mangemort ricane en voyant le petit professeur se mettre en garde devant lui. Mais je fais confiance à Filius pour le débouter en quelques passes d'armes de son cru et j'engage de mon côté un autre duel aérien, avec un jeune Mangemort plutôt habile en vol…

J'effectue quelques vrilles à pleine vitesse, avant d'amorcer un virage en épingle à cheveux et soudainement, je réalise un retournement qui me met face à mon poursuivant. Il ne s'attendait pas à ça et il sursaute, effectuant une embardée qui le déséquilibre. J'en profite alors pour lui jeter un Sortilège qui l'envoie bouler dans les décors…

Puis je file à la rescousse de Dean Thomas, aux prises avec deux adversaires qui le coursent en le bombardant méchamment d'Avada Kedavra. Je fonce vers eux, latéralement et, quand ils sont à ma portée, je jette un Expulsio sur le premier. Il heurte alors violemment le second et tous deux dégringolent de leur Balai, finissant leur course dans une maison qui flambe…

Mais je n'ai pas le temps de frissonner d'avoir sûrement causé leur mort..

Car « Sus à l'ennemi ! » crie au même moment Justin, qui fait équipe avec Kathie et vient à ma rencontre

Ils me dépassent tous deux et je me retourne dans un réflexe, juste à temps pour les voir foncer droit vers un Mangemort qui a le dessus sur Aurora, dont le bras droit est visiblement blessé. Justin et Kathie blackboulent le marsouin de son Balai et s'empressent d'aider Aurora à se mettre à l'abri, sous la protection d'Anthony, Terry, Sophie et Keith qui ont pris position chez Scribenpenne…

De son côté, Rolanda jette son adversaire directement dans un enclos où des chèvres affolées le piétinent allégrement… Quand elles ne lui donnent pas des coups de cornes furieux…

« Remus ! » m'appelle soudainement Bathshebah

Je me porte aussitôt vers elle et l'aide à se défaire d'un saloupiaud plutôt coriace. Il finit par mordre la poussière en bordure de la Forêt Interdite ou plutôt par s'entortiller dans un murier dont, j'espère, il n'arrivera pas à s'extraire facilement…

Et comme le ciel est enfin dégagé, nous rejoignons le petit groupe d'Anthony Goldstein, qui défend la boutique de Scribenpenne avec acharnement, contre un groupe de Mangemorts ayant pris place dans la maison d'en face…

Le magasin est sens dessus-dessous. Des livres, rouleaux de parchemins et plumes, gisent parmi des flacons d'encre cassés. Et trois victimes terriblement mutilées sont allongées sous les présentoirs…

Les garçons ont déplacé le comptoir, pour se retrancher derrière, bombardant inlassablement leurs adversaires. Ils commencent cependant à être sérieusement en nage…

« Faut tenir la place ! Il y a des tas de blessés dans l'arrière-boutique ! Sophie s'en occupe ! Elle y a emmené le professeur Sinistra ! » me jette Anthony, en balançant un Sortilège vers une fenêtre à l'étage…

« Putain, je vais le ratiboiser ce fumier ! C'est le dixième Incendio que je détourne au moins ! » s'exclame presque au même moment Keith…

« La prochaine fois, le détourne pas, mais renvoie lui dans la gueule à cette pourriture ! » répond Terry Boot, en déployant un nouveau bouclier devant nous

Une série de Maléfices s'écrase dessus et si j'en juge leurs couleurs, nous l'avons échappé belle. Car il y a parmi eux, quatre saloperies qui auraient soufflé le magasin…

« Ce sont eux ou nous. Alors pas de quartier : Bombarda Maxima, tous en même temps… » décide-je, le ventre tordu d'ordonner à mes élèves de faire ça…

« Ok prof… » répondent-ils d'une voix blanche…

Et à mon signal, Anthony, Terry, Keith, Bathshebah et moi-même, jetons nos Bombarda Maxima, faisant sauter la façade, qui emporte avec elle l'étage supérieur et une bonne partie du toit …

Et probablement aussi la vie de plusieurs de nos ennemis…

OoOoOoO

Kingsley

« A terre ! » s'écrie Edna Paul, en se jetant elle-même au sol, trois pas devant moi, tout en dressant un bouclier autour d'elle.

