Titre: Le prince et son chevalier
Auteur: Azra-sama
Disclaimer: comme d'hab
Couple: Naru/Sasu ou Sasu/naru à voir et pour les autres bah on verra
Rating: M (on ne sait jamais)
"Pensées" personnages
Chapitre 4: Amour ou Haine
POV Shikamaru
J'ouvris les yeux difficilement, mes paupières étaient tellement lourdes. Que s'est-il passé? Où suis-je? Tant de questions dont je n'avais pas les réponses. L'air sentait le moisi et l'eau croupie. Il faisait noir. Je ne distinguais rien. Peu à peu mes yeux s'habituèrent à l'obscurité. Je reconnus cet endroit, j'y étais descendu plusieurs fois pour chercher des prisonniers que je menais à la mort. Le métier de soldat n'était pas de tout repos. On vous demandait de s'entraîner, de courir, de tuer, un métier trop fatigant pour moi en somme. Mais le pire je crois, c'est d'assister aux séances de tortures. Les cris, le sang, les visages et les corps martyrisés, tout cela me répugnait. Mais mon supérieur, le Général Ibiki Morino était
friand de ses séances. Il ne ratait pas une occasion d'essayer de nouvelles tortures qu'il venait d'inventer. Malheureusement, il ne s'en prenait pas qu'aux prisonniers. C'était un obscurantiste. Il tuait ses danseurs à tour de bras, leur faisant subir des punitions plus atroces et douloureuses les unes que les autres quand ils ne réussissaient pas un sort. Ces petits êtres si purs étaient sacrifiés sur l'autel de la boucherie car ses séances étaient un véritable massacre.
Après ses souvenirs plus que réjouissants, je tentai de me relever mais mes membres ne m'obéirent pas. Je décidai alors de chercher une solution pour sortir des cachots. J'analysai avec minutie tous les coins et re-coins de ma prison. Mon esprit trop fatigué n'arrivait pas à trouver la moindre solution. Je sombrai de nouveau dans un sommeil peuplé de scènes de tortures.
Des bruits de pas et d'une clé qu'on tourne dans une serrure me réveillèrent. La lumière d'une lanterne m'aveugla. Je ne voyais rien à part la silhouette de la personne debout devant moi. Je tentai de distinguer son visage mais sans succès.
- Alors lieutenant, j'espères que votre chambre vous plait, ricana mon interlocuteur.
- Je ne pouvais pas rêver mieux, plaisantais-je.
Je me reçus un coup dans l'estomac qui me laissa à chercher mon souffle un moment. Je me sentit tiré par les cheveux et mes yeux croisèrent ceux de mon agresseur, ils étaient rouges avec trois virgules noires. Je le reconnus tout de suite comme étant...
- Prince Itachi, murmurais-je.
- Exact. Et je te déconseille d'être insolent avec moi. Tu risques de le regretter, dit-il en abandonnant le vouvoiement pour le tutoiement.
- Des menaces?
- Un conseil plutôt.
- Je n'ai que faire de vos conseils. Tuez moi, ça sera bien pour tout le monde.
La main qui agrippait mes cheveux, tira plus fort, m'arrachant une grimace de douleur qui fit apparaître un sourire sadique sur les lèvres du Prince.
- Oh non, mon Petit lieutenant, ça serait trop facile. Mais si tu n'aimes pas ta geôle, je peux toujours te mettre avec Ibiki en salles des tortures. Il est en train d'apprécier ce qu'il a fait subir aux autres.
- Non...et ses danseur? Soufflais-je.
- Morts...
- Pourquoi...pourquoi?
- Pourquoi quoi? demanda-t-il agacé.
- Pourquoi tant de cruauté? Ils ne vous avaient rien fait.
- Ils n'ont pas voulu se joindre à nous. C'était suffisant pour les tuer.
Je le regardai droit dans les yeux espérant lui monter toute ma haine. Mais plus je le fixai et plus il jubilait. J'enrageai de mon impuissance et il se marrait.
Mais où est passé l'ancien Itachi? Celui qui ne parlait pas mais qui aidait du mieux qu'il pouvait, qui avait été gentil avec moi étant plus jeune...
Flash Back:
L'entraînement pour devenir soldat était très dur. J'en ressortais souvent meurtri.
Un jour, après une séance des plus difficiles où l'entraîneur s'en était pris particulièrement à moi à cause de ma paresse. Il avait sorti son fouet et je m'apprêtai à subir son courroux. J'entendis le sifflement caractéristique du fouet pourfendant l'air. J'attendais ma sentence mais rien ne vint. J'ouvris les yeux que j'avais fermés et contemplait mon Prince qui avait arrêté le fouet en plein vol, s'entaillant la main.