Elliah Goldstein, Kirley Duke, Fred Chambers et moi en faisons tout autant. Une explosion retentit un quart de seconde après, soufflant une partie de la ruelle. Des tuiles et des briques, du verre et du bois volent en éclat, dans les hurlements de peur et les cris de souffrance, d'un groupe de civils que nous venions secourir.

Je me relève dès que possible, courant dans les gravats et la poussière qui voile ma vision, me repérant aux quintes de toux, aux pleurs et gémissements et j'arrive bientôt à hauteur de la maison, visée par l'explosion…

J'enjambe trois cadavres, dont celui de Roger Davies qui nous avait appelés à son secours, avant de trouver une gosse blessée, à demi ensevelie sous les restes d'une table. Je la dégage des bras de sa mère morte, pose vite fait des attelles sur ses jambes salement fracturées et appelle Kurley pour qu'il l'emmène par Portoloin, à l'abri d'une cave bien solide que nous avons repérée par hasard un peu plus tôt. Nous l'avons sécurisée un max et nous tâchons, quand nous le pouvons, d'y rassembler les blessés que nous trouvons sur notre chemin...

Nous ne pouvons pas prendre le temps de les emmener à Ste Mangouste et notre Base en Irlande est réservée pour les Membres de l'Ordre, dont nous espérons que la plupart des blessés pourront rapidement reprendre le combat…

C'est cruel. Mais nous n'avons pas le choix… Les civils blessés devront attendre la fin des combats, pour être soignés. A moins que Ste Mangouste ne dépêche des secours sur place avant…

Mais ça m'étonnerait car ils doivent déjà être bien occupés, avec les blessés de Pré Au Lard et ceux d'ici que des civils ont emmenés dans leur fuite…

« Les salauds arrivent pour finir le travail, Chef ! Ils sont une bonne douzaine ! » me prévient Elliah, qui fait le guet

« Très bien, on va les accueillir comme il se doit ces sagouins ! » réponds-je, avant de demander quelques renforts auprès de mon équipe disséminée un peu partout, sur terre et dans les airs

Nous nous mettons aussitôt en position, bien décidés à défendre au mieux les quelques personnes encore en vie sous les décombres, regardant venir vers nous un groupe de margoulins aux mines patibulaires, si sûr d'eux, qu'ils n'ont pas pris la peine de se masquer…

Ils sont menés par Greyback, qui affiche un sourire carnassier et triomphant.

« Chef Kingsley, tu tombes bien, j'ai grand faim ! » s'exclame-t-il, d'un ton sarcastique, en retroussant ses lèvres sur ses fortes dents, sous les ricanements de son frère et de ses acolytes..

« Faudra pourtant te serrer la ceinture, Greyback, car ce n'est pas aujourd'hui que je vais te servir de casse-croûte… » réplique-je, sur le même ton, tandis qu'il éclate de rire, à l'instar de sa petite bande de forbans

« T'as le moral, pour espérer échapper à nos crocs ! Mais pour moi c'est clair ! La petite sera notre hors d'œuvre, tes deux gars le plat de résistance et toi le dessert ! » s'exclame encore Greyback, qui se bidonne aussitôt sous les commentaires narquois que jettent ses comparses

Bon, c'est vrai, nous ne sommes que quatre à leur faire face et plutôt en mauvaise position. Mais je sais que mon appel a été entendu et que bientôt, d'autres Membres du Phénix, Aurors et Tireurs de Baguette vont me rejoindre pour lui sauter sur le poil…

Je garde mon œil fixé sur Greyback qui s'esclaffe toujours, se tenant le ventre à deux mains. Je ne manque pas cependant de noter du coin de l'œil, que l'un des autres Loups Garous composant son équipe, se penche pour ramasser quelque chose sur le sol…

« Un petit toast apéritif pour te mettre en appétit, chef ? » demande-t-il, en brandissant un bras sous le nez de Greyback…

Le petit bras un peu grassouillet d'un tout jeune bambin…

Et sous mon œil horrifié, Greyback s'en saisit et mord la chair avec un plaisir évident, tandis que quatre Sorts fusent aussi sec vers lui. Ils sont tout aussi sec contrés par ses sbires…