- Prin...ce Itachi...je...je...
- Pourquoi tant de violence?
- Je...Il est paresseux Votre Altesse.
- Cela mérite-t-il des coups de fouet, dites-moi?
- Non, mais...
- Alors présentez vos excuses à ce jeune garçon, immédiatement.
- Oui Votre Altesse.
Il se retourna vers moi et me regarda avec des yeux qui promettaient milles morts pour cette humiliation. Il s'excusa dans la forme et le Prince me demanda de le suivre. Je ne compris pas tout de suite mais le suivit quand même. Dans les couloirs qui menaient jusqu'à l'infirmerie. Il brisa le silence qui s'était installé.
- Je t'ai observé, c'est vrai que tu es paresseux.
- Mais...
- Laisse-moi finir.
- Oui...
- Tu m'as l'air d'être quelqu'un de très intelligent. Je l'ai déduit en te regardant, tu sembles t'ennuyer de tout comme si tu avais les réponses à tout.
Je fus sidéré parce qu'il me disait. Etais-je si transparent? Remarquant mon air effaré, il ajouta :
- Je pense que tu ferais un très bon stratège.
- Merci, Votre Altesse.
- Ne me remercie pas Shikamaru. Je demanderai à Père de te faire suivre une voix spécifique pour les stratèges.
- Je...merci, murmurais-je.
Il rit. Son rire était aussi doux que de la soie et semblait précieux comme des perles de cristal. J'étais sous le charme de cet être et je m'étais juré ce jour là de tout faire pour le protéger lui et sa famille.
Fin Flash Back
Mais aujourd'hui, je n'étais plus en mesure de respecter ma promesse. Cet être que je respectais, n'existait plus. Il avait été remplacé par un monstre assoiffé de sang et aussi cruel que Satan. Je détourna la tête, je ne voulais plus croiser se regard infernal mais mon tortionnaire ne l'entendit pas de cette oreille. Il posa la lanterne à côté de lui et pris mon menton pour me forcer à le regarder. Je ne pouvais échapper à cette poigne de fer.
- Tu ne m'échapperas pas, susurra-t-il me faisant frissonner. Je suppose que tu ne me diras pas ce que tu sais?
- Jamais.
- HAHAHA !
Ce rire démoniaque me donna la chair de poule.
- Tu finiras par craquer comme les autres, Shikamaru.
- Jamais, répétais-je obstinément.
- Tu crois pouvoir t'en sortir?
Non, je n'y croyais pas mais je ne lui laisserai pas le loisir d'apercevoir ma peur.
- Oui, après tout je suis un grand stratège, vous l'avez dit vous même.
- C'est vrai mais n'oublie pas que fasse à toi, tu as le plus grand génie de Konoha.
Quel vantard!
- Je vais te laisser mijoter un peu, mon Petit lieutenant. Je reviendrai te voir demain.
Il déposa un léger baiser sur mes lèvres, me surprenant fortement par ce simple geste. Il sortit en riant. Son rire n'avait plus rien avoir avec celui d'autrefois, cela me brisa le coeur.
Quand il fut parti, je passai ma main sur mes lèvres là où s'étaient déposées les siennes. Je souris malgré moi. Pourquoi ça me faisait un tel effet?
Cette nuit là, j'eus du mal à trouver le sommeil. Je me réveillai très tôt, enfin c'est ce qui me semblait. Je n'avais aucun moyen de savoir si on était le jour où la nuit, seul l'arrivée d'un petit déjeuner composé d'un morceau de pain et d'un verre d'eau, m'indiqua qu'on était le jour.
J'observai de nouveau la cellule. A mon grand étonnement, je m'aperçus que je pouvais sortir facilement... trop facilement. Quelque chose n'allait pas. Je n'étais pas accroché au mur, il n'y avait pas de gardes et la porte de ma prison pouvait selon mes observations être crochetée. De plus on ne m'avait pas fouillé à fond ce qui était une négligence. Il me restait encore ma dague dans ma botte. Elle était assez pointue pour ouvrir la porte.
En conclusion, j'aurais pu m'échapper mais c'était beaucoup trop simple. Je ne devais pas oublier qui j'avais en face de moi. Je décidai donc de rester dans le cachot attendant l'arrivée d'Itachi.
Les minutes défilaient mais je n'avais pas la notion de temps. J'étais en dehors de son cours régulier. Je ne pensais à rien en particulier juste à ma fin. Ma fin, quand viendrait-elle? Pas tout de suite en tout cas, Itachi voulait me torturer, je ne sais comment (ah si tu savais...lol ; Sam : Pauvre naïf ! Niark, niark ! XD).
La grille grinça. Je restai allongé. Je savais qui c'était.
- Alors Shikamaru, on ne dit pas bonjour à son Prince?
- A quoi bon?
- Par politesse et par respect.
- Par respect, hein? Je n'ai plus de respect pour ce que vous êtes devenus. Je ne respecte que le Prince d'autrefois.
Je sentis un poids sur mon corps et m'aperçus qu'Itachi était à califourchon sur moi, ses mains enserrant mon cou.
- L'ancien Itachi n'existe plus.
- C'est bien dommage, réussis-je à articuler.
- Tu apprendras à me respecter même si tu dois souffrir.
- Jamais, plutôt mourir.
Sur ces mots, je pris ses mains et en le regardant droit dans les yeux, je le forçai à serrer plus. L'air commença à me manquer et mes mains n'avaient plus de force. Je vis trouble et je commençai à dériver. Malheureusement, Itachi n'en avait pas fini avec moi. Il me secoua violement et ma tête répondit contre les dalles. Je sombrai dans l'inconscience.
Je remuai un peu, une douleur sourde derrière la tête. Je me redressai et me massai l'arrière du crâne.
- Enfin, réveillé?
Je me retournai vers cette voix. Il était encore là? Je pensais qu'il serait parti. Il était debout et m'observait. Il s'avança vers moi puis se pencha. Par réflexe, je reculai. Soudain il me gifla. Je mis la main sur ma joue endolorie en écarquillant les yeux. Je ne m'attendais pas à cette
réaction.
- Ne recommences plus jamais ça, di-il d'une voix grondante.
J'étais abasourdi. Se souciait-il de moi? Non, qu'est-ce que j'allais m'imaginer? Il avait juste besoin d'informations. Oui, c'était sûrement ça.
Je baissai les yeux. Mais pourquoi je voulais qu'il me remarque? Parce que je l'avais toujours admiré, la réponse était claire.
Il me releva la tête et me fixa. De son autre main, il enleva la mienne quiétait sur ma joue. Il caressa celle-ci avec douceur. Ma surprise n'était pas encore à son comble, j'allai m'en rendre compte.
- Désolé Shikamaru. Tu m'as fait peur, tu sais?
Il s'excusait. Un Uchiwa s'excusait. On était dans la Quatrième dimension. Je n'en croyais pas mes oreilles. Non, c'était une ruse. Il voulait m'amadouer par la douceur et si ça ne fonctionnait pas, se serait par la force. Je le fusillai du regard et repoussa ses mains. Je vis qu'il ne comprenait pas ma réaction.
- Je ne vous dirai rien.
Son visage se crispa. Avais-je vu juste?
- Tu as une si piètre opinion de moi, murmura-t-il, tentant de contenir sa rage.
- Vous êtes un manipulateur de génie. Je serai toujours sur mes gardes avec vous.
Il se releva et me toisa de toute sa hauteur.
- Tes barrières cèderont face à moi. Tu m'appartiendras corps et âme que tu le veuilles ou non.
- JAMAIS, criais-je.
Et soudain, il fondit sur ma bouche pour un baiser sauvage et sans tendresse. Il me mordit la lèvre inférieure et un gémissement de douleur m'échappa. Je le sentis sourire contre ma bouche. Il me lâcha et se lécha les lèvres d'un air gourmand. Mon cerveau ne répondait plus. Une petite voix au fond de moi me disait de sortir ma dague et de l'égorger mais mon corps était comme paralysé.
- A demain, mon Petit lieutenant.
Je le suivis des yeux et me rendis enfin compte que j'avais embrassé de nouveau mon Prince. Il aimait les hommes et peut-être les femmes aussi. L'embrassé ne me gêna pas. Et à ma grande honte, j'avais aimé ce moment de contact intime avec Itachi. Des larmes coulèrent, laissant derrière elles des sillons humides. Je m'écroulai en larmes maudissant ma faiblesse. Je te haïssais tellement et en même temps, je ne pouvais m'empêcher de t'aimer.
Fin POV
Azra-sama: J'en ai vraiment chié pour ce chapitre.
Shika: Euh... Itachi m'aime.
Itachi: Mais bien sur mon amour.
Shika: NON !
Azra-sama: On verra bien dans les prochains chapitres
Shika: Pourquoi quand j'ai pensé aux tortures qu'Itachi allait m'infliger, tu as dit "Si tu savais"?
Azra-sama: Ben...euh...
HAHAHAHA (rire démoniaque d'Itachi)
Azra-sama: Revieuw, please.