Ça déclenche la bataille… Et si ce n'était les Bulles de Protections que nous avions dressées autour de nous, Elliah, Edna, Fred et moi aurions été mis à terre sans avoir eu le temps de compter jusqu'à un…

« Ça barde les gars ! » m'écrie-je dans mon Micro, tout en détournant un Maléfice qui s'en va se perdre sur le seul mur du coin encore debout …

« On est là ! Protégez-vous les yeux ! » répond Benjamin Findley, en déboulant sur son balai avec quelques gars

Ils jettent des Bombes Larmoyantes sur le groupe de Mangemorts, avant de nous laisser finir le travail, pour regagner la bataille aérienne qui a encore lieu au-dessus du Quartier et il ne nous faut guère longtemps, pour déployer quelques filets sur nos prisonniers. Une jolie prise…

Mais quand je fais le compte, ce fumier de Greyback et son frère Hadès ne sont pas là. Ils ont réussi à filer par une ruelle latérale, située un plus haut dans la rue…

« Putain d'salaud ! » jure mon vieux pote Elliah, dents serrées, son regard noir fixé sur le petit bras, dont Greyback a arraché un morceau de chair un peu plus tôt, avant de relever les yeux vers moi et d'ajouter : « Désolé, Chef. Je sais que je ne devrais pas penser comme ça, mais la prochaine fois qu'il croise ma route, je n'hésiterai plus et je ne ferai pas de quartier… »

« Moi non plus, Elliah, moi non plus… » réponds-je, presque dans un murmure, avant de demander qu'une équipe vienne donner un coup de main à Fred et Kurley revenu un instant plus tôt, pour évacuer les blessés.

Puis j'invite Edna et mon vieil ami à partir en chasse. Mais ce n'est pas Greyback, que nous dénichons moins d'une minute plus tard, c'est un autre groupe de six vauriens encagoulés. Une nouvelle bataille s'engage à un contre deux. Mais nous avons tellement la rage tous les trois, que nous arrivons rapidement à bout des spadassins, les enchainant proprement, avant de repartir encore dans le dédale de ruelles, où ces saligauds s'en donnent à cœur joie. Ils détruisent tout, débusquent les pauvres civils qui ont cru pouvoir échapper aux tortures et à la mort, en se terrant sous leur lit, dans une cave, un grenier ou un placard…

Des personnes âgées pour la plupart. Ou des enfants égarés qui ont trouvé refuge dans les maisons ouvertes et dont les parents sont très probablement morts ou ont été gravement blessés..

« Au secours ! A moi ! » entendons-nous soudainement, alors que nous venons de bouter quatre salauds hors de la boulangerie du village, dans la rue commerçante

Nous nous précipitons aussitôt vers l'endroit, arrivant à temps pour voir un jeune type, acculé dans le coin d'une porte cochère, se prendre deux Doloris d'un coup. Edna, Elliah et moi décochons nos Sortilèges vers les sagouins en même temps. Edna touche le plus petit des deux, tandis que mon pote et moi touchons le plus grand…

Moi d'un Expulsio, Elliah d'un Stupefix, qui envoient notre cible valdinguer dans la vitrine fracassée d'un fleuriste. Et quand nous arrivons sur place pour enchainer notre prisonnier, dont le masque est tombé, c'est pour constater qu'il s'est empalé sur des tuteurs métalliques qui le traversent de part en part…

Avery vient de définitivement tirer sa révérence…

Personnellement, je ne le regrette pas…

OoOoOoO

Hermione

A peine ai-je fini de lire la liste des élèves manquants, que le professeur McGonagall fait son entrée dans la salle, attirant aussitôt tous les regards à elle, dans un silence de plomb.

« Mme Pince, je vous serai reconnaissante, d'aller avec Monsieur Rusard, le Baron Sanglant, quelques autres Fantômes et Peeves, raccompagner dans leurs quartiers les élèves du dortoir fille de Serpentard, qui devront rester dans leurs chambres. » dit-elle d'emblée, d'un ton sec, sous les regards subitement haineux des élèves concernés.

Mme Pince hoche la tête pour acquiescer et descend de l'estrade, engageant aussitôt les Ânes Bâtés à la précéder, l'œil sévère. Ils se lèvent et traînent les pieds pour sortir, mais le Baron Sanglant les rappelle à l'ordre durement, les menaçant de laisser Peeves les harceler autant qu'il le souhaite, s'ils ne pressent pas le pas.

Cela fait son effet et les Ânes Bâtés accélèrent, sortant rapidement de la Grande Salle.

« Professeur Latton, pouvez-vous aller chercher toutes les Potions et les Onguents stockés dans le laboratoire de vos quartiers et qui pourraient nous être utiles, s'il vous plait ? Messieurs Stanley, Travers, Ross et Frost vous aideront à les acheminer ici. Merci » demande maintenant McGo, avant de se tourner vers nous, pour ajouter aussi vite : « Je ne peux vous donner de nouvelles du combat qui se déroule en ce moment même à Pré Au Lard. Tout comme vous, je souhaite qu'il se termine rapidement et que nous n'ayons pas à déplorer de victimes parmi vos camarades, ni les professeurs partis à leur recherche et en renfort des villageois. Dans l'attente de leur retour, je demande à tous les élèves de regagner leur Salle Commune, jusqu'à nouvel ordre, hormis ceux dont les noms vont suivre, qui aideront Madame Pomfresh à préparer l'accueil des blessés de Pré Au Lard, en attendant leur possible transfert à Ste Mangouste… »

Eddy, Miranda, Claryce, Kano Nasu, Hugh et moi-même sommes cités, ainsi que les élèves accompagnant le professeur Latton. Ce qui n'est pas étonnant, dans la mesure où la plupart d'entre nous fait partie du Comité de Secours et Soins d'urgence et que McGo le sait pertinemment.

Cependant, alors qu'elle est sur le point de donner l'ordre aux autres élèves de la quitter, Sir Nicholas surgit dans la Grande Salle…

« Il y a une personne allongée dans la neige dehors ! Une femme je crois ! Il y a un très jeune enfant avec elle ! » s'exclame-t-il, d'un ton vivement anxieux.

Je me précipite aussitôt vers la porte, à l'instar d'Eddy, tandis que la voix forte de McGo demande aux élèves de garder leur calme et de regagner immédiatement leur Salle Commune, sous la houlette des Préfets et Préfètes, dans l'ordre et le silence, en commençant par les Poufsouffles…

Eddy et moi sortons rapidement du château, Sir Nicholas nous précédant à vive allure. Il y a bien une femme allongée, sur le chemin du terrain de Quidditch et un enfant assis dans la neige, pleurant à fendre l'âme, à côté d'un Balai et d'une écharpe de Gryffondor…

La femme essaye de consoler son petit garçon, d'une voix très faible…

« Merlin soit loué… Prenez soin de Jonas, s'il vous plait… » murmure-t-elle, quand je me penche vers elle..

Son teint est cireux, son nez pincé, son front perle de sueur malgré le froid et ses yeux sont horriblement cernés de violet…

Je crains qu'elle soit mourante…

« Nous allons prendre soin de vous deux… » dis-je doucement, en jetant un Sortilège de Réchauffement sur elle, avant de la transférer sur un Brancard, tandis qu'Eddy s'occupe de l'enfant…

« C'est trop tard. Je vais mourir… » souffle-t-elle, une larme glissant sur sa joue…

« Nous allons tout faire pour vous sauver, Madame.. » réponds-je, en la faisant Léviter…

Et je me presse sur le chemin, courant le plus rapidement possible derrière Eddy, qui porte le petit garçon dans ses bras…

« J'ai essayé… J'ai essayé d'arriver… au Château… mais j'étais trop faible… C'était déjà trop tard… quand ce… gentil garçon nous a… donné son Balai… » dit-elle, d'une voix hachée et grimaçant de douleur.

« Ne parlez pas. Gardez vos forces… » recommande-je, d'un ton doux.

Mais elle secoue faiblement la tête, en signe négatif…

« Non. Il faut… que je vous dise… Jonas ne doit pas… retourner… chez mon beau-père… Il faut le garder ici… Dites au professeur… Dumbledore de le cacher… Il faut laisser croire que… Jonas a disparu… » dit-elle, visiblement très anxieuse, tandis que je monte les marches du perron quatre à quatre…

« Je lui dirai, je vous le promets, nous ferons tout pour protéger votre fils… » réponds-je, désireuse de l'apaiser

Les Gryffondors quittent la Grande Salle quand nous passons la porte, tandis que Pompom descend l'Escalier à la hâte.

« Jonas ! C'est Jonas ! C'est mon petit frère ! Et c'est maman ! Maman ! » entends-je crier, tandis que mon sang se glace dans mes veines…

C'est Jérémy. Il court vers nous, ses yeux écarquillés, fous d'inquiétude, fixés sur le brancard que Pompom me somme de poser à terre, tout en jetant déjà des Sortilèges de Diagnostic.…

« Maman ! » s'écrie encore Jérémy, en se jetant presque sur sa mère, qui referme sa main sur la sienne, alors que McGo hâte les autres élèves de monter dans notre Salle Commune.

« Oh ! Jérémy… J'aurais préféré que… tu ne me voies pas comme ça… Mais je suis si… heureuse de te voir… mon gentil et… courageux garçon… J'ai eu… si peur pour toi… Je t'aime tellement… mon petit… » sourit pauvrement Madame Costner, tandis que je jette un coup d'œil vers Pompom qui a fini de Diagnostiquer son mal…

Elle me fait un signe négatif de la tête, l'air chagrinée et mon cœur se serre pour Jérémy. Il voulait tant que sa mère vienne se réfugier à Poudlard, avec son petit frère ! Et il était si heureux, quand Tonton Sev lui a dit hier soir, que le projet d'aller les chercher allait bientôt se réaliser !

Et aujourd'hui elle est arrivée à Poudlard pour mourir sous ses yeux…

Jérémy pleure à chaudes larmes. Serrant la main de sa mère dans la sienne…

« Je t'aime aussi, Maman… Tu vas guérir, hein ! On va bien te soigner et tu vas guérir ! » dit-il entre deux sanglots, avant d'embrasser la main de sa mère, tandis que le professeur McGonagall, envoie Kano chercher Jodie Costner chez les Poufsouffle…

« Non. Je suis désolée… mon petit… Mais je sais que je… vais mourir.. » souffle Madame Costner, tandis que Jérémy hoche négativement la tête, les yeux écarquillés…

« Non. Non je ne veux pas. Non… » refuse-t-il, le regard empli de détresse..

« Jérémy, écoute… moi, mon grand… » demande Madame Costner, d'un ton très doux, attendant que Jérémy acquiesce, avant de poursuivre : « Il faut être… courageux… Jérémy… Je sais que… tu peux l'être… Promets-moi de… t'occuper de Jonas… Je te… le confie Jérémy… Protège-le… Promets-moi… Protège-le avec … ton ami Harry Potter… »

« Oui. Oui, je te le promets, Maman… » répond Jérémy, avant d'enfouir sa tête dans le cou de sa mère, qui soulève péniblement sa main pour lui caresser les cheveux…

« Oui… Oui, c'est ce qu'il… faut faire… C'est le seul moyen, de… protéger Jonas… Il faut le lier… à Jérémy… Il a été… renié par… toute la famille… sauf moi… Il peut si je le veux… Le Serment… du Lien Gardien Protecteur… Maintenant… » dit alors Madame Costner, son regard suppliant posé sur McGo, qui hésite un peu, avant d'accéder à sa requête.

Je comprends son hésitation. Quelle lourde responsabilité pour Jérémy ! Il est si jeune !

McGo demande à Jérémy de garder la main de sa mère dans la sienne et de prendre celle de son petit frère dans l'autre. Puis elle lui dicte un Serment à prononcer, avant de sceller les paroles de Jérémy et celles de sa mère, d'un Sortilège, liant les mains des uns et des autres d'un ruban doré qui se scinde, avant de se fondre dans les cœurs de Jérémy et Jonas…

« Merci… » souffle Madame Costner, avec un pauvre sourire soulagé et reconnaissant pour McGo, avant d'ajouter, visiblement à bout de forces, en direction de son fils: « S'il te plait… Jérémy… dit à Jodie que… je l'aime aussi… de tout mon cœur…»

« C'est promis, maman… Je t'aime très fort maman. Ne pars pas, s'il te plait, ne pars pas… » répond Jérémy, dans un souffle tenu, en relevant ses yeux plein de larmes sur sa mère…

Son regard est si triste et si empli d'amour, que j'en suis bouleversée et les larmes coulent de mes yeux sans retenue…

« Je voudrais… tellement rester… avec vous… Mais… Maintenant je… veillerai… toujours sur vous… de là-haut… Ne pleure pas… Je suis heureuse… que vous… soyez… tous les… trois à … l'abri…» sourit Madame Costner, dans un effort surhumain, reprenant un peu son souffle, avant d'ajouter : « Embrasse-moi… mon grand… »

Jérémy obéit prestement. Serrant sa mère à pleins bras, lui embrassant la joue à plusieurs reprises et Madame Costner lui rend un baiser qui effleure à peine le front de son fils, avant d'exhaler un dernier souffle, tandis que des pas précipités viennent vers nous…

« Maman ! Non ! Maman ! » s'écrie Jérémy, avant d'éclater en sanglots déchirants, à l'instant même où sa sœur Jodie arrive…

Elle se laisse tomber auprès du Brancard, hochant négativement la tête, saisissant la main de sa mère, avant d'éclater en sanglots elle aussi…

Nous les laissons pleurer tous les deux un moment, puis McGo me demande de les accompagner à l'infirmerie, avec leur petit frère. Dans l'annexe, précise-t-elle. Mais Jodie refuse de laisser sa mère et finalement McGo l'autorise à se rendre avec elle dans la chapelle ardente, dressée dans une partie de la Grande Salle…

« Il ne faudra pas que Jonas retourne chez mes grands-parents. Ils sont pour V… Vol… Voldemort… Et ils ne sont pas gentils avec Jonas. Encore moins avec lui qu'ils l'étaient avec nous…» déclare alors Jodie, son regard suppliant posé sur McGo, tandis qu'elle serre Jérémy et Jonas contre elle…

« C'est ce que Maman a dit aussi. Elle me l'a confié, Jodie. J'ai fait le Serment de le protéger avec Harry. Je suis son Gardien maintenant. Alors je ne le laisserai pas partir chez eux. Jamais. Je l'ai juré à Maman. Et je tiendrai ma promesse… » assure Jérémy, en embrassant encore les doigts de sa mère, qu'il portent ensuite à sa joue inondée de larmes…

Mais Jodie continue de regarder McGo, se demandant visiblement si le Serment effectué par Jérémy sera suffisant pour protéger son petit frère…

« Personne ne peut briser ce Lien. Et si vos grands-parents saisissent le Magenmagot, ils perdront. Alors soyez tranquilles à ce sujet.» affirme McGo, avec un regard compatissant qui englobe Jodie, Jérémy et Jonas…

Ils sont orphelins maintenant, me dis-je, un instant plus tard, tandis que je monte l'escalier, portant le petit frère de Jérémy dans mes bras, Jérémy lui-même accroché à mon bras.

Et dans le fond de mon cœur qui saigne pour eux, je me demande combien d'autres enfants seront également orphelins, quand les Batailles de Dublin et Pré Au Lard prendront fin…

OoOoOoO

Draco

Gabe et moi lâchons notre Sortilège de Désillusion et courons vers le hurlement de Blaise. Mais alors que nous arrivons à mi-chemin, trois Mangemorts surgissent et nous encerclent rapidement…

« Alors comme ça, on a fait le mur de Poudlard pour venir s'encanailler à Pré Au Lard et fêter la St Valentin ? » demande l'un d'eux, avant d'ôter son masque…

Selwyn !

Les Mangemorts qui l'accompagnent ricanent

« Non. On est venu pour vous empêcher de massacrer des innocents et vous remettre à la place qui vous convient : dans la fange, avec les cochons ! » réponds-je, les dents serrées sur la colère

Les narines de Selwyn frémissent et son regard s'allume d'une lueur plus dangereuse encore..

« T'es bien le fils de ton père toi ! Aussi arrogant que lui… Tu feras moins le fier cependant, quand je te ramènerai au Seigneur des Ténèbres ! Une belle petite récompense que cela me vaudra ! Je sais qu'il te veut vivant, mais il ne dira sûrement rien, si je t'abime un peu au passage… » déclare-t-il, avec un sourire sarcastique

« Encore faut-il que tu réussisses ! » réponds-je, en décochant aussitôt un Bloc-Jambe, pour le tromper sur mes capacités et lui faire baisser sa garde

Il fait un bond de côté en s'esclaffant

« Si c'est tout ce que tu es capable de m'opposer, la partie sera facile. Dommage, un peu de sport ça m'aurait plu… » dit-il, tandis que plus haut, un nouveau hurlement de Blaise me glace les veines

« Tu veux du sport ? Très bien, tu vas en avoir ! » m'exclame-je, balançant en même temps un Stupefix informulé si rapide et puissant, que Selwyn n'a pas le temps de réagir cette fois

Il est touché en pleine poitrine et il retombe lourdement en hurlant de douleur, sur les restes d'une table en bois gisant au milieu de la rue, en plein sur l'un des pieds cassé dans le sens de la longueur, qui le traverse brutalement de part en part jusqu'à la garde.

Le sang gicle et Selwyn crispe ses mains autour du pied de table dans un automatisme, relevant la tête vers moi.

« Petit fumier.. » exhale-t-il, avant que sa tête ne retombe en arrière, les yeux fixes, tandis que je me sens terriblement pâlir.

J'ai tué un homme… C'était un salaud, c'est vrai. Mais j'ai son sang sur les mains et je n'en suis pas fier…

Mais, Gabe est engagé dans un duel à deux contre un et les autres Mangemorts redoublent d'ardeur rageuse lorsqu'ils constatent que Selwyn est mort. Ce n'est pas le moment d'avoir des états d'âmes… Alors je me force à me sortir de ma torpeur, pour venir en aide à mon cousin. Quelques Sorts plus tard, nous venons à bout des deux salauds, que nous ficelons serrés, après les avoir privés de leur Baguette.

Et sans attendre davantage, nous reprenons notre course vers Blaise, qui hurle pour la quatrième ou cinquième fois, peut-être même davantage, surgissant devant la vitrine cassée de Madame Pieddodu, pour voir Astérion Thorpe lever sa Baguette…

Putain ! Qu'est-ce qu'il fiche ici, lui ?

« Cette fois, adieu, Zabini. Tu remercieras ta chère Maman de ma part, pour les cinq milles Gallions… » dit-il, juste avant que Gabe et moi lui collons un Stupefix entre les épaules, qui l'envoie violemment tête la première contre le comptoir et que nous nous précipitions vers notre pote..

Merlin ! Il est horrible à voir tant il a morflé !

Dans son teint gris, on ne voit plus ses yeux aux paupières terriblement gonflés. Seuls deux fentes, luisent un peu de larmes..

Gabe et moi sortons notre Pochette de Secours dans un même mouvement. Mon cousin se penche vers Ursula, grimaçant immédiatement et je comprends que son état est très alarmant.

Ça me tort le bide, mais je me concentre sur Blaise. Je commence par stopper les saignements d'une plaie importante sur son abdomen, puis sur ses jambes. Elles sont toutes les deux tordues par des fractures, comme ses bras, mais avant de les immobiliser, je fais boire des Potions Antalgiques et de Régénération Sanguine à mon ami…

Puis je le soulève délicatement et le dépose sur un Brancard Enveloppant, prenant mille précautions, pour ne pas aggraver ses terribles blessures, avant de jeter un coup d'œil vers Ursula et d'interroger mon cousin du regard…

Gabe, me fait discrètement un signe négatif de la tête, ravalant difficilement des larmes et mon bide se tord, tandis qu'il se tourne vers un bras maigre qui dépasse du comptoir, pour tâter le pouls…

Putain… Ursula est morte…

Ce salopard de Thorpe l'a tuée…

« Gabe, tu vas prendre mon Portoloin et emmener Blaise au QG… » dis-je, tâchant de maîtriser au mieux les tremblements de ma voix, en sortant mon pendentif de dessous mes vêtements, pour l'ôter…

Gabe retire ses doigts du poignet du bras maigre, la mine sinistre. La personne à laquelle il appartient n'a pas survécu non plus…

« Non… Ursula d'abord… » souffle Blaise, qui lutte pour rester conscient et referme sa main ensanglantée sur ma cape, ses doigts se crispant convulsivement..

Putain ! Je ne peux pas lui dire que sa petite amie est morte. C'est au-dessus de mes forces !

« Il va vous emmener tous les deux… » souffle-je donc, la gorge si nouée, que mes paroles passent à peine mes lèvres…

« Ok… » souffle-t-il, grimaçant de douleur sous son effort, malgré les deux Potions Antalgiques que je lui ai administrées…

Les yeux de Blaise se révulsent, sa main se détend et je la détache doucement de ma cape, pour la replacer sur le Brancard, avant de le fermer. Puis je ramasse mon Portoloin, que j'ai posé sur le sol, pour le tendre à Gabe…

« Peut-être vaudrait-il mieux que ce soit toi qui y aille Draco. Ce serait plus prudent que tu ne traînes pas trop longtemps par ici, tu ne crois pas ?… » suggère Gabe, le regard pointu

« Non, tu es plus costaud que moi, Gabe. Thorpe, je m'en arrangerai. J'aurai vite fait d'aller vers la haie avec lui et d'attendre les autres. Sous Sortilège de Désillusion, je ne risque rien. Ce salopard de Thorpe, je vais l'endormir à coups de Potions de Sommeil. » murmure-je, en lui fourrant le Portoloin dans la main avant d'ajouter très bas : « Je ne veux pas risquer de faire plus mal encore à Blaise, en le lâchant trop tôt parce qu'il est trop lourd pour moi… »

« Et si tu venais avec nous ? » demande Gabe, jetant un œil vers Thorpe, avant d'ajouter : « On n'a qu'à le ligoter proprement ce fumier. On reviendra le chercher plus tard… »

« Non, on ne peut pas faire ça. Les autres pourraient s'inquiéter si on part tous les deux. Il faut que l'un de nous deux reste ici. Et je ne veux pas risquer de perdre Thorpe, parce qu'il aura été délivré par un Mangemort qui le connait… Je veux qu'il paye pour ce qu'il a fait, ce putain de salaud. Tu n'auras qu'à revenir dès que tu as mis Blaise entre les mains d'un Médicomage. Enfin, si tu peux revenir. Et puis, j'ai mon Miroir. J'appellerai quelqu'un, si j'ai besoin d'aide… » réponds-je, déterminé…

Gabe réfléchit une seconde ou deux, avant d'acquiescer. Puis, il s'accroche soigneusement aux poignées du Brancard Enveloppant, dans lequel Blaise vient de nouveau de perdre connaissance et je murmure le mot de passe.

Mes deux potes disparaissent et je me rends auprès d'Ursula. Je caresse doucement son visage tuméfiée, aux yeux privés de vie, les larmes courant sur mes joues. Une bouffée de haine pour Thorpe me monte à la gorge et je dois me faire violence, pour ne pas éclater sa sale gueule d'assassin. A la place, je ferme les yeux d'Ursula, puis je retire ma cape et l'étends avec soin sur son corps martyrisé et sans vie..

Comment réagira Blaise, quand il apprendra qu'elle est morte ?

S'en sortira-t-il lui-même ?

Il avait l'air tellement mal en point !

Je me lève, ivre de chagrin, me dirigeant vers Thorpe. Et j'éprouve une joie malsaine, quand j'avise son cuir chevelu qui saigne abondamment. Il est proprement assommé pour un bout de temps encore, je pense. Et j'en viens même à espérer qu'il a un traumatisme crânien sérieux, dont il ne sortira pas sans séquelle.

« Putain de meurtrier ! Tu vas payer pour ce que tu as fait à Ursula et à Blaise. Je te promets que tu vas payer ! » murmure-je, avec rage, avant de porter ma main à ma poche.

Mon Miroir tombe sur le sol, quand je sors ma Pochette de Soins, pour filer une bonne rasade de Potion de Sommeil à Thorpe et, dans le même temps, une poigne d'acier s'abat sur mon épaule tandis qu'une Baguette pique durement ma nuque…

OoOoOoO